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La méconnue collaboration des Frères Musulmans avec l’Etat Islamique

Extrait d’une étude du Centre des études du Moyen-Orient dans son webzine La Référence :

Recrutement des éléments des Frères chez Daesh : la période récente a vu de nombreux éléments du groupe des Frères rejoindre les rangs de Daech, et exécuter des opérations à son profit, ou au moins coopérer avec elle. Le plus connu est Mahmoud Chafiq, qui a attaqué l’église Saint-Pierre du Caire, en septembre 2016, et était membre du groupe des Frères avant de rejoindre Daech ou ce qui est connu sous le nom de « Wilaya Sina ». C’est également le cas de Omru ad-Dib qui est apparu dans une séquence vidéo de l’organisation avec un groupe de ses éléments, en train d’exécuter des opérations terroristes contre les forces de l’armée et de la police, ou encore de Mohammad Magdi ad-Dalei qui a occupé le poste d’émir de la « Hisba » dans la Wilaya Sina et est l’auteur de la fatwa autorisant à tuer les musulmans en prière dans la mosquée d’ar-Rawda.

Mais ce sont aussi les éléments du mouvement Hamas de tendance frériste qui ont rejoint la Wilaya Sina, comme l’a révélé l’attaque le 7 juillet 2017 contre des points de contrôle de l’armée au sud de la ville de Rafah : deux ex-membres du mouvement Hamas, Moadh al-Qadi et Khalil al-Hamayideh, faisaient partie des attaquants. Par conséquent, la transformation n’a pas eu lieu uniquement au niveau idéologique, mais aussi à celui de la participation aux opérations. Certains d’entre eux ont été tués dans les affrontements avec les forces de l’armée égyptienne, comme Mohammad Hassan Abou Chawich, et Abdel Hilal Qechta, ex-membre des brigades Ezzeddine al-Qassam, tué dans un raid aérien mené contre des objectifs dépendant de Daech an Sinaï en décembre 2016.

En Tunisie, le rapport du Centre international d’Etudes stratégiques, sécuritaires et militaires – dont le siège est à Tunis – a révélé en avril 2018 des informations sur l’implication du groupe des Frères musulmans de Tunisie dans les opérations de transport de combattants vers la Syrie et l’Irak au profit de Daech, avant d’être impliqué à nouveau dans l’entrée en Tunisie de combattants de retour des zones de combat, grâce à de faux passeports et de manière illégale, et parfois par le biais de contrats de travail fictifs dans des pays étrangers. Lire l’article intégral

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