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Mosquées radicales : ce qu'on y dit, ce qu'on y lit (Dominique Martin Morin éditeur, novembre 2016), en vente chez Amazon, Fnac, Decitre...

Fondements doctrinaux du mensonge légal en islam

Afin de déterminer si la dissimulation [Taqiyaa ‘] autorisant le mensonge à destination des infidèles est une partie intégrante de l’Islam, il est bon de se pencher sur le traité de droit islamique appelée  La confiance du du voyageur , écrit par Ahmad ibn Naqib al-Misri (1302-1367). Le livre de l’auteur, juriste renommé de l’école de Shafi’i (le Shaféisme est une des 4 écoles juridiques de l’islam sunnite), traduit en langue anglaise en 1991 (Reliance of a traveller, Amana Corporation) porte le sceau d’approbation de l’université Al-Azhar au Caire. Dans ce manuel très complet, les pages 744-746 décrivent les circonstances dans lesquelles le mensonge est permis.

À la page 745, un Hadith Sahih  [propos de Mahomet certifié authentique] de Bukhari  et de Muslim citent Oum Kalsoum témoin d’un propos de Mahomet:

« Je ne l’ai pas entendu permettre le mensonge chez quiconque, sauf pour trois causes : la guerre, le règlement des différends, et un homme qui parle à sa femme ou elle avec lui « 

Toujours à la page 745, le célèbre philosophe islamique Ghazali est cité pour appuyer cette analyse :

« Parler est un moyen pour atteindre des objectifs. […] Quand il est possible d’atteindre un but [louable] par le mensonge, mais pas en disant la vérité, il est permis de mentir, si l’objectif est permis, et obligatoire de se coucher lorsque l’objectif est obligatoire. » Comme la propagation de l’islam (selon l’Islam) est considérée comme bénéfique ou obligatoire, cette évaluation s’applique à la question spécifique de mentir afin de faire avancer l’islam.

Ghazali (1058-1111) est connu en occident sous le nom de Algazel. A Paris  c’est son nom  qu’a choisi l’Institut de théologie de la Grande Mosquée de Paris…Ses livres sont parmi les meilleures ventes dans les rayons Islam des grandes librairies française. Dans son livre  La mesure des Actes (Albouraq, 2005)  il affirme que  la distinction entre petit et grand jihâd aurait été définie par Mahomet et ses compagnons, donc sacralisée:

« Combattre effectivement est aussi malaisé que de reprendre le souffle. Seul le connaîtra celui qui cherche à extirper l’appétit de son âme. C’est pourquoi les compagnons ont dit « nous revenons du « petit jihâd » pour aborder le « grand jihâd » ils ont donné à la lutte à l’épée contre les mécréants le nom de « petit jihâd ». C’est ainsi que quand on a demandé au prophète « quel est le meilleur des jihâd Ô envoyé de Dieu » il a répondu « Le combat contre tes passions».

Le petit jihâd est un préalable à l’accomplissement d’une société pacifiée et vouée sans entraves à l’islam, où il n’existe pas de groupes d’individus gênant l’application de son programme. A cet égard, la France en refusant la non-mixité dans les écoles, en interdisant le port du voile à l’école et dans la fonction publique, en enseignant l’évolutionnisme à ses enfants, peut être perçue par une frange radicale des musulmans comme entravant l’épanouissement de l’islam, raisons suffisantes pour déclencher un conflit. Le « grand jihâd », combat spirituel ne peut se réaliser pleinement que dans une société favorable à l’islam. Ghazali, aussi surnommé l’ « argument de l’islam »  ne dit pas autre chose dans son Livre du Repentir (éditions de la Ruche, 2003) :

« La cessation de l’inclination est due à la force de la certitude et à la sincérité de la lutte antérieure […] l’affirmation de celui qui estime cela n’atteint pas le mérite du combat spirituel puisqu’elle relève une incapacité à embrasser le sens plénier du mot jihâd (note de l’Obs-i: combat spirituel), car le but du jihâd (guerrier) n’est pas une fin en soi, il vise plutôt le fait de briser l’acharnement de l’ennemi pour qu’il ne t’entraîne pas vers ses désirs et s’il échoue dans sa tentative de t’entraîner ainsi, il ne peut plus t’empêcher d’emprunter la voie de la religion. »

La confiance du voyageur   présente également le fait d’ exagérer comme étant acceptable, car Muhammad (dont la conduite est considérée comme exemplaire pour les musulmans) lui-même était connu pour exagérer dans diverses situations, apprend-t-on à la page 747.

Aussi la tromperie dans la forme de « Kitman« , la dissimulation d’informations pertinentes, est préconisée.  .
En complément, lire cette remarquable étude sur la Taqiyya sur Bivouac-ID

Observatoire de l’islamisation-novembre 2010