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La nouvelle mosquée de Combs-la-Ville en sympathie avec les Frères Musulmans

Petite ville de 22 000 habitants à 28 kilomètres au sud de Paris, en Seine-et-Marne, Combs-la-Ville comprend déjà une salle de prière gérée par l’Association culturelle et éducative des Musulmans de Combs-la-Ville, créée en 1991. Cette association a déjà récolté 447 000 euros pour la construction d’une grande mosquée, alors que son objet social premier était comme son nom l’indique de faire de l’éducation, et c’est pour cela qu’elle relève de la loi de 1901 et non 1905. Etant donné qu’il ne manque plus que 6000 euros pour le démarrage du chantier, il est fort probable que le monument sortira de terre en 2020.

L’association selon elle « propose un cursus de plusieurs niveaux, à raison de trois heures hebdomadaires pour des enfants à partir de six ans jusqu’à la troisième. Trois modules permanents sont enseignés : Mémorisation du Coran, Langue Arabe et Éducation islamique. A l’issue de ce cursus, l’élève devrait avoir acquis les rudiments de la langue Arabe (lecture, écriture et initiation à la grammaire et conjugaison) et les bases de la culture islamique (Foi et pratiques cultuelles, Coran, Morale, Histoire, …). » (source).

Les prédicateurs invités par la mosquée sont des alliés des Frères Musulmans, comme Hassan Iquioussen ou Mohamed Bajrafil.

 Iquioussen, négationniste du génocide arménien, est un fervent défenseur des Frères Musulmans et du retour du califat politique. Dans une conférence de janvier 2013 consacrée à l’Empire Ottoman il expose sa stratégie pour un retour du califat, où les lettrés et les savants de l’islam auront pour rôle de  « ramener les musulmans dans le giron de l’islam pour recréer cette entité politique qui a pour objectif de permettre aux musulmans de vivre leur foi dans tous les domaines : économiques, politiques, et tout ce que vous voulez. Donc le califat est en train de revenir, ça va prendre du temps mais il y a un début à toute chose, regardez : révolutions, on renverse les tyrans despotes, d’accord, qui étaient tous laïcs, islamophobes. »

Dans une conférence à la Grande mosquée de Dunkerque (qui fut inaugurée par le sénateur-maire PS de la ville en 2013, Michel Delebarre) le prédicateur de l’UOIF abordait le génocide arménien :

« Cinq cent mille arméniens ont fait pression sur l’ex président de la France Sarko pour qu’il vote une loi pour condamner les turcs, pour un péché qu’ils n’ont pas commis. On est bien d’accord, le pseudo génocide arménien. La loi n’est pas passée hein, donc je peux dire que ça existait pas. Si la loi était passé, alors là je ferme ma bouche. Vrai ou faux ?  Si la loi était passée je ne pourrais pas dire que le génocide arménien n’existe pas, parce que la loi me condamne. Donc là je peux m’éclater ! Regarde je parle, il n’y a pas eu de génocide, et j’ai les preuves historiques qu’il n’y a pas de génocide »

Aussi, l’imâm salafiste de la mosquée de Gonesse, Ahmed Hilali, récemment médiatisé pour avoir été l’imâm de Mickael Harpon, l’assassin de la préfecture de police de Paris, était invité de la mosquée de Combs-la-Ville le 30 mars 2019 !

Ahmed Hilali , fiché S, fut aussi imam à la mosquée de Sarcelles de novembre 2013 à septembre 2015, date à laquelle il fut licencié.

« Cet imam était très connu, avant d’être à Gonesse il était à Sarcelles. Nous avons fait en sorte, avec les responsables d’une des mosquées de Sarcelles de l’évincer de la ville car il commençait à avoir des attitudes extrêmement dangereuses pour la communauté musulmane de la Ville », déclara au FigaroFrançois Pupponi, maire de Sarcelles jusqu’en août 2017 et désormais député.

Pupponi ajoutait : « Il recrutait des jeunes délinquants, mettait dehors les anciens musulmans de la mosquée, faisait rentrer des salafistes, etc. Les anciens ont vu arriver ce jeune qu’ils ont recruté. Très vite, il a commencé par tout diriger dans la mosquée, par faire entrer des gens peu fréquentables. Les services de renseignement savaient. Pour en parler régulièrement avec eux, il savait cet individu dangereux. Il a même été à l’époque sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français en 2015. Celle-ci n’a jamais été mise en oeuvre ».

 « Comment est-il possible qu’un imam radicalisé, et ce sont les services de renseignement qui le disent, à qui on notifie une obligation de quitter le territoire français en 2015, est toujours là en 2019 ? Cela s’appelle un dysfonctionnement majeur, cela s’appelle une faute, c’est grave », s’agace l’ancien maire de Sarcelles, François Pupponi.

« Cette obligation de quitter le territoire n’avait pas été délivrée du fait de ses prêches radicaux et de ses fréquentations, comme l’on dit certains. Mais parce qu’il n’apportait pas la preuve qu’il subvenait aux besoins de son enfant », indique-t-on du côté du ministère de l’Intérieur contredisant les affirmations du député. Il n’en demeure pas moins que son salafisme est avéré et que c’est encore plus inquiétant que son OQTF ne fusse motivée pour son radicalisme. L’Intérieur démontre son laxisme. 

Selon le ministère de l’Intérieur, « l’obligation de quitter le territoire français avait été abrogée après que celui-ci a apporté la preuve qu’il s’occupait bien de son enfant ».

Ajoutons que Hilali a fréquenté à plusieurs reprises la mosquée clandestine salafiste Dar AT Tawid rue d’Estienne d’Ovres à Sarcelles. (Note SCRT de 2017 sur « L’influence salafiste dans les mosquées marocaines du Val d’Oise »)

Début 2015, il avait fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français sous 30 jours. Mais quatre ans plus tard, l’imam est toujours dans l’Hexagone et continue son activité plusieurs fois par jour dans cette mosquée du Val d’Oise.

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