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Comprendre l’islam

Parution du livre gratuit du professeur Abu-Sahlieh sur l’interprétation du jihâd chez les savants musulmans

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Sami-Aldeeb Abu-Sahlieh CV

Disponible en PDF ici

Introduction:

Dans la présente étude, nous verrons comment le Coran a réglé la question du jihad à travers ses chapitres mecquois (86 chapitres révélés entre 610 et 622) et ses chapitres médinois (28 chapitres révélés entre 622 et 632), en nous appuyant sur les exégèses tant anciennes que contemporaines.

La division du Coran entre chapitres mecquois et chapitres médinois, acceptée à l’unanimité par les milieux religieux musulmans, est contestée par des chercheurs dont certains vont jusqu’à nier l’historicité de Mahomet, de la Mecque et de Médine, estimant que le Coran est un amas hétéroclite de textes réunis entre la Syrie et l’Iraq.

Mais quelle que soit la position qu’on défend, on ne peut nier que le Coran comporte pêle- mêle des versets plus ou moins pacifiques et des versets appelant au jihad. Pour démêler ces versets, les juristes musulmans recourent au concept de l’abrogation selon lequel les versets postérieurs prévalent sur les versets antérieurs. Ce qui nécessite le classement chronologique de ces versets.

Ces juristes estiment que le jihad a passé par différentes étapes, culminant avec le chapitre 9, soit le 113e dans l’ordre chronologique. On se retrouve ainsi entre deux courants: ceux qui veulent comprendre le jihad dans son évolution finale, et ceux qui veulent faire évoluer les mentalités en se rattachant surtout aux chapitres mecquois, estimant que le Coran médinois s’écarte de l’esprit de l’islam pour des raisons politiques. Appartient à ce dernier courant le penseur soudanais Mahmoud Muhammad Taha, pendu sur instigation de l’Azhar en 1985, qui prônait le retour au Coran mecquois, et l’abandon du Coran médinois. Lire la suite.

Questions d’un avocat au professeur Sami Aldeeb autour de l’islam et de l’islamophobie

Question 1 : Mr Aldeeb, vous êtes un islamologue reconnu, traducteur de la constitution suisse en arabe pour la Confédération, traducteur du Coran en français par ordre chronologique, et auteur d’une trentaine d’ouvrages. Pouvez-vous nous parler de l’incitation à la violence, à la haine et à la discrimination que contiennent les textes fondamentaux de l’islam et les doctrines islamiques ?

Lire l’interview sur le blog de Sami Aldeeb

Le viol des captives et esclaves est autorisé par le Coran et la Sunna

violAu cours du jihâd, la femme de l’ennemi fait partie du butin. A ce titre, le musulman dispose de son corps une fois qu’il l’a réduit en esclavage. Le rite malékite, officiel au Maroc et en Algérie, choisi par l’Institut de théologie de la Grande mosquée de Paris, se base sur un ouvrage fondamental : Al-Muwatta’  « synthèse pratique de l’enseignement islamique » de Abdu-llah Mâlik, jurisconsulte médinois du septième siècle appelé communément « l’imam des imams ». Al-Muwatta’ est tellement populaire chez les musulmans qu’il s’en vend à la Fnac et au Virgin Mégastore, ainsi qu’à la « librairie-boutique » de l’Institut du Monde Arabe.

Voici ce qu’on peut y lire à la page 450 de la traduction de Muhammad Diakho pour les éditions Albouraq :

(1262) 95- « Ibn Muhayriz a rapporté : « j’entrai à la mosquée et à la vue de Abû Sa’îd al-Khudrî, je m’assis près de lui et je lui demandai au sujet de l’éjaculation en dehors de l’utérus. Il me répondit : « Nous quittâmes Médine avec Mahomet dans une expédition contre les Banû al-Muçtaleq. Nous prîmes pour captives les meilleures femmes arabes. Comme nous les désirions, et que nous souffrions de notre célibat, nous avions voulu avancer des rançons en échange des captives, puis de cohabiter avec elles en éjaculant en dehors de l’utérus. Alors, nous nous dîmes : « Ferons nous cela sans le demander à Mahomet qui est parmi nous ? » En le lui demandant il répondit : « Il n’y a pas de mal à faire cela » »

Voici un « hadith Sahîh » soit une « tradition authentique » rapportant un épisode de la vie de Mahomet, sur qui tout bon musulman doit calquer son comportement  :Lire la suite

Définitions du Jihâd proposées par les universitaires de Paris, Tunis et Toulouse.

Page du fameux traité de droit islamique "La Réalisation du But" de Ibn Hajar (1372- 1448) , Grand cadi (juge) d'Egypte.

Page du fameux traité de droit islamique « La Réalisation du But » de Ibn Hajar (1372- 1448) , Grand cadi (juge) d’Egypte.

Dans l’ouvrage Vocabulaire de l’islam paru dans la collection « Que sais-je » des Presses Universitaires de France (PUF, 2008), Dominique Sourdel et Janine Sourdel-Thomine, Professeurs émérites à l’Université de Paris-Sorbonne, co dirigeant la collection « Islamiques » aux PUF, écrivent pour l’entrée « Jihâd »:

« JIHÄD – « Lutte », au sens originel.- Désigna d’abord, dans les traités de droit religieux ou fiqh, l' »effort de guerre » devant être entrepris contre les infidèles ou kâfirs, au nom de la Loi ou sharî’a, pour faire triompher la vraie religion. D’où le sens de « guerre légale », plutôt que « guerre sainte », décidée par le chef de la communauté, c’est-à-dire par un calife qui gouverne réellement ou par l’un de ses représentants, l’émir ou, plus tard, le sultan.

C’est donc un « devoir collectif » ou fard kifâya et non individuel, destiné à assurer l’expansion de l’islam en tant que religion universaliste et instituant un état de guerre permanent avec les territoires non musulmans appelés dâr al-harb, envers lesquels seule une forme de trêve ou hudna, et non une paix durable, peut être consentie.

Explique les diverses entreprises guerrières ayant assuré l’extension du monde musulman, à partir de la victoire ou fath de Muhammad sur les habitants de la Mekke qui suivit ses diverses batailles et expéditions oumaghâzi, et lors des grandes conquêtes qui se déroulèrent aussitôt après sa mort. -Plus ou moins observé par la suite, n’a plus été décrété officiellement depuis 1914, mais est souvent entrepris à l’époque contemporaine  par des groupes de combattants indépendants.

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L’enfumage de l’opinion par des versets coraniques trafiqués : analyse textuelle.

« Assez régulièrement, à la suite de tel ou tel événement dramatique, et notamment après les attentats (…) on entend citer le Coran en ces termes : « Quiconque tue une victime innocente, c’est comme s’il avait tué toute l’humanité. » Cette citation est alors abondamment relayée dans le médias et suscite une approbation unanime.

Or, le coran dit précisément :

« Quiconque tuerait une personne qui elle-même n’a pas tué ni commis de forfaiture (fasâd) sur la terre, c’est comme s’il avait tué les hommes dans leur totalité » (Sourate 5, Verset 35/32) (Sourate abrogée par la suite voir chapitre Abrogation Ndlr Gérard Brazon)

Ainsi que nous allons le voir, la différence entre le texte coranique et la façon dont il est régulièrement cité est tout à fait déterminante.Lire la suite

Le guide de la police islamique interdisant la musique en vente à la Fnac !

Etrange concordance de dates. En ce vendredi 20 novembre, alors que l’imâm de Brest interdisant à ses élèves d’écouter de la musique est perquisitionné , la lecture du jour pour les catholiques rapporte ce passage du livre des Maccabbées : « On fit la dédicace de l’autel au chant des hymnes, au son des cithares, des harpes et des cymbales. C’était juste l’anniversaire du jour où les païens l’avaient profané. »

Car oui, les musulmans orthodoxes ont un problème avec la musique, et l’art en général. Le grand juriste Algazel (al-Ghazali en arabe, mort en 1111) est un penseur et juriste sunnite qui fait plus que jamais autorité parmi les musulmans pratiquants de France. Ses livres sont disponibles en de nombreux exemplaires dans les rayons islam de toutes les Fnac, et il a donné son nom à l’école d’imâm de la Grande Mosquée de Paris.

Compte tenu de l’actualité, il est bon de s’arrêter sur son Livre de l’exhortation du bien et de l’interdiction du mal qui vient d’être réédité en janvier 2015 par la maison d’édition Albouraq, que nous avons acheté à la Fnac Ternes le mois dernier.

Il est un guide pratique de la police islamique dite Hisba (voir définition) , qui a existé à toute les époques dans les états musulmans, encore aujourd’hui en Arabie Saoudite, au Nigéria et au Soudan  par exemple. Les Frères Musulmans voulaient son application en Egypte, elle est notamment très active dans les territoires palestiniens.

Dès la première page l’éditeur rappelle que « cet ouvrage revêt une grande importance pour les croyants car il traite de l’une des obligations majeures de la religion musulmane: le devoir d’exhorter au bien et d’interdire le mal. Devoir qui incomber à tout croyant légalement responsable et pas uniquement aux imams et aux savants, tout comme il ne requiert, comme le montre notre auteur dans ce texte, aucune autorisation préalable des autorités, dès lors que le Tout Puissant a dit:  » Vous êtes la meilleure Communauté qui ait été établie pour les hommes: vous ordonnez ce qui est convenable, vous interdisez ce qui est blâmable et vous croyiez en Dieu (Coran, 3 :110) « 

A la page 41, y sont énumérées les « cinq étapes de la hisba« , allant de l’admonestation verbale à l’endroit du contrevenant à la loi islamique, à la contrainte physique. La cinquième étape stipulant:

« Effrayer et menacer de frapper. Frapper le transgresseur de sorte à l’empêcher de continuer de commettre des fautes, comme celui qui est accoutumé à la médisance et à la calomnie. Puisqu’il n’est pas possible de lui couper la langue, on le fait taire en le frappant. »

Algazel revient à deux reprises sur le recours à la force pour faire taire les instruments de musique. Il prend d’abord l’exemple d’un mauvais père qui s’adonnerait à la musique et au vin, et recommande au fils de « briser son luth, renverser son vin, défaire les fils de soie de ses vêtements (…) il peut ôter les images des murs ou celles sculptées dans le bois de la maison« , car l’art représentatif sous forme de tableaux et sculptures est interdit en islam selon le Hadith Sahîh (tradition authentique).

Plus loin, page 69, Algazel prescrit d’entrer dans les maisons de ceux qui écoutent de la musique :  » Il est interdit de pénétrer dans la maison de celui qui ferme la porte de sa maison et se protège derrière ses murs, pour connaître ses ma’siyya  (activité blâmable), sauf si on distingue et les reconnait clairement de l’extérieur comme le son des flûtes et des luths qu’on entend de l’extérieur. Celui qui entend distinctement ces sons est alors autorisé à entrer et à détruire ses instruments »

Malgré le recours à l’effort d’interprétation des textes (ijtihâd) préconisé par Algazel, sa conclusion ne peut s’affranchir des interdits islamiques : « L’homme ordinaire ne doit exhorter et interdire que dans les cas où les choses sont évidentes (al-jaliyât) et connues, comme la consommation de vin, l’adultère ou l’abandon de la prière. »

Un véritable jihâd pour faire respecter la charia est préconisé quelques pages plus loin (p.93) :

« Cela peut aussi conduire à la mobilisation de soldats pour la Cause de Dieu et pour défendre ses interdits. Et tout comme il est permis que les soldats se rassemblent pour aller combattre les incroyants et les soumettre, nous retenons tout autant permis de soumettre et de réprimer les corrompus et les débauchés. Il n’y a aucun mal à tuer un incroyant et le musulman qui tombe au combat acquiert le statut de martyr (shahîd). »

Nous rappelons que, suite à l’inaction du ministère de l’Intérieur, une procédure judiciaire a été lancée par Avocat sans frontières représenté par Me Goldnadel en octobre dernier pour contraindre la Fnac à cesser de diffuser des livres jihadistes, le parquet de Paris n’ayant pas souhaité agir de sa propre initiative. Voir notre article sur le sujet.

Observatoire de l’islamisation, 20 novembre 2015.

Un cheikh précise que le jihâd est aussi offensif à la mosquée d’Al-Aqsa, la plus sacrée des musulmans

Le jihad n’est pas défensif. N’en déplaises aux musulmans modérés, aux adeptes de la takyia et aux autres idiots utiles…

« — 2 Parce que l’islam est « la vraie religion » (Coran 61.9), ceux qui n’en font pas partie ne peuvent être que des pervers et des maudits (Coran 3.10,82,110 ; 4.48,56,76,91 ; 7.144 ; 9.17,34 ; 11.14 ; 13.15,33 ; 14.30 ; 16.28-9 ; 18.103-6 ; 21.98 ; 22.19-22,55 ; 25.21 ; 33.64 ; 40.63 ; 48.13) que les musulmans doivent combattre sans cesse (Coran 2.193 ; 8.39 ; 61.4,10-12) à l’exemple d’Allah, par la ruse (Coran 3.54 ; 4.142 ; 8.30 ; 86.16), la terreur (Coran 3.151 ; 8.12,60 ; 33.26 ; 59.2), et toutes sortes de tortures (Coran 5.33 ; 8.65 ; 9.29,123 ; 25.77) comme la décapitation (Coran 8.12 ; 47.4) ou la crucifixion (Coran 5.33) en vue de les éliminer (Coran 2.193 ; 8.39 ; 9.5,111,123 ; 47.4) et anéantir définitivement (Coran 2.191 ; 4.89,91 ; 6.45 ; 9.5,30,36,73 ; 33.60-62 ; 66.9). » (Extrait de « Interroger l’islam, 1235 questions à poser aux musulmans« , éditions DMM, 2014, U 2)

Cheikh Al-Qaradawi : « Sans l’assassinat des Apostats, l’islam n’existerait plus »

Pour Tariq Ramadan, le Cheik Qaradawi est un sage « savant » de l’islam. Nul n’en doute. Dans un livre d’entretiens il défend bec et ongles le psychopathe enturbanné :

« Toute personne, musulmane ou non, qui a étudié les sciences et le droit islamiques contemporains, sait quelle est la contribution de Yussuf Al-Qaradawi au débat et combien certaines de ses propositions juridiques sont novatrices. J’éprouve un profond respect pour l’homme et le savant et serait le dernier à m’en cacher »

in Tariq Ramadan in Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?, Aziz Zemouri, l’Archipel, 2005, page 135.

L’ancien Grand mufti d’Arabie Saoudite Ibn Baz (1910-1999) sur le jihâd de conquête

L'ancien Grand mufti d'Arabie Saoudite Ibn Baz (1910-1999) sur le jihâd de conquêteExtrait du livre Majmou’ Fatâwa wa-Maqalât Moutanawi’a, ‘Abd al-‘Azîz Ibn Bâz, volume 3, p.190-201, Dâr al-Qâsim

« (…) Certains savants ont mentionné que les conditions peuvent varier bien que le verset de l’épée ne soit pas abrogé « après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez » (9.5). De même, la parole d’Allah : « Ô Prophète ! Mène la lutte contre les mécréants et les hypocrites et sois rude à leur égard » (66.9). Allah a aussi dit : « combattez ceux des mécréants qui sont près de vous et qu’ils trouvent de la dureté en vous. Et sachez qu’Allah est avec les pieux » (9.123). Allah a également dit : « combattez les associateurs sans exception, comme ils vous combattent sans exception. Et sachez qu’Allah est avec les pieux » (9.36). Allah dit encore : « et combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association, et que la religion soit entièrement à Allah » (8.39).

Ces versets et les autres présentant le même sens, selon certains savants, n’abrogent pas les versets qui commandent d’arrêter de combattre ceux qui cessent de nous combattre, et de combattre ceux qui continuent à nous combattre. Ils n’abrogent pas non plus sa parole : « nulle contrainte en religion » (2.256). Cependant, les avis divergent ; si les musulmans deviennent puissants  et possèdent l’autorité, le pouvoir et le prestige, ils devraient appliquer le verset de l’épée ainsi que les autres versets similaires présentant le même sens, ils devraient combattre tous les mécréants jusqu’à ce qu’ils acceptent la religion d’Allah ou paient la jizya selon le point de vue de Malik et d’un groupe de savants, ou d’accepter seulement la jizya pour les juifs, les chrétiens et les zoroastres d’après l’autre opinion.

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Averroès dans le texte : conversion ou dhimmitude, esclavage et massacre pour les non-musulmans

Averroès dans le texte : conversion ou dhimmitude, esclavage et massacre pour les non musulmansExtraits choisis de la fameuse œuvre d’Averroès (1126- 1198) Bidayat al-Mujtahid wa-Nihayat al Muqtasid écrite en 1167 alors qu’il vient d’être nommé Cadi (juge islamique) de Cordoue :

 « Selon la majorité des savants, la nature obligatoire du Jihad est fondée sur le verset (coranique) [2 :216] : « Il vous est prescrit de combattre, bien que vous y répugnez ». C’est une obligation collective et non personnelle, soit une obligation, sauf quand elle ne peut être menée à bien par un nombre minimum d’individus, elle est annulée pour la preservation des musulmans, fondé sur [9 :122] »

L’ennemi

Les savants s’accordent sur le sort des polythéistes qui doivent être combattus. Cela est fondé sur [8 :39] « Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de persécution et que la religion reviennent à Dieu totalement » (…)

Le Dommage autorisé à infliger aux différentes catégories d’ennemis

Le dommage infligé à l’ennemi consiste à s’en prendre à ses biens, à le blesser ou à violer sa liberté personnelle, ou à le réduire en esclavage. Cela peut être infligé , selon le Consensus des savants (ijma’) à tous les polythéistes : hommes, femmes, jeunes et vieux, les notables ou personnes non importantes. L’opinion varie seulement sur les moines, qui doivent être laissés en paix et non captifs, et indemnes. Ils appuient cette opinion sur les mots du Prophète : « Laisse les en paix et aussi ce en quoi ils se sont consacré », et la pratique de Abu Bakr.

La plupart des savants s’accordent sur le sort des captifs, plusieurs options s’ouvrent à l’Imam  [ tête de l’Etat islamique, le calife, dans le sens des écrits d’Averroès]. Il peut leur pardonner, les réduire en esclavage, les tuer, les relâcher contre une rançon  ou comme dhimmi, dans ce dernier cas le captif doit s’acquitter d’une taxe (jizya). (…) l’interprétation obvie du Coran  [47 :4]  « quand vous rencontrez les mécréants, frappez leurs cous, puis quand vous les avez largement massacrés, serrez bien leurs chaînes », l’Imam est le seul habilité à relâcher les captifs. D’un autre côté, [8:67] : « Ce n’est pas au prophète d’avoir des prisonniers tant qu’il n’a pas répandu un large massacre sur le terrain » est l’occasion de ce verset révélé (à la bataille de Badr) de prouver qu’il convient mieux de massacrer les captifs plutôt que de les réduire en esclavage. Le Prophète lui même a dans certains cas massacré les captifs en dehors du champs de bataille, alors qu’il pardonnait à d’autres. Il avait l’habitude de réduire en esclavage les femmes. Abu ‘Ubayd a relaté que le Prophète ne faisait jamais d’esclaves parmi les hommes arabes. Après lui le Sahaba  statua à l’unanimité sur les règles à appliquer aux Gens du Livre (ahl al-kitab), aussi bien hommes que femmes, qui doivent être réduits en esclavage (…)

Les conditions de la Guerre

Selon tous les savants, la condition de l’entrée en guerre est la sommation à la conversion à l’Islam  de l’ennemi. Cela implique qu’il n’est pas permis de les attaquer tant que la sommation ne les a pas atteint (…)

Les musulmans s’accordent sur le but de la guerre contre les Gens du Livre (Chrétiens et Juifs), à l’exception de ceux d’entre eux qui appartiennent à la tribu Quraysh, est double : soit la conversion à l’Islam, ou le paiement d’une taxe (jizya). Cela est basé sur le coran  [9 :29] : «  Combattez ceux qui ne croient pas à Allah et au Jour Dernier et qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son Messager ont interdit, et qui ont le livre sans pratiquer la religion véritable, jusqu’à ce qu’ils paient le tribut directement et humblement » . La plupart des juristes s’accordent sur le paiement de la taxe également par les Zoroastriens (madjus) selon les mots du Prophète « traitez les comme les Gens du Livre »

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