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Egypte: des filles Coptes enlevées chaque jour par les islamistes depuis 2011

Égypte : des filles Coptes enlevées chaque jour par les islamistes depuis 2011

Lu dans Le Figaro Magazine du 6 juillet :

Le calvaire a commencé un matin à 7 heures à al-Minya, en Haute-Egypte. Irini vient de quitter la maison familiale et se rend au collège en compagnie d’une amie. Sur le chemin, elle s’arrête pour s’acheter à manger. Quand elle ressort dans la rue, un minibus s’approche. Un homme la saisit et l’embarque de force. Ensuite, c’est trou noir. « Je me suis réveillée dans une chambre raconte-t-elle. J’ignorais où je me trouvais ». Autour d’elle, des femmes voilées et des barbus- « des cheikhs », dit-elle pour décrire des hommes d’un certain âge à l’allure de religieux.

Une des femmes lui lance :

« Ton âme va devenir musulmane et tu le deviendras aussi »

« Je ne veux pas. Vous ne pourrez pas me forcer »

A peine Irini a-t-elle ripostée qu’un cheikh la gifle avant de quitter sa chambre en claquant la porte.

Quelques jours plus tard, pour la préparer à son avenir de convertie, les femmes de la maison tentent d’effacer la croix tatouée que les Coptes portent au poignet. A l’aide d’un porte-plume et d’un couteau, elles arrachent la peau teintée d’encre (…)

En Egypte, des centaines de filles coptes ont connu le sort d’Irini. La pratique ne date pas d’hier. « Les enlèvements de femmes coptes ont commencé sous Anouar el-Sadate, souligne Nadia Henry, une sénatrice chrétienne. Cela a continué sous Moubarak. On se demandait parfois s’ils n’étaient pas directement organisés par la police secrète pour intimider les chrétiens. Mais après la révolution de 2011, leur nombre a explosé« .

Dans un rapport publié en 2012 par l’ONG Christian Solidarity International, l’universitaire américaine Michèle Clark et la spécialiste égyptienne des droits de l’homme Nadia Ghaly ont recensé pas moins de 500 cas depuis la chute de Moubarak.

Ni la police ni la justice ne s’occupent de ces cas. Au mieux, les policiers et procureurs écoutent les témoignages des parents éplorés et enregistrent la la plainte sans lancer d’enquête; au pire, ils les éconduisent sans ménagement, quand ils ne les accusent pas de vouloir semer la discorde entre les différentes communautés religieuses du pays. « Les Coptes ne sont pas des citoyens de second ordre, mais de cinquième ordre » ironise, plein d’amertume, Stefanos Milad, un avocat chrétien qui centralise les cas des filles disparues au Caire.

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