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Mosquées radicales : ce qu'on y dit, ce qu'on y lit (Dominique Martin Morin éditeur, novembre 2016), en vente chez Amazon, Fnac, Decitre...

Attaque de la Seyne-sur-Mer : « Allah Akbar, vous êtes tous des mécréants ». Les mécréants décriés à la mosquée de la ville.

Connue de la police pour des violences, une jeune femme voilée de 24 ans a agressé au cutter un client et une employée  clients d’un supermarché Leclerc situé à La Seyne-sur-Mer. Selon les témoins, cette jeune femme, habillée en noir et portant un voile, a crié « Allah akbar » et « vous êtes tous des mécréants » avant d’être maîtrisée par des personnes sur place. Le client a reçu des coups de cutter au thorax, tandis que l’employée a été blessée près d’un œil. 

Le fait qu’elle se soit présentée comme « la bien aimée de Dieu » , phraséologie musulmane, la fait passer pour une « déséquilibrée » auprès du procureur, peu formé à l’idéologie islamique. L’affaire est donc rangée au fichier des actes commis par des « déséquilibrés », afin de faire baisser les statistiques du terrorisme islamique. 

Coïncidence, la mosquée de la Seyne-sur-Mer, monumentale, est de tendance salafiste-réformiste, avec des intervenants comme le salafiste « quiétiste » Ismail Mounir  :

ici Ismail Mounir avec le sulfureux imâm de Brest Houdeyfa, figure du salafisme français. En 2012, ce dernier a affirmé tranquillement que ne pas porter le voile, c’est s’exposer au viol : « Si la femme sort sans honneur, qu’elle ne s’étonne pas que les hommes abusent de cette femme-là. »

Abdessalem Souiki, imâm régulier qui réalise les prêches  donne aussi des cours à la mosquée :

Abdessalem Souiki se vante d’avoir eu comme professeur à Constantine le Frère Musulman Mohamed al Ghazali (1917-1996)  : 

Mohamed El Ghâzali est un penseur des Frères Musulmans qui approuva l’assassinat du penseur réformiste égyptien Farag Foda en 1992. Ce dernier réclamait notamment une laïcisation de la société et la fin des discriminations envers la minorité Copte. Le cheikh, auréolé de son statut de professeur à l’Université islamique d’Al-Azhar avait commenté : « si le gouvernement peine à condamner les apostats, n’importe qui peut se charger de le faire ». Il définit devant le tribunal chargé de juger Farag Foda que les apostats étaient ceux qui refusaient d’appliquer la charia, et qu’ils méritaient la condamnation à mort. Dans son livre L’Ethique du musulman (éditions Al Qalam, 2012) on lit : « Certaines personnes mobilisées pour le jihâd obligatoire avancent avec la chair de poule (…) le délaissement du jihâd est une porte grande ouverte à l’infidélité » (page 45).

Dans la courte conclusion de cet imposant traité de droit musulman, Ghazâli résume :

« Le jihâd, en matière de recommandation du bien et du mal et le jihâd avec les différents moyens pour faire triompher la Parole de Dieu relèvent de l’éthique que j’ai analysée en parlant de la politique de l’Islam intérieure et extérieure » (page 315).

Auteur de 94 livres, cet égyptien a effectivement enseigné à l’université islamique de Constantine en Algérie (Wikipédia). Souvent cité en référence par Tariq Ramadan dans ses conférences en occident, il mourut à 78 ans en 1996.

Autre imâm borderline de la mosquée de la Seyne-sur-Mer, Mourad Hamza. La mosquée met en ligne ses conférences où on l’entend prononcer   » Ne suit pas et ne prend pas comme guide les mécréants, et surtout les hypocrites, et laisse tomber tout le mal qu’ils te font. Ils vont te faire beaucoup de mal. Ils vont parler, parler, parler, excusez-moi je vais employer un terme fort, ils vont aboyer » ( minute 14)

Voilà donc pour l’écosystème musulman de la Seyne-sur-Mer.

Observatoire de l’islamisation, 17 juin 2018.

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