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Hassan Iquioussen (UOIF) qualifie l’islam radical et le terrorisme de « faux problèmes »

Dans une vidéo publiée ce samedi 3 septembre sur sa chaîne youtube, le prédicateur des grandes mosquées Hassan Iquioussen (UOIF), fondateur des Jeunes Musulmans de France, qualifie les attentats terroristes de « faux problème »(6’10) et appelle à voter (8’10) aux primaires de la droite.

Le garage associatif subventionné du fils Iquioussen (UOIF) au JT de Pujadas

Mohamed Louizi, auteur de Pourquoi j’ai quitté les Frères Musulmans (Michalon, 2016) a été étonné de voir un des fils de l’islamiste (preuve de sa radicalité dans notre livre) Hassan Iquioussen présenté comme un entrepreneur lambda dans la série « Dans ma rue » du journal télévisé de France 2 :

« Le reportage, intitulé « Dans ma rue : les chômeurs au cœur de la campagne »[5], a donné la parole à des Denaisiens, citoyens lambda, jeunes et adultes, qui vivent la précarité et survivent au chômage de longue durée, dans la troisième commune la plus pauvre de France : Denain[6]. Passé des témoignages recueillis, à partir de la minute 7’40’’, qui sont sans appel et qui semblent être tous attirés par un vote FN, la voix-off dit : «  Et pourtant les pouvoirs publics agissent ». Écoutez bien encore une fois : « Et pourtant, les pouvoirs publics agissent » (10’37’’) ! 

En effet, pour bien démontrer que les « pouvoirs publics [socialistes, ndlr] agissent », pour contrer le chômage de masse dans cette commune, France 2 a choisi, encore une fois, l’exemple du « Garage Solidaire du Hainaut », dirigé par l’islamiste Soufiane Iquioussen (UOIF), à qui la chaîne a tendu son microphone — un mardi 7 mars 2017, me semble-t-il — et sur qui elle a braqué l’objectif de sa caméra, en taisant presque volontairement son nom de famille et son prénom. Elle a présenté, à l’approche des élections, « Garage Solidaire » et le visage de Soufiane Iquioussen comme un entrepreneur solidaire qui embauche, qui sauve des citoyens Denaisiens de la précarité : une promotion ? La voix-off dit : « Tout au bout de la rue, dans ce garage solidaire, huit employés, tous anciens chômeurs de longue durée, pas totalement sorties d’affaires […] Des emplois temporaires aidés par l’État». Ce qui est totalement vrai.

Car le « Garage Solidaire » n’est pas une entreprise, à but lucratif, comme les autres. Il n’est pas soumis au droit à la concurrence. C’est une association loi 1901, à but non lucratif, dénommée « Convergences Plurielles », qui a créé un « outil d’insertion par l’activité économique », et qui demeure soutenue majoritairement par les fonds publics, à hauteur de 80% de son budget annuel. Soufiane Iquioussen n’est donc pas un entrepreneur comme les autres, qui aurait réussi là où d’autres auraient échoué. Lire la suite dans le blog de Mohamed Louizi pour comprendre les liens entre le maire PS de Denain avec le clan Iquioussen.

Des amis des Frères Musulmans derrière la grande mosquée de Metz

L’Union des associations cultuelles et culturelles des musulmans de Metz (UACM) a gagné son pari. Son projet de grande mosquée va enfin pouvoir se concrétiser sur un terrain municipal de 12 000m2 loué pour seulement 15 euros par an. Le maire socialiste Dominique Gros, soutenu à l’époque par l’UMP, s’était pleinement engagé en 2013 avec la réalisation de ce bail qui est un énorme cadeau à l’association. Aussi, une dérogation spéciale de la mairie permet au minaret de culminer à 35 mètres malgré un plan d’urbanisme ne permettant pas de dépasser 17 mètres. Un budget colossal de 15 millions d’euros, grâce à des donateurs étrangers dont les identités n’ont pas été dévoilées. D’autant que les frais de fonctionnement annuels couteront 1,5 million.

Le Républicain Lorrain du 10 février 2018 présente la grandiloquence du lieu : « Le projet se décompose en trois pôles. Le pôle cultuel et ses annexes avec sa grande salle de prière ; le pôle éducatif avec une salle de cours et de formation (350 élèves pourront être accueillis simultanément pour, entre autres, un apprentissage de l’arabe, du soutien scolaire ou des cours de calligraphie), une bibliothèque et un musée ; un pôle service avec restaurant et hammam. « Les deux derniers pôles ont pour but d’aider à l’autofinancement du projet », explique Raymond Beller, président. « Nous voulons organiser des conférences, événements, kermesses, fêtes religieuses, colloques à caractères variés. Par exemple, comme toutes les religions, nous avons des réponses à apporter sur certaines questions sociétales. Nous pourrions faire venir des chercheurs, dans tous les domaines, pour faciliter le dialogue, rompre les méconnaissances, s’informer. »

L’UACM est une fédération d’ associations créée spécialement pour mettre sur pied ce projet de grande mosquée, regroupant cinq associations islamiques de la ville, dont deux sont turques, l’une L’Amicale turc et français dépendant du DITIB, ministère islamique de la Turquie, l’autre, le Millî Görüs, mouvement islamiste partenaire des Frères Musulmans sur la scène mondiale, œuvrant aussi pour un califat politique. D’ailleurs, sur la page officielle Facebook de la grande mosquée, celle-ci remercie le Millî Görüs (CIMG) pour avoir aidé à l’organisation de sa kermesse de l’été 2019.Lire la suite

Les Frères Musulmans se renforcent en France en 2019, avec la bénédiction de la République.

Les Frères Musulmans de « Musulmans de France », nouveau nom de l’UOIF, ont inauguré leur mosquée géante de Mulhouse, nommée En Nour, samedi 25 mai dernier. Selon le quotidien local L’Alsace, 2900 musulmans étaient présents pour leur première prière dans ce lieu qui a nécessité dix ans de travaux et des financements conséquents du Qatar, plus de 2,5millions d’euros, et 230 000 euros de la ville. Le projet était soutenu par Youssef Al Qaradawi en personne qui s’était fendu d’une vidéo d’appel aux dons, et Safwat Hijazi, actuellement emprisonné en Egypte pour terrorisme, était venu en personne visiter l’association AMAL qui gère la mosquée en juin 2010. 

Un nouveau bastion pour les Frères Musulmans dans l’est de la France, car la grande mosquée de Reims, en service depuis trois ans, a aussi été inaugurée en grande pompe cette année 2019, en mars, avec le sous-préfet, la député LREM Aina Kuric, et des dignitaires du Qatar et du Koweit, pays donateurs . La présence d’Amar Lasfar, président de Musulmans de France, marquait l’importance stratégique de cette mosquée de 3700m2 avec minaret et coupole pouvant recevoir 2000 personnes. De la littérature de Abu Bakr Al Jazari (mort en août 2018) a été repérée dans la librairie de la mosquée, notamment son ouvrage phare La voie du musulman où il interdit d’édifier des églises en terre d’islam et insiste longuement sur le jihâd afin « d’éradiquer toute autre adoration que celle du Seigneur ». Cette base de la confrérie leur permet d’inviter ses cadres internationaux comme Zied Daoulatli en février 2016, membre dirigeant d’Ennahda.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a encore récemment rassuré « Musulmans de France » cette semaine en choisissant Strasbourg pour participer à la rupture du jeûne (iftar) le 29 mai dernier. Car c’est Abdelhaq Nabaoui de MF (photo ci-dessus avec Castaner) qui préside le Conseil Régional du Culte Musulman en Alsace. Et le ministre n’a pas manqué de le féliciter : 

« J’ai souhaité aller à la rencontre du CRCM Alsace qui est exemplaire et qui souhaite faire bouger les choses. Je déplore la frilosité du CFCM. Il y a là un enjeu pour la République comme pour l’islam. J’en appelle à tous ceux qui veulent faire entendre leur voix : nous les écouterons au plus près du terrain. (…) L’islam se construit partout et pas seulement à Paris. Les dynamiques peuvent se construire localement. Les préfectures sont à votre écoute. À Strasbourg, le CRCM Alsace est un exemple, un laboratoire d’idées pour le futur de l’islam en France de par sa relation de confiance avec les collectivités, la prévention de la radicalisation, le dialogue entre les acteurs avec le conseil des imams… Chaque démarche constructive, vous la continuez, avec une méthode faite de pragmatisme et d’un dialogue large. Je souhaite que cette méthode se diffuse dans d’autres régions. » 

Lutter contre la radicalisation avec les Frères Musulmans, on se pince. D’autant que Abdelhaq Nabaoui a aussi rejoint l’AMIF d’Hakim el Karoui noyauté par la mouvance frériste. En Alsace, beaucoup de mosquées sont sous influence d’imâms passés par MF (ex UOIF) : la mosquée Al Imane avec son imâm Mohsen Ayachi, la mosquée du quartier du Port du Rhin dont un des fondateurs, Abobacar, a été formé à l’IESH, ou encore celle du quartier de la gare qui a pour imâm l’égyptien Ahmed Sami.

Aucune restriction n’est envisagée par l’état et c’est ainsi qu’un centre médical musulman est en préparation avenue François Mitterrand toujours dans la capitale alsacienne, à l’initiative de l’association Passerelle abondée par Qatar Charity. 

Pour être complet, une école dénommée Iqraa basée à Lingolshem à côté de Strasbourg est aussi financée par le Qatar à hauteur de 101000 euros.

L’année 2019 est excellente pour les Frères Musulmans en France. Le préfet de l’Essonne a assisté à l’inauguration de la mosquée de Massy en avril 2019, dont la chaine Youtube diffuse les conférences organisées en son sein. Les invités sont par exemple Hassan Iquioussen ou Hani Ramadan. Ce dernier prépare les esprits au jihâd en vue d’instaurer un Etat islamique :

« Le monde musulman est en ébullition. Cette force peut et doit être orientée vers un Etat islamique, un Etat appliquant le Coran et la Sunna.(…) Les musulmans ne retrouveront jamais leur bonheur perdu s’ils ne reviennent pas au jihad et ne cherchent pas à établir un Etat Islamique ». (Hani Ramadan, Sermons du vendredi, rappels et exhortations, éditions Tawid, 2011, page 465.)

Autre grande mosquée avec coupole et minaret terminée cette année, celle de Bussy-Saint-Georges, où un reportage photo du site Dômes et Minarets montre le référencement de livres à la gloire de Sayyed Qutb, les livres d’Abu Bakr Al Jazairi et le Fiqh al Sunna du Frère Musulman cheikh Sayyid Sabiq (mort en 2000) surnommé le « Mufti du sang » en Egypte. A Grenoble, le député LREM Olivier Véran s’est rendu chez les frères musulmans locaux pour partager un iftar et soutenir leur projet de grande mosquée  Pour finir, une autre mosquée avec minaret est en fin de construction à Rouen, nommée Al Kaouthar, dirigée par l’Union des Musulmans de Rouen, qui diffuse les textes de Hassan Al Banna sur son site internet.

Les mosquées fréristes avoisinent le nombre de deux cent en France, et ont une dynamique ascendante. Le fait que Musulmans de France contrôle deux des principaux instituts de formations d’imâms et prédicateurs (IESH), à Saint-Léger du Fougeret dans la Nièvre, et à Aubervilliers, prépare l’avenir. D’autant que la Fédération Nationale de l’Enseignement Musulman (FNEM) regroupe 27 écoles primaires et une dizaine de collège-lycée, avec des nouveaux projets, est aussi un organe de MF mis sur pieds en 2015.

Pour les nombreux faux spécialistes réfutant l’appartenance de MF aux Frères Musulmans, rappelons cet aveu de son ancien dirigeant Lahj Thami Breze au journal algérien L’Expression le 16 mai 2002 : « Nous sommes des Frères Musulmans mais nous ne sommes pas les Frères Musulmans. Tout le monde, à mon avis, doit être fier des Frères Musulmans. » 

La confrérie totalitaire a de beaux jours devant elle en France malgré la fermeté de façade du président lors de son dernier discours aux Français le 25 avril dernier sur l’islam politique. Emmanuel Macron n’avait-il pas dit sur BFMTV en mai 2017 « Je ne vais pas interdire l’UOIF » ?  Quant au premier ministre Edouard Philippe, il a laissé le Qatar financer la mosquée UOIF du Havre, avant de venir l’inaugurer :

Le député LREM Olivier Véran chez les islamistes grenoblois pour soutenir leur grande mosquée en projet


Le député La République en Marche de l’Isère Olivier Véran a répondu positivement à l’association des musulmans unis (AMU) de Grenoble pour un repas de rupture de jeûne le 20 mai dernier. Cette association est membre de l’UOIF, branche française informelle des Frères Musulmans, rebaptisée récemment « Musulmans de France » afin de gommer le premier nom trop connu pour son extrémisme. Monsieur le député pourra contacter le renseignement territorial de l’Isère pour avoir confirmation. Non seulement le député macronien s’est rendu dans cette association, mais il s’est réjoui du projet de grande mosquée (dite de Teisseire) avec minaret porté par les islamistes. Ainsi on l’entend dans la vidéo rendu publique par l’AMU : « J’espère que votre projet de mosquée va avancer vite, j’ai vu le compteur, il en manque un peu mais il y a déjà la moitié ». Olivier Véran, qui fait partie de l’aile gauche de LREM, s’est fait remarquer pour avoir fait voter un amendement[1]annulant le délit d’aide au séjour des immigrés clandestins dans la loi asile-immigration.

L’imâm, Allal Jamad, né en 1959 au Maroc, a bénéficié d’une naturalisation française. Étonnant alors que ses liens avec des prédicateurs radicaux est connue, en plus de l’appartenance de l’AMU à l’UOIF. Ainsi l’association a invité récemment Hassan Iquioussen (février 2019), prédicateur vedette de la mouvance frériste en France auquel nous avons consacré un chapitre de notre essai Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM). Iquioussen qui nie le génocide arménien, est un fervent défenseur des Frères Musulmans et du retour du califat politique. Dans une conférence de janvier 2013 consacrée à l’Empire Ottoman il expose sa stratégie pour un retour du califat, où les lettrés et les savants de l’islam auront pour rôle de  « ramener les musulmans dans le giron de l’islam pour recréer cette entité politique qui a pour objectif de permettre aux musulmans de vivre leur foi dans tous les domaines : économiques, politiques, et tout ce que vous voulez. Donc le califat est en train de revenir, ça va prendre du temps mais il y a un début à toute chose, regardez : révolutions, on renverse les tyrans despotes, d’accord, qui étaient tous laïcs, islamophobes. »

Dans une conférence à la Grande mosquée de Dunkerque (qui fut inaugurée par le sénateur-maire PS de la ville en 2013, Michel Delebarre)  le prédicateur de l’UOIF aborde le génocide arménien :

« Cinq cent mille arméniens ont fait pression sur l’ex président de la France Sarko pour qu’il vote une loi pour condamner les turcs, pour un péché qu’ils n’ont pas commis. On est bien d’accord, le pseudo génocide arménien. La loi n’est pas passée hein, donc je peux dire que ça existait pas. Si la loi était passé, alors là je ferme ma bouche. Vrai ou faux ?  Si la loi était passée je ne pourrais pas dire que le génocide arménien n’existe pas, parce que la loi me condamne. Donc là je peux m’éclater ! Regarde je parle, iln’y a pas eu de génocide, et j’ai les preuves historiques qu’il n’y a pas de génocide »

Ismaïl Abou Ibrahim, dit l’imâm Ismail.

Autre prédicateur invité par l’AMU, salafiste cette fois, Ismaïl Abou Ibrahim, imam de la mosquée des Bleuets à Marseille. Il vint le 6 mai 2018 pour donner une conférence à Grenoble. Son orientation salafiste est très facile à démontrer. L’imâm Ismaïl comme il aime à se faire appeler, évoque dans ses conférences[1]la notion phare des salafistes saoudiens, « l’Alliance et le désaveu » (al-Walaa wal-Bara), interdisant de se lier d’amitié avec des mécréants, n’autorisant que les relations commerciales avec eux[2] Il partage sur son compte Facebook des citations de Al-Utheymine, membre du Comité de hauts savants de l’Arabie Saoudite mort en 2001,  référence pour les salafistes en France. Ses ouvrages sont traduits en français et se vendent bien dans les librairies musulmanes. Dans son Commentaire sur les grands pêchés (éditions AlMadina, 2013) il rappelle que les musulmans qui délaissent la prière s’excluent de l’islam et précise que le fondateur de son école juridique ibn Hanbal, a prévu la peine de mort pour cette négligence dans l’observance. Al-Utheymine prescrit aussi dans le même ouvrage la peine de mort pour les homosexuels. Concernant les couples hétérosexuels qui entretiennent des relations sans être mariés, le tarif est de cent coups de fouets, et peine de « lapidation jusqu’à la mort » s’il s’agit d’une relation adultère.

Ce grand « savant » de l’islam certifie dans ses Fatâwas sur les piliers de l’islam que nombreuses sont les « preuves que le soleil tourne autour de la terre ». Des avis juridiques complètements fous, parmi lesquels l’interdiction de faire une « collection de souvenirs » photographiques, car le prophète a dit que « les anges n’entrent pas dans une maison où se trouve une image ». Il est interdit également d’avoir des tableaux ou des images chez soi. Cet ouvrage est édité par la Librairie Nationale du Roi Fadh à Riyad, et diffusé en France par l’éditeur Daroussalam.

Ismaïl Abou Ibrahim est membre du mouvement L.E.S Musulmans fondé par Marwan Muhammad, dont nous avons démontré la nature frero-salafiste[3]. Dans une de ses conférences de janvier 2019 traitant de l’actualité brûlante, l’imâm marseillais dresse un tableau apocalyptique de la situation des musulmans en France afin de battre le registre victimaire habituel des islamistes :

« Plus on avance, plus la situation s’aggrave. On en a marre de la situation dans laquelle on vit. Cette situation d’humilés, cette situation de rabaissés. (…) depuis 1989 ils ont pris des mètres et des mètres, des kilomètres, on se dit qu’on est au dernier centimètre : nos femmes, interdiction de travailler pour elles. Interdiction d’étudier avec le hijab. A chaque fois elles ne peuvent rien faire. Les enfants, tu veux leur donner une éducation, c’est quasi impossible. Car déjà vous vous préférez les mettre là où c’est gratuit (…) ». L’idée étant d’inciter les fidèles à inscrire les enfants dans les écoles musulmanes de Marseille, justement fondées par des associations de l’UOIF. « Comment je vais au bled après ? Comment je paye ma maison au bled ? C’est ça qui est plus important que mon enfant ? » poursuit l’imâm. « Nos femmes sont la cible, nos enfants sont maintenant la cible. Jusqu’à quand ? Comment on fait ? On revient au Coran ! ». Le prédicateur prend l’exemple des salafs (pieux prédécesseurs), qui ont dû souffrir aussi à leur époque.

Ce n’est donc pas étonnant que Ismaïl Abou Ibrahim ait pris la défense de la mosquée des Oliviers fermée à Marseille dans une vidéo tournée sur place. Europe 1 rapportait en décembre 2016 « Dans ce lieu, dans le collimateur de la police, les prêches échappent aussi au conseil régional du culte musulman (CRCM) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. « On a un grand problème. Il n’y a pas de dialogue. La cité est difficile, c’est un quartier chaud là-bas. C’est une mosquée soupçonnée de discours radical tendance salafiste djihadiste. Et de bien d’autres fléaux », explique Abderrahman Ghoul, vice-président du CRCM-PACA. »

Ainsi, avec de tel conférenciers choisis avec précaution par l’Association des Musulmans Unis, sa nature radicale ne fait aucun doute. Plaider pour l’édification de leur future grande mosquée relève de la collaboration avec l’islamisme.

[1]Vidéo mise en ligne le 17 mai 2019 sur sa page Facebook Ismail-Marseille.

[2]Saleh Ibn Fawzan Ibn Abdullah,membre du Comité des grands savants saoudiens explique dans Le Guide de la croyance authentique (éditions Al Bayyina,2014) :

« Ceux qui doivent être totalement et sincèrement détestés par les Musulmans, sans les aimer, ni s’allier à eux. Ils sont les purs mécréants, tels que les polythéistes, les hypocrites, les apostats et les athées. »

[3]http://islamisation.fr/2019/01/23/les-musulmans-une-plateforme-de-consultation-lancee-par-la-mouvance-frero-salafiste/

Un nouveau minaret pour les Frères Musulmans de Rouen

L’agrandissement de la mosquée Al-Kaouthar de l’Union des Musulmans de Rouen, rue du nouveau monde, est en voie d’achèvement. Sa première pierre fut posée par le maire socialiste Yvon Robert en octobre 2017. La mosquée diffuse la pensée des Frères Musulmans, comme cet extrait d’un texte de Hassan Al Banna le fondateur de la confrérie totalitaire :

Le président de la mosquée, Bachar El Sayadi, invite le ban et l’arrière ban de la mouvance frériste à venir prêcher dans sa mosquée en conférence, comme Hassan Iquioussen, Ahmed Jaballah , Ounis Guergah (bio) Hani Ramadan quand il n’était pas interdit de séjour et qui prêche dans un de ses sermons :

« Le monde musulman est en ébullition. Cette force peut et doit être orientée vers un Etat islamique, un Etat appliquant le Coran et la Sunna.(…) Les musulmans ne retrouveront jamais leur bonheur perdu s’ils ne reviennent pas au jihad et ne cherchent pas à établir un Etat Islamique ». (Hani Ramadan, Sermons du vendredi rappels et exhortations, éditions Tawid, 2011, page 465.)

Un parti musulman aux européennes : l’UDMF de Nagib Azergui décrypté

La liste de l’UDMF aux élections européennes est baptisée « Une Europe au service des peuples » est composée de 79 colistiersUne série de meetings sont prévus. Le premier, à Vaulx-en-Velin, samedi 2 mars. Suivra Marseille, le 29 mars, Joué-Lès-Tours le 6 avril, Lille le 13 avril ou encore Paris le 4 mai.

L’Union des démocrates musulmans français (UDMF) est un parti politique français fondé en novembre 2012 par Nagib Azergui et Emir Megherbi, qui prépare les prochaines échéances électorales. Lors des élections régionales de 2015, l’UDMF avait présenté une liste en Île-de-France, menée par Nizarr Bourchada (tête de liste et chef de fil du Val de Marne). Le parti obtint 12 528 voix, avec notamment 5,9 % dans la commune de Mantes-la-Jolie. Sont déjà annoncées pour les municipales de 2020 des listes à Joué-Les-Tours et Vaulx-en-Velin, deux villes où la pratique de l’islam se « salafise » ainsi que l’avait établi le livre-enquête « Mosquées Radicales » (éditions DMM, 2016).

Pour cerner le positionnement idéologique de ce parti, il suffit d’écouter les interventions télévisées de son président, Nabib Azergui, ainsi que ses publications sur les réseaux sociaux.

Azergui est souvent invité à s’exprimer sur la chaine saoudienne IQRAA. Il y a pris position contre la loi de 2004 interdisant le port du voile à l’école publique : « La loi de 2004 sur l’interdiction du voile à l’école est clairement liberticide[1] ». Il ne voit aucun rapport entre l’islamisme et le port du hijab et le fait savoir lors d’un autre passage sur la chaine : « Dire que derrière ces femmes qui portent le hijab se cache l’islamisme rampant (…) est un amalgame dangereux, réprimable. On ne doit pas garder le silence sur ce genre d’affront. »Lire la suite

Le couple à la tête de la mosquée de Raismes condamné pour avoir détourné 3 600€

Lu dans La Voix du Nord du 16 novembre :

Mustapha Aït Mouhou présidait l’association AJIR (Association jeunesse interculturelle de Raismes), ainsi que l’ACMR (association cultuelle des musulmans de Raismes). Début 2017, il a quitté la présidence de la première, pour se consacrer à la seconde. En mai 2017, son épouse, toujours trésorière d’AJIR, a signé un chèque de 3 600 € en faveur de l’ACMR. Tous deux ont expliqué au tribunal qu’il s’agissait d’arriérés de loyers. Sauf qu’il n’existait aucun bail, que son épouse n’a demandé aucune quittance de loyer et qu’aucun document ne vient accréditer qu’AJIR devait payer un loyer à l’ACMR….Lire la suite dans La Voix du Nord

Note : cette mosquée invite des conférenciers de la mouvance Frères Musulmans comme Abdallah Ben Mansour (source: sa page Facebook), et son imâm n’est autre que le fils de Hassan Iquioussen, Othmane. Nous avons consacré un chapitre entier à Hassan dans l’enquête Mosquées Radicales

Doctrine : le « grand jihâd » spirituel n’exclut nullement le « petit jihâd » guerrier (Ghazali, Ibn Taymiyya)

Mise au point doctrinale alors que beaucoup de polémistes prennent la défense du rappeur Médine, qui lui connait sa doctrine sunnite.

Abû Hâmid Al Ghazali (1058-1111) est connu en occident sous le nom de Algazel. A Paris  c’est son nom  qu’a choisi l’Institut de théologie de la Grande Mosquée de Paris…Ses livres sont parmi les meilleures ventes dans les rayons Islam des grandes librairies française. Dans son livre  La mesure des Actes (Albouraq, 2005)  il affirme que  la distinction entre petit et grand jihâd aurait été définie par Mahomet et ses compagnons, donc sacralisée : Lire la suite

« Médine » chante « crucifions les les laïcards », loue le Jihâd qu’il écrit avec un sabre: programmé au Bataclan !

Dans son titre « Don’t Laïc »  il chante  «crucifions les laïcards comme à Golgotha.» A la seconde 29 > 

Son dernier titre « Grand Paris » loue le « grand remplacement », expression reprise avec délectation. Dans une prose difficilement intelligible dans un français exécrable, on distingue les paroles :

« J’fais du son pour les cochons végétariens
On fête les émeutes comme tu fêtes la Toussaint« 

« Qu’elle brûle, qu’elle repose en paix la justice
J’ai pas fait qu’allumer le cierge
« 

« Dans ma rue c’est la guerre, ça grouille de schmitt
Les frères s’embrouillent pour des crasseuses de souche« 

[Refrain 2 : Sofiane]
C’est nous on braque Paris
C’est nous on braque Paris
C’est nous on braque Paris
C’est nous on braque Paris

Lire l’article encore visible en cache retiré subitement par Médine depuis que nous l’avons révélé…il ne se sent donc pas serein avec ce soutien.

Donc Médine se vante d’être « l’ambassadeur » du site islamiste Havre de Savoir.

Ennasri Nabil, président du Collectif des Musulmans de France (CMF), proche de Tariq Ramadan, écrivait sur Havre de savoir le 28 mars 2012 :

« Pourquoi parle-t-on de Merah comme s’il avait effectivement été le responsable de tous ces meurtres ? Que je sache, la justice n’a pas encore rendu son verdict ? En parlant d’“assassin“, de “monstre“ et de “tueur“, comment les plus hautes autorités de l’Etat peuvent se permettre à ce point de fouler aux pieds la règle élémentaire de la présomption d’innocence ? Parce qu’en l’occurrence le présumé avait tout pour être désigné comme le coupable idéal ?« 

Nabila Ennasri est un ancien élève de l’UOIF dans son Institut IESH, son école d’imâms inaugurée par Qaradawi en 1992 . Nous avions parlé de lui en 2009 dans un article. Nous écrivions : « Suite à la relaxe d’un gendarme ayant tué un cambrioleur maghrébin en délit de fuite, le 1er octobre 2009, par la Cour d’assise du Gard, (alors qu’il était encore élève de l’école d’imams de l’UOIF) Nabil Ennasri publiait un texte enflammé sur Oumma.com, premier site musulman de France intitulé « A quand les prochaines émeutes en France ? » Son article se termine par cette phrase :

 « Qu’on ne s’étonne pas alors si une autre flambée de violences, plus dure et plus violente, risque d’embraser à nouveau les banlieues françaises. En tout cas, vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous aura pas prévenu… »

Lors de l’interdiction de séjour en 2012 de plusieurs orateurs extrémistes au congrès de l’UOIF, Nabil Ennasri,dans une conférence donnée devant des Musulmans et retransmise par l’association « Havre De Savoir »  s’indignait : « Vous avez également vu ce qui s’est passé cette semaine, le Cheikh Al-Qaradawi, le Cheikh Mohamed Al-Masri que l’on interdit comme ça de manière brutale et frontale. En plus de ça, on dit que ce n’est pas seulement ces deux cheikhs, mais tous les autres ! » 01:58 . Rappelons que Al Qaradawi , fervent soutien du Hamas, prêchant le meurtre des homosexuels, voit la Shoa comme un « châtiment divin » , et espère que la prochaine extermination des Juifs se fera « par la main des musulmans » (source).

Autre prédicateur islamiste très régulièrement présent dans les colonnes de « Havre de Savoir » , un de ses fondateurs, Moncef Zenati. Il est un pur produit de l’UOIF, formé à l’IESH, qui a traduit des livres de Yussef Al Qaradawi et Hassan Al Banna en français. Pour Zenati, la charia est supérieure qualitativement aux lois humaines (droit positif) « La Charia correspond à la Loi Divine. La Charia correspond à l’ensemble des Lois, toutes les Lois, concernant tous les domaines. […] Le droit positif reflète l’imperfection de l’être humain et sa faiblesse » (Conférence « Qu’est-ce que la charia ? » du 12 avril 2014 à Paris). Il s’opposa vigoureusement  au « Forum mondial pour une réforme islamique » lancé par les musulmans réformistes Ghalib Bencheikh et le converti Félix Marquardt.

Ici avec Hassan Iquioussen, conférencier régulier de « Havre de Savoir » qui prescrit le jihâd contre les « hypocrites », défend le rétablissement du califat politique et laudateur des Frères Musulmans. Un chapitre du livre « Mosquées Radicales » lui est consacré.

Voir aussi ses liens d’amitié avec Houria Bouteldja militante du Hamas.

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