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La traite des esclaves noirs et blancs par les arabo-musulmans


Emission du 5 mai 2017 avec Tidiane N’Diaye qui présente son livre « Le génocide voilé » , présentation de l’éditeur:

Cette étude éclaire un drame passé à peu près inaperçu : la traite des Noirs d’Afrique par le monde arabo-musulman. Cette traite a concerné dix-sept millions de victimes tuées, castrées ou asservies, pendant plus de treize siècles sans interruption. Les razziés étaient contraints de traverser le désert à pied pour rejoindre le Maghreb, l’Égypte ou la péninsule Arabique via Zanzibar, par bateaux… Pourtant, cette traite négrière a été minimisée, contrairement à la traite occidentale vers l’Amérique. Pourquoi ? Parce que seule la conversion à l’islam permettait d’échapper à l’esclavage, mais n’a pas épargné les Noirs. Toutefois, de nos jours la majeure partie de l’Afrique est devenue musulmane, d’où une forme de fraternité religieuse entre le côté «blanc» et le côté «noir» du continent, et une volonté commune de «voiler» ce génocide. Un livre polémique et courageux. Acheter le livre 7 euros.

Lire aussi :

Esclaves chrétiens, maîtres musulmans : L’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800):

La traite des Blancs pratiquée en Méditerranée par ceux que l’on nommait alors les Barbaresques a duré près de trois siècles et a causé plus d’un million de victimes. Qui étaient ces esclaves ? Comment se les procurait-on ? Comment fonctionnaient les marchés d’Alger, de Tunis et de Tripoli, les trois villes formant le noyau dur de la Barbarie ? Quelle forme prenait l’asservissement physique et moral de ces hommes et femmes originaires de toute l’Europe ? Comment l’Eglise catholique et les Etats européens tentèrent-ils de les racheter ? Les réponses que l’auteur apporte à ces questions et à bien d’autres battent en brèche l’idée élaborée au XIXe siècle et encore dominante d’un esclavage fondé avant tout sur des critères raciaux. Sur un sujet négligé ou sous-estimé par de nombreux historiens mais volontiers exploité par le roman populaire, cet ouvrage très sérieusement documenté, fruit de dix années de recherches, a reçu lors de sa première édition en France (Jacqueline Chambon, 2006) le prix Madeleine Laurain-Portemer de l’Académie des sciences morales et politiques.

Biographie de l’auteur

Robert C. Davis est professeur d’histoire, spécialiste de l’histoire sociale de l’Italie, à l’université d’Etat de l’Ohio.