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Tariq Ramadan et Youssef Al Qaradawi : une complémentarité stratégique

Youssef Al Qaradawi et Tariq Ramadan collaborent au seins d’un centre de recherche sur la législation islamique à Doha au Qatar, ici en janvier 2012.

Pour cerner définitivement l’islam de Tariq Ramadan, il faut se fier à un de ses modèles : le Cheik Yussuf Al-Qaradawi –dont il préface les ouvrages- président du Conseil européen de la fatwa et de la recherche (CEFR structure juridique mère de l’UOIF). Ce cheik, sûrement le plus influant du monde sunnite contemporain (ses émissions sur Al-Jazeera rencontrent une audience inégalée dans le monde musulman) est un extrémiste notoire. « Si l’islam mondial avait un chef, ce serait lui » écrivit Xavier Ternisien (responsable des questions islamiques à la rédaction du Monde) en août 2004 dans un article du quotidien Le Monde.

    Dans son ouvrage « Le licite et l’illicite » (éditions al-Qalam, 2001) il recommande l’extermination physique des homosexuels (page 175), la possibilité de frapper les femmes (page 207). Sur Qatar TV,  le 25 février 2006, cet ami du Hamas déclara que « les opérations martyres sont autorisées » , « même s’il se trouve des civils parmi les victimes » précisa-t-il lors d’une session du Conseil européen de la Fatwa et de la recherche, réunie à Stockholm en juillet 2003. Pour ce qui est des occidentales violées, souvent par ses coreligionnaires, il tient à préciser leur part de responsabilité : les femmes violées « provocatrices parce que non habillées  décemment devraient être punies […]  pour qu’elle soit affranchie de la culpabilité, une femme violée doit avoir montré la bonne conduite. » Quant aux victimes du tsunami asiatique, « punition divine », elles méritaient leur sort en raison des « actes d’abominations » pratiqués dans les zones touristiques, comme les boites de nuits et les plages où les femmes sont logiquement peu vêtues. Comme si ce n’était pas suffisant, le vieux Cheik dans un média égyptien précisa sa pensée envers ceux qui abjurent l’islam :  « le châtiment administré au murtadd (apostat) (…) est la mort » (Al-Ahram Al-Arabi (Egypte), le 3 juillet 2004. Traduction : MEMRI.)

 Concernant les relations entre époux, une fatwa de Qaradawi proclame la disposition servile et utilitaire de la femme en matière de sexe :

« L’homme, en matière sexuelle, est le requérant et la femme la requise. Celle-ci est tenue de répondre aux désirs sexuels de son mari. Un récit de Mahomet dit: « Si un homme demande à sa femme de répondre à ses besoins sexuels, celle-ci doit l’exaucer même si elle se trouve sur un four brûlant ». La femme est mise en garde de refuser sa demande sans raison valable parce que cela risque de pousser le mari à avoir un comportement anormal. Mahomet dit: « Si un homme appelle sa femme à le rejoindre dans son lit, et qu’elle refuse de venir le laissant dormir en colère contre elle, les anges la maudissent jusqu’au matin ».

Concernant l’antisémitisime et Hitler, voici ce qu’ affirma Qaradawi le 28 janvier 2009 sur Al-Jazeera TV: 

« Tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux [Juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu’il leur a fait – et bien qu’ils [les Juifs] aient exagéré les faits -, il a réussi à les remettre à leur place. C’était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans. (…)  Pour conclure mon discours, je voudrais dire que la seule chose que j’espère est qu’à l’approche de la fin de mes jours, Allah me donne l’occasion d’aller sur la terre du djihad et de la résistance, même sur une chaise roulante. Je tirerai sur les ennemis d’Allah, les Juifs, et ils me lanceront une bombe dessus et ainsi, je clorai ma vie en martyr. Loué soi Allah, Roi de l’univers. Que la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous. »

Aussi, dans une autre vidéo, il assure que sans la peine de mort pour les apostats, l’Islam n’aurait pas pu conquérir le monde :

 Yussuf Al-Qaradawi fut l’invité de marque de l’UOIF à son congrès du Bourget en 2000, et s’est déplacé de nombreuses fois à l’école d’imams de l’UOIF pour y dispenser des « master class » et des conférences, l’Institut Européen des Sciences Humaines. Cette pépinière d’imams est dirigée par un autre membre de l’UOIF et du CEFR, Ahmed Jaballah.

 

  Pour Tariq Ramadan, le Cheik est un sage « savant » de l’islam. Nul n’en doute. Dans un livre d’entretiens il défend bec et ongles le psychopathe enturbanné :

« Toute personne, musulmane ou non, qui a étudié les sciences et le droit islamiques contemporains, sait quelle est la contribution de Yussuf Al-Qaradawi au débat et combien certaines de ses propositions juridiques sont novatrices. J’éprouve un profond respect pour l’homme et le savant et serait le dernier à m’en cacher » Tariq Ramadan in Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?, Aziz Zemouri, l’Archipel, 2005, page 135.

Peut-on respecter et avoir un pofond respect d’un criminel pro-nazi et se présenter comme un musulman « modéré » ? Tariq Ramadan est démasqué.

Joachim Véliocas.