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Les notables de l’islam lyonnais réputés « modérés » au secours de Tariq Ramadan

Azzedine Gaci et Kamel Kabtane

Beaucoup sont tombés dans le panneau. Le cardinal Barbarin en tête qui présente Azzedine Gaci, pourtant de l’UOIF, comme son « ami », d’ailleurs qualifié d’ « imâm républicain » par des journalistes non spécialistes de cette mouvance des Frères Musulmans. L’homme, recteur de la mosquée de Villeurbanne,  a présidé le Conseil régional du culte musulman pour la région Rhône-Alpes de 2005 à 2011. Gaci vient de co signer une lettre avec le recteur de la grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, afin de dénoncer le « lynchage politico-médiatique » de Tariq Ramadan , qualifié « d’intellectuel », ce qui n’est pas évident quand on lit ses livres.

Dans un communiqué commun, les deux recteurs estiment l’islamologue suisse «victime d’un lynchage médiatico-politique où les convictions personnelles et les rancœurs prennent souvent le pas sur la sacro-sainte présomption d’innocence à laquelle on ne songe pas un instant».

«Le régime d’exception et la sévérité appliquée à cet intellectuel de renom, reconnu et respecté au sein des musulmans de France, alimente sans cesse le sentiment d’une justice à double vitesse et nourrit l’idée selon laquelle Tariq Ramadan est plus jugé pour ses idées et ses engagements que pour les faits qui lui sont reprochés, et sur lesquels la justice doit pouvoir travailler en toute sérénité», écrivent Kamel Kabtane et Azzedine Gaci.

«Loin de toute autre considération, c’est au nom de cet esprit de justice sereine et apaisée que nous demandons sa libération immédiate en raison de la dégradation de son état de santé», ajoutent les deux recteurs.

Les deux hommes n’hésitent pas à dire que l’islamiste est « reconnu et respecté par les musulmans de France », et non pas par les seuls islamistes des Frères Musulmans. Rappelons que la thèse de Ramadan était une apologie de la pensée de son grand père Hassan Al-Banna, fondateur de la confrérie totalitaire. 

Ce qui est grave est la subvention à hauteur d’un million d’euros chacun par la ville de Lyon , la métropole et l’état (lire cet article) de l’Institut français de civilisation musulmane (IFCM), présidé par Kamel Kabtane, qui devrait ouvrir ses portes d’ici au printemps 2018.