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Comprendre l’islam

Le djihad selon Ibn Khaldûn

Le djihad selon Ibn Khaldûn

Le djihad selon Ibn Khaldûn

Spécialiste du jihâd, Majid Khadduri est l’ auteur d’un livre phare sur la question (malheureusement non disponible en langue française), « War and peace in the law of Islam » (The Johns Hopkins Press, Baltimore et Londres, 1979). Le chapitre V, est consacré à la doctrine du jihâd. Khadduri se réfère justement au grand historien musulman  Ibn Khaldûn (1332-1406) :

(P.70) «  Les guerres, selon ibn Khaldûn, sont de 4 sortes. La première est la guerre  tribale, telle qu’elle existait parmi les tribus arabes. Deuxièmement, les querelles  (feuds) et les escarmouches (raids) propres aux peuples primitifs. Troisièmement, les guerres prescrites par la Sharia,i-e, le Jihâd. Quatrièmement, les guerres contre les rebelles (déviationnistes, réformistes, schismatiques insoumis à l’autorité islamique[1]) et les dissidents. Ibn Khaldûn soutient que si les deux premières sont injustifiées, car elles sont des guerres de désobéissance, les deux autres sont des guerres justes. »

Ibn Khaldun qui notait justement dans ses fameux Prolégomènes (Muqqadima) :

« Dans l’islamisme, la guerre contre les infidèles est d’obligation divine, parce que cette religion s’adresse à tous les hommes et qu’ils doivent l’embrasser de gré ou de force. On a donc établi chez les musulmans la souveraineté spirituelle et la souveraineté temporelle, afin que ces deux pouvoirs s’emploient simultanément dans ce double but ». Ibn Khaldoun, Les Prolégomènes, tred. M. G. de Stane, Paris 1862-1868, t. I, p.469

Ibn Khaldoun enseignait en son temps la charia à l’université islamique Al-Azhar en Égypte… Son nom été choisi pour un collège privé musulman de l’UOIF à Marseille.

[1] La catégorie des « rebelles » fait l’objet d’une définition précise dans les Statuts Gouvernementaux de El-Mawerdi (1058 +) , ouvrage majeur du droit public musulman.

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Djihad littéraire à l’Institut du Monde Arabe (documentaire 2013)

Documentaire présentant les ouvrages de Charia de l’Institut du Monde Arabe

Djihad contre les mécréants, assommer les moines, tuer les Juifs,  lapider les fornicateurs, couper les têtes des apostats, violer les femmes captives issues du butin de guerre, la conversion ou la mort, payer l’impôt islamique ou la mort, interdiction d’édifier des églises, interdiction de faire sonner les cloches. L’islam classique en livres, dans la boutique pour touristes de l’IMA.

Le « devoir de violence en islam », par le professeur Yadh Ben Achour

Extrait des pages 91 et 92 de l’ouvrage La deuxième Fâtiha, l’islam et la pensée des droits de l’homme paru aux Presses Universitaires de France en 2011 :

« Naviguant entre la théologie et la politique, le fer coranique deviendra le glaive étatique. Tel est le socle de ces théories de la violence légitime, aussi bien celle de Dieu que celle de l’homme. La violence est un concept théologique et politique central. Les catégories de la raison politique et de la raison théologique sont identiques, puisque l’instauration de l’ordre de l’univers et de celui de la cité provient de la volonté de Dieu. C’est à partir de là que les théologiens ont distingué une violence reprochable, celle de l’homme désinstaurant par sa violence et sa malfaisance l’ordre instauré par Dieu, et une contre-violence irréprochable, celle de Dieu et celle de l’homme, réinstaurant l’ordre que l’homme a désinstauré. Sous ce jour, un devoir de violence s’exerce par les formes juridiques connues de la violence en terre d’islam : le jihâd, la violence pénale et toutes ses catégories (hudud et ta’zir). »

(Le professeur de droit Yadh Ben Achour, spécialiste des idées politiques en islam, enseigne à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman. Lors de la révolution tunisienne de 2011, il est nommé à la tête d’une commission de réforme des textes et des institutions, chargée de débarrasser le droit tunisien des dispositions du régime déchu de Ben Ali)

Le djihâd offensif est légal rappelle un grand juriste de l’Université Al-Azhar

Un article récent publié dans le quotidien égyptien Al Ahram , intitulé «Le Jihad est-il un terrorisme ? » a été rédigé par le « docteur » Abdul Fatah Idris , professeur et président du Département de droit comparé à la faculté de charia de l’Université Al Azhar, la première université islamique du monde. Il est un juriste sunnite de grande renommée.

C’est l’occasion pour lui de rappeler la définition du Jihâd, qui n’est évidemment pas que spirituelle ou défensive, comme veulent le faire croire les islamophiles en France :

« Le jihad dans le sentier d’Allah, pour rendre sa parole la plus élevée [note: que les autres religions], répandre sa religion, défendre l’honneur de la nation islamique [umma] et de riposter à l’agression contre les musulmans autour de la terre, c’est le djihad: quand un musulman combat un infidèle non bénéficiaire d’un traité [note: c-a-d qui n’a pas été humilié par le pacte de la Dhimma] pour rendre la parole d’Allah le Très-Haut supérieure, le forçant à combattre ou en envahissant son pays [ note: le pays de l’infifèle], c’est une action autorisée selon le consensus des juristes. En effet, il s’agit d’une obligation pour tous les musulmans. Maintenant, si lors des actions du jihad, y compris lors de la lutte contre les infidèles lorsque leur colonne vertébrale est brisée par tous les moyens possibles, cela étant autorisé conformément à la charia, il est néanmoins impossible de soutenir les actes de terrorisme, que les preuves basées sur la charia ont rendu illégitime. Un écart important existe entre eux [jihad et le terrorisme]. Et il n’y a aucun lien entre ce qui est obligatoire [djihad] et ce qui est interdit [le terrorisme].  » Lire la traduction du texte arabe d’Al-Arham par le professeur Raymond Ibrahim

"Le djihad est indispensable à la prédication" écrivait Qutb, théoricien des Frères Musulmans

« Le djihad est indispensable à la prédication » écrivait Qutb, théoricien des Frères Musulmans

Son nom n’était connu que des spécialistes avant la médiatisation des Frères Musulmans subséquente aux révolutions arabes (voir cet excellent documentaire). Sayyed Qutb (1906-1966) nommé dès 1951 responsable de la Section de propagande (dawa‘) des Frères Musulmans, membre du Bureau de l’orientation (irshâd) puis membre du Comité exécutif de la confrérie auprès du Guide suprême de l’époque Al-Hudaybi (guide de 1951 à 1973). Dès 1954 il dirige La Revue des Frères Musulmans, l’hebdomadaire officiel de la confrérie, ce pendant dix ans entrecoupés de périodes d’interdiction de publication par le régime de Nasser.

En 1953 il représente les Frères au Congrès général islamique de Jérusalem aux côtés d’un certain Saïd Ramadan, père chéri de Tariq et Hani…

Ses ouvrages sont disponibles dans les plus grandes librairies musulmanes de Paris, alignées rue Jean-Pierre Timbaud (voir). On orientera vers les biographies qui lui sont consacrées ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur les détails de la vie de celui qui fut pendu par Nasser en 1966, lui consacrant son statut impérissable de martyr (shahîd), en faisant un mythe chez les islamistes.

Le Monde, dans son édition du 21/08, souligne que le nouveau Guide suprême Mahmoud Ezzat, nommé suite à l’embastillement de Mohamed Badie, est un fervent dévot de la pensée de Qutb. 

L’ouvrage phare de la pensée de Qutb – sacralisant l’ultra violence au nom d’Allah – s’intitule À l’ombre du Coran (Fî zilâl al-qur’ân). Il est largement diffusé en France, étant donné que la branche informelle des Frères Musulmans dans l’hexagone, l’UOIF, s’est vue livrer les clés des plus grandes mosquées françaises grâce à la reconnaissance de Nicolas Sarkozy en tant qu’interlocuteur au sein du CFCM (« l’islam plus épicé a toute sa place à la table de la république » affirma Sarkozy à l’Académie des sciences morales et politiques en 2005) puis aux aides matérielles des maires UMP et PS (voir notre dossier). Les Grandes mosquées de Nantes, Mulhouse, Lille, Poitiers, Caen-Hérouville, et bientôt Bordeaux à cause de l’islamophilie de Juppé, parmi 400 salles de prières plus modestes, font partie de cette fédération. L’UOIF fait venir les chefs de la confrérie islamiste en stars à ses congrès depuis vingt ans, et son président Ahmed Jaballah est allé visiter Mohamed Morsi en Égypte le 3 janvier dernier (source agence QNA).

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Fondements doctrinaux du mensonge légal en islam

Afin de déterminer si la dissimulation [Taqiyaa ‘] autorisant le mensonge à destination des infidèles est une partie intégrante de l’Islam, il est bon de se pencher sur le traité de droit islamique appelée  La confiance du du voyageur , écrit par Ahmad ibn Naqib al-Misri (1302-1367). Le livre de l’auteur, juriste renommé de l’école de Shafi’i (le Shaféisme est une des 4 écoles juridiques de l’islam sunnite), traduit en langue anglaise en 1991 (Reliance of a traveller, Amana Corporation) porte le sceau d’approbation de l’université Al-Azhar au Caire. Dans ce manuel très complet, les pages 744-746 décrivent les circonstances dans lesquelles le mensonge est permis.

À la page 745, un Hadith Sahih  [propos de Mahomet certifié authentique] de Bukhari  et de Muslim citent Oum Kalsoum témoin d’un propos de Mahomet:

« Je ne l’ai pas entendu permettre le mensonge chez quiconque, sauf pour trois causes : la guerre, le règlement des différends, et un homme qui parle à sa femme ou elle avec lui « Lire la suite

Malek Chebel gêné par Rémi Brague rappelant qu’il n’y eut jamais d’universités en terre d’Islam

Lors d’une conférence organisée à Science-po en avril dernier, le professeur de philosophie et de pensée arabe Rémi Brague (bio) a repris l’apologète de l’islam Malek Chebel (bio) quand celui-ci a voulu utiliser la terminologie habituelle islamique pour désigner les juristes de la charia (« savant »; « théologiens ») et lui a rappelé au passage qu’il n’y avait aucune équivalence en terre d’Islam des universités européennes où on enseigne les sciences profanes (philosophie, sciences humaines, sciences dures) depuis le XIIIème siècle. Les dites « universités » du monde musulman, rappelle Brague, n’enseignaient que le droit islamique. C’est encore le cas aujourd’hui à l’université Abdelkader de Constantine, Qarawine à Fez ou Al-Azhar au Caire, où on apprend exclusivement le droit musulman, la Charia.

« Où et quand ? » demande le professeur Brague. Il reprend ensuite la définition toute personelle de Chebel voulant faire passer la medersa Al-Azhar pour une université.

« Où et quand y-a-t-il des universités où on enseigne les sciences profanes en dehors de l’Europe chrétienne à partir du XIIIème siècle? »

Chebel, acculé, est obligé d’admettre que l’enseignement de la philosophie et des sciences en terre d’islam durant le Moyen-âge était seulement un fait privé d’individualités et non un enseignement institutionnalisé.

La Charia expliquée par la Ligue tunisienne des droits de l’homme

Salah Zeghidi, responsable de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, décrit ce qu’est la charia au quotidien : héritage, mariage, conversion des non-musulmans, infériorité de la femme, incompatibilité avec la laïcité, mort pour les renégats, blasphème interdit, instauration de l’Etat musulman, réforme impossible, retour du voile…

Les Oulémas marocains décident la peine de mort pour les musulmans qui changent de religion (Akhbar Al Youm)

Lu sur le média marocain indépendant Lakom du 16 avril 2013:

« L’institution présidée par Mohammed VI, « Commandeur des croyants », vient d’émettre une fatwa affirmant que le musulman qui change de croyance (règle de l’apostasie) mérite la peine de mort, selon le quotidien Akhbar Al Youm.

Selon le quotidien «Akhbar Al Youm » de ce mardi, le Conseil supérieur des Oulémas vient d’émettre une fatwa interdisant aux musulmans la liberté de croyance (déjà interdite par le code pénal marocain). Cette fatwa a été sollicitée par la délégation ministérielle des droits de l’Homme, dirigée par El Mahjoub El Haiba, dans le cadre de la préparation du rapport périodique relatif aux droits civiques et politiques.

Le journal ajoute que le Conseil des Oulémas a émis cet «avis juridique» comme réponse officielle à la délégation interministérielle, affirmant que le musulman qui change de croyance (règle de l’apostasie) mérite la peine de mort.

Contacté par Lakome suite à l’information publiée ce mardi par Akhbar Al Youm, le Conseil Supérieur des Oulémas a tenu à clarifier la situation. C’est le ministère des Habous qui a demandé le point de vue du Conseil sur la liberté de religion. Ce dernier y a répondu en avril 2012. Le point de vue en question fait partie d’un recueil de fatwas (2004 – 2012) qui vient tout juste d’être publié par le Conseil Supérieur des Oulémas et dont Lakome détient une copie.

Le point de vue du Conseil, page 291, sur le châtiment à infliger aux apostats est explicite : « le musulman qui change de croyance mérite la peine de mort ». Source

Un camouflet pour les islamologues de salon vantant la modération supposée de l’islam de l’école juridique malékite, officielle au Maroc et en Algérie. L’Observatoire de l’islamisation a ces dernières années publié des extraits des ouvrages de l’école malékite enseignant les peines corporelles ou le djihad offensif. Ils sont disponibles à l’Institut du Monde Arabe et vendus en Fnac…

Le président du Conseil Français du Culte Musulman, Mohamed Moussaoui, marocain, dirige la principale fédération de mosquées en France, le RMF (Rassemblement des Musulmans de France) dont tous les membres du bureau sont aussi marocains…

Observatoire de l’islamisation, avril 2013.

Le doyen de l’Université islamique de Gaza rappelle le devoir de conquérir Rome et l’Andalousie

Le Dr Subhi Al-Yaziji, doyen des études coraniques à l’université islamique de Gaza a affirmé  sur Al-Aqsa TV le 25 mai 2012:

 » La conquête de l’Andalousie est un vieux rêve, quelque chose que les musulmans doivent espérer et nous continuerons à l’espérer dans l’avenir. […] Nous plaçons nos espoirs en Allah et dans la confiance que le jour viendra où notre triomphe ne sera pas limité à la Palestine. Nos espoirs d’ aller au-delà – pour élever la bannière du califat sur le Vatican, la «Rome» d’aujourd’hui (sic), en conformité avec le hadith du prophète Mahomet: «Constantinople doit être conquise, et ensuite  Rome.« 

La tradition musulmane rapporte en effet cette injonction de Mahomet, qui s’est en partie réalisée avec la chute de Constantinople en 1453.

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