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Oui il y aura encore des imâms étrangers en France, et des financements étrangers (Discours Macron à Mulhouse)

Plusieurs journalistes qui commentent les déclarations du président Macron à Mulhouse surinterprètent certains passages afin de tenter de rassurer la population. Sur les « imâms détachés » par les pays d’origine dont la suppression est annoncée pour 2024, il ne s’agit de 300 personnes rémunérées par leur pays. Mais les imâms de nationalité étrangère rémunérés (ou non) par une association cultuelle musulmane ne sont pas du tout concernés par cela, et pourront continuer à prêcher, surtout dans les 152 mosquées salafistes qui en comptent beaucoup dans leurs rang et non concernées par les imâms détachés.

Sur les financements étrangers, Macron parle d’une organisation, d’un contrôle (notamment lors de son interview du 12 avril 2018 chez Pernault) et non une interdiction. L’Arabie Saoudite a reçu l’engagement du président qu’il sera possible de continuer (video). De plus le Qatar a fini de financer l’essentiel des grandes mosquées de nos principales villes comme à Mulhouse, Nantes, Poitiers, Le Havre etc. Et il faudrait maintenir ces lieux de propagation de l’idéologie djihadiste des Frères Musulmans ouverts ? 

Une mesure forte aurait été l’expulsion des 3391 étrangers du fichier de signalements pour la prévention à la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT, chiffre de septembre 2018) qui compte plus de 20 459 noms. Ou l’expulsion des bi nationaux et étrangers présents (plus de 60% des personnes) dans les bureaux associatifs déclarés en préfecture des associations gérant les 152 mosquées salafistes, 147 mosquées tablighis et 200 mosquées des Frères Musulmans de l’UOIF.