Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme
L\'Observatoire de l\'islamisation

L'Observatoire de l'islamisation

Dirigé par l’analyste Joachim Véliocas depuis février 2007, cet Observatoire se présente comme la plus grande base de données francophone recensant les faits marquants de l’avancée de l’Islam en Europe et dans le monde. Nouvelles mosquées ou « centres culturels », nouvelles madrasas déguisées en Instituts ou écoles...

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Progression constante des islamistes turcs en France : l’ assemblée générale du Millî Görüş fait le point

Le mouvement est autorisé à construire des mosquées ottomanes géantes comme à Strasbourg, Roubaix et Vénnissieux.

Le 21 octobre 2019 se tenait à Paris le congrès du mouvement islamiste turc Millî Görüş. Enregistré intégralement par le média turc MIZANE, son visionnage nous permet de saisir la dynamique de l’organisation à travers la France.

Ce mouvement fut fondé en 1969 par l’ex Premier ministre turc Necmettin Erbakan (mort en 2011) qui voyait l’Europe comme une terre de conquête. « Les Européens sont malades… Nous leur donnerons les médicaments. L’Europe entière deviendra islamique. Nous conquerrons Rome. » avait-il prévenu. Grand ami des Frères Musulmans, Erbakan attira à son enterrement les pontes de la confrérie islamiste dont Rached Ghannouchi qui évoqua la perte d’un «grand frère ». Car le projet est similaire entre les deux mouvements siamois : rétablissement à long terme d’un califat politique basé sur une Loi islamique, qui pourra s’établir par l’épée si nécessaire.

Son secrétaire général en France, Fatih Sarikir, a développé les chiffres clés de l’organisation en termes de fidèles, d’adhérents, de nombre d’associations liées et de mosquées.Lire la suite

Appel amplifié à la prière à la Grande Mosquée de Lyon ce 25 mars (toléré par l’Intérieur)

Il faut savoir que le recteur de la Grande Mosquée de Lyon Kamel Kabtane avait publié une lettre ouverte de soutien à Tariq Ramadan et qu’il laissait l’imâm salafiste (expulsé pour extrémisme) Abdelkader Bouziane à donner des conférences dans son établissement. En savoir plus.

Erdogan appelle à une guerre sainte contre l’Europe


« Nous vaincrons car nous sommes la dernière armée de l’islam (…) Allah se tient derrière les millions de fidèles »

Le chef du régime islamiste turc, Recep Erdogan, a récemment prononcé un discours dans lequel il décrivait l’offensive frontalière turque contre la Grèce comme une guerre sainte islamique contre l’Europe et faisait allusion au possible rétablissement de l’empire ottoman.

Erodgan commence le discours enflammé par une citation d’un célèbre poème écrit par le célèbre poète turc Yahya Kemal Beyatlı intitulé «26 Ağustos 1922», le jour où la Grande Offensive de la guerre d’indépendance turque qui a vaincu les Grecs en Anatolie et les amena dans la mer Egée orientale. Source

L’université islamique d’Al Azhar (Egypte) refuse de qualifier l’Etat islamique d’hérétique

Extrait d’une analyse de l’institut MEMRI du 20 mars 2020 :

« L’abstinence d’Al-Azhar à se prononcer sur cette question [ l’accusation d’hérésie envers des musulmans] découle de la crainte d’entrer en conflit direct avec ces organisations [ EI et Frères Musulmans] et de la crainte qu’une telle fatwa soit utilisée contre des militants d’autres mouvements, tels que les Frères Musulmans [15]. « Si je décide qu’ils sont hérétiques, je serai comme eux », a déclaré Al-Azhar Sheikh Al-Tayyeb en réponse à la question des étudiants de l’Université du Caire expliquant pourquoi il n’avait publié aucune annonce déclarant des militants de l’Etat islamique hérétiques [16]. Son adjoint, Abbas Shuman, a déclaré sur le même sujet : « Pour autant que je sache, tout au long de l’histoire d’Al-Azhar en tant qu’institution officielle, elle n’a jamais accusé personne ou mouvement d’hérésie. Ce n’est pas la mission d’Al-Azhar. » À une autre occasion, il a déclaré: « Je confirme que les actions de l’Etat islamique sont terroristes et ne sont pas compatibles avec le bon islam. Le mal de cette organisation doit être combattu, même avec le recours à la force qui conduira à son élimination. Mais ses membres ne doivent jamais être déclarés hérétiques. « [17]

Le refus d’Al-Azhar d’accuser les militants terroristes d’hérésie a été sévèrement critiqué dans les médias d’État égyptiens et est perçu comme une réticence à coopérer dans la lutte contre le terrorisme qui se propage en Égypte et dans le monde. Par exemple, la poète égyptienne Fatma Na’out a écrit dans le quotidien égyptien Al-Masri Al-Yawm: « N’est-il pas temps pour Al-Azhar de se rendre compte que la baguette magique qui enterrera le terrorisme en Égypte, vaincra l’EI dans le monde, et défendre la vie des chrétiens à Al-‘Arish est uniquement entre ses mains? Émettre une fatwa claire et décisive proclamant hérétique l’EI supprimera ce bouclier humain qui fournit un abri à ces monstres  … Vous, honorable Al-Azhar, sans c’est-à-dire avoir transformé les soldats de daesh en frères en islam qu’il est de son devoir d’aider, [même s’il] pèche, sans condition ni réserve, tant qu’il est musulman … « [18]

Karam Gabr, chef de l’autorité nationale de la presse égyptienne, a écrit dans Al-Akhbar: « Les terroristes criminels, qu’Al-Azhar refuse d’accuser d’hérésie, n’ont ni religion ni patrie. Ils ne croient pas en l’Égypte, son sol, son ciel, son drapeau ou son hymne. C’est un gang terroriste criminel qui cherche chaque marécage de sang et de feu pour perpétrer sa terreur noire et ses crimes barbares … Je ne suis plus d’accord avec l’affirmation d’un religieux que je respecte, que ‘ si nous proclamons que les membres de l’Etat islamique sont des hérétiques, nous leur fournissons une excuse pour faire de même. Ils ne demandent pas notre consentement ou notre permission, et ils nous ont déjà proclamés infidèles et ont jugé que des gens bons et pieux méritent d’être abattus. « [19]

En outre, les médias ont affirmé que les programmes d’études d’Al-Azhar eux-mêmes favorisent l’extrémisme et le terrorisme, et qu’Al-Azhar n’agit donc pas pour éliminer l’extrémisme dans le pays. [20] L’ancien ministre de la Culture Gaber ‘Asfour a abordé cette question, qualifiant le système éducatif d’Al-Azhar d’ « atrophié et arriéré » et ajoutant qu’il produit des terroristes. Il a dit: « Al-Azhar, pour la plupart, à part une petite minorité, est devenu salafiste dans son attitude. Ne croyez pas qu’ils feront quelque chose en quoi ils ne croient pas. Ils travaillent contre le développement. Comment peuvent-ils renouveler le discours religieux quand ce sont eux qui l’ont fait stagner? … « [21] Le chroniqueur Ahmad ‘Abd Al-Tawab a écrit dans Al-Ahram: » Les programmes d’Al-Azhar continuent à ce jour à enseigner aux étudiants de l’institution à accuser quiconque n’est pas d’accord avec eux d’ hérétique et de définir la construction d’églises comme un crime.« [22]

Al-Azhar, pour sa part, rejette les accusations du régime égyptien et les médias du pays, affirmant même que ses responsables faisaient partie du programme du régime pour éradiquer l’extrémisme et agir pour renouveler le discours religieux. Le cheikh Al-Azhar Al-Tayyeb a déclaré: « Certains médias mènent une campagne délibérée contre Al-Azhar. » [23] De même, le Dr Ahmad Omar Hashem, membre du Conseil des chercheurs chevronnés d’Al-Azhar, a précisé qu’il n’y avait pas d’ appels à l’extrémisme, à la violence ou au terrorisme à Al-Azhar ou dans ses livres, et que toute critique de l’institution est incorrecte. [24]

[15] See MEMRI Special Dispatch No. 8244, Head Of Egyptian National Press Authority Condemns Al-Azhar For Ongoing Refusal To Proclaim ISIS Heretical, August 27, 2019.

[16] Al-Watan (Egypt), December 1, 2015. See also MEMRI Special Dispatch No. 7376, Egyptian Religious Establishment Continues To Refuse To Accuse Islamic Terrorist Organization Activists Of Heresy, March 9, 2018.

[17] Al-Watan (Egypt), December 17, 2014. See also MEMRI Special Dispatch No. 5910, Al-Azhar: The Islamic State (ISIS) Is A Terrorist Organization, But It Must Not Be Accused Of Heresy, December 21, 2014.

[18] Al-Masri Al-Yawm (Egypt), February 26, 2017. See also MEMRI Inquiry & Analysis No. 1302, Against The Backdrop Of Copts Fleeing Sinai, Egyptian Establishment, Al-Azhar Is Criticized For Helplessness In Dealing With ISIS, Discrimination Against Copts, March 13, 2017.

[19] Al-Akhbar (Egypt), June 8, 2019. See also MEMRI Special Dispatch No. 8244, Head Of Egyptian National Press Authority Condemns Al-Azhar For Ongoing Refusal To Proclaim ISIS Heretical, August 27, 2019.

[20] See MEMRI Special Dispatch No. 790, Egyptian Intellectual: Al-Azhar University Curricula Encourage Extremism and Terrorism

September 27, 2004;  MEMRI Special Dispatch No. 7254, Two Faces Of Egypt’s Al-Azhar: Promoting Goodwill, Tolerance Towards Christians In Informational Holiday Campaign – But Refusing To Do The Same In Its School Curricula, December 28, 2017; MEMRI Special Dispatch No. 6585, ‘Al-Ahram’ Columnist: Despite Al-Sisi’s Call For Revolution In Religious Discourse, Al-Azhar Scholars Continue On Their Extremist Path, August 24, 2016.

[21] Al-Akhbar (Egypt), July 10, 2016. See MEMRI Inquiry and Analysis No. 1265, Three Years Into Al-Sisi’s Rule: Difficult Challenges At Home And Abroad, August 16, 2016.

[22] Al-Ahram (Egypt), July 25, 2016. See MEMRI Special Dispatch No. 6585, Al-Ahram’ Columnist: Despite Al-Sisi’s Call For Revolution In Religious Discourse, Al-Azhar Scholars Continue On Their Extremist Path, August 24, 2016.

[23] Azhar.eg, April 21, 2017. See also MEMRI Inquiry and Analysis No. 1326, In Egypt, Clashes Between The Institution Of The Presidency And The Institution Of Al-Azhar, August 21, 2017.

[24] Al-Masri Al-Yawm (Egypt), April 20, 2017. See also MEMRI Inquiry and Analysis No. 1326, In Egypt, Clashes Between The Institution Of The Presidency And The Institution Of Al-Azhar, August 21, 2017.

« Le Coronavirus est un soldat d’Allah qui a frappé les 50 états américains » Imâm du Hamas – sermon du vendredi

Voir la vidéo ici

Vendredi 20 mars 2020, un jour avant que deux cas d’infection à COVID-19 ne soient confirmés dans la bande de Gaza, l’imam de Gaza, Jamil Al-Mutawa, a déclaré dans un sermon à la Mosquée Blanche à Gaza que le COVID-19 est un « soldat » d’Allah, qui a gravement touché les États-Unis, Israël, l’Iran, l’Italie et la Chine, tout en épargnant les Palestiniens et les Gazaouis. Prétendant qu’il y a une nouvelle victime de COVID-19 toutes les huit minutes en Iran et en Italie, Sheikh Al-Mutawa a prié Allah de continuer à déchaîner le virus contre ces personnes qui soutiennent « l’Accord du siècle » sur la question palestinienne.  Il a dit: « Regardez comment quiconque manigance contre la mosquée Al-Aqsa est brisé en miettes … C’est la grandeur d’Allah! » Le sermon a été diffusé sur la chaîne de télévision Al-Aqsa du Hamas à Gaza.

Le CFCM et l’AMIF s’allient pour organiser l’islam en France : décryptage

Le 6 mars 2020 Le Monde publiait la tribune des dirigeants de l’Association musulmane de l’islam de France (AMIF) et du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) -dont le bureau vient d’être remanié- intitulée « Nous avons décidés d’unir nos forces ».

Une batterie de propositions est mise sur la table, dont la gestion des ressources du marché du halal et du pèlerinage afin de dégager des revenus au profit de ce tandem, la « lutte contre l’extrémisme » et la continuité des financements turcs et maghrébins dont sont issus les dirigeants. En disant vouloir interdire les financements provenant de pays autres que ceux « dont le lien sociologique avec la France est avéré », il s’agit de s’opposer aux financements qatariens et saoudiens tout en laissant la Turquie, le Maroc et l’Algérie continuer à financer leurs réseaux de mosquées. Mais dorénavant, le poids numérique des musulmans leur permet de financer eux-mêmes leurs mosquées, donc il s’agit d’un sujet bien secondaire.

Il faut se pencher sur l’identité des signataires de cette tribune pour comprendre que la promesse de la « lutte contre l’extrémisme » est peut-être possible contre la pensée takfiriste de l’Etat islamique, mais certainement pas contre l’extrémisme des Frères Musulmans et de la Turquie dont les membres du CFCM et de l’AMIF sont imbibés.

Par exemple, Ibrahim Alci, vice-président du CFCM et un des quatre signataires de la tribune, dirigera la grande mosquée turque Eyyup Sultan de Roubaix (photo ci-dessus), et a fait visiter le chantier en octobre dernier à l’ambassadeur de Turquie en France, démontrant que cette mosquée est acquise à l’islamisme d’Erdogan. N’oublions pas que l’administration religieuse d’Erdogan a fait organiser des prières pour la réussite du djihâd en Syrie et notamment contre les kurdes dans les dizaines de milliers de mosquées du pays. L’islam pratiqué en Turquie est dorénavant compatible avec celui de la brigade djihadiste Sultan Murad qui opère en Syrie et Libye ainsi que celui du Parti islamique du Turkestan actif aussi dans ces zones de guerre religieuse.

Avec 8 élus sur 17 au nouveau conseil d’administration élu du CFCM, les turcs sont incontournables dans l’organisation et la ligne islamo-politique et neo califale d’Erdogan ne sera pas remise en cause.

Alors que les Frères Musulmans n’ont obtenu qu’un élu sur dix-sept, marginalisés, ils reviennent donc par la fenêtre avec l’AMIF qui compte beaucoup de ses sympathisants dans son « conseil théologique ». Hakim El Karoui qui préside l’AMIF est le visage bon teint et médiatiquement acceptable de cet aéropage de religieux formés à l’école de la confrérie islamiste.

L’imâm Mohamed Bajrafil d’Ivry-sur-Seine fait aussi partie de ce Conseil théologique de l’AmifIl se présente comme formé par des pontes des Frères Musulmans comme  Safwat Hegazi  et Al Qaradawi (il est fier de les présenter comme « Ses références » dans son auto-biographie sur son site officiel). Dans son livre récent Islam de France an I, (éditions Plein jour, 2015) Bajrafil qualifie de “livre de référence du droit musulman dans la gestion du pouvoir” (p.37) le livre Les Statuts gouvernementaux de El Mawerdi  (972-1058),  traité de droit devant guider un califat idéal, qui interdit d’édifier des églises entre autres discriminations légales contre les chrétiens:

« ils ne peuvent élever en pays d’islam de nouvelles synagogues ou églises, qui sont, le cas échéant démolies à leur détriment » (page 308, édité par les Editions du patrimoine Arabe et Islamique, bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe). Le refus du statut de Dhimma comprenant vexations et impôt (jizya) a pour conséquence l’annihilation des Chrétiens. Page 31 des Statuts Gouvernementaux ont lit effectivement : « Combattre ceux qui, après y avoir été invités, se refusent à embrasser l’islam, jusqu’à ce qu’ils se convertissent ou deviennent tributaires ».

Sans aucune ambiguïté, Bajrafil prend logiquement la défense du « grand manitou » spirituel des Frères Musulmans, Youssef Al Qaradawi, dont il dit beaucoup de bien dans une conférence : « un grand homme » même s’il condamne sa vision de Hitler comme porteur d’un châtiment divin contre les juifs (il ne pourrait de toute façon pas endosser cette thèse publiquement et espérer prospérer dans les médias français). Il le considère pourtant comme « un très grand savant, quelqu’un dont on a appris bien des choses de sa philosophie de la charia ». Ses prescriptions de tuer apostats, juifs et de conquérir l’Europe doit être la marque d’un grand savant éclairé.

Sur Tariq Ramadan, il évite soigneusement de le critiquer durement, en disant « au moins il a travaillé, il a fait réfléchir sa tête, il a sorti de sa tête ce qu’il croit être bon pour sa communauté (…) Pourquoi faire des mises en garde contre Tariq Ramadan ?» (Source).

Tareq Oubrou est aussi membre du conseil théologique de l’AMIF décidemment noyauté par la mouvance frériste. Dans un livre d’entretien intitulé Le Prêtre et l’imâm publié en août 2013, l’imâm de Bordeaux se revendiquait des Frères Musulmans. A une question sur « l’influence grandissante de groupes islamistes » en France, Tareq Oubrou admet « continuer d’être membre du mouvement [des Frères Musulmans] » sans aucunement le critiquer, en prétendant qu’il « modernise la religion sans toucher à l’essentiel ». Il livra sa vision profonde de l’islam peu conforme à l’idéal de la République française lors d’une conférence destinée à un public de fidèles, intitulée Les bases de la compréhension de l’islam chez l’imâm Al-Banna. On l’écoute prononcer ces phrases :

« La politique est une donnée, est une partie, est un élément de l’islam. Le Prophète était un chef d’Etat […] La politique des musulmans ce n’est pas la politique des autres, la politique des autres est construite sur le mensonge […] L’islam comme le veut le Coran touche à tous les domaines de la vie. C’est un Etat, c’est un pays […] il regroupe toute la communauté dans une géographie. Il n’y a pas de frontières […]la frontière entre deux pays est une hérésie méprisable en islam. Les Frères musulmans ne reconnaissent pas les frontières entre les peuples musulmans. […] Le Califat est une obligation, et la réunion des musulmans, l’union autour de ce Calife est une obligation. Et tant que les musulmans ne sont pas réunis autour du Califat, ils sont des pécheurs, sauf ceux qui œuvrent pour restaurer ce Califat ».

Il faut absolument que le gouvernement français s’oppose à ce que le CFCM et l’AMIF puissent obtenir de collecter et réguler de l’argent sur le marché halal comme ils en ont l’intention, et de former les imâms.  L’association en projet« aura aussi pour mission de collecter des dons et des legs susceptibles de financer la réponse aux enjeux nationaux que nous venons de décrire ».

Au prétexte qu’on trouvera toujours plus extrémistes qu’eux, il faudrait leur faire confiance pour « bannir les idéologies qui instrumentalisent la religion à des fins politiques ». Les rédacteurs se sont bien gardés de nommer le frérisme et le salafisme évidemment.

« La lutte contre l’extrémisme et la violence commise au nom de l’islam, est essentielle. C’est par un travail culturel et théologique ambitieux, efficace aussi dans sa diffusion que nous pourrons contrer les discours de haine, de séparation, de sécession qui prolifèrent aujourd’hui sur les réseaux sociaux » lit-on dans la tribune. Quand on sait que Bajrafil se partageait la tête d’affiche avec Hassan Iquioussen d’un gala de soutien à un groupe islamiste mauritanien au siège de l’UOIF à Saint-Denis en mai dernier, et qu’il a invité le 24 octobre  le prédicateur salafiste marocain Zine El Abidine Balafrej dans sa mosquée d’Ivry-sur-Seine, c’est fort de café de nous servir le discours du rempart contre l’extrémisme.  Le sociologue marocain Hicham Houdeifa a présenté Balafrej  sur le média Al Fanar : « Balafrej est une star de la mouvance salafiste au Maroc, avec sa propre chaîne YouTube, sa page Facebook et son site Web. Il enseigne et prêche dans les mosquées, publie des livres et publie des fatwas. Ses conférences sont suivies non seulement par des étudiants, mais par des adeptes et des fans. 

Il a défendu le niqab (couvrant tout le visage) et a déclaré que la tradition marocaine appelle les femmes à ne montrer  qu’«un seul œil» et qu’une «munaqqaba respectable (femme voilée) ne peut pas entrer dans un café où il y a des hommes ou s’asseoir avec des femmes dévoilées». Si elle le fait, elle est «une menteuse» et peut-être «une prostituée». »

Nous suivrons de très près l’évolution de ce projet en binôme d’autant qu’Hakim El Karoui connaît personnellement le président de la république. Si ce projet devait aboutir, Emmanuel Macron serait définitivement disqualifié pour prétendre lutter contre l’islam politique et le « séparatisme » des islamistes.

Observatoire de l’islamisation, 13 mars 2020.

La bataille d’Idleb comme si vous étiez : le reportage embarqué de l’agence Anna News

Beyrouth, Liban (10 h 45) – L’Agence de presse Anna a publié une séquence inédite de l’offensive syro-russe dans le gouvernorat d’idliv tournée du 23 février au 6 mars.

Selon l’agence de presse Anna, les rares images couvrent l’offensive du point de vue de la 25e Division des Forces de Mission Spéciale, alors qu’elles tentent d’avancer à travers les défenses militantes d’Idlib.
La vidéo montre l’armée syrienne progressant à travers la campagne d’Idlib, alors que l’armée de l’air russe leur fournit un soutien militaire rapproché.

Au cours de cette opération de deux semaines, l’armée arabe syrienne a réussi à prendre le contrôle de la majeure partie de la région de Jabal Al-Zawiya, y compris de la région impérative de Jabal Shashabo qui a été sous contrôle militant pendant la majeure partie de la guerre.

Une ONG recense 13 groupes armés issus des Frères Musulmans en Egypte

Lu dans EgyptToday du 18 février 2020 :

LE CAIRE – 18 février 2020: Une organisation égyptienne de défense des droits de l’homme a publié le 17 février dernier un rapport indiquant que le groupe des Frères musulmans était à l’origine de la création de 13 mouvements armés qui ont perpétré des attaques terroristes en Égypte entre 2013 et 2019.

Le rapport du Forum pour le développement et le dialogue sur les droits de l’homme, une organisation non gouvernementale, a ouvertement accusé le Qatar et la Turquie de financer le groupe des Frères musulmans classé terroriste par l’État égyptien.

Le forum a décrit le mouvement comme le «groupe de référence pour toutes les organisations terroristes violentes au Moyen-Orient», affirmant qu’il «adopte un discours qui incite à la violence, au racisme, à la haine et à l’exclusion des femmes et (des personnes) d’autres religions».

Il a également accusé les deux pays d’abriter des fugitifs du groupe illégal, qui sont recherchés par la justice égyptienne pour des crimes terroristes qui ont causé la mort de nombreux civils et innocents.

Parmi ces 13 groupes se trouve une organisation connue sous le nom de Brigades Ansar Al-Sharia en Égypte, qui héberge des fugitifs des Frères musulmans qui ont fui la prison de Wadi Al-Naturn à Beheira, au nord du Caire, en 2011, selon le rapport, ajoutant que cette prison recrutait des jeunes et envoyait des les en Syrie.

Le rapport mentionne les noms de nombreux autres groupes et donne une explication détaillée des accusations  auxquelles ils sont confrontés, mais n’a pas fourni de preuve claire qu’ils appartiennent tous au groupe des Frères musulmans, qui a été qualifié d’organisation terroriste après la destitution du président Mohamed Morsi, le président frériste en 2013.

Depuis lors, l’État a blâmé le groupe pour toutes les opérations terroristes qui ont eu lieu ainsi que les plans terroristes que les autorités de sécurité nationale ont réussi à déjouer. Cependant, les FM, en tant que groupe international, n’a jamais revendiqué la responsabilité d’une attaque terroriste en Égypte depuis les incidents de 2013 et a toujours affirmé qu’il s’agissait d’une organisation pacifique.

Plus tôt en février, l’observatoire du forum a condamné les attaques terroristes qui visaient les points de contrôle de sécurité dans le nord du Sinaï, appelant les Nations Unies à désigner les Frères musulmans interdits comme un organisme terroriste.

Le forum a fermement condamné la tentative d’attaque terroriste contre une concentration militaire dans le nord du Sinaï, au cours de laquelle le brigadier Mostafa Abido a été tué.

Le porte-parole militaire Tamer al-Refaei a annoncé dimanche que les forces armées égyptiennes avaient déjoué l’attaque terroriste, tuant 10 terroristes et détruisant un véhicule à quatre roues motrices. Cependant, l’échange de tirs a fait sept morts, deux officiers et cinq soldats.

Le forum égyptien a appelé les Nations Unies à annoncer les Frères musulmans en tant que groupe terroriste car il est responsable de toutes les attaques terroristes qui ont eu lieu dans le Sinaï depuis la révolution du 30 juin 2013.

Le forum a déclaré que les FM ont plusieurs organisations terroristes qui mènent des attaques terroristes sous différents noms, affirmant que certains des membres fugitifs des FM sont les cerveaux derrière de telles attaques.

Les FM violent les droits humains légitimes internationaux et en conséquence, ils devraient être désignés comme un « groupe terroriste » dans le monde, a ajouté le forum.

Voir leurs mosquées en France

Rappel 1 : Le groupe terroriste Hasm est bien membre des Frères Musulmans

Rappel La France est une terre d’accueil pour les Frères Musulmans étrangers étonnamment tolérés :

Une candidate voilée sur la liste En Marche à Marseille

Lu dans Le Figaro du 2 mars 2020 :

« Au RN et chez LR, la photo circule déjà de téléphone en téléphone. Et elle fait bondir les adversaires du macroniste Yvon Berland. Il s’agit du trombinoscope des candidats LREM à Marseille, où une femme voilée, Sarah Labidi, a été investie dans le 1er secteur (1er et 7e arrondissements).

«C’est une conception très particulière de la laïcité qu’En Marche! nous livre là ! ironise Stéphane Ravier, le candidat lepéniste. Surtout au lendemain de la dénonciation du ‘séparatisme’ islamique par Emmanuel Macron, et après que Jean-Michel Blanquer a considéré que le voile n’était ‘pas souhaitable’ dans la société».

Ces critiques laissent de marbre Arnaud Devigne, tête de liste LREM dans le secteur. Il «assume» et défend Sarah Labidi : «C’est une républicaine».

Rappel : l’entrisme islamique au sein de LREM et le soutien de ses élus aux mosquées radicales expliqué dans ce documentaire :

Syrie : des jihadistes français actifs dans la bataille d’Idleb

France 24 révèle que des jihadistes français sont actifs dans la bataille d’Idleb contre le régime syrien. Ils obéissent sur place aux ordres du recruteur de jihadistes français Omar Omsen, qui revendique son indépendance par rapport à l’organisation État islamique et Al-Qaïda.

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