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Les évêques soudanais dénoncent le pilonnage des civils par le président islamiste

Le président El-Bechir avec sa femme.

Le président El-Bechir avec sa femme.

(Information non traitée par les médias français)

Radio Vatican du 2 juin 2016

« Les évêques du Soudan ne cachent pas leur colère : ils condamnent avec la plus grande fermeté les raids aériens incessants dans les Monts Nouba qui tuent et blessent sans discrimination et qui répandent une culture de peur et de mort au sein de la population. Ces jours derniers, une école catholique a été touchée au Kordofan du Sud, entre les deux Soudans, une zone contrôlées par les rebelles, qui contestent le pouvoir du président Omar el-Béchir.

Mgr Macram Max Gassis, évêque émérite d’El-Obeïd, indique que 15 bombes sont tombées le 18 mai à proximité de cette école primaire ; trois d’entre elles à 300 mètres seulement. Le 26 mai, un missile largué par un chasseurs-bombardier a touché le complexe scolaire provoquant des dégâts importants. Le toit de la bibliothèque s’est en partie effondré et les livres ont été endommagés. Heureusement, les enfants  n’étaient pas à l’école.

Depuis cinq ans, les forces du président Omar el-Béchir combattent la branche nord du Mouvement de libération du Soudan dans les Etats du Nil-Bleu et du Kordofan du Sud. L’armée mène une campagne implacables d’attaques aériennes et au sol contre les personnes vivant dans les zones contrôlées par les rebelles, bombardant les logements, les écoles, les hôpitaux et les commerces et y compris dans les endroits éloignés de toute cible militaire. Selon Amnesty international, le bourdonnement caractéristiques des Antonov domine le quotidien, tous le reconnaissent. Issus de tribus arabes nomades et de communautés de cultivateurs africains marginalisés par le gouvernement soudanais, la plupart des habitants du Kordofan du sud soutiennent les rebelles.

Depuis 2011, les bombardements de l’aviation soudanaise ont fait des centaines de victimes et plus de 400 000 déplacés. Le système de santé a été décimé, la crise humanitaire est sans précédent. De plus, Khartoum limite l’accès des régions en guerre la presse et aux humanitaires. La vérification des informations souvent contradictoires est difficile. Du coup le monde semble se désintéresser du problème. Mgr Gassis lance un appel pressant à toutes les parties concernées les invitant à travailler pour trouver une paix durable .

(CV-RF avec Fides)

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