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Mosquées radicales : ce qu'on y dit, ce qu'on y lit (Dominique Martin Morin éditeur, novembre 2016), en vente chez Amazon, Fnac, Decitre...

Les livres djihadistes colonisent toujours les rayons de la Fnac

Manuel de jihâd  vendu à la Fnac en ce moment

Manuel de jihâd vendu à la Fnac en ce moment

Depuis deux ans, le nombre de livres de droit musulman préconisant le djihad offensif et les châtiments prévus par la charia se multiplient dans les Fnac parisiennes. Déjà en janvier 2015, nous avions repéré l’ouvrage La Voie du Musulman du cheikh algérien al Jazairi, référence des salafis saoudiens, Fnac Montparnasse. En novembre 2015, c’est un guide parfait de la police islamique qui a été trouvé à la Fnac des Halles, recommandant de briser les instruments de musique et les tableaux, et pire, de tuer les non musulmans : « Il n’y a aucun mal à tuer un incroyant et le musulman qui tombe au combat acquiert le statut de martyr (shahîd). »

Maitre Gilles-William Goldanel a pour le compte de l’association Avocats Sans Frontières saisi la justice pour faire cesser cette diffusion permettant aux esprits faibles de justifier des attentats sur notre sol.

Jeudi 22 septembre 2016, nous avons trouvé à la Fnac des Halles le livre Le Wajiz ou Le sommaire de la jurisprudence, écrit par le « savant » égyptien Abdeladhim Ibn Badaoui. Edité par un des principaux éditeurs wahhabite du monde basé à Riyad, l’International Islamic Publishing House, il contient comme tout ouvrage de jurisprudence sunnite, un chapitre sur les « sanctions légales », comme la condamnation à mort de l’apostat, les « cent coup de fouet » pour les « fornicateurs célibataires », et la lapidation de la femme non mariée qui vient d’accoucher. Ce dernier avis est basé sur la jurisprudence du cas d’une femme nommée Ghamidiya, « coupable » d’être tombée enceinte lors d’une relation adultère. La suite de l’histoire montre toute la cruauté du « prophète » Mahomet :

« Un homme des Ansars s’est engagé à l’héberger pendant cette période. Quand elle a eu accouché, il est allé dire au Prophète : « Ghamidiya a accouché ». Ce dernier lui a dit : « On ne doit pas la lapider et laisser son bébé sans personne pour l’allaiter ». C’est alors qu’un homme des Ansars s’est levé et a dit : « Je m’occupe de son allaitement, O Prophète d’Allah ». Le Prophète a alors ordonné sa lapidation[1]»

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Fnac Les Halles, jeudi 22 septembre 2016.

Ce manuel de charia est « inscrit au catalogue de la Bibliothèque Nationale du Roi Fadh » précise l’éditeur. Son chapitre intitulé « Le livre du Djihâd » n’est pas plus rassurant :

« Il faut savoir qu’il est recommandé de faire fréquemment le djihad et ce, d’après les versets, les hadith et les propos des compagnons et des adeptes qui ont mentionné ce sujet. Le djihad est obligatoire au moins une fois par an, car le Prophète, depuis qu’il lui a été ordonné, ne l’a pas délaissé une seule année et suivre son exemple est une obligation. (…) Il faut que tout le monde sache qu’en islam, les hostilités ne sont déclarées qu’après un ultimatum où l’ennemi devra choisir entre trois options : la conversion à l’islam, le payement d’un tribut, ou, en dernier lieu, la guerre. On peut dénoncer un pacte éventuel et déclarer les hostilités avant tout ultimatum s’il y a lieu de craindre une trahison, le pacte ne se concluant qu’avec les Gens du Livre (Ahl al-Kitab) qui acceptent le pacifisme de l’islam et le payement du tribut (jizya). Sinon, aucun pacte ne doit se conclure sauf si les musulmans se trouvent en état de faiblesse, et dans ce cas, cette disposition doit être provisoire[2] »

On comprend mieux les accords de paix systématiquement rompus par le Hamas en Israël. Pour ceux qui persistent à présenter le djihâd comme une action de légitime défense, un hadith suit l’explication :

« Quand le Messager d’Allah désignait quelqu’un à la tête d’une armée ou d’une expédition, il disait : « Partez à la conquête pour la cause d’Allah ! Combattez ceux qui nient Allah ! » (rapporté par Bouraida).

Ibn Badaoui poursuit la leçon en précisant : « Le djihad est obligatoire pour tout musulman, pubère, sain d’esprit, libre, mâle, apte à combattre, ayant suffisamment de nourriture pour lui et pour sa famille pendant son absence[3] ».

Badaoui rappelle ensuite que le Prophète a autorisé les jeunes à faire le djihad dès l’âge de quinze ans.

Ce livre a été photographié par Paris Match dans la chambre d’un jeune parti faire le djihâd en Syrie, lors de l’interview de ses parents début 2014. Combien de jeunes musulmans ont-ils été poussés à passer à l’action après s’être conditionnés par cette littérature ?

Comment s’étonner que l’idéologie djihadiste prospère en France alors que la plus grande chaine de librairie sur son sol est autorisée par l’Intérieur –parfaitement au courant- à la diffuser ?

Observatoire de l’islamisation, 26 septembre 2016.

[1] Abdeladhim Ibn Badaoui, Le Wajiz, éditions IIPH, 2011, page 514

[2] Op. Cit. page 566

[3] Op. Cit. page 568