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Comprendre l’islam

Orlando: le meurtre des homosexuels est bien prévu par la charia et enseigné dans des mosquées

bpt6k5813421pIbn Abî Zayd (922-996), dit Al-Qayrawânî car il passa la majeure partie de sa vie à Kairouan, est un des piliers de l’école sunnite malékite, officielle en Algérie et au Maroc. Surnommé également « le petit Malik » car il est connu pour tenir la doctrine du fondateur de cette école Mâlik ibn Anas par voie de tradition orale de trois garants successifs, « ce qui donnait à son enseignement une valeur d’authenticité remarquable » précise son traducteur Léon Bercher (+) qui collabora avec Henri Pérès (+), professeur d’arabe et fondateur de la « Bibliothèque Arabe-Française » à Alger au début du XXème siècle.

L’Epître  (risâla) de Qayrawânî, une sorte de condensé de doctrine destiné à vulgariser simplement le droit islamique, fut commandé par Sîdî Mahriz qui dirigeait une école islamique (Zâwiya) célèbre à Tunis, et est passé à la postérité comme étant un manuel incontournable pour les fidèles, notamment les plus jeunes, de par sa construction en petits chapitres thématiques de prescriptions limpides. Ce manuel comprend 4000 prescriptions juridiques (masaâla) et quatre cent hadith (propos de Mahomet rapportés par ses contemporains).

Le ministère des Affaires religieuses du Maroc rend compte que   « Elle (la Risâla) est programmée dans les établissements de l’enseignement traditionnel et elle est hautement considérée par les oulémas » (source : habous.gov.ma). 

Il est programmé comme « référence » par « Le guide de l’étudiant » de l’institut al-Ghazâli, école d’imâm de la Grande Mosquée de Paris. Nous l’avions trouvé à l’Institut du Monde Arabe. Plus généralement, étant aussi connu chez les musulmans que le catéchisme chez les catholiques, il se trouve dans toutes les librairies musulmanes.

On y lit que :

  «  Si un homme commet l’acte de sodomie avec un mâle adulte consentant, les deux doivent être condamnés à mort, musulmans ou non. » ( chapitre 37, des prescriptions relatives aux délits de sang et aux peines légales)

Le cheikh marocain Saïd Al Kamali, extrêmement populaire dans les mosquées marocaines en France, régulièrement en conférence dans celles-ci, fait des séminaires dédiés sur ce livre de charia.

Un autre exemple dans cette école diplomante d’enseignement de l’islam, dirigée par le cheikh algérien Zakaria Seddiki qui a longtemps enseigné à l’école d’imams de l’UOIF l’IESH, avant de monter sa structure :

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Autre grand « savant » qui préconise la mise à mort des homosexuels, le cheikh Yussuf Al-Qaradawi qui préside l’Union Internationale des Savants Musulmans, pour qui Tariq Ramadan « éprouve un profond respect [1] ». Dans son ouvrage « Le licite et l’illicite » (éditions al-Qalam, 2002) il s’interroge sur la manière la plus « pratique » d’éliminer les homosexuels :

« Est-ce que l’on tue l’actif et le passif ? Par quel moyen les tuer, est-ce avec un sabre ou le feu, en les jetant du haut d’un mur ? Cette sévérité qui semblerait inhumaine n’est qu’un moyen pour épurer la société islamique de ces êtres nocifs  ».[2]

Les livres de Qaradawi sont disponibles à la bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe, étant un savant exerçant une grande autorité dans le monde sunnite.

Observatoire de l’islamisation.

[1] Tariq Ramadan in Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?, Aziz Zemouri, l’Archipel, 2005, page 135.

[2] Youssef Qaradhawi , Le licite et l’illicite, El Qalam, 2002, p.175

La doctrine du djihâd wahhabite encore distribuée à la Fnac Paris-Les Halles.

Comment la Canopée des Halles devient l’écrin luxueux de la doctrine de l’Etat Islamique.

IMG_3053Malgré nos alertes des mois précédents, la Fnac continue à vendre les livres de base des djihadistes. En novembre dernier, Le Figaro avait confirmé nos informations sur la distribution de livres prônant la création d’une police islamique chargée de détruire les instruments de musique, ou justifiant le meurtre des non musulmans.

Aujourd’hui (26 avril 2016), la Fnac Les Halles distribue le livre L’Unicité de Dieu (éditions al Qalam, 2004) du fondateur du wahhabisme, Muhammad ibn Al Wahhab (1703-1792). C’est le livre de chevet de tous les salafistes djihadistes. Voici une de ses pages photographiée sur place Fnac Les Halles :

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« Allez en avant au nom de Dieu, faites la conquête pour Sa cause. Faites la guerre à ceux qui ne croient pas en Dieu (…) appelles-les à embrasser l’islam, s’ils résistent alors demandez l’aide de Dieu et faites-leur la guerre. »

Zineb : « le Coran est clair : tout ce qui n’est pas musulman peut être cible du Djihad »

Sami Aldeeb: Explication du jihad dans le Coran (video)

Le professeur Sami Aldeeb présente son dernier ouvrage sur Le Jihâd dans le Coran disponible gratuitement en PDF ici.

Un Professeur d’Al-Azhar (partenaire CFCM) rappelle que le viol des captives de guerre est halal

Al-Azhar-Professor-Suad-Saleh_-In-a-Legitimate-War-Muslims-Can-Capture-SlavegirVoir les extraits vidéo sur MEMRI TV

Dans une émission sur les fatwas datant du 12 septembre 2014,  Mme Suad Saleh, Professeur en théologie à Al-Azhar, affirme que les musulmans qui capturent des femmes dans une guerre légitime contre leurs ennemis peuvent les posséder et en faire des esclaves sexuelles « En vue de leur humiliation », déclare Pr Saleh, « elles deviennent la propriété du commandant militaire, ou d’un musulman, et il peut avoir des relations sexuelles avec elles, tout comme il a des relations sexuelles avec ses épouses ». La vidéo circule actuellement sur les médias sociaux. Extraits : Voir sur MemriTV

Problème : l’Université islamique d’Al Azhar, la plus prestigieuse du monde sunnite, a établi un partenariat avec le ministère de l’Intérieur français et la Grande mosquée de Paris en 2005, pour former des imâms ! Le ministre des Affaires étrangères de l’époque Philippe Douste-Blazy visita en compagnie de Dalil Boubakeur l’Université Al Azhar en octobre 2005 pour nouer cette collaboration : des imâms français viennent de former en Egypte, et des imâms d’al-aznar viennent en France pour enseigner dans les écoles coraniques de l’hexagone. Le Monde consacra un article à l’accord.

Parution du livre gratuit du professeur Abu-Sahlieh sur l’interprétation du jihâd chez les savants musulmans

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Disponible en PDF ici

Introduction:

Dans la présente étude, nous verrons comment le Coran a réglé la question du jihad à travers ses chapitres mecquois (86 chapitres révélés entre 610 et 622) et ses chapitres médinois (28 chapitres révélés entre 622 et 632), en nous appuyant sur les exégèses tant anciennes que contemporaines.

La division du Coran entre chapitres mecquois et chapitres médinois, acceptée à l’unanimité par les milieux religieux musulmans, est contestée par des chercheurs dont certains vont jusqu’à nier l’historicité de Mahomet, de la Mecque et de Médine, estimant que le Coran est un amas hétéroclite de textes réunis entre la Syrie et l’Iraq.

Mais quelle que soit la position qu’on défend, on ne peut nier que le Coran comporte pêle- mêle des versets plus ou moins pacifiques et des versets appelant au jihad. Pour démêler ces versets, les juristes musulmans recourent au concept de l’abrogation selon lequel les versets postérieurs prévalent sur les versets antérieurs. Ce qui nécessite le classement chronologique de ces versets.

Ces juristes estiment que le jihad a passé par différentes étapes, culminant avec le chapitre 9, soit le 113e dans l’ordre chronologique. On se retrouve ainsi entre deux courants: ceux qui veulent comprendre le jihad dans son évolution finale, et ceux qui veulent faire évoluer les mentalités en se rattachant surtout aux chapitres mecquois, estimant que le Coran médinois s’écarte de l’esprit de l’islam pour des raisons politiques. Appartient à ce dernier courant le penseur soudanais Mahmoud Muhammad Taha, pendu sur instigation de l’Azhar en 1985, qui prônait le retour au Coran mecquois, et l’abandon du Coran médinois. Lire la suite.

Questions d’un avocat au professeur Sami Aldeeb autour de l’islam et de l’islamophobie

Question 1 : Mr Aldeeb, vous êtes un islamologue reconnu, traducteur de la constitution suisse en arabe pour la Confédération, traducteur du Coran en français par ordre chronologique, et auteur d’une trentaine d’ouvrages. Pouvez-vous nous parler de l’incitation à la violence, à la haine et à la discrimination que contiennent les textes fondamentaux de l’islam et les doctrines islamiques ?

Lire l’interview sur le blog de Sami Aldeeb

Le viol des captives et esclaves est autorisé par le Coran et la Sunna

violAu cours du jihâd, la femme de l’ennemi fait partie du butin. A ce titre, le musulman dispose de son corps une fois qu’il l’a réduit en esclavage. Le rite malékite, officiel au Maroc et en Algérie, choisi par l’Institut de théologie de la Grande mosquée de Paris, se base sur un ouvrage fondamental : Al-Muwatta’  « synthèse pratique de l’enseignement islamique » de Abdu-llah Mâlik, jurisconsulte médinois du septième siècle appelé communément « l’imam des imams ». Al-Muwatta’ est tellement populaire chez les musulmans qu’il s’en vend à la Fnac et au Virgin Mégastore, ainsi qu’à la « librairie-boutique » de l’Institut du Monde Arabe.

Voici ce qu’on peut y lire à la page 450 de la traduction de Muhammad Diakho pour les éditions Albouraq :

(1262) 95- « Ibn Muhayriz a rapporté : « j’entrai à la mosquée et à la vue de Abû Sa’îd al-Khudrî, je m’assis près de lui et je lui demandai au sujet de l’éjaculation en dehors de l’utérus. Il me répondit : « Nous quittâmes Médine avec Mahomet dans une expédition contre les Banû al-Muçtaleq. Nous prîmes pour captives les meilleures femmes arabes. Comme nous les désirions, et que nous souffrions de notre célibat, nous avions voulu avancer des rançons en échange des captives, puis de cohabiter avec elles en éjaculant en dehors de l’utérus. Alors, nous nous dîmes : « Ferons nous cela sans le demander à Mahomet qui est parmi nous ? » En le lui demandant il répondit : « Il n’y a pas de mal à faire cela » »

Voici un « hadith Sahîh » soit une « tradition authentique » rapportant un épisode de la vie de Mahomet, sur qui tout bon musulman doit calquer son comportement  :Lire la suite

Définitions du Jihâd proposées par les universitaires de Paris, Tunis et Toulouse.

Page du fameux traité de droit islamique "La Réalisation du But" de Ibn Hajar (1372- 1448) , Grand cadi (juge) d'Egypte.

Page du fameux traité de droit islamique « La Réalisation du But » de Ibn Hajar (1372- 1448) , Grand cadi (juge) d’Egypte.

Dans l’ouvrage Vocabulaire de l’islam paru dans la collection « Que sais-je » des Presses Universitaires de France (PUF, 2008), Dominique Sourdel et Janine Sourdel-Thomine, Professeurs émérites à l’Université de Paris-Sorbonne, co dirigeant la collection « Islamiques » aux PUF, écrivent pour l’entrée « Jihâd »:

« JIHÄD – « Lutte », au sens originel.- Désigna d’abord, dans les traités de droit religieux ou fiqh, l' »effort de guerre » devant être entrepris contre les infidèles ou kâfirs, au nom de la Loi ou sharî’a, pour faire triompher la vraie religion. D’où le sens de « guerre légale », plutôt que « guerre sainte », décidée par le chef de la communauté, c’est-à-dire par un calife qui gouverne réellement ou par l’un de ses représentants, l’émir ou, plus tard, le sultan.

C’est donc un « devoir collectif » ou fard kifâya et non individuel, destiné à assurer l’expansion de l’islam en tant que religion universaliste et instituant un état de guerre permanent avec les territoires non musulmans appelés dâr al-harb, envers lesquels seule une forme de trêve ou hudna, et non une paix durable, peut être consentie.

Explique les diverses entreprises guerrières ayant assuré l’extension du monde musulman, à partir de la victoire ou fath de Muhammad sur les habitants de la Mekke qui suivit ses diverses batailles et expéditions oumaghâzi, et lors des grandes conquêtes qui se déroulèrent aussitôt après sa mort. -Plus ou moins observé par la suite, n’a plus été décrété officiellement depuis 1914, mais est souvent entrepris à l’époque contemporaine  par des groupes de combattants indépendants.

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L’enfumage de l’opinion par des versets coraniques trafiqués : analyse textuelle.

« Assez régulièrement, à la suite de tel ou tel événement dramatique, et notamment après les attentats (…) on entend citer le Coran en ces termes : « Quiconque tue une victime innocente, c’est comme s’il avait tué toute l’humanité. » Cette citation est alors abondamment relayée dans le médias et suscite une approbation unanime.

Or, le coran dit précisément :

« Quiconque tuerait une personne qui elle-même n’a pas tué ni commis de forfaiture (fasâd) sur la terre, c’est comme s’il avait tué les hommes dans leur totalité » (Sourate 5, Verset 35/32) (Sourate abrogée par la suite voir chapitre Abrogation Ndlr Gérard Brazon)

Ainsi que nous allons le voir, la différence entre le texte coranique et la façon dont il est régulièrement cité est tout à fait déterminante.Lire la suite

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