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Comprendre l’islam

Le tribut (jizya) dans l’islam, dernier ouvrage du professeur Sami Aldeeb

41MKxHkH6pLSami Aldeeb: Le tribut (jizya) dans l’islam: Interprétation du verset coranique 113/9:29 relatif au tribut (jizya) à travers les siècles, Createspace (Amazon), Charleston, 2016, 204 pages : Amazon

Cet ouvrage fait partie d’une série de livres qui s’attardent sur l’interprétation de versets problématiques du Coran à travers les siècles (voir la liste dans http://goo.gl/RyX0a5).

Le présent ouvrage est consacré au «verset du tribut (jizya)» H-113/9:29 qui dit:

Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et son envoyé ont interdit, et ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux auxquels le livre fut donné, jusqu’à ce qu’ils donnent le tribut (jizya) par une main, et en état de mépris.

Chez les chiites, ce verset est appelé aussi le verset du sabre, nom donné par les sunnites au verset H-113/9:5:

Une fois écoulés les mois interdits, tuez les associateurs où que vous les trouviez, prenez-les, assiégez-les, et restez assis contre eux [dans] tout aguet. Mais s’ils se repentent, élèvent la prière, et donnent la dîme, alors dégagez leur voie. Dieu est pardonneur, très miséricordieux.

Quoi qu’il en soit du nom qu’on leur donne, ces deux versets appartiennent aux versets coraniques prônant le jihad, auquel nous avons consacré notre ouvrage Le jihad dans l’islam:  Amazon. Le présent ouvrage en est un complément, dans la mesure où le paiement du tribut (jizya) est l’une des trois alternatives accordées aux non-musulmans (ci-après les dhimmis), ou tout au moins à une partie des non-musulmans, notamment ceux appelés gens du livre:

  • soit la conversion à l’islam;
  • soit le paiement du tribut (jizya);
  • soit l’épée avec pour conséquence l’asservissement des prisonniers, des enfants et des femmes, et la mainmise des musulmans sur les biens des vaincus. Lire la suite sur le site du professeur Sami Aldeeb

Abu Bakr, premier calife de l’islam, avait bien justifié le meurtre des moines (sources islamiques)

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Extrait de l’introduction de la Fatwa des moines d’un des plus grand juristes sunnite Ibn Taymiyya, jouissant du statut de « Sheikh de l’Islam ». Le texte est introduit par le professeur (musulman) Yahya Michot (bio) ex professeur à l’Université Catholique de Louvain puis au Centre d’études islamiques d’Oxford financé par le Qatar, où enseigne aussi Tariq Ramadan.Loin d’être marginal, il est considéré comme un des meilleurs spécialistes d’Ibn Taymiyya, invité en star à la Foire musulmane de Bruxelles.

Un autre traité de droit musulman justifie ces meurtres des moines non reclus dans leurs ermitages en temps de guerre: le manuel juridique majeur du sunnisme, Al-Muwatta’, de l’imâm Malik Ibn Anas (710-795) – « synthèse pratique de l’enseignement islamique » sous-titre l’éditeur Albouraq- enseigne d’assommer les moines chrétiens, de violer les femmes issues du butin de guerre, de couper la tête des apostats, de partir en expédition guerrière etc. Nous l’avons acheté à la Fnac de Rouen ! Il est présent dans toutes les librairies musulmanes.

Dans le Livre numéro 21 , le point 18 enseigne de tuer les moines prosélytes :

« Tu verras des gens qui se sont rasé le sommet de la tête (diacres) [en référence à la tonsure des moines]abats-les en frappant le sommet de leur tête » L’assassinat des moines de Tibihirine en 1996, n’est donc pas le fait de fous, mais de personnes appliquant l’islam officiel enseigné au Maroc et en Algérie.

Voir ce documentaire sur les livres islamiques de l’Institut du Monde Arabe, Al-Muwatta’ est présent, ainsi que les ouvrages d’Ibn Taymiyya (1263-1328) qui a aussi légalisé le meurtre des moines (cf: son texte Le Statut des moines) en se référant aux propos d’Abu Bakr, premier calife (632-634) de l’islam éminement respecté car « bien guidé par dieu » [Rashidûn].

Dans un autre document exceptionnel  diffusé sur France 3 le 23 mai 2013, les réalisateurs Malik Aït Aoudia, correspondant de Marianne en Algérie et Séverine Labat apportent les preuves irréfutables que les sept moines ont bien été assassinés par le Groupe islamique armé. En exclusivité,Marianne en publie des extraits… Lire dans Marianne

 « Celui qui tue les moines, il se rapproche de Dieu et tous avaient soif de meurtre : il n’y en avait pas un qui ne voulait pas les égorger tous les sept ! »   L’homme qui parle s’appelle Laid Chabou. Proche lieutenant de Djamel Zitouni, le chef du Groupe islamique armé (GIA) en cette année 1996, Laid Chabou était là, ce  21 mai, quand, dans le maquis de Bougara, ordre fut donné par Zitouni de tuer les moines français »

Exclusif: le contenu des livres salafistes retrouvés dans la voiture de Larossi Abballa

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Nous apprenons ce mardi par la voix du procureur de la République de Paris, François Molins, que deux livres ont été retrouvés dans la voiture de l’islamiste Larossi Abballa: « L’Explication des trois fondements » de Ibn Abdel Wahhab et « Le Guide de la Croyance Authentique » du cheikh saoudien Saleh Fawzân.

Il est très important de lire leur contenu afin de comprendre que Abballa n’est pas un déviant de l’islamisme mais un adepte de l’islam wahhabite de l’école sunnite hanbalite, officielle en Arabie Saoudite. Ce royaume obscurantiste ami de la République française  fait traduire dans notre langue les livres de ses savants officiels afin de les diffuser dans le monde entier à des prix dérisoires. C’est cet islam radical en vente libre dans toutes les librairies musulmanes qui est une des causes du terrorisme, nous avons pu nous les procurer facilement.

« Le guide de la Croyance Authentique » de Saleh Fawzan :Lire la suite

Orlando: le meurtre des homosexuels est bien prévu par la charia et enseigné dans des mosquées

bpt6k5813421pIbn Abî Zayd (922-996), dit Al-Qayrawânî car il passa la majeure partie de sa vie à Kairouan, est un des piliers de l’école sunnite malékite, officielle en Algérie et au Maroc. Surnommé également « le petit Malik » car il est connu pour tenir la doctrine du fondateur de cette école Mâlik ibn Anas par voie de tradition orale de trois garants successifs, « ce qui donnait à son enseignement une valeur d’authenticité remarquable » précise son traducteur Léon Bercher (+) qui collabora avec Henri Pérès (+), professeur d’arabe et fondateur de la « Bibliothèque Arabe-Française » à Alger au début du XXème siècle.

L’Epître  (risâla) de Qayrawânî, une sorte de condensé de doctrine destiné à vulgariser simplement le droit islamique, fut commandé par Sîdî Mahriz qui dirigeait une école islamique (Zâwiya) célèbre à Tunis, et est passé à la postérité comme étant un manuel incontournable pour les fidèles, notamment les plus jeunes, de par sa construction en petits chapitres thématiques de prescriptions limpides. Ce manuel comprend 4000 prescriptions juridiques (masaâla) et quatre cent hadith (propos de Mahomet rapportés par ses contemporains).

Le ministère des Affaires religieuses du Maroc rend compte que   « Elle (la Risâla) est programmée dans les établissements de l’enseignement traditionnel et elle est hautement considérée par les oulémas » (source : habous.gov.ma). 

Il est programmé comme « référence » par « Le guide de l’étudiant » de l’institut al-Ghazâli, école d’imâm de la Grande Mosquée de Paris. Nous l’avions trouvé à l’Institut du Monde Arabe. Plus généralement, étant aussi connu chez les musulmans que le catéchisme chez les catholiques, il se trouve dans toutes les librairies musulmanes.

On y lit que :

  «  Si un homme commet l’acte de sodomie avec un mâle adulte consentant, les deux doivent être condamnés à mort, musulmans ou non. » ( chapitre 37, des prescriptions relatives aux délits de sang et aux peines légales)

Le cheikh marocain Saïd Al Kamali, extrêmement populaire dans les mosquées marocaines en France, régulièrement en conférence dans celles-ci, fait des séminaires dédiés sur ce livre de charia.

Un autre exemple dans cette école diplomante d’enseignement de l’islam, dirigée par le cheikh algérien Zakaria Seddiki qui a longtemps enseigné à l’école d’imams de l’UOIF l’IESH, avant de monter sa structure :

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Autre grand « savant » qui préconise la mise à mort des homosexuels, le cheikh Yussuf Al-Qaradawi qui préside l’Union Internationale des Savants Musulmans, pour qui Tariq Ramadan « éprouve un profond respect [1] ». Dans son ouvrage « Le licite et l’illicite » (éditions al-Qalam, 2002) il s’interroge sur la manière la plus « pratique » d’éliminer les homosexuels :

« Est-ce que l’on tue l’actif et le passif ? Par quel moyen les tuer, est-ce avec un sabre ou le feu, en les jetant du haut d’un mur ? Cette sévérité qui semblerait inhumaine n’est qu’un moyen pour épurer la société islamique de ces êtres nocifs  ».[2]

Les livres de Qaradawi sont disponibles à la bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe, étant un savant exerçant une grande autorité dans le monde sunnite.

Observatoire de l’islamisation.

[1] Tariq Ramadan in Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?, Aziz Zemouri, l’Archipel, 2005, page 135.

[2] Youssef Qaradhawi , Le licite et l’illicite, El Qalam, 2002, p.175

La doctrine du djihâd wahhabite encore distribuée à la Fnac Paris-Les Halles.

Comment la Canopée des Halles devient l’écrin luxueux de la doctrine de l’Etat Islamique.

IMG_3053Malgré nos alertes des mois précédents, la Fnac continue à vendre les livres de base des djihadistes. En novembre dernier, Le Figaro avait confirmé nos informations sur la distribution de livres prônant la création d’une police islamique chargée de détruire les instruments de musique, ou justifiant le meurtre des non musulmans.

Aujourd’hui (26 avril 2016), la Fnac Les Halles distribue le livre L’Unicité de Dieu (éditions al Qalam, 2004) du fondateur du wahhabisme, Muhammad ibn Al Wahhab (1703-1792). C’est le livre de chevet de tous les salafistes djihadistes. Voici une de ses pages photographiée sur place Fnac Les Halles :

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Cliquer pour agrandir

« Allez en avant au nom de Dieu, faites la conquête pour Sa cause. Faites la guerre à ceux qui ne croient pas en Dieu (…) appelles-les à embrasser l’islam, s’ils résistent alors demandez l’aide de Dieu et faites-leur la guerre. »

Zineb : « le Coran est clair : tout ce qui n’est pas musulman peut être cible du Djihad »

Sami Aldeeb: Explication du jihad dans le Coran (video)

Le professeur Sami Aldeeb présente son dernier ouvrage sur Le Jihâd dans le Coran disponible gratuitement en PDF ici.

Un Professeur d’Al-Azhar (partenaire CFCM) rappelle que le viol des captives de guerre est halal

Al-Azhar-Professor-Suad-Saleh_-In-a-Legitimate-War-Muslims-Can-Capture-SlavegirVoir les extraits vidéo sur MEMRI TV

Dans une émission sur les fatwas datant du 12 septembre 2014,  Mme Suad Saleh, Professeur en théologie à Al-Azhar, affirme que les musulmans qui capturent des femmes dans une guerre légitime contre leurs ennemis peuvent les posséder et en faire des esclaves sexuelles « En vue de leur humiliation », déclare Pr Saleh, « elles deviennent la propriété du commandant militaire, ou d’un musulman, et il peut avoir des relations sexuelles avec elles, tout comme il a des relations sexuelles avec ses épouses ». La vidéo circule actuellement sur les médias sociaux. Extraits : Voir sur MemriTV

Problème : l’Université islamique d’Al Azhar, la plus prestigieuse du monde sunnite, a établi un partenariat avec le ministère de l’Intérieur français et la Grande mosquée de Paris en 2005, pour former des imâms ! Le ministre des Affaires étrangères de l’époque Philippe Douste-Blazy visita en compagnie de Dalil Boubakeur l’Université Al Azhar en octobre 2005 pour nouer cette collaboration : des imâms français viennent de former en Egypte, et des imâms d’al-aznar viennent en France pour enseigner dans les écoles coraniques de l’hexagone. Le Monde consacra un article à l’accord.

Parution du livre gratuit du professeur Abu-Sahlieh sur l’interprétation du jihâd chez les savants musulmans

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Sami-Aldeeb Abu-Sahlieh CV

Disponible en PDF ici

Introduction:

Dans la présente étude, nous verrons comment le Coran a réglé la question du jihad à travers ses chapitres mecquois (86 chapitres révélés entre 610 et 622) et ses chapitres médinois (28 chapitres révélés entre 622 et 632), en nous appuyant sur les exégèses tant anciennes que contemporaines.

La division du Coran entre chapitres mecquois et chapitres médinois, acceptée à l’unanimité par les milieux religieux musulmans, est contestée par des chercheurs dont certains vont jusqu’à nier l’historicité de Mahomet, de la Mecque et de Médine, estimant que le Coran est un amas hétéroclite de textes réunis entre la Syrie et l’Iraq.

Mais quelle que soit la position qu’on défend, on ne peut nier que le Coran comporte pêle- mêle des versets plus ou moins pacifiques et des versets appelant au jihad. Pour démêler ces versets, les juristes musulmans recourent au concept de l’abrogation selon lequel les versets postérieurs prévalent sur les versets antérieurs. Ce qui nécessite le classement chronologique de ces versets.

Ces juristes estiment que le jihad a passé par différentes étapes, culminant avec le chapitre 9, soit le 113e dans l’ordre chronologique. On se retrouve ainsi entre deux courants: ceux qui veulent comprendre le jihad dans son évolution finale, et ceux qui veulent faire évoluer les mentalités en se rattachant surtout aux chapitres mecquois, estimant que le Coran médinois s’écarte de l’esprit de l’islam pour des raisons politiques. Appartient à ce dernier courant le penseur soudanais Mahmoud Muhammad Taha, pendu sur instigation de l’Azhar en 1985, qui prônait le retour au Coran mecquois, et l’abandon du Coran médinois. Lire la suite.

Questions d’un avocat au professeur Sami Aldeeb autour de l’islam et de l’islamophobie

Question 1 : Mr Aldeeb, vous êtes un islamologue reconnu, traducteur de la constitution suisse en arabe pour la Confédération, traducteur du Coran en français par ordre chronologique, et auteur d’une trentaine d’ouvrages. Pouvez-vous nous parler de l’incitation à la violence, à la haine et à la discrimination que contiennent les textes fondamentaux de l’islam et les doctrines islamiques ?

Lire l’interview sur le blog de Sami Aldeeb

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