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Mosquées radicales : ce qu'on y dit, ce qu'on y lit (Dominique Martin Morin éditeur, novembre 2016), en vente chez Amazon, Fnac, Decitre...

Orlando: le meurtre des homosexuels est bien prévu par la charia et enseigné dans des mosquées

bpt6k5813421pIbn Abî Zayd (922-996), dit Al-Qayrawânî car il passa la majeure partie de sa vie à Kairouan, est un des piliers de l’école sunnite malékite, officielle en Algérie et au Maroc. Surnommé également « le petit Malik » car il est connu pour tenir la doctrine du fondateur de cette école Mâlik ibn Anas par voie de tradition orale de trois garants successifs, « ce qui donnait à son enseignement une valeur d’authenticité remarquable » précise son traducteur Léon Bercher (+) qui collabora avec Henri Pérès (+), professeur d’arabe et fondateur de la « Bibliothèque Arabe-Française » à Alger au début du XXème siècle.

L’Epître  (risâla) de Qayrawânî, une sorte de condensé de doctrine destiné à vulgariser simplement le droit islamique, fut commandé par Sîdî Mahriz qui dirigeait une école islamique (Zâwiya) célèbre à Tunis, et est passé à la postérité comme étant un manuel incontournable pour les fidèles, notamment les plus jeunes, de par sa construction en petits chapitres thématiques de prescriptions limpides. Ce manuel comprend 4000 prescriptions juridiques (masaâla) et quatre cent hadith (propos de Mahomet rapportés par ses contemporains).

Le ministère des Affaires religieuses du Maroc rend compte que   « Elle (la Risâla) est programmée dans les établissements de l’enseignement traditionnel et elle est hautement considérée par les oulémas » (source : habous.gov.ma). 

Il est programmé comme « référence » par « Le guide de l’étudiant » de l’institut al-Ghazâli, école d’imâm de la Grande Mosquée de Paris. Nous l’avions trouvé à l’Institut du Monde Arabe. Plus généralement, étant aussi connu chez les musulmans que le catéchisme chez les catholiques, il se trouve dans toutes les librairies musulmanes.

On y lit que :

  «  Si un homme commet l’acte de sodomie avec un mâle adulte consentant, les deux doivent être condamnés à mort, musulmans ou non. » ( chapitre 37, des prescriptions relatives aux délits de sang et aux peines légales)

Le cheikh marocain Saïd Al Kamali, extrêmement populaire dans les mosquées marocaines en France, régulièrement en conférence dans celles-ci, fait des séminaires dédiés sur ce livre de charia.

Un autre exemple dans cette école diplomante d’enseignement de l’islam, dirigée par le cheikh algérien Zakaria Seddiki qui a longtemps enseigné à l’école d’imams de l’UOIF l’IESH, avant de monter sa structure :

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Autre grand « savant » qui préconise la mise à mort des homosexuels, le cheikh Yussuf Al-Qaradawi qui préside l’Union Internationale des Savants Musulmans, pour qui Tariq Ramadan « éprouve un profond respect [1] ». Dans son ouvrage « Le licite et l’illicite » (éditions al-Qalam, 2002) il s’interroge sur la manière la plus « pratique » d’éliminer les homosexuels :

« Est-ce que l’on tue l’actif et le passif ? Par quel moyen les tuer, est-ce avec un sabre ou le feu, en les jetant du haut d’un mur ? Cette sévérité qui semblerait inhumaine n’est qu’un moyen pour épurer la société islamique de ces êtres nocifs  ».[2]

Les livres de Qaradawi sont disponibles à la bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe, étant un savant exerçant une grande autorité dans le monde sunnite.

Observatoire de l’islamisation.

[1] Tariq Ramadan in Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?, Aziz Zemouri, l’Archipel, 2005, page 135.

[2] Youssef Qaradhawi , Le licite et l’illicite, El Qalam, 2002, p.175