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Sri Lanka: deux frères islamistes au cœur de l’enquête


Lu dans Le Figaro du 23 avril 2019 :

Ils figuraient parmi les kamikazes, auteurs d’un carnage lors du dimanche de Pâques au Sri Lanka. Selon plusieurs sources proches de l’enquête, deux frères islamistes ont joué un rôle clé dans les attentats qui ont tué plus de 320 personnes dans trois hôtels de luxe et trois églises, en pleine messe, notamment à Colombo. Les autorités attribuent pour le moment ce bain de sang au mouvement islamiste local National Thowheeth Jama’ath (NTJ). L’organisation n’a cependant pas revendiqué les attaques, à l’inverse de l’État islamique, qui a affirmé qu’elles étaient le fait de «combattants de l’État islamique». Mardi, le premier ministre sri-lankais, Ranil Wickremesinghe, a déclaré qu’il pouvait effectivement y avoir «des liens» entre les attentats de dimanche et l’État islamique.

Les deux frères, âgés entre 20 et 30 ans, dont les noms n’ont pas été révélés, étaient d’origine aisée et fils d’un riche commerçant d’épices. Selon les policiers, ces suspects, qui sont morts dans les attaques, dirigeaient une «cellule terroriste» familiale et jouaient un rôle clé au sein du NTJ. Les enquêteurs ignorent toutefois encore si les attaques sont le fait de cette seule «cellule», ou d’équipes séparées mais coordonnées (…)

Les forces de l’ordre ont arrêté à ce jour 40 personnes en lien avec les attentats, qui ont fait 320 morts et 500 blessés. Si l’un des deux frères avait donné de faux détails sur son identité lors de son enregistrement à la réception de l’hôtel, l’autre avait en revanche inscrit sa véritable adresse. Cela a guidé la police jusqu’à leur résidence familiale à Orugodawatta, quelques heures seulement après les explosions. «Lorsque les forces spéciales sont allées là-bas pour enquêter, la femme d’un des frères a actionné des explosifs, se tuant avec ses deux enfants», a déclaré un responsable policier. Trois commandos de la police ont également péri dans la déflagration, qui a causé l’effondrement du plafond. Lire la suite dans Le Figaro