Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme

Archives

Comprendre l’islam

Meddeb: « L’islam, tel qui se présente à nous aujourd’hui, est fortement détestable »

Abdelwahab Meddeb (mort en 2014), professeur de littérature comparée, dirigeait l’émission Culture d’islam sur France Culture.  Dans Libération du 23 novembre 2006  il écrivait : »Nous avons à faire à un Prophète qui a été violent, qui a tué et qui a appelé à tuer. La guerre avec les Mecquois fut une guerre de conversion. Il y a eu aussi la guerre avec les juifs et le massacre des juifs à Médine, décidé par le Prophète (…)L’islamisme est, certes, la maladie de l’islam, mais les germes sont dans le texte lui-même. « 

Sur la oumma en terre d’islam, dans le Nouvel Observateur du 17.1.2008 :  « La crainte que suscitent les femmes et les étrangers est le signe d’une communauté grégaire fermée sur elle-même, empêtrée dans l’endogamie, la réclusion des femmes, la xénophobie »

Aussi, dans l’émission Ce soir ou jamais face à Tariq Ramadan :

« Ce que je voyais monter au fur et à mesure, un islam qui changeait de plus en plus, que je n’aimais plus, que je trouvais très inquiétant.

Les visites que je faisais en Egypte, entre l’Egypte de 1975, dix ans après 1985 je vois une Egypte totalement changée, incompréhensible pour moi, je reviens en 1997 le mal est encore pire.

La concession faite par l’islam officiel, l’islam des états, au message des islamistes, des prêches terribles que j’entendais à la télévision officielle, un certain Charaoui par exemple, un diffuseur de superstition, d’obscurantisme « tout est dans le coran de l’atome à l’électricité », des choses aberrantes !

Je suis arrivé en Egypte pour un séjour en septembre à la veille des attentats de Louxor, et quand ces attentats ont eu lieux personnellement je n’étais pas du tout surpris car j’ai eu l’impression que ces attentats étaient le passage à l’acte de tout ce que j’entendais »

La pédophilie est licite en islam selon les juristes sunnites

« Il n’existe pas d’âge minimum pour le mariage tant pour les hommes que pour les femmes dans la Loi musulmane. (…)Dans certains pays islamiques, l’âge de la maturité sexuelle peut être huit ou dix ans » Dr Abd Al Hamid Al’Ubeidi, expert irakien en loi islamique. 

« Le prophète Mohamed est l’exemple à suivre, il a pris Aisha pour épouse alors qu’elle avait six ans, mais n’a eu des relations sexuelles avec elle que lorsqu’elle avait neuf ans »  Cheikh Ahmad Al-Mub. Vidéo de cette citation ici.

Le prédicateur Metmati appelle à « humilier les chrétiens » conformément au Coran

Lors d’un débat entre  « youtubeurs » musulmans, Maamar Metmati se base sur la sourate IX verset 29 pour rappeler que les relations avec les chrétiens doivent être basées sur l’alternative conversion ou paiement d’un impôt avec humiliation. Les associations « anti racistes » comme le Mrap, la LDH, SOS Racisme oseront-elle l’attaquer pour incitation à la haine et à la discrimination, que le code pénal puni à 45000 euros d’amende et un an de prison ?

Une Fatwa légitime la pédophilie en Arabie Séoudite (Saleh Al-Fawzan)

imagesf.jpg

(Archive de l’Observatoire remise en ligne après le piratage de mars 2015)

L’islamologue égyptien Raymond Ibrahim revient dans un article du 21 juillet sur l’ignoble fatwa qui fait couler de l’encre dans les médias arabes.

« Le mariage des enfants » – euphémisme pour pédophilie – fait à nouveau les grands titres, au moins dans les médias arabes: Dr Salih bin Fawzan (photo) un dignitaire religieux  membre du prestigieux Conseil islamique d’Arabie Saoudite, vient de publier une fatwa affirmant qu’il n’y a pas de minimum d’âge pour le mariage, et que les filles peuvent être mariées », même si elles sont dans le berceau. »
Apparaissant dans des journaux saoudiens le 13 Juillet 2011, la fatwa se plaint des interférences « avec la presse mal informée sur la charia , ce qui pose de graves conséquences pour la société, y compris leur interférence avec la question du mariage des petites filles qui n’ont pas atteint la maturité , et leur demande qu’un âge minimum soit fixé pour les filles à marier. « 

Fawzan insiste pour que la charia  ne fixe une limite d’âge pour se marier les filles: comme d’innombrables érudits musulmans avant lui, il s’appuie sur le Coran 65:4, qui traite du mariage aux femmes qui n’ont pas encore eut leurs règles (par exemple, sont prépubère) et le fait que Mahomet, modèle de rôle de l’islam, marié Aisha quand elle avait 6 ans, «consomma» le mariage – ou, en langage moderne, commit un viol – quand elle avait 9 ans.

Le point de la fatwa saoudienne, cependant, n’est pas que les filles aussi jeunes que neuf ans puissent avoir des relations sexuelles, basé sur l’exemple de Mahomet, mais plutôt qu’il n’y a aucune limite d’âge que ce soit; la seule question ouverte à l’examen est de savoir si la fille est physiquement capable de subir l’acte par le mari / violeur. Fawzan s’appuie sur des documents reconnus authentiques en citant l’exégèse d’Ibn Batal autorité de Sahih Bukhari:

Les oulémas [interprètes de l’Islam] ont convenus qu’il est permis pour les pères à marier leurs petites filles, même si elles sont dans le berceau. Mais il n’est pas permis à leurs maris d’ avoir des relations sexuelles avec elles, sauf si elles sont capables d’être placés au-dessous tolérant le poids des hommes. Et leur capacité à cet égard varie en fonction de leur nature et leur capacité. Aisha avait 6 ans quand elle a épousé le prophète, mais il avait des relations sexuelles avec elle quand elle avait 9 ans [c’est à dire quand elle a été jugée apte].

Fawzan conclut sa fatwa par un avertissement: «Il incombe à ceux qui appellent à fixer un âge minimum pour le mariage de craindre Allah et de ne pas contredire sa loi (charia), ou d’essayer de légiférer les choses qu’Allah n’a pas permis. Les lois sont la souveraineté d’Allah, et la législation est son droit excusif, ne devant être partagé par aucun autre. Et parmi ces lois figurent  les règles qui régissent le mariage. « 

Fawzan, bien sûr, n’est pas le premier à insister sur la légitimité de la pédophilie dans l’Islam. Même l’ancien grand mufti d’Arabie Saoudite, Bin Baz, a soutenu « le mariage des enfants», puisque «le Coran et la Sunna l’approuvent. » (Fawzan fut un élève de Bin Baz)

Et ce n’est pas juste quelques points théoriques ou théologiques, la vie de nombreuses jeunes filles sont détruites à cause de cette décision. Rappelons, par exemple, la jeune fille de 13 ans qui est décédée alors que son mari beaucoup plus âgé copulait avec elle ou les filles de 12 ans  décédées en donnant naissance à un mort-né; ou une fille de 10 ans qui a fait les manchettes des journaux pour avoir fugué son mari de 80 ans.

Puis il y a les filles innombrables anonymes qui ne font rien pour mériter toute l’attention des médias – comme mourir – et ont appris à vivre avec leurs maris âgés, comme, sans doute, la fille qui épousa religieux le plus populaire de l’Islam, Yusuf Qaradawi, quand elle avait 14 ans. (note de l’Obs-i: Tariq Ramadan dit avoir un « profond respect » pour ce psychopathe dirigeant le Conseil européen de la fatwa dans lequel siège le nouveau président de l’UOIF, Ahmed Jaballah)

Que faisons-nous du fait qu’il est toujours dans  l’Islam religieux et officiel, des voix autorisées – non des voix aberrantes, ni des «terroristes», «extrémistes», ou tout autre euphémisme inventé pour l’occasion – qui font constamment la démonstration de la brutalité de la charia? Quelques semaines avant cette fatwa, une femme politique et activiste au Koweït a appelé à l’institutionnalisation de l’esclavage sexuel (recommandant que les musulmans achètent et vendent des femmes captifs russes de la guerre en Tchétchénie), un prédicateur populaire égyptien, non seulement dit la même chose, mais il a ajouté que la solution à la pauvreté de l’islam est d’aller sur le djihad et le pillage de la vie et les biens des infidèles.

Ces positions « religieuses » paraissent étranges? Peut-être, mais elles sont parfaitement cohérentes. Après tout, distillées et dans les yeux des non-croyants, la charia est rien de moins qu’un système juridique construit sur la base des mots et des actes du 7e siècle, arabes, dont le comportement – de la pédophilie et le sexe de l’esclavage à la guerre et le pillage  – a été celui d’un arabe au 7ème siècle. Ayant séduit ou réduits en esclavage ses contemporains, ses enseignements continuent à séduire et asservir leurs descendants, et, aujourd’hui comme alors, ce sont toujours les innocents qui souffrent. »

Traduction Joachim Véliocas pour l’Observatoire de l’islamisation.

La violence tribale dans le Coran et les razzias de Muhammad

Extrait partiel d’une conférence du professeur Jacqueline Chabbi (agrégée d’arabe)  au collège des Bernardins à l’occasion des 25 ans de l’Institut Dominicain d’Etudes Orientales (IDEO), le lundi 9 octobre 2017. Docteur ès lettres, elle est professeur à l’université de Paris-VIII-Saint-Denis, spécialiste de l’histoire du monde musulman et plus particulièrement du soufisme et des origines de l’islam. Elle a participé à la série de documentaire Jésus et l’Islam, diffusée sur Arte en décembre 2015.

Les combats de Muhammad: escarmouches, grandes batailles et crimes de guerre.

Présentation synthétique des combats menés ou planifiés par Mahomet, proposée par l’ Observatoire de l’islamisation d’après la biographie « Mahomet, contre-enquête » (éd.de l’Echiquier) de l’arabisant René Marchand, se basant sur la Sîra (biographie islamique officielle) et la Sunna.Lire la suite

Egypte : des universitaires musulmans rééditent un livre préconisant la destruction des églises

Dimanche des Rameaux 2017 à Tanta au nord du Caire. Deux attentats contre des églises fait 44 morts.


L’émission «cri et espoir» du canal chrétien csat.tv a diffusé un dialogue de Mme Nadia Youssef mené par téléphone avec le conseiller du gouvernement Ahmed Maher goo.gl/3mG3de

Mme Nadia Youssef lui a demandé d’exprimer son opinion à propos du livre «L’établissement de la preuve éclatante pour la démolition des églises d’Égypte et du Caire», dont l’auteur est Ahmed Abdel Moneim Al-Damanhori, grand cheikh de l’Azhar, décédé en 1192 AH (1778 AD) (à partir de la 45e minute), et dont la couverture a été présentée à l’écran.

Le conseiller a répondu que l’auteur du livre est «un salafiste et non pas un azharite». Mme Nadia Youssef lui répéta le nom de l’auteur et son titre, grand cheikh de l’Azhar, mais Ahmed Maher affirma à nouveau que l’auteur du livre est «un salafiste et non pas un azharite».

Mme Nadia Youssef a rappelé que le livre est toujours sur le marché, et Ahmed Maher a répondu que la police de sûreté devrait faire son travail, que l’État devait le confisquer et examiner qui a accordé la licence pour le publier.

Mme Nadia Youssef a dit alors pour la troisième fois que la couverture mentionne le nom du grand cheikh de l’Azhar comme auteur, mais Ahmed Maher rétorqua de façon catégorique qu’il «exonère l’Azhar de ce livre, que ce soit dans le passé comme dans le présent», en ajoutant que «la police de sûreté et les services de renseignement doivent retirer ce livre et enquêter sur son origine». La question doit être traitée avec fermeté, ce livre étant, selon lui, contraire au texte du Coran, qui dit: «Si Dieu ne repoussait pas les humains les uns par les autres, auraient été démolis des ermitages, des églises, des lieux de prière, et des sanctuaires, où le nom de Dieu est beaucoup rappelé. Dieu secourra qui le secourt» (22:40). «Nous devons collaborer pour que les synagogues des juifs, les églises des chrétiens et les mosquées les musulmans restent protégées. Les trois doivent rester protégées. Et c’est bien cela l’islam.»

Le livre est bel et bien écrit par un ancien grand cheikh de l’Azhar

Face à l’insistance de Mme Nadia Youssef sur le fait que le livre a été écrit par un ancien grand cheikh de l’Azhar, et la négation d’Ahmed Maher affirmant que l’auteur du livre est «un salafiste et non pas un azharite», nous avons estimé nécessaire d’enquêter sur l’auteur de ce livre et son contenu.

Le livre, dont la couverture a été présentée à l’écran par Mme Nadia Youssef (à partir de la 45e minute) porte la mention suivante:
«L’établissement de la preuve éclatante pour la démolition des églises d’Égypte et du Caire»

اقامة الحجة الباهرة على هدم كنائس مصر والقاهرة

Il est écrit par Ahmed Abdel Moneim Al-Damanhori, grand cheikh de l’Azhar, décédé en 1192 AH (1778 AD). Le titre de ce livre est mentionné dans la biographie de l’auteur sur Wikipedia goo.gl/VTiDuv. Il a occupé la fonction de grand cheikh de l’Azhar de 1182 à 1190 AH (1768 à 1776 AD).

Il est publié par Dar Al-Farouk, Mansoura, en 2012 , 215 pages. Il est aussi fait mention de ce qui suit sur la couverture:Lire la suite

Un ex djihadiste français ne croit pas à la déradicalisation sans désislamisation, et préfère quitter l’islam.

Zoubeir (nom modifié) a passé un an avec l’Etat Islamique et Jahbat al Nosra, et un an dans une prison française à son retour.

Extraits du livre-enquête Les Revenants (Seuil, 2016) de David Thomson. Les intertitres ont été rajoutés par nous  :

Un musulman de stricte observance

« A la différence de nombreux jihadistes francophones, Zoubeir parle arabe (le darija, le dialecte marocain) ainsi que l’arabe littéral et il a de vraies connaissances en sciences islamiques. Son enfance a été rythmée par une édication religieuse très structurée. De 6 à 15 ans il fréquente l’école coranique une à deux fois par semaine. Ses parents sont musulmans pratiquants. (…) Dans le débat sur la question salafiste en France, Zoubeir considère que pour lui comme pour une majorité de Français rencontrés en Syrie, le salafisme quiétiste a préparé le terrain et constitué un marche pied vers son basculement vers le jihadisme. (…)

Son professeur de philosophie dans le déni

Un jour, en cours de philosophie, inspiré par l’actualité, son professeur évoque un attentat très meurtrier commis par les shebab somaliens au Kenya : l’attaque contre le centre commercial Westgate de Nairobi. « Il a commencé à en parler en disant : « Voilà ça n’a rien à voir avec la religion, c’est plus une guerre contre les valeurs occidentales. » Moi, j’en pouvais plus d’entendre toujours ce même discours, voilà ça n’a rien à voir avec l’islam, non il n’y a pas de motivation religieuse… » Ce jour là Zoubeir décide de claquer la porte de sa classe et de ne pas passer son bac.

Car à ses yeux, ce paradigme médiatique et politique destiné à éviter tout amalgame avec les musulmans est vain et contre productif. « J’aime pas ces discours qui cherchent à les décrédibiliser en disant : ‘Non c’est pas ça, il n’y a pas écrit ça dans le Coran’. Un jeune, même si tu lui dis ‘non y a pas écrit ça’, il va aller se renseigner le type, il est pas con. Il va cherche s’il y a bien écrit ça et il va voir qu’il y a bien écrit ça. Il va prendre l’exégèse du Coran, il va prendre Ibn Khatir ou Ibn Abbas, un compagnon du Prophète, c’était le cousin du Prophète, et il va voir que oui, il légitime le combat des gens qui nous ont combattus, et ça aura servi à rien de dire qu’il n’y a pas écrit ça et que ça n’a rien à voir avec l’islam. Ces gens là attirent du monde avec des arguments religieux. Ils parlent avec le Coran, ils parlent avec des dalil (preuve religieuse s’appuyant sur le coran ou le hadith). Pour ceux qui voient ça comme une secte en dehors de l’islam, c’est de l’endoctrinement. Pour ceux qui voient cela comme une partie intégrante de l’islam, c’est juste quelqu’un qui veut se conformer à ce quoi il croit. »

Retour de Syrie à la maison dans sa famille pratiquante

Avec ses parents, passé l’euphorie des retrouvailles, le relations se crispent et deviennent conflictuelles sur la question de la religion. Aujourd’hui, Zoubeir la rejette en bloc. Pour ses parents, comme pour de nombreux musulmans, Daesh n’a rien de religieux, c’est plutôt un complot sioniste : « ils sont toujours dans le déni. C’est jamais la faute des musulmans, c’est toujours la faute de l’Occident. Toujours la faute des juifs, des sionistes. C’est toujours les juifs qui financent. »

Lui ne supporte plus cette antienne du « ça-n’a-rien-à-voir-avec-l’islam » martelée dans les médias et dans le champ politique. A ses yeux, le jihadisme a tout à voir avec l’islam.

« Cette religion, pour moi, c’était l’émigration, la lutte armée, le jihad et vivre sous la charia dans un Etat Islamique. Et j’ai eu un dégoût. Je me suis résolu à abandonner cette religion parce que le jihad, pour moi, fait partie intégrante de cette religion. Donc j’ai tout abandonné. (…) Les références islamiques des sunnites prônent le jihad armé, la lutte contre les mécréants, l’instauration de la charia partout. C’est clairement pas quelque chose qu’ils ont inventé. Même le fait de brûler les gens, l’Etat Islamique ne l’a pas appris de nulle part, c’est dans les textes. Il y a des compagnons, un des « califes bien guidés », qui a déjà brûlé des personnes, c’était Abou Bakr al-Sidiki, le premier calife de l’islam et ami intime du Prophète, et Ali Ibn Abi Talib, le neveu du Prophète. Si ce n’était inscrit nulle part, ils ne l’auraient pas fait»

Zoubeir évoque le massacre du camp de Speicheir à Tikrit, au cours duquel l’Etat Islamique a exécuté 1500 prisonniers de l’armée irakienne par balle et jeté le corps de certains dans les eaux du Tigre : « Il y a une référence à ça. C’est pas quelque chose qu’ils ont inventé. Le fait de tuer des gens et de les jeter dans un lac, dans de l’eau, ça fait référence à un événement. Le fait d’égorger les gens, ils ne l’ont pas appris de nulle part. Ils prennent leur justification d’un verset coranique qui dit de frapper les cous. Dans une guerre, frapper les cous, c’est couper la tête. »

Convaincu de ce constat, Zoubeir ne prie plus, ne fréquente plus la mosquée et se cache pour ne pas respecter le jeûne durant le ramadan. «  Je suis très discret. J’en parle à personne. » Dans une famille très conservatrice, ça ne passe pas. « Ils me disent qu’il faut que je fasse attention parce que l’enfer… » (…)

La déradicalisation sans désislamisation : une foutaise

À ses yeux, aucun contre-discours délivré par une institution n’aurait pu produire le même effet. Le jeune homme ne croit donc pas à ce que les autorités françaises ont appelé « la déradicalisation », et dont certains ont fait un véritable business sans pour autant obtenir de résultats probants. En France, plus d’un million d’euros de fonds publics ont été dépensés entre fin 2014 et fin 2015 dans différents programmes. « De l’argent jeté par les fenêtres, lâche-t-il lors d’un entretien avec Les Jours. Je ne vois pas comment on peut déradicaliser ces gens sachant qu’eux ne se considèrent pas comme des radicaux, mais comme des musulmans en conformité avec ce qu’ils suivent, c’est-à-dire le Coran et la Sunnah. Et on ne va pas déradicaliser ces gens-là avec des imams qui se disent républicains, alors que la religion s’oppose complètement à la République ». Lire l’intégralité du témoignage de Zoubeir et 11 autres qui se sont confiés à David Thomson dans Le Revenants 

Le Grand imâm d’al-Azhar (Le Caire) rejette toute réforme du « discours religieux » incitant à la haine

bn

Ahmed el Tayeb, directeur de l’université islamique d’al-Azhar, Le Caire, Egypte.

Nous avons écouté samedi dernier à Paris le général Ahmad Abou Maher expliquer (colloque au Palais Bourbon à l’initiative du député P.Folliot) que les ouvrages de droit musulman enseignés à l’université islamique d’Al Azhar contribuent à la radicalisation. D’autres voix s’élèvent en Egypte pour réclamer, à la suite du président Sissi (discours d’Al-Azhar du 28 décembre 2014), une réforme de l’enseignement islamique.

Interrogé début novembre, le Grand imâm d’Al-Azhar, Ahmed el Tayeb, diplômé de l’institution islamique ainsi que de la Sorbonne, a balayé d’un revers de main toute initiative visant à réviser le contenu de l’enseignement multiséculaire de ce temple de l’orthodoxie sunnite : « Les livres dont nous avons hérités sont innocents, et ont été maltraités par les ignorants et les indécents parmi nous »

Ces livres d’exégèse coranique, de hadith (faits et gestes de Mahomet rapportés) et de jurisprudence contiennent des prescriptions enjoignant de marquer les maisons des chrétiens, d’interdire la construction d’églises en terre d’islam, de tuer les apostats, etc.

Mais le Grand imâm de la plus prestigieuse université sunnite du monde préfère en faire l’apologie :Lire la suite

La chronologie du Coran, les versets de l’épée médinois et les abrogés de l’époque mecquoise (professeur Sami Aldeeb)

Colloque « Origines du terrorisme islamique » à l’Assemblée Nationale, salle Colbert, du 26 novembre 2016, sous le patronage du député Philippe Folliot.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le professeur de droit musulman Sami Aldeeb Abu Sahlieh (site) expose le classement des sourates coraniques par ordre chronologique, mettant en évidence une nette différence entre les sourates de l’époque mecquoise et celles de l’époque médinoises. Les premières comportent des versets à caractère universaliste et tolérant, les deuxièmes se constituent d’appel à la guerre et à la haine des non musulmans. Les juristes musulmans convergent pour dire que les sourates de l’époque médinoise abrogent le message des sourates mecquoises, antérieures à l’hégire. Retrouver le texte et les illustrations de la conférence ici.

L’Observatoire de l’islamisation (www.islamisation.fr) fut le seul média à couvrir ce colloque, co organisé par l’Organisation Franco-égyptienne pour les droits de l »homme (OFEDH) et l’Union des Nords Africains Chrétiens de France (UNACF).

Page 1 sur 512345»