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France, 719 : la cathédrale de Maguelone convertie en mosquée par les musulmans

Alors que Sainte-Sophie à Constantinople est définitivement reconvertie en mosquée (avec ses mosaïques représentant Marie et l’Ange Gabriel camouflées pour l’occasion) en ce vendredi 24 juillet, jour de prière en islam, n’oublions pas que ces violations de lieux sacrés chrétiens ont eu lieu en Europe aussi.

Les islamistes en France s’activent sur les réseaux sociaux pour tenter de faire croire qu’à Cordoue, les chrétiens auraient fait pareil avec la mosquée, en ne sachant pas que la dite-mosquée fut elle même construite sur la basilique wisigothique Saint-Vincent Martyr (VIème siècle) dont on observe de nombreux restes quand on visite la ‘mosquée-cathédrale’. En 785, les envahisseurs musulmans transformèrent la basilique en mosquée. En 1239, lors de la libération de la ville, le lieu reprit évidemment sa fonction initiale sous la forme de la cathédrale Sainte-Marie de Cordoue. N’en déplaisent aux Frères Musulmans qui veulent reconquérir l’Andalousie selon le voeu de Hassan Al Banna dans sa Lettre aux jeunes de 1936. 

Une histoire plus méconnue est la conversion en mosquée d’une cathédrale oubliée en France, celle de Maguelone (photo) dont l’évêché a été supprimé en 1536 et transféré à Montpellier. Ce qui l’en reste est actuellement devenu un espace d’évènement culturel, comme souvent.

Les lecteurs de Jean Raspail  (+2020) ont croisé cette cathédrale qui fut un temps acquise aux papes d’Avignon jusqu’à Benoit XIII, Pedro de Luna, dans son roman L’anneau du pêcheur paru en 1995.

Extrait de Wikipédia :

Au viiie siècle, tandis que le pouvoir wisigoth s’affaiblit et que finalement le royaume de Tolède s’effondre, les musulmans du califat des Omeyyades de Damas, nommés Sarrasins, multiplient les raids en terre chrétienne. Après avoir conquis l’Espagne, ils franchissent les Pyrénées en 715. La Septimanie passe sous leur totale domination en 719.

Maguelone, en raison de sa position clef, devient Port Sarrasin, sans doute une place fortifiée. Délaissant les aménagements naturels, des quais sont établis permettant aux navires d’accoster et de décharger leurs marchandises en toute sécurité. Aujourd’hui encore le lieu-dit la Sarrazine correspond au canal (grau) où transitaient ces bâtiments. Dès lors, la cathédrale est transformée en mosquée et les habitants sont contraints de se convertir ou d’endosser le statut de dhimmis. Le chapitre de la cathédrale doit alors fuir à Substantion sur le territoire actuel de Castelnau-le-Lez.

En réaction, les Francs, venus du Nord, entament la reconquête : après Poitiers en 732, Charles Martel poursuit les Sarrasins qui abandonnent peu à peu le sud de la France. C’est après l’échec de sa conquête de la Septimanie qu’il fait détruire la première cathédrale transformée en mosquée, en 737. L’architecture de ce premier édifice nous reste inconnue.

Dès lors le site reste quasiment abandonné durant trois siècles, même si une vie précaire semble avoir perduré malgré la crainte des pirates. L’évêque s’installe à quelques kilomètres sur l’oppidum antique de Substantion, dont le site se trouve aujourd’hui sur la commune de Castelnau-le-Lez.

Témoignages chrétiens de la conquête arabe au 7e s par le professeur Guillaume Dye

Conférence du 22 mars 2018 à l’IUT B de Tourcoing Dans le cadre de l’exposition Chrétiens d’Orient, 2000 ans d’histoire présentée au MUba Eugène Leroy du 23 février au 11 juin 2018 En partenariat avec l’Oeuvre d’Orient Avec Johannes den Heijer‭, ‬professeur à l’Université‭ ‬catholique de Louvain et‭ ‬Guillaume Dye, professeur d’islamologie à l’Université libre de Bruxelles. Conférence animé par Samir Arbache, professeur à l’Université catholique de Lille.

Guillaume Dye présente et analyse quelques témoignages chrétiens du 7e siècle, contemporains de la conquête arabe du Proche Orient , introduits par des considérations générales sur la conquête arabe :

9:56 L’homélie de Sophrone, évêque de Jérusalem, du soir de Noël 634

14:00 un texte anonyme repris dans le Pratum Spirituale de Jean Moschos, (dit aussi lettre de l’archidiacre Théodore à la Grande Laure monastique de Saint-Sabas), de 670 environ

17:45 deux textes d’Anastase le Sinaïte, de la 2e moitié du 7e siècle

21:15 un extrait de la chronique arménienne du Pseudo Sébéos (661)

25:31 Chronique de Jacques d’Edesse, fin 7e siècle

14 août : Fête des 800 Martyrs d’Otrante en 1480

En 1453, à la tête d’une armée de 260000 Turcs, Mehmet II avait conquis Byzance, ou Constantinople, la « seconde Rome ». Dès lors, il projetait de s’emparer de la « première Rome », la vraie Rome, et de transformer la basilique Saint-Pierre en écurie pour ses chevaux.

Le Sultan connaissant la Tradition islamique concernant les propos du prophète Muhammad sur ces conquêtes :

«Ibn Qatîl rapporte : “Nous étions chez ‘Abdoullah Ibn ‘Umar quand quelqu’un lui demanda : Laquelle des deux villes, Rome ou Constantinople, sera-t-elle prise en premier ?
‘Abdoullah se fit alors apporter un coffre muni d’un anneau, dont il tira un écrit ainsi rédigé : “Nous étions chez l’Envoyé de Dieu, quand on lui demanda : “Laquelle de ces deux villes, Rome ou Constantinople, sera-t-elle prise en premier ?”L’Envoyé de Dieu répondit : C’est la ville d’Héraclius, c’est-à-dire Constantinople, qui sera prise la première”. (Ahmad 2/176, ad-Dârimi 1/126, et Al-hâkim 3/422)

Nous nous souvenons aussi que 1453 signe la fin de la Guerre de cent ans, et la fin du Moyen-âge. En juin 1480, Mehmet II juge le moment opportun: il dirige sa flotte vers la mer Adriatique. Il a l’intention de s’emparer de Brindisi, et de remonter l’Italie jusqu’au siège de la papauté. Mais un fort vent contraire contraint cependant les navires à toucher terre à 50 milles plus au sud. Le débarquement eut lieu à Roca, à quelques kilomètres d’Otrante. Nous sommes le 28 juillet 1480, et l’armée turque était forte de 90 galères, 40 galiotes et 20 autres navires, au total 18 000 soldats. Lire la suite

L’esclave de l’Islam devenue sainte : Bakhita

Joséphine Bakhita, née en 1869 au Soudan, province du Darfour, à Olgossa, à l’ouest de Nyala, près du Mont Agilerei, dans la tribu nubienne des Dadjo et morte le 8 février 1947 à Schio en Italie, est une ancienne esclave devenue religieuse canossienne et canonisée en l’an 2000 par le pape Jean-Paul II. Suite sur Wikipedia. Sur l’esclavage toujours actuel au Soudan voir :

Histoire : 5 juillet 1962, les djihadistes du FLN massacrent 3000 civils européens

Vidéo : Emmanuel Macron déposant une gerbe au monument des « martyrs » terroristes du FLN.

Aujourd’hui, souvenons nous de ce 5 juillet 1962. La page Facebook Histoire de France relate :

Ce 5 juillet  à Oran, deux jours après la déclaration officielle de l’indépendance, se déroule une chasse aux Blancs visant les malheureux qui n’ont pas encore eu le temps de quitter les lieux.

«On égorgea, on tua au revolver ou à la mitraillette, on prit des rues en enfilade, tuant tout ce qui bougeait.On pénétra dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens avec des raffinements de cruauté, arrachant des yeux, coupant des membres. On vit même des femmes musulmanes dépecer des vivants avec les dents.»

Le pire, dans cette histoire, est que 18 000 soldats français sont stationnés à Oran. Ils reçoivent l’ordre du général Katz de rester cantonnés dans leurs casernes, sans intervenir. Katz téléphone àDe Gaulle pour l’informer de l’ampleur du massacre. Le chef de l’Etat répond « ne bougez pas ».

La tuerie dure près de six heures. Lorsqu’à 17 heures les gendarmes français sortent de leur cantonnement, le calme revient aussitôt.

Les cadavres jonchent la ville, on en trouve pendus aux crochets des bouchers, dans des poubelles…

Les soldats français et algériens déversent par camions les cadavres dans le Petit Lac et les couvrent de chaux vive. Nul ne sait le bilan exact de cette nouvelle Saint-Barthélemy.On parle dans les semaines qui suivirent de 3.000 morts et disparus ; chiffre que donne De Broglie et que reprend le ministre André Santini.

Ce qui est sûr, c’est que le massacre était prémédité car les tueries commencèrent à la même heure aux quatre coins de la ville qui était vaste. Cela suppose la mobilisation d’une immense logistique ; tout montre que l’action a été programmée, organisée et coordonnée à un très haut niveau, même si la participation à la curée d’une foule hystérique a pu faire croire à des événements « spontanés ».

Ce jour le journal Le Monde titre : « LA CELEBRATION DE L’INDEPENDANCE DE L’ALGERIE »

Les négriers en terre d’islam, la première traite des noirs, de l’historien Jacques Heers. Extraits.

Acheter le livre ici.

Un autre extrait consacré à la révolte des esclaves Zendjs qui dura de 859 à 883 contre le califat abbasside est à écouter ici.

Histoire : La révolte des esclaves noirs Zendjs (859-883) contre le califat de Bagdad

Lecture des pages 226 et suivantes du livre Les négriers en terre d’islam,la première traite des noirs, VIIème-XVIème siècle« de Jacques Heers paru en 2008 aux éditions Perrin collection Tempus (9 euros). La révolte des esclaves noirs Zendjs qui dura de 859 à 883 , connue sous le nom de la « guerre des Zendjs », contre le califat Abbasside de Bagdad auquel ils étaient soumis, est très méconnue. Après une longue introduction recontextualisant la pratique de l’esclavage en Afrique, l’historien Jacques Heers (+2013) qui enseigna longtemps à la Sorbonne raconte cette révolte. (Petite coquille orale à la minute 28 seconde, il faut comprendre « quelques neuf-cent, mille ans avant l’implantation coloniale » et non 900 000 ans évidemment.)

Les combats de Muhammad: escarmouches, grandes batailles et crimes de guerre.

Présentation synthétique des combats menés ou planifiés par Mahomet, proposée par l’ Observatoire de l’islamisation d’après la biographie « Mahomet, contre-enquête » (éd.de l’Echiquier) de l’arabisant René Marchand, se basant sur la Sîra (biographie islamique officielle) et la Sunna.Lire la suite

L’historien Tidiane N’Diaye fait une mise au point sur l’islam qui autorise l’esclavage

Extrait d’un article Facebook de Tidiane N’Diaye dont nous avions parlé des travaux historiques traitant de l’esclavage arabe-musulmans des africains :

« En ce jour de fin de Ramadan, je m’interroge. Moi qui suis né et baptisé « musulman », alors que tous mes ancêtres Damels du Cayor et Teignes du Baol, Lignée maternelle par ma mère (La Linguère Aissatou Lamane N’Dande Mademba Yacine Fall), et prince du Saloum et du Djoloff, de Ndiadiane à MBar N’Diaye (Lignée paternelle) Par mon père (Mody N’Diaye Dionwar), étaient animistes africains. Dois-je pardonner aux peuples arabo-musulmans, d’avoir razzié, castré et mis en esclavage nos peuples nègres pendant plus de 13 siècles sans interruption ?. Ils ont islamisé les peuples africains, en se faisant passer pour des piliers de la foi, les modèles des croyants. Ils allaient souvent de contrée en contrée, le Coran d’une main, le couteau à eunuque de l’autre, menant hypocritement une pseudo-« vie de prière », ne prononçant pas une parole, sans invoquer Allah et les hadiths de son Prophète. Dois-je encore leur pardonner, de continuer à les martyriser en plein 21ème siècle au Maghreb, retirer leurs passeports à nos sœurs et filles au Moyen-Orient, en les soumettant à des conditions d’esclavage moderne, tout cela parce qu’elles sont noires ? Lire la suite

La traite des esclaves noirs et blancs par les arabo-musulmans


Emission du 5 mai 2017 avec Tidiane N’Diaye qui présente son livre « Le génocide voilé » , présentation de l’éditeur:

Cette étude éclaire un drame passé à peu près inaperçu : la traite des Noirs d’Afrique par le monde arabo-musulman. Cette traite a concerné dix-sept millions de victimes tuées, castrées ou asservies, pendant plus de treize siècles sans interruption. Les razziés étaient contraints de traverser le désert à pied pour rejoindre le Maghreb, l’Égypte ou la péninsule Arabique via Zanzibar, par bateaux… Pourtant, cette traite négrière a été minimisée, contrairement à la traite occidentale vers l’Amérique. Pourquoi ? Parce que seule la conversion à l’islam permettait d’échapper à l’esclavage, mais n’a pas épargné les Noirs. Toutefois, de nos jours la majeure partie de l’Afrique est devenue musulmane, d’où une forme de fraternité religieuse entre le côté «blanc» et le côté «noir» du continent, et une volonté commune de «voiler» ce génocide. Un livre polémique et courageux. Acheter le livre 7 euros.

Lire aussi :

Esclaves chrétiens, maîtres musulmans : L’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800):Lire la suite

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