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Travailleurs sociaux et psychologues pour les djihadistes de retour en Allemagne et Danemark

Lu dans Le Figaro du 1 er février (extrait) :

Allemagne :

En novembre 2017, les renseignements allemands affirmaient que sur les 960 djihadistes qui étaient partis en Irak et en Syrie, un tiers de ces individus étaient de retour. Si 80 d’entre eux ont été emprisonnés, entre 200 et 220 djihadistes seraient aujourd’hui rentrés chez eux. (…) Pour lutter contre la radicalisation, l’Office fédéral pour la migration et pour les réfugiés (BAMS), qui dépend du ministère de l’Intérieur, a créé le «Bureau d’information sur la radicalisation». Ce dernier travaille avec les services de renseignements, mais aussi avec les acteurs de la société civile. Il se repose notamment sur quatre associations, dont la Violence Prevention Network (VPN). Depuis juillet 2014, la VPN travaille avec des familles dont les membres sont partis faire le djihad, mais également avec des individus qui sont revenus d’Irak ou de Syrie. Des travailleurs sociaux et des psychologues sont également chargés d’accompagner les djihadistes de retour. » 

Danemark :

« Avec environ 143 personnes parties faire le djihad depuis 2012, le Danemark est l’un des pays les plus touchés en Europe, si l’on compare ce chiffre à la population.(…)Les djihadistes qui reviennent peuvent, s’ils le souhaitent, s’inscrire à un programme de déradicalisation. L’État les aide alors dans leurs démarches pour chercher un logement ainsi qu’un emploi. «Ils ont aussi droit à une prise en charge médicale et psychologique gratuite», précise un rapport publié en juin 2017 par le Center for Security Studies (CSS) de Zurich. Pour veiller sur eux pendant cette période de transition, un mentor est désigné, il peut d’ailleurs s’agir d’un ancien djihadiste. Spécialement formés, ces «mentors» accompagnent les revenants au quotidien. «Au Danemark, les djihadistes qui reviennent sont considérés comme des victimes», estime Asiem El Difraoui. Lire l’intégralité dans Le Figaro

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