Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme
Mosquées radicales : ce qu'on y dit, ce qu'on y lit (Dominique Martin Morin éditeur, novembre 2016), en vente chez Amazon, Fnac, Decitre...

Bruxelles: la signature de l’artificier Najim Laarchaoui (Màj : mort à l’aéroport)

Capture d’écran 2016-03-22 à 09.42.08

Un blessé devant une bouche de métro à Bruxelles ce matin.

Mise à jour du 24 mars 2016 : Laarchaoui est mort à l’aéroport de Bruxelles en se faisant sauter.

Quatre jours après l’arrestation de Salah Abdeslam à Bruxelles, l’enquête vient de franchir une nouvelle étape. L’ADN d’un certain Najim Laarchaoui a été retrouvé à plusieurs endroits-clé de la trajectoire des terroristes du 13 novembre. Dans un communiqué, le parquet fédéral belge a révélé que les traces de Laachraoui avaient été identifiées «dans la maison louée à Auvelais, ainsi que dans l’appartement de la rue Henri Bergé à Schaerbeek», deux lieux utilisés par les commandos pour préparer les attentats de Paris. L’ADN du suspect a également été retrouvé sur «du matériel explosif utilisé lors des attaques». Selon la RTBF, il s’agirait d’au moins deux ceintures d’explosifs, utilisées pour l’une au Bataclan, pour l’autre au Stade de France.

C’est lui qui avait envoyé le SMS du « top départ » à Paris, et a échangé avec plusieurs terroristes sur place.

L’homme est toujours en fuite, tout comme Mohamed Abrini, l’homme filmé le 11 novembre au volant de la Clio noire louée par Salah Abdeslam. Il a été jugé par défaut en février à Bruxelles dans le procès d’une filière de recrutement de combattants pour la Syrie et une peine de 15 ans de prison a été requise à son encontre.

Selon la RTBF, plusieurs éléments indiquent que Laachraoui pourrait être l’artificier des attentats de Paris. Il aurait des compétences en électromécanique suffisantes pour concevoir les explosifs sur lesquels son ADN a été retrouvé. Par ailleurs, la planque de Schaerbeek où il a séjourné serait le lieu où ont été confectionnés les explosifs utilisés en novembre. Selon la même source, il était connu des services belges et faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis mars 2014.