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Averroès dans le texte : conversion ou dhimmitude, esclavage et massacre pour les non-musulmans

Averroès dans le texte : conversion ou dhimmitude, esclavage et massacre pour les non musulmansExtraits choisis de la fameuse œuvre d’Averroès (1126- 1198) Bidayat al-Mujtahid wa-Nihayat al Muqtasid écrite en 1167 alors qu’il vient d’être nommé Cadi (juge islamique) de Cordoue :

 « Selon la majorité des savants, la nature obligatoire du Jihad est fondée sur le verset (coranique) [2 :216] : « Il vous est prescrit de combattre, bien que vous y répugnez ». C’est une obligation collective et non personnelle, soit une obligation, sauf quand elle ne peut être menée à bien par un nombre minimum d’individus, elle est annulée pour la preservation des musulmans, fondé sur [9 :122] »

L’ennemi

Les savants s’accordent sur le sort des polythéistes qui doivent être combattus. Cela est fondé sur [8 :39] « Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de persécution et que la religion reviennent à Dieu totalement » (…)

Le Dommage autorisé à infliger aux différentes catégories d’ennemis

Le dommage infligé à l’ennemi consiste à s’en prendre à ses biens, à le blesser ou à violer sa liberté personnelle, ou à le réduire en esclavage. Cela peut être infligé , selon le Consensus des savants (ijma’) à tous les polythéistes : hommes, femmes, jeunes et vieux, les notables ou personnes non importantes. L’opinion varie seulement sur les moines, qui doivent être laissés en paix et non captifs, et indemnes. Ils appuient cette opinion sur les mots du Prophète : « Laisse les en paix et aussi ce en quoi ils se sont consacré », et la pratique de Abu Bakr.

La plupart des savants s’accordent sur le sort des captifs, plusieurs options s’ouvrent à l’Imam  [ tête de l’Etat islamique, le calife, dans le sens des écrits d’Averroès]. Il peut leur pardonner, les réduire en esclavage, les tuer, les relâcher contre une rançon  ou comme dhimmi, dans ce dernier cas le captif doit s’acquitter d’une taxe (jizya). (…) l’interprétation obvie du Coran  [47 :4]  « quand vous rencontrez les mécréants, frappez leurs cous, puis quand vous les avez largement massacrés, serrez bien leurs chaînes », l’Imam est le seul habilité à relâcher les captifs. D’un autre côté, [8:67] : « Ce n’est pas au prophète d’avoir des prisonniers tant qu’il n’a pas répandu un large massacre sur le terrain » est l’occasion de ce verset révélé (à la bataille de Badr) de prouver qu’il convient mieux de massacrer les captifs plutôt que de les réduire en esclavage. Le Prophète lui même a dans certains cas massacré les captifs en dehors du champs de bataille, alors qu’il pardonnait à d’autres. Il avait l’habitude de réduire en esclavage les femmes. Abu ‘Ubayd a relaté que le Prophète ne faisait jamais d’esclaves parmi les hommes arabes. Après lui le Sahaba  statua à l’unanimité sur les règles à appliquer aux Gens du Livre (ahl al-kitab), aussi bien hommes que femmes, qui doivent être réduits en esclavage (…)

Les conditions de la Guerre

Selon tous les savants, la condition de l’entrée en guerre est la sommation à la conversion à l’Islam  de l’ennemi. Cela implique qu’il n’est pas permis de les attaquer tant que la sommation ne les a pas atteint (…)

Les musulmans s’accordent sur le but de la guerre contre les Gens du Livre (Chrétiens et Juifs), à l’exception de ceux d’entre eux qui appartiennent à la tribu Quraysh, est double : soit la conversion à l’Islam, ou le paiement d’une taxe (jizya). Cela est basé sur le coran  [9 :29] : «  Combattez ceux qui ne croient pas à Allah et au Jour Dernier et qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son Messager ont interdit, et qui ont le livre sans pratiquer la religion véritable, jusqu’à ce qu’ils paient le tribut directement et humblement » . La plupart des juristes s’accordent sur le paiement de la taxe également par les Zoroastriens (madjus) selon les mots du Prophète « traitez les comme les Gens du Livre »