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« Les attaques contre les femmes ont à voir avec l’islam » (Hamed Abdel-Samad)

Hamed Abdel-Samad est politologue germano-égyptien, auteur, entre autres, de Ein Araber und ein Deutscher müssen reden (avec Hans Rath) et Islamic Fascism.

Extrait:

« Dans mes livres, j’ai examiné les causes de cette épidémie, et surtout le rôle que joue l’islam.

En Égypte et au Maroc, j’ai vu de mes yeux des cas d’abus collectif. Presqu’à chaque fois, les coupables ne sont pas de jeunes croyants isolés, mais des petits groupes qui étaient souvent sous l’influence de drogues. Il est interdit pour un croyant musulman de toucher une femme à qui il n’est pas marié, même sa propre fiancée. Des musulmans particulièrement fervents s’interdisent même de serrer la main à une femme, et des salafistes en Égypte croient qu’un homme dans le bus ne peut même pas prendre un siège qu’une femme vient de quitter, de peur que la chaleur de son corps seule pourrait l’exciter sexuellement.

Pourtant, malgré ces règles – ou peut-être même à cause d’elles – il est impossible de dire que la violence sexuelle n’a rien à voir avec l’islam, parce que ces mœurs sexuelles strictes, cette structure hiérarchique et cette séparation complète entre les sexes tendent à suggérer le contraire. Une religion qui considère les femmes comme étant la possession d’un homme ou une menace pour sa moralité doit être tenue en partie responsable.

Il y a quarante ans, presqu’aucune femme au Caire ne portait le foulard, et le harcèlement sexuel public était rare. Aujourd’hui, presqu’aucune femme n’est pas voilée, mais elles sont harcelées et pelotées sur la voie publique. La même chose pourrait être dite pour l’Iran, l’Afghanistan et le Pakistan, ainsi que la plupart des autres pays à prédominance musulmane. Lire la suite

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