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Les émeutes urbaines justifiées par la galaxie frériste en France

Récupérer, canaliser et orienter la colère mal placée de certains jeunes d’origine africaine vers une adhésion aux valeurs islamistes semble être une des stratégies de l’avant-garde des Frères Musulmans en France.

Dans le média d’extrême gauche subventionné Le Bondy Blog,plusieurs associations comme le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qui invitait Tariq Ramadan dans ses galas, les syndicats SUD, CGT et le mouvement ATTAC, ont signé une tribune commune le 24 avril intitulée : « La colère des quartiers populaires est légitime » se référant aux émeutes urbaines en cours (avec attaques de postes de police à Champigny et Strasbourg). 

Extrait : « Les discriminations racistes, déjà insupportables, sont renforcées par l’impunité policière et les violences et humiliations se multiplient dans les quartiers populaires. On peut y ajouter le couvre-feu discriminatoire imposé aux habitant·es de ces quartiers par la ville de Nice. Ces injustices flagrantes sont documentées, nul ne peut les ignorer.

Alors nous le disons très clairement : nous refusons de renvoyer dos-à-dos les révoltes des populations dans les quartiers populaires et les graves et inacceptables violences policières qui les frappent.

Nous n’inversons pas les responsabilités et nous le disons tout aussi clairement : ces révoltes sont l’expression d’une colère légitime car les violences policières ne cessent pas. »

Le CCIF fut fondé par Samy Debah, qui fut piégé par un journaliste d’investigation se faisant passer pour un mécène du Qatar voulant financer les Frères Musulmans, ce qui séduisit le fondateur affirmant avoir déjà reçu de l’argent de cet émirat. Le Canard enchaîné affirme dans un article publié le 17 août 2016 que le CCIF a défendu des imâms expulsés pour radicalisme. 

Faire passer le message que les émeutiers ont une colère légitimée par les discriminations, voire persécutions qu’ils subiraient, est le mot d’ordre commun à plusieurs officines et personnalités de la galaxie frériste en France. La militante Feiza Ben Mohamed, pigiste à l’agence turque Anadolu, écrit le 22 avril : « Les quartiers populaires s’embrasent. Le confinement met clairement en lumière les constantes discriminations et violences subies et la colère qu’elles génèrent, depuis des décennies #VilleneuveLaGarenne . »

Cette dernière référence à cette ville des Hauts-de-Seine est révélatrice, car les émeutes ont démarré suite au délit de fuite d’un multirécidiviste déjà condamné 14 fois, notamment pour infractions à la législation sur les stupéfiants, refus d’obtempérer, violences aggravées, extorsion. L’homme qui s’est cassé la jambe sur la portière d’une voiture de police,est également sous contrôle judiciaire depuis le 16 mars pour menaces de mort avec un hachoir et a déjà été verbalisé trois fois pour non-respect des règles du confinement. 

Le média Islam et Infos écrit de son côté sur Twitter« Les révoltes des jeunes de quartiers de minorités musulmanes ou visibles continuent partout en France. Elles font suite à la multiplication des exactions policières contre des innocents de ces territoires stigmatisés et non à la dernière affaire. #VilleneuveLaGarenne #Revolte »

Le média IslamMag.fr relaie aussi les messages s’offusquant des « violences policières ».

C’est donc en compréhension pour les « discriminations » supposées envers cette « victime » et ses semblables que les islamistes légitiment les insurrections locales de jeunes magrébins réagissant à l’accident du motard délinquant qui roulait trop vite et ne voulait pas s’arrêter à la demande de la police.

Ce positionnement consistant à mettre de l’huile sur le feu pour fomenter une véritable guerre contre les forces de sécurité française n’est pas nouvelle. En 2009, déjà, un des leaders intellectuels de la mouvance frériste, Nabil Ennasri, avait publié un texte enflammé suite à la relaxe d’un policier ayant tué un cambrioleur arabe en délit de fuite. Son article paru sur Oumma.com intitulé « A quand les prochaines émeutes en France ? » se terminait par cette phrase :

 « Qu’on ne s’étonne pas alors si une autre flambée de violences, plus dure et plus violente, risque d’embraser à nouveau les banlieues françaises. En tout cas, vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous aura pas prévenu… »

Issu de l’école de charia des Frères Musulmans en France, l’IESH, Nabil Ennasri a obtenu un doctorat avec une thèse intitulée« Yûsuf al-Qaradhâwî et la politique étrangère du Qatar : une diplomatie religieuse ? ». Après avoir fait du lobbying pro Qatar durant des années, il a fondé un institut de formation à l’islamisme nommé Centre Shatibi qui organise des « week-end spirituels à l’IESH ».