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Mosquées existantes

Le couple à la tête de la mosquée de Raismes condamné pour avoir détourné 3 600€

Lu dans La Voix du Nord du 16 novembre :

Mustapha Aït Mouhou présidait l’association AJIR (Association jeunesse interculturelle de Raismes), ainsi que l’ACMR (association cultuelle des musulmans de Raismes). Début 2017, il a quitté la présidence de la première, pour se consacrer à la seconde. En mai 2017, son épouse, toujours trésorière d’AJIR, a signé un chèque de 3 600 € en faveur de l’ACMR. Tous deux ont expliqué au tribunal qu’il s’agissait d’arriérés de loyers. Sauf qu’il n’existait aucun bail, que son épouse n’a demandé aucune quittance de loyer et qu’aucun document ne vient accréditer qu’AJIR devait payer un loyer à l’ACMR….Lire la suite dans La Voix du Nord

Note : cette mosquée invite des conférenciers de la mouvance Frères Musulmans comme Abdallah Ben Mansour (source: sa page Facebook), et son imâm n’est autre que le fils de Hassan Iquioussen, Othmane. Nous avons consacré un chapitre entier à Hassan dans l’enquête Mosquées Radicales

Les élus En Marche aident les constructions de mosquées : la liste

Version vidéo de notre article publié la semaine dernière sur le même sujet.

La mosquée salafiste d’Ambérieu-en-Bugey inaugurée par le dircab du Préfet et visitée par le député LR Damien Abad

Le 7 octobre dernier, l’inauguration de la mosquée d’Ambérieu-en-Bugey, monumentale, a été l’occasion pour le directeur de cabinet du préfet de l’Ain de couper le ruban vert mettant fin à des années de travaux.

En juin dernier, le député de l’Ain Les Républicains, Damien Abad, en pleine campagne, avait visité la salle de prière dédiée aux hommes :

En quoi la mosquée est-t-elle salafiste ? Elle publie sur sa page Facebook les Fatwas (avis juridiques) des principaux savants contemporains de l’Arabie Séoudite comme Al-Uthaymine et Bin Baz :Lire la suite

La République en Marche au service des constructions de mosquées

Le parti d’Emmanuel Macron, à sa création, a consacré ses efforts d’élaboration d’un programme politique sur les questions économiques et sociétales, délaissant en général les questions d’identité et de religion. Il est vrai que prendre des positions tranchées sur ces questions est un risque de voir fuir des segments d’électorats qui peuvent s’accorder sur un programme fiscal et de droit du travail, mais pouvant s’opposer sur les questions migratoires ou du traitement sécuritaire du salafisme.

Alors qu’il était encore en campagne, Emmanuel Macron a refusé de condamner les Frères Musulmans de l’UOIF ou les salafistes, les premiers appelant ouvertement à voter pour lui sans que cela ne le fasse réagir. Une fois président, il déclare lors de son interview avec Jean-Pierre Pernaut en avril dernier, qu’il n’existe pas de base légale pour interdire ces deux courants de l’islamisme, et dit s’en remettre à la justice pour traiter les dérapages des prêcheurs extrémistes.  Une façon de botter en touche.Lire la suite

La mosquée de Gisors, non déclarée, contrainte de fermer.

France3 du 12 octobre :

L’arrêté municipal a été pris le 5 octobre dernier.
La mosquée de Gisors, installée dans un pavillon situé rue des Templiers est trop dangereuse pour accueillir du public.

Après expertise, il a été constaté que la bâtisse ne respectait pas les règles de sécurité en vigueur. Les normes d’électricité, de gaz et les issues de secours sont non-conformes dans ce lieu qui accueille chaque vendredi près de 60 fidèles.
Une décision prise par le maire de la ville, Alexandre Rassaërt (LR) qui précise que la mosquée n’est pas déclarée auprès de la municipalité ni de la préfecture de l’Eure.
 

La mairie LR de Longjumeau vend deux parcelles communales pour une mosquée

Addendum de septembre 2018 : le conseil municipal a voté la vente des deux terrains communaux. Lu dans le magazine de Longjumeau de ce mois :

10 septembre 2018: Tous les candidats de la majorité municipale LR, UDI,MODEM, non inscrits, etc  ont voté pour, même lorsqu’ils y étaient opposés auparavant (pressions de Mme le maire ?). L’opposition de gauche ayant quitté la salle avant la séance, les opposants restant étaient les conseillers municipaux du RN.

Un recours en excès de pouvoir a été adressé au juge administratif de Versailles par 2 associations dans les deux mois suivant le vote. 

Le Parisien du 9 juillet 2018 informe :

« La communauté musulmane de Longjumeau l’attend et l’espère depuis longtemps. Plusieurs décennies de prières pourraient bientôt se voir exaucées. Une mosquée tend en effet à se profiler à l’horizon rue Daniel Mayer. Lors de sa séance de ce mardi soir, le conseil municipal va se prononcer sur la vente de deux parcelles communales au centre socio-culturel islamique de Longjumeau (CSCIL). (…) Pour Sandrine Gelot, la maire (LR) de Longjumeau, ce terrain est le bon. « C’est une zone d’équipements et il n’y a pas d’habitations à proximité », pointe celle pour qui il était depuis longtemps nécessaire de trouver une solution. »

Déjà, NKM, ancienne maire, s’était engagée à faire aboutir le projet en 2009 :

Depuis, la direction de la mosquée a changé en mai 2017, les frères Mounir, dont Ismaïl, préférèrent se consacrer à l’institut Amine, soutenu dans ce projet par le Frère musulman Omar Dourmane membre de l’Union mondiale des savants musulmans (présidé par Al-Qaradawi). Dans cet institut, est proposé l’étude du livre « Les 40 hadith » de l’imâm Nawawi, pour 149 euros. Inquiétant quand on connait son contenu qui prescrit de « verser le sang des apostats » (hadith n°14) , et le hadith n° 8 : «Il m’a été ordonné de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est d’autre divinité qu’Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu’ils accomplissent la prière rituelle, qu’ils acquittent la Zekâa ».

C’est un employé municipal médiateur de « l’espace jeune », quelle coïncidence, Sileymani Diakite, qui a repris les rênes de l’association CSCIL qui dirige la mosquée, dont rien indique qu’il incarne une version plus modérée de cet islamisme. Il partage sur sa page Facebook les publications de la page Facebook  » Information culte musulman » gérée par le prédicateur Mohamed François formé à l’IESH (école islamique de l’UOIF), proche de Hani Ramadan. Cette page est pointée dans le rapport sur « La Fabrique de l’islamisme » de l’institut Montaigne car Mohamed François invite régulièrement des prédicateurs salafistes. 

Encore une illustration de la collusion entre Les Républicains et les salafistes afin de les aider localement à ériger de grandes mosquées. 

Le nombre de mosquées salafistes grimpe encore en 2018 pour arriver à 152

La Figaro rapporte aujourd’hui que, hors préfecture de police de Paris qui en compte vingt, le nombre de mosquées salafistes en province atteint le nombre de 132. Ce malgré les quelques fermetures de mosquées à Aix-en-Provence, Marseille et Ecquevilly. A titre de comparaison, un rapport consacré au salafisme du SCRT mentionnait 120 mosquées salafistes hors Paris dans un rapport de juin 2016. Ce rapport à l’époque faisait état d’une hausse de 170% du nombre de mosquées de ce courant entre 2010 et 2016. 

Emmanuel Macron a, à plusieurs reprises, annoncé son refus d’interdire le salafisme et les Frères Musulmans en France, se contentant de s’en référer à la justice lorsque des prêches tombent sous le coup de la loi. Mais l’imâm de la Grande Mosquée de Toulouse a beau évoquer un combat à mort contre les juifs en se filmant et diffusant le prêche sur la chaine Youtube de la mosquée, sans que cela n’entraine ni la fermeture de cette base de l’islamisme, ni l’expulsion de l’imâm algérien. 

La Grande Mosquée de Poitiers est dédiée aux « martyrs » qui attaquèrent notre terre , confidence de l’imâm UOIF (Vidéo)

Pour aller plus loin dans la compréhension de cette bataille décisive qui mit un frein à la pression islamiste au sud de l’Aquitaine, lire de chez Gallimard l’ouvrage des historiens Jean-Henri Roy et Jean Deviosse :

Après avoir défendu l’UOIF, Boubakeur défend sans surprise l’imâm de Toulouse malgré ses prêches indéfendables


Nous avions été les premiers à réaliser un dossier sur l’imâm Mohamed Tataï qui préside la Grande Mosquée de Toulouse, deux jours avant son inauguration le 21 juin : des prêches louant le jihâd physique, le califat, la suprématie des musulmans, et une bataille finale qui verra les musulmans tuer les juifs selon le dessein d’Allah. La presse a  « pompé » une partie de notre article sans nous citer, nous avons l’habitude, tel que Marianne le 29 juin, soit huit jours après nous…

Aujourd’hui nous lisons un communiqué de Dalil Boubakeur blanchissant son compatriote Mohamed Tataï, et se faisant son porte-parole, avec le sempiternel argument de « sortie de contexte », ne pouvant infirmer la teneur de la traduction : « L’imam Mohammed Tataï proteste vivement de sa bonne foi. Il  s’excuse profondément auprès de ses amis de la communauté juive de Toulouse et de France de l’interprétation décontextualisée de ses propos « 

Il n’est pas étonnant que Dalil Boubakeur le défende. Pour rappel le recteur de la Grande Mosquée de Paris soutient les islamistes de l’UOIF depuis le milieu des années 2000.  Il donne ainsi raison à ceux qui refusent d’imaginer une barrière étanche entre islam et islamisme, comme nous. 

Dans un entretien avec le site Oumma.com en juillet 2012, Dalil Boubakeur  prit la défense de l’UOIF quand six de ses conférenciers, des cheikhs saoudiens et égyptiens, furent interdits de séjour pour de nombreux appels au meurtre :

« Oumma.com: Faut-il comprendre que vous allez vous rapprocher de l’UOIF ?

D. Boubakeur: Je me rapproche de ceux qui travaillent. Le fait que l’UOIF a été la première composante à quitter le CFCM, à exprimer son désaccord, pour d’autres raisons que les nôtres, nous rapproche indéniablement. L’UOIF compte des cheikhs internationaux en son sein, je ne jette pas la pierre comme cela a été fait durant le congrès du Bourget, même si cela fait peur à une certaine presse ou à la classe politique, je n’ai rien vu d’illégal à cela.(…) L’UOIF est composé de musulmans très rigoureux pour lesquels j’éprouve respect et fraternité »

Pour ceux qui ont lu notre ouvrage L’islamisation de la France paru en 2006, ils ne seront pas surpris, car Boubakeur avait déjà exprimé son amitié pour l’UOIF. Le 26 mars 2005 au Bourget, il était aux côtés du président de l’UOIF Lhaj Thami Breze et fit cause commune avec les radicaux:

« Notre vieille amitié, c’est une amitié d’une décennie[…] nous voulons taire nos différences ou nos divergences de points de vue pour voir l’essentiel, l’essentiel. L’essentiel nous l’avons dit c’est la réussite de la communauté musulmane dans son insertion harmonieuse, sereine, dans la société française »

– Un journaliste pose la question : « mais il en reste des divergences ? »

– Boubakeur : « heu écoutez, des divergences non, nous avons été très francs, vous savez on a jamais caché nos divergences quand il y en a eu nous l’avons dit à un moment donné pour la constitution du CFCM, nous n’avons pas été tout à fait d’accord, et pendant le parcours de la consultation forcément il y a eut des moments mais là récemment avec la fondation nous avons vu que nos convergences sont vraiment trop fortes , sont vraiment importantes, donc nous allons inch’Allah aujourd’hui poser la pierre à partir de laquelle nous allons construire la confiance et le dialogue qui nous manquait vraiment […]  Nos différences de visions ne doivent pas nous diviser, car nos objectifs sont tous convergents, seules nos méthodes peuvent différer. »

Dans son Guide de l’étudiant pour apprentis imâms, la Grande Mosquée de Paris (via son institut de formation) cite en référence bibliographique le cheikh Yusuf al Qaradawi proche du Hamas et pro hitlérien (« la Shoa est un châtiment divin« ) et un manuel de charia  (Risâla de Qaraywani) appelant à tuer ceux qui insultent le « prophète » et les homosexuels. Et ce n’est pas tout, la spécialiste Lina Murr Nehmé a repéré dans la version arabe du guide de l’étudiant de la GMP, un autre Frère Musulman cité en référence, Wahbat As Zouhayli. Voilà l’islam « modéré » que nous vendent les responsables politiques et les éditorialistes. 

Rappelons que la fédération algérienne de la Grande Mosquée de Paris contrôle 700 mosquées sur les 2600.

Inauguration de la Grande Mosquée de Toulouse : l’imâm algérien vante le califat pour la « communauté supérieure »

La Grande mosquée de Toulouse dite d’Empalot a été inaugurée ce 23 juin en grande pompe ce samedi par le maire Les Républicains Jean-Luc Moudenc et la présidente de la région Occitanie Caroline Delga (PS) . Financée avec les contributions de l’Algérie qui pourchasse les chrétiens, à hauteur de 213 000 euros et celui du Koweït pays bailleur de fond des groupes djihadistes, pour 131 000 euros. Le terrain avait été vendu par la mairie UMP-LR de Jean-Luc Moudenc à un prix qui avait scandalisé les professionnels locaux de l’immobilier. 

Un article de Robert Langlois fait le point sur ce coup de pouce foncier :

« À l’origine du projet, l’Imam TATAÏ avait acheté une ancienne propriété de 5.000 m2 pour 213.429 € dans un parc situé au 2, chemin des Côtes-de-Pech David, dans un quartier de villas et de résidences neuves de qualité. À ce prix là, à cet endroit, la constructibilité du terrain devait être très faible. Affaire sensible, le terrain ne convient pas pour un tel projet incompatible avec le voisinage. On veut bien faire plaisir aux musulmans, mais il ne faudrait pas non plus contrarier l’électorat bourgeois de ce quartier. Jean-Luc MOUDENC adjoint à l’urbanisme fait traîner et finit par refuser le permis de construire. L’affaire capote, le problème reste entier.

Bonne affaire quand même pour l’imam qui revend le terrain et réalise une plus value de 840 000 euros. Handoulillah. Ce chiffre figure expressément sur la présentation des comptes faite par l’association.

         Prix pour le preneur final : 213 429 + 840 000 = 1 053 000 (arrondis) soit 210 euros el m2 au sol. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que pour atteindre un tel prix, la constructibilité du terrain a été gentiment augmentée entre temps par MOUDENC Jean-Luc adjoint à l’urbanisme. Il faut bien aider les fidèles … C’est le constructeur MONNÈ DECROIX qui a réalisé la résidence ‘’le Bragance’’, 58 logements collectifs sur ce terrain.
        Comme un bienfait ne vient jamais seul, hamdoulillah, Jean-Luc MOUDENC a rapidement trouvé un nouveau terrain pour le projet, en toute transparence. Situé à quelques encablures du premier, juste de l’autre côté du périphérique, cette fois ci dans Toulouse intra muros.

« La mairie s’engage à le vendre à prix coûtant, et même à racheter une parcelle à l’État, le tout pour la somme symbolique de 20 000 euros, une bouchée de pain. »

        Or la surface de ce terrain situé en zone urbaine est de 1304 m2. Soit 15,33 euros le m2 au sol, à comparer aux 200 euros de l’autre côté du périphérique … »

Le deuxième sujet est le profil de l’imâm et président de la mosquée, Mohamed Tataï, envoyé et payé par l’Algérie (pays qui ferme les églises et expulse les évangélistes) dans les années quatre-vingt pour encadrer la diaspora de la région. Trente ans après son arrivée, ses prêches sont toujours en arabe (nos traducteurs sont entrain de vérifier leur conformité avec nos moeurs).

Sur l’ancienne version du site de la Grande Mosquée, ses propos sur l’attente du retour du califat et de la nécessaire domination des musulmans, forcément « supérieurs », auraient dû depuis bien longtemps amener l’Intérieur et le préfet à le raccompagner dans son pays d’origine. Prêche du 4 février 2011 repéré par Islamineurope :

« Une religion bizarre qu’est cette « démocratie », avec ses mille visages elle sert à protéger les châteaux et à garder le dictateur, elle reprend le discours de la majorité du pouvoir et de l’argent contre celle du peuple et de l’idéologie. Celui qui ne donne pas son importance à cette communauté, et sous estime sa volonté et ses choix, souffre incontestablement et entre autre d’une incompétence intellectuelle, d’une cécité historique, et d’une torpeur sensorielle. »

Mohamed Tataï discrédite les régimes de type démocratiques. Pour lui, la démocratie est « une religion bizarre » , qui sert à protéger les dictatures, et s’oppose au peuple.

«Cette communauté est certainement la meilleurs des nations, Allah a dit : « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Dieu. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers. » (Sourate Al-Imran)« 
[…]
« Le fait qu’elle est une communauté qui ne s’est jamais réunie sur le mal, et ses hommes ne se mettrons jamais d’accord pour établir l’injustice, contrairement aux autres peuples. C’est la communauté à qui Allah a promis le retour du Califat, de la justice, de la victoire et de la gouvernance.
C’est la communauté supérieure, Allah a dit : « Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais croyants.»

Voici la copie d’écran de l’époque (en voir plus ici) :

Dans un de ses prêches en arabe mis en ligne sur le compte Youtube de la mosquée, il parle de combattre ceux qui doutent de l’islam, et cite même l’idéologue des Frères Musulmans Youssef Al-Qaradawi, pourtant connu pour prescrire le meurtre des apostats, des juifs et des homosexuels (interdit de séjour en France) :

Un traducteur de l’Observatoire de l’islamisation transcrit :

« Mes frères en islam, notre discours de ce jour est qu’il n’y a pas de civilisation qui s’est propagée, ni une da’wa(prédication/prosélytisme actif) qui apparut sans sacrifices (consentis), sacrifices des fidèles de ses fils, sacrifices de ceux qui portent en eux-mêmes cette da’wa, qui vivent avec elle, pour elle et tendent vers elle.

Notre prêche de ce jour porte sur les types de sacrifices. Nous vivons avec la quintessence de l’élite, mes chers. (2:40) Qu’on se demande… chacun de nous doit se demander, chacun de nous ne doute pas de son islam et celui qui doute de son islam qu’on le combatte  (nuqateluhu = de sing. qital = sous-entendre : tuer), qu’on se brouille avec lui, qu’on soit en colère à son encontre, parce qu’il [le musulman] est fier de ce joyau/diamant [l’islam]. Alors, qu’avez-vous apporté à l’islam ? C’est là la question sur laquelle devrait s’arrêter chacun de nous ! (3:03) »

Tout sacrifice et ses formes est pour la religion, pour l’islam, fi sabil Allah (dans le sentier d’Allah), le plus éminent est le sacrifice de soi-même (!). On en a quatre formes : le sacrifice de soi, celui de la quiétude/repos de soi/de l’esprit, celui de l’argent, et celui du temps (la prière).

1) Sur le sacrifice de soi. Le prophète est le meilleur exemple de celui qui s’est sacrifié, qui a sacrifié sa quiétude. Mohamed Tataï prend comme exemple le penseur de l’islam pakistanais Mohamed Iqbal [celui qui fut à l’origine de la partition de l’Inde et de la création du Pakistan, l’un des pères du nationalisme islamique de la oumma et l’un des théoricien du jihad] . Mohamed Tataï le cite: « Nous donnions nos cous aux sabres, et nous ne craignons aucun despote, nous voyions des collines d’or et nous les affaissions sur la tête des kuffars (des mécréants ; pl. de kâfir)… Donc, le sacrifice dans la voie d’Allah, est le jihad suprême. Celui-ci qui mène au martyre que les anges lavent [pour entrer directement au paradis].« 

Il donne ensuite un exemple de la guerre contre les mushrikun (les polythéistes/les associationnistes) dans la bataille de Badr.

2) Le sacrifice du repos de l’esprit. Faire le bien pour son frère musulman dans le besoin, dans les soucis, par les actes. L’histoire ne retient que ceux qui ont sacrifié leur temps pour leurs prochains. Il prend comme exemple Abraham qui a sacrifié sa tranquillité, sa famille, etc. L’argent ne suffit plus, il nous faut vos efforts, vos sacrifices.

3) Le sacrifice de l’argent. Le Coran a parlé du jihad, il prend comme exemple l’ouvrage « de la plus haute importance sur la pensée du jihad », celui de Youssef Qaradawi, l’encyclopédie d’al-Jihâd, en deux parties, dans la charia, le jihad par le Coran est un jihad… « jihade-les [les mécréants] par le Coran », le jihad est aussi celui de la parole [le prosélytisme], celui (du repos) de soi, celui de l’argent. L’imâm de Toulouse fait ensuite une parenthèse sournoise en parlant d’un prêtre chrétien au Soudan, originaire de Bruxelles qui fait le sacrifice de son temps et de sa vie depuis 30 ans au Soudan. Les gens sacrifient pour qui ? Pour un mensonge ? Si on n’avait pas entendu de nos oreilles ce que les nassaras (chrétiens) disent « un en trois et trois en un ! » on aurait démenti… et pourtant certains se sacrifient. Le sacrifice est pour Allah… »

Et ce n’est pas tout, l’institut Memri vient de traduire un autre prêche (décembre 2017) de Tatai de la même chaine Youtube de la Grande Mosquée, où il cite un hadith évoquant la « bataille finale » lors de laquelle les musulmans devront tuer les juifs :

Pour comprendre la situation au niveau national lire notre enquête Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM)

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