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La nouvelle mosquée de Marseille (15ème) a ouvert en totale illégalité.

La nouvelle mosquée de la rue Le Chatelier gérée par l’association Al Insaf, accueille déjà environ 200 fidèles, sans aucun respect des obligations légales de déclaration et d’autorisation. 

L’association est locataire depuis deux ans, par bail emphytéotique, d’un immeuble de 1600m2 sur 4 niveaux,  dont les murs appartiennent à la SCI NEPI.  D’importants travaux ont été entrepris avant l’ouverture, mais sans permis de construire valable pour transformer les locaux en autre chose que des bureaux.  Le dernier permis de construire déposé en 2004 fut refusé par les services de l’urbanisme de la ville de Marseille. Les logements aménagés ainsi que la salle de prière du sous-sol outrepassent le premier permis de construire. D’autre part, l’établissement n’est pas habilité à recevoir du public, ce qu’il fait depuis plusieurs semaines.

Abderrahim Tisrgati, président de l’association,  a déjà annoncé vouloir transformer l’immeuble en une grande école primaire privée pouvant accueillir jusqu’à six salles de classe, avec sa mosquée attenante.

La faiblesse des pouvoirs publics envers les avancées sans gênes de l’islam lui permettra peut-être cette nouvelle étape.

Observatoire de l’islamisation- 2 juin 2017.

La marocaine Myriam Salah-Eddine a rejoint l’équipe d’Alain Juppé : ex « pilote » de la Grande mosquée de Marseille

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Nous avons appris l’entrée de la franco-marocaine Myriam Salah-Eddine dans l’équipe de campagne d’Alain Juppé par la Lettre A du 10 novembre 2016 :

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Le Point informe que la jeune élue était « impliquée dans le dossier de la grande mosquée », projet (avorté) dans lequel étaient intégrés au conseil d’administration les islamistes de l’UOIF comme nous l’avions expliqué dans notre chapitre marseillais de l’enquête Ces Maires qui courtisent l’islamisme (éditions Tatamis, 2010) :

« Le Point 28/03/03 – N°1593

Myriam Salah-Eddine

L’étoile de la droite

Projetée du jour au lendemain sous les feux de l’actualité, cette jeune conseillère municipale (UMP) de 30 ans apprend quotidiennement son métier d’élue. Surmontant les doutes qui, derrière la façade de la belle fille trop sûre d’elle, l’assaillaient, elle s’est mise au travail à la tête de sa délégation à l’action familiale et aux droits de la femme. Son agenda est bien garni. Voilà peu se tenait la seconde édition de Génération Elles, manifestation qu’elle a lancée l’année dernière. Hier, elle accueillait à Marseille une réunion du Haut Conseil à l’intégration, dont elle est membre depuis octobre. Enfin, elle est impliquée dans le dossier de la grande mosquée. Le maire de Marseille l’a, en effet, nommée au sein du comité de pilotage. »

Dans Med-in-Marseille infos du 13 février 2016, Salah-Eddine se prononce contre la déchéance de nationalité pour les djihadistes :

« – L’inscription de la déchéance de la nationalité dans la constitution a été votée par les députés. Qu’en pensez-vous ?

– Il est évident que j’aurais voté contre, non pas parce que je suis binationale mais tout simplement parce que cette mesure existe déjà. C’est faire de la différence entre les citoyens : ceux qui ont la chance ou la malchance d’avoir deux nationalités et le simple citoyen français. Pour moi, c’est une forme de discrimination.

C’est clairement une manœuvre du gouvernement que de faire de l’enfumage, parce qu’aujourd’hui quand on a plus de 5 millions de chômeurs en France, que d’aller s’atteler à toucher à la constitution, je pense qu’on a autre chose à faire. »

En septembre 2009, la conseillère d’Alain Juppé dénonçait la fermeture de cinémas le jour de l’Aid el Kébir à Marseille, pour cause de multiples actes de vandalisme qui ont poussé à bout les gérants : une « discrimination » intolérable pour la marocaine, lire l’article de La Provence

On ne s’étonne donc pas de ses tweets et « retweets » orientés, quand elle partage une photo de corans posés sur les chaises d’une mosquée lors d’une visite de l’équipe d’Obama (équipe qui comportait l’islamiste Dalia Mogahed membre des Frères Musulmans) :

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Aussi, sur Facebook, elle exprime son islamophilie jusqu’à adopter le calendrier musulman :

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BONNEANN2E

En complément, notre documentaire sur les liens étroits d’Alain Juppé avec les Frères Musulmans :

Marseille : inauguration d’une mosquée pro salafiste par le maire LR Jean-Claude Gaudin

Lu sur Detismed.fr du 10 avril 2019 :

Après quatre années de travaux, La mosquée « Iqra » des Cèdres, édifice religieux
musulman français situé dans le Vallon de Malpassé à Marseille (13e), ouvre ses portes aux fidèles.

C’est l’association « Mosquée des Cèdres », créée en 1984 qui est à l’origine de cette construction. Elle est composée de deux salles de prières, trois salles de cours et une de conférence ainsi que d’un jardinet intérieur. L’architecture du bâtiment est de style contemporain dont l’architecte est Fawzi Chaoui-Boudghène. Ce projet s’inscrit dans une requalification complète du quartier. En effet, depuis octobre 2018, tout le secteur des Cèdres est en cours de réaménagement. Voirie, logements, les chantiers se multiplient aux Cèdres Sud et parachèvent le Projet de Renouvellement Urbain de Malpassé. La Mosquée sera inaugurée par le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, le jeudi 11 avril à 17 heures.
Mosquée des Cèdres au 31, boulevard Bouge – Marseille (13e)

Note de l’Obs-i : Cette mosquée relaie sur ses réseaux sociaux (Facebook et Twitter) les initiatives de Les Musulmans , une plateforme réunissant frères musulmans et salafistes, le site salafiste  Al-Kanz ou la chaine du Qatar AJ+.  Exemple parmi d’autres, la page Facebook invite à assister à une prédication du salafiste Eric Younous, qui est passé par un institut islamique en Arabie Saoudite, fiché S pour cette raison  :

Franck Allisio (FN) écrit au préfet au sujet d’une mosquée aidée par la mairie LR de Marseille

Nous avons été les premiers à révéler ce contournement de la loi de 1905 au profit de salafistes dans un article de mars 2017 avec tous les détails.

Le Préfet des Bouches-du-Rhône annonce la fermeture de la mosquée Sunna à Marseille.

Deux mois après notre article listant les douze mosquées salafistes dirigées par des étrangers présentes à Marseille, le préfet des Bouches-du-Rhône prend la sage décision de fermer la mosquée phare du salafisme en PACA, AS-Sunna, dirigée par un islamiste algérien ancien du FIS, El Hali Doudi, scandaleusement accueilli en France il y a vingt-ans :

Le préfet Olivier de Mazières. précise : « En dépit d’une condamnation des attentats survenus en France », les prêches tenus au sein de cette mosquée et parfois diffusés sur internet « légitiment le djihad armé et la mise à mort des auteurs d’adultère et des apostats« .

Reste à savoir si l’Intérieur osera expulser El Hadi Doudi, né en Algérie, ancien du FIS, et son acolyte Adel.M, né en 1975 en Algérie, fiché comme « appartenant à la mouvance djihadiste ». Car si on les laisse diffuser leur salafisme chez nous, rien ne sert de fermer leur mosquée.

Marseille : 12 mosquées salafistes dirigées par des étrangers bienvenus sur notre sol.

EXCLUSIF

La région Paca illustre bien la progression du salafisme, avec des mosquées cadres qui essaiment dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres, en adoubant des imâms prenant la tête de nouvelles salles de culte, et se chargeant d’organiser les formations en langue arabe et doctrine islamique.

Le Centre islamique Ibn Khaldoun à Marseille est dirigé par l’ancien responsable de l’UOIF dans la région, Moshen N’Gazou, né en Tunisie et ayant obtenu la nationalité française. Un gros travail a été entrepris par l’homme pour créer un collège-lycée juxtaposé à la mosquée, conférant un gage de sérieux à l’institution, de même qu’il existe un institut pour adultes. Un succès pour le collège, qui a ouvert une deuxième classe de sixième à la rentrée 2017, et qui est passé sous contrat avec l’état en 2016. Les résultats du Bac de la même année sont plus mitigés, avec 75% de réussite en filière scientifique. En juin 2016, le cheikh saoudien Abou Bakr Shatiri est venu donner une conférence dans la mosquée, marquant la proximité de l’institution avec l’islam wahhabitte. Les collégiens ont de nombreuses heures de cours d’islam, et même les pièces de théâtre jouées par les élèves au gala de fin d’année sont tirées de l’histoire de l’Islam. Un voyage de fin d’année en 2017 à Londres a été l’occasion pour les élèves de visiter le département d’histoire de l’islam du British Museum, et la mosquée de Regent Park, financée par l’Arabie Saoudite. L’environnement de la mosquée s’est radicalisé, avec le port de tenues islamistes comme le niqab ou le jilbab.

Une nouvelle mosquée sise dans le 15ème arrondissement de Marseille, nommée Al-Insaf, située dans des locaux loués à une SCI, a démarré ses activités en relation étroite avec Moshen N’Gazou. Cependant, aucun des travaux ou aménagements effectués n’a fait l’objet d’une quelconque autorisation. En effet, seul un permis de construire datant de 2003 autorisait la réhabilitation et la transformation de cet immeuble d’activités industrielles en bureaux. Et en 2004, lorsqu’un nouveau permis fut déposé pour transformer l’immeuble en logements, il  fut rejeté par les services de l’urbanisme de la ville de Marseille. L’association Al-Insaf est dirigée par la famille Trisgati, dont le père Abderrahim est de nationalité marocaine. L’imâm du vendredi, un certain Belmoktar, est lui un algérien de 40 ans. Pourtant, cette association n’a pas été prévue pour mener des activités religieuses, car fondée sur la loi de 1901, et dont l’objet est de promouvoir l’action sociale et le rapprochement socio-culturel. Aussi, les locaux loués servent d’atelier de menuiserie à Abderrahim Trisgati ! L’association multiplie les activités : soutien scolaire, cours d’islam, lieu de culte, aide aux démunis : la stratégie classique des Frères Musulmans. Un projet ambitieux d’école primaire avec six salles de classe est en préparation, ce qui complèterait l’offre de l’école Ibn Khaldoun, permettant de scolariser les enfants du primaire jusqu’au lycée. Pour l’instant, à l’heure où ces lignes sont écrites (août 2017), l’établissement n’est pas habilité à recevoir du public et fonctionne donc en marge des règles de l’urbanisme.

Les mosquées salafistes de Marseille 

Lorsqu’on se penche en détail sur les nombreuses mosquées salafistes de Marseille, dix recensées, ce qui frappe est l’origine des directions, étant algériennes ou égyptiennes, et ayant parfois obtenus la naturalisation française malgré leur radicalité islamique.

Dans notre  ouvrage, Mosquées Radicales (éditions DMM, 2016), nous avions exposé la nature salafiste de la plus grande mosquée de Marseille, Al-Islah, mettant en ligne les ouvrages de base du wahhabisme appelant au djihâd armé et précisant que « Allah a rendu obligatoire la haine envers les mécréants et le fait de les considérer comme ennemis » (Salâh Al Fawzan, Alliance et désaveu en islam, téléchargé en octobre 2015 sur le site http://mosquée-islah.net). Cette mosquée qui rassemble mille fidèles le vendredi est dirigée par un quartette d’algériens, président, vice-président, délégué et imâm étant tous nés en Algérie avant l’indépendance de 1962.

La mosquée Sunna de Abdel-Hadi Doudi est la plus influente en PACA, avec tout un réseau de mosquées dans la région dont les imâms sont adoubés par cet imâm charismatique. Le site islamiste Islam et Info présente le profil de Doudi, étrangement toléré chez nous : « Le prédicateur de tendance “salafiste”, lui même insiste pour avoir ce qualificatif, est l’un des pionniers du salafisme en France. Passé par l’Université de Médine (Arabie Saoudite), la prison en Algérie, le FIS (Front Islamique du Salut) du belliqueux Ali Beljhadj, il aurait émigré vers la France dans les années 90. » source

La mosquée Al Quods de La Recolette, fréquentée par des salafistes, est dirigée aussi par des maghrébins, algériens (président et secrétaire) et tunisiens (vice-président), dont la présence en France est loin d’être justifiée. L’imâm qu’ils ont choisi pour officier est un salafiste égyptien, Mohamed El Sheimy, dont la présence chez nous n’est due qu’au laxisme de l’Intérieur. 

La mosquée Al Imam de la rue Hoche, fréquentée par 300 fidèles aux tenues salafistes, est elle dirigée par trois tunisiens qui occupent les postes de président, secrétaire et trésorier.

Celle des Bleuets logée dans le centre commercial Saint-Paul regroupe 900 fidèles, majoritairement salafistes. La mosquée de Consolat de la « zone de sécurité prioritaire » de Saint-Paul, fréquentée par 300 fidèles le vendredi, n’a pas respecté son arrêté de fermeture notifiée pourtant depuis juin 2016. La raison ? Son imâm, un quadragénaire algérien,  Mouammar Fedj,  a proféré « des discours antirépublicains » note le renseignement territorial. Là aussi, comment tolérer un imâm étranger sur notre sol pourtant identifié comme radical ?

Autre mosquée dans le collimateur de la police encore ouverte, et ce malgré le non respect des règles régissant les ERP, la mosquée Air Bel du 11ème arrondissement. Son président est un égyptien, Abdelkader Hamel, dont on se demande la valeur ajoutée pour la société française. D’autant que des prêches antirépublicains ont été enregistré par les services, et que sa radicalité est détectée dès 2008. Fréquentée par les salafistes, le quartier  dans lequel rayonne cette mosquée étrangère est appelé « La petite Kaboul » de par le nombre d’habitants portant le niqab pour les femmes et les tenues afghanes pour les hommes.

Le public de trois autres mosquées marseillaises s’est radicalisé dans la manière de se vêtir, notamment à la mosquée Rabi Ibn Baz Umayar Al Madkhali dont l’imâm, Salim Hacem Blidi, a été naturalisé français (né en Algérie en 1972). Les mosquées « Les jardins de la Paix » et As-Sunna (dont l’imâm Doudi est algérien), ont vu des niqabs -pourtant prohibés- fleurir à leurs abords, les hommes eux, portent kami et djellaba. Concernant la mosquée des « Jardins de la Paix », sa création récente a été permise par la mairie des 11 et 12 ème arrondissements, qui lui loue un local municipal depuis septembre 2014. Le maire de secteur, Valérie Boyer, suscite la colère des riverains pour la « convention de mutualisation » qui a permis cette mise à disposition de local municipal. Autre mosquée récente fréquentée par des salafistes, la mosquée Al Badr, qui est propriétaire de ses locaux depuis 2016. Cette dernière est également dirigée par des ressortissants algériens nés dans ce pays après l’indépendance de 1962.

Pour connaitre la situation au niveau national, lire l’enquête Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM, 2016)

Observatoire de l’islamisation, 2 octobre 2017.

Valérie Boyer gênée par une mosquée salafiste créée indirectement par sa mairie (Marseille)

Maire du 12ème arrondissement de Marseille, tenante d’une ligne de droite dure chez les Républicains, Valérie Boyer est accusée par les habitants de son secteur d’avoir permis la permanence d’une mosquée salafiste par l’entérinement d’une « convention de mutualisation » entre celle-ci et l’association Jeunesse qui l’abrite dans ses locaux.

Cette association Jeunesse a été allègrement subventionnée par la mairie et le conseil général (tous deux Républicains), du temps du prédécesseur de Valérie Boyer, Roland Blum, dorénavant 3ème adjoint au maire de Jean-Claude Gaudin, en charge des finances, ça ne s’invente pas .

Cette mosquée -dite des Caillols- est gérée par l’association Les jardins de la paix, située donc dans le local de l’association Jeunesse d’un dénommé Karim Rebouh, proche des animateurs de la mosquée, on l’a compris. D’obédience salafiste assumée, la mosquée suscite l’inquiétude des riverains, qui se souviennent que Valérie Boyer a en personne annoncé cette mutualisation de local en septembre 2014, alors invitée par les islamistes pour fêter cela, en compagnie des élus de sa majorité. 

Les effets de l’influence islamique diffusée par cette mosquée sont déjà mesurables au sein du collège du quartier des Caillols, où la direction se plaint de l’opposition grandissante des enseignements. Victime directe de la politique de la « droite », une des filles d’un des responsables de la mosquée refuse se voir son père, qu’elle estime trop radical. 

Seul le FN, par la voix d’Elisabeth Philippe (aujourd’hui en rupture avec ce parti), s’est opposé politiquement à ce contournement de la loi de 1905 au profit des radicaux, lors du conseil d’arrondissement du jeudi 12 février 2015, en lui réclamant la fermeture de ce local fréquenté par des salafistes et qui doit de fait son existence à l’argent du contribuable.

Observatoire de l’islamisation, mars 2017.

Le député LREM Olivier Véran chez les islamistes grenoblois pour soutenir leur grande mosquée en projet


Le député La République en Marche de l’Isère Olivier Véran a répondu positivement à l’association des musulmans unis (AMU) de Grenoble pour un repas de rupture de jeûne le 20 mai dernier. Cette association est membre de l’UOIF, branche française informelle des Frères Musulmans, rebaptisée récemment « Musulmans de France » afin de gommer le premier nom trop connu pour son extrémisme. Monsieur le député pourra contacter le renseignement territorial de l’Isère pour avoir confirmation. Non seulement le député macronien s’est rendu dans cette association, mais il s’est réjoui du projet de grande mosquée (dite de Teisseire) avec minaret porté par les islamistes. Ainsi on l’entend dans la vidéo rendu publique par l’AMU : « J’espère que votre projet de mosquée va avancer vite, j’ai vu le compteur, il en manque un peu mais il y a déjà la moitié ». Olivier Véran, qui fait partie de l’aile gauche de LREM, s’est fait remarquer pour avoir fait voter un amendement[1]annulant le délit d’aide au séjour des immigrés clandestins dans la loi asile-immigration.

L’imâm, Allal Jamad, né en 1959 au Maroc, a bénéficié d’une naturalisation française. Étonnant alors que ses liens avec des prédicateurs radicaux est connue, en plus de l’appartenance de l’AMU à l’UOIF. Ainsi l’association a invité récemment Hassan Iquioussen (février 2019), prédicateur vedette de la mouvance frériste en France auquel nous avons consacré un chapitre de notre essai Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM). Iquioussen qui nie le génocide arménien, est un fervent défenseur des Frères Musulmans et du retour du califat politique. Dans une conférence de janvier 2013 consacrée à l’Empire Ottoman il expose sa stratégie pour un retour du califat, où les lettrés et les savants de l’islam auront pour rôle de  « ramener les musulmans dans le giron de l’islam pour recréer cette entité politique qui a pour objectif de permettre aux musulmans de vivre leur foi dans tous les domaines : économiques, politiques, et tout ce que vous voulez. Donc le califat est en train de revenir, ça va prendre du temps mais il y a un début à toute chose, regardez : révolutions, on renverse les tyrans despotes, d’accord, qui étaient tous laïcs, islamophobes. »

Dans une conférence à la Grande mosquée de Dunkerque (qui fut inaugurée par le sénateur-maire PS de la ville en 2013, Michel Delebarre)  le prédicateur de l’UOIF aborde le génocide arménien :

« Cinq cent mille arméniens ont fait pression sur l’ex président de la France Sarko pour qu’il vote une loi pour condamner les turcs, pour un péché qu’ils n’ont pas commis. On est bien d’accord, le pseudo génocide arménien. La loi n’est pas passée hein, donc je peux dire que ça existait pas. Si la loi était passé, alors là je ferme ma bouche. Vrai ou faux ?  Si la loi était passée je ne pourrais pas dire que le génocide arménien n’existe pas, parce que la loi me condamne. Donc là je peux m’éclater ! Regarde je parle, iln’y a pas eu de génocide, et j’ai les preuves historiques qu’il n’y a pas de génocide »

Ismaïl Abou Ibrahim, dit l’imâm Ismail.

Autre prédicateur invité par l’AMU, salafiste cette fois, Ismaïl Abou Ibrahim, imam de la mosquée des Bleuets à Marseille. Il vint le 6 mai 2018 pour donner une conférence à Grenoble. Son orientation salafiste est très facile à démontrer. L’imâm Ismaïl comme il aime à se faire appeler, évoque dans ses conférences[1]la notion phare des salafistes saoudiens, « l’Alliance et le désaveu » (al-Walaa wal-Bara), interdisant de se lier d’amitié avec des mécréants, n’autorisant que les relations commerciales avec eux[2] Il partage sur son compte Facebook des citations de Al-Utheymine, membre du Comité de hauts savants de l’Arabie Saoudite mort en 2001,  référence pour les salafistes en France. Ses ouvrages sont traduits en français et se vendent bien dans les librairies musulmanes. Dans son Commentaire sur les grands pêchés (éditions AlMadina, 2013) il rappelle que les musulmans qui délaissent la prière s’excluent de l’islam et précise que le fondateur de son école juridique ibn Hanbal, a prévu la peine de mort pour cette négligence dans l’observance. Al-Utheymine prescrit aussi dans le même ouvrage la peine de mort pour les homosexuels. Concernant les couples hétérosexuels qui entretiennent des relations sans être mariés, le tarif est de cent coups de fouets, et peine de « lapidation jusqu’à la mort » s’il s’agit d’une relation adultère.

Ce grand « savant » de l’islam certifie dans ses Fatâwas sur les piliers de l’islam que nombreuses sont les « preuves que le soleil tourne autour de la terre ». Des avis juridiques complètements fous, parmi lesquels l’interdiction de faire une « collection de souvenirs » photographiques, car le prophète a dit que « les anges n’entrent pas dans une maison où se trouve une image ». Il est interdit également d’avoir des tableaux ou des images chez soi. Cet ouvrage est édité par la Librairie Nationale du Roi Fadh à Riyad, et diffusé en France par l’éditeur Daroussalam.

Ismaïl Abou Ibrahim est membre du mouvement L.E.S Musulmans fondé par Marwan Muhammad, dont nous avons démontré la nature frero-salafiste[3]. Dans une de ses conférences de janvier 2019 traitant de l’actualité brûlante, l’imâm marseillais dresse un tableau apocalyptique de la situation des musulmans en France afin de battre le registre victimaire habituel des islamistes :

« Plus on avance, plus la situation s’aggrave. On en a marre de la situation dans laquelle on vit. Cette situation d’humilés, cette situation de rabaissés. (…) depuis 1989 ils ont pris des mètres et des mètres, des kilomètres, on se dit qu’on est au dernier centimètre : nos femmes, interdiction de travailler pour elles. Interdiction d’étudier avec le hijab. A chaque fois elles ne peuvent rien faire. Les enfants, tu veux leur donner une éducation, c’est quasi impossible. Car déjà vous vous préférez les mettre là où c’est gratuit (…) ». L’idée étant d’inciter les fidèles à inscrire les enfants dans les écoles musulmanes de Marseille, justement fondées par des associations de l’UOIF. « Comment je vais au bled après ? Comment je paye ma maison au bled ? C’est ça qui est plus important que mon enfant ? » poursuit l’imâm. « Nos femmes sont la cible, nos enfants sont maintenant la cible. Jusqu’à quand ? Comment on fait ? On revient au Coran ! ». Le prédicateur prend l’exemple des salafs (pieux prédécesseurs), qui ont dû souffrir aussi à leur époque.

Ce n’est donc pas étonnant que Ismaïl Abou Ibrahim ait pris la défense de la mosquée des Oliviers fermée à Marseille dans une vidéo tournée sur place. Europe 1 rapportait en décembre 2016 « Dans ce lieu, dans le collimateur de la police, les prêches échappent aussi au conseil régional du culte musulman (CRCM) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. « On a un grand problème. Il n’y a pas de dialogue. La cité est difficile, c’est un quartier chaud là-bas. C’est une mosquée soupçonnée de discours radical tendance salafiste djihadiste. Et de bien d’autres fléaux », explique Abderrahman Ghoul, vice-président du CRCM-PACA. »

Ainsi, avec de tel conférenciers choisis avec précaution par l’Association des Musulmans Unis, sa nature radicale ne fait aucun doute. Plaider pour l’édification de leur future grande mosquée relève de la collaboration avec l’islamisme.

[1]Vidéo mise en ligne le 17 mai 2019 sur sa page Facebook Ismail-Marseille.

[2]Saleh Ibn Fawzan Ibn Abdullah,membre du Comité des grands savants saoudiens explique dans Le Guide de la croyance authentique (éditions Al Bayyina,2014) :

« Ceux qui doivent être totalement et sincèrement détestés par les Musulmans, sans les aimer, ni s’allier à eux. Ils sont les purs mécréants, tels que les polythéistes, les hypocrites, les apostats et les athées. »

[3]http://islamisation.fr/2019/01/23/les-musulmans-une-plateforme-de-consultation-lancee-par-la-mouvance-frero-salafiste/

Marseille : la mairie de secteur RN fait fermer une école salafiste clandestine

Le nombre de mosquées salafistes grimpe encore en 2018 pour arriver à 152

La Figaro rapporte aujourd’hui que, hors préfecture de police de Paris qui en compte vingt, le nombre de mosquées salafistes en province atteint le nombre de 132. Ce malgré les quelques fermetures de mosquées à Aix-en-Provence, Marseille et Ecquevilly. A titre de comparaison, un rapport consacré au salafisme du SCRT mentionnait 120 mosquées salafistes hors Paris dans un rapport de juin 2016. Ce rapport à l’époque faisait état d’une hausse de 170% du nombre de mosquées de ce courant entre 2010 et 2016. 

Emmanuel Macron a, à plusieurs reprises, annoncé son refus d’interdire le salafisme et les Frères Musulmans en France, se contentant de s’en référer à la justice lorsque des prêches tombent sous le coup de la loi. Mais l’imâm de la Grande Mosquée de Toulouse a beau évoquer un combat à mort contre les juifs en se filmant et diffusant le prêche sur la chaine Youtube de la mosquée, sans que cela n’entraine ni la fermeture de cette base de l’islamisme, ni l’expulsion de l’imâm algérien. 

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