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Un nouveau collège musulman dans une mosquée nantaise inaugurée par Tariq Ramadan

Un collège musulman, nommé « Al Bader » logé dans le centre culturel de la mosquée frériste Assalam de Nantes vient d’ouvrir ses portes. Deux classes de sixième et cinquième au premier étage du Centre Culturel Abdullah AL-DARWICH, qui avait reçu 200 000 euros de subventions de la mairie socialiste en 2009, suscitent l’enthousiasme dans le quartier Malakoff de Nantes. Hormis le programme commun de l’Education Nationale, des cours de Coran, de hadith et d’arabe sont programmés chaque semaine. Des « débats sur des sujets d’actualités » sont prévus, ce qui laisse craindre une subjectivité de la vision frériste du monde. Car dans cette mosquée de l’UOIF, rebaptisée « Musulmans de France » en 2018 pour tenter de gommer l’image ternie de cette fédération liée à la confrérie égyptienne, la vision du monde risque d’être très orientée. La mosquée Assalam avait été inaugurée avec Tariq Ramadan et Lhaj Thami Breze le 11 mai 2009. Ce dernier présidait l’UOIF à l’époque et n’a jamais caché son appartenance aux Frères. Interrogé par le journal algérien L’Expression du 16 mai 2002 il le reconnaissait volontiers : « Nous sommes des Frères Musulmans ».

L’adjoint au maire de Nantes, Pascal Bolo, second de Jean-Marc Ayrault, avait posé la première pierre en 2009 suite à l’accord de la subvention.

Parmi les prêcheurs invités dans la mosquée Assalam par le passé, les habituels figures fréristes hexagonales comme Hassan Iquioussen, négateur du génocide arménien et militant de la restauration du califat. Autre conférencier invité de la mosquée ainsi que nous l’apprend son site internet, Mohamed Minta, diplômé de l’Université islamique de Medine, et imâm de la mosquée de Décines. Minta est connu pour avoir fondé le centre islamique Shâtibi où il enseigne aux côtés de Hani Ramadan, sans être dérangé par le soutien au jihâd pour rétablir le califat par ce dernier. Malien, il est incompréhensible qu’il soit toléré sur le sol français. Rappelons cette citation de Hani Ramadan son proche collègue : « Le monde musulman est en ébullition. Cette force peut et doit être orientée vers un Etat islamique, un Etat appliquant le Coran et la Sunna.(…) Les musulmans ne retrouveront jamais leur bonheur perdu s’ils ne reviennent pas au jihad et ne cherchent pas à établir un Etat Islamique ». (Hani Ramadan, Sermons du vendredi rappels et exhortations, éditions Tawid, 2011, page 465.)

Malheureusement, Ouest-France nous apprend que la Rectorat a donné son accord pour l’ouverture du collège. Le laxisme des autorités françaises est incompréhensible avec les collèges-lycées de la fédération de l’UOIF, qui se multiplient partout dans l’hexagone.