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La Grande Mosquée de Paris renforce son partenariat avec les radicaux de l’UOIF

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Encore un coup de canif dans la distinction artificielle entre islam et islamisme. Le rapprochement entre les Frères Musulmans de l’UOIF (300 mosquées) et la fédération algérienne de Dalil Boubakeur (700 mosquées) va encore se poursuivre lors d’un « congrès national des musulmans » qui aura lieu en mars, après un colloque parisien en février. Le président de la Grande Mosquée de Paris est un habitué des congrès de l’UOIF où sont invités des « savants » qui prescrivent le meurtre des apostats, homosexuels, juifs. et qui veulent conquérir l’Europe (Qaradawi, Suwaidan). Voir notre reportage au congrès 2014 où de nombreux livres ordonnant le jihâd offensif étaient en tête de gondole. 

Nous observons de près les convergences entre ces deux organisations depuis le milieu des années 2000.

Dans un entretien avec le site Oumma.com en juillet 2012, Dalil Boubakeur  prit la défense de l’UOIF quand six de ses conférenciers, des cheikhs saoudiens et égyptiens, furent interdits de séjour pour de nombreux appels au meurtre :

« Oumma.com: Faut-il comprendre que vous allez vous rapprocher de l’UOIF ?

D. Boubakeur: Je me rapproche de ceux qui travaillent. Le fait que l’UOIF a été la première composante à quitter le CFCM, à exprimer son désaccord, pour d’autres raisons que les nôtres, nous rapproche indéniablement. L’UOIF compte des cheikhs internationaux en son sein, je ne jette pas la pierre comme cela a été fait durant le congrès du Bourget, même si cela fait peur à une certaine presse ou à la classe politique, je n’ai rien vu d’illégal à cela.(…) L’UOIF est composé de musulmans très rigoureux pour lesquels j’éprouve respect et fraternité »

Pour ceux qui ont lu notre ouvrage L’islamisation de la France paru en 2006, ils ne seront pas surpris, car Boubakeur avait déjà exprimé son amitié pour l’UOIF. Le 26 mars 2005 au Bourget, il était aux côtés du président de l’UOIF Lhaj Thami Breze et fit cause commune avec les radicaux:

« Notre vieille amitié, c’est une amitié d’une décennie[…] nous voulons taire nos différences ou nos divergences de points de vue pour voir l’essentiel, l’essentiel. L’essentiel nous l’avons dit c’est la réussite de la communauté musulmane dans son insertion harmonieuse, sereine, dans la société française »

– Un journaliste pose la question : « mais il en reste des divergences ? »

– Boubakeur : « heu écoutez, des divergences non, nous avons été très francs, vous savez on a jamais caché nos divergences quand il y en a eu nous l’avons dit à un moment donné pour la constitution du CFCM, nous n’avons pas été tout à fait d’accord, et pendant le parcours de la consultation forcément il y a eut des moments mais là récemment avec la fondation nous avons vu que nos convergences sont vraiment trop fortes , sont vraiment importantes, donc nous allons inch’Allah aujourd’hui poser la pierre à partir de laquelle nous allons construire la confiance et le dialogue qui nous manquait vraiment […]  Nos différences de visions ne doivent pas nous diviser, car nos objectifs sont tous convergents, seules nos méthodes peuvent différer. »

Dans son Guide de l’étudiant pour apprentis imâms, la Grande Mosquée de Paris cite en référence bibliographique le cheikh Yusuf al Qaradawi proche du Hamas et pro hitlérien (« la Shoa est un châtiment divin« ) et un manuel de charia  (Risâla de Qaraywani) appelant à tuer ceux qui insultent le « prophète » et les homosexuels. Voilà l’islam « modéré » que nous vendent les responsables politiques et les éditorialistes.

Il est temps de fermer administrativement les mosquées de ces deux fédérations et de raccompagner poliment dans leurs pays leurs imâms étrangers.

Observatoire de l’islamisation, février 2016.

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