Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme
Mosquées radicales : ce qu'on y dit, ce qu'on y lit (Dominique Martin Morin éditeur, novembre 2016), en vente chez Amazon, Fnac, Decitre...

Aix : la mosquée du Calendal pourrait être expulsée de force

Lu dans La Provence du 19 avril 2019 :

Rappel des faits

Après la mise en évidence d’une dérive radicale sous l’impulsion de l’imam vitrollais Charef M’Baret, début 2017 la salle de prière avait été fermée par la préfecture de police au motif d’une « menace pour la sécurité et l’ordre public ». Une mesure levée depuis mai 2018. Mais le bailleur Pays d’Aix Habitat entend tourner la page et récupérer son local. En février, la justice a prononcé l’expulsion de l’association Salam.

À peine un mois après qu’elle a repris ses activités et à quelques jours du début du ramadan (le 5 mai), l’avenir de la salle de prière du Calendal est plus incertain que jamais. Hier, les responsables de l’association qui gère le lieu, désormais baptisée « Salam » (paix en arabe), ont reçu un courrier de la préfecture les avisant que « l’huissier de justice requérant disposera du concours de la force publique pour procéder à (leur) expulsion » s’ils ne libèrent pas le local de Pays d’Aix Habitat qu’ils occupent depuis une vingtaine d’années. En d’autres termes, s’ils ne partent pas d’eux-mêmes, c’est la police qui les y contraindra. Le délai accordé expirait hier.(…)

Ce rebondissement intervient alors que cette mosquée attachée à une pratique rigoriste de l’islam ancrée dans le courant salafiste était en pleine renaissance. Cette semaine, les responsables annonçaient même leur intention de reprendre dès les prochaines semaines les prêches du vendredi (qui accueillaient jadis jusqu’à 300 personnes) tout en mettant en avant les changements opérés pour rompre avec les dérives qui ont abouti à la fermeture de la salle de prière en plein état d’urgence (voir notre édition du 17 février). Des gages qui ne semblent pas convaincre les services de sécurité qui considèrent que le noyau de fidèles attaché à la ligne fondamentaliste est toujours présent et que le risque de radicalisation reste entier. D’où cette volonté d’agir avant que l’association « Salam » ne reprenne de l’envergure. Lire la suite sur La Provence