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Mosquées existantes

Le magma islamiste atteint la cote d’alerte à Reims : 3 mosquées radicales.

La grande mosquée frériste

Reims, ville moyenne de 185000 habitants, héberge une grande mosquée UOIF, dont nous avons précisé le profil inquiétant dans notre enquête Mosquées Radicales (éditions DMM, 2016) fréquentée par 1000 fidèles chaque vendredi. Sa direction est composée de marocains ayant obtenu la nationalité française malgré leur adhésion aux thèses des Frères Musulmans (président, vice-président, secrétaire et imâm), illustrant l’urgence de déchoir de notre nationalité des milliers de musulmans radicaux. Hani Ramadan était venu y prêcher en mai 2015, lui qui devrait être pourtant interdit de séjour chez nous pour avoir osé dire : « Le monde musulman est en ébullition. Cette force peut et doit être orientée vers un Etat islamique, un Etat appliquant le Coran et la Sunna.(…) Les musulmans ne retrouveront jamais leur bonheur perdu s’ils ne reviennent pas au jihad et ne cherchent pas à établir un Etat Islamique » (Hani Ramadan, Sermons du vendredi rappels et exhortations, éditions Tawid, 2011, page 465.)

Plusieurs étrangers fréquentant cette mosquée (financée par le Koweit, bailleur de fond du djihadisme) sont surveillés par nos services de renseignement. Le maire LR Arnaud Robinet avait approuvé cette mosquée et avait même été photographié visitant amicalement son chantier avant l’inauguration.

La petite mosquée frériste

L’Association de l’Institut Islamique et Culturel Rémois (A.I.I.C.R) gère la salle qui est appelée « la petite mosquée » dans le quartier Croix-rouge, fréquentée par une centaine de fidèles. Son président, Salah Byar, est un marocain naturalisé français. Son imâm Abdul Hamid Al Khalifa, est de nationalité syrienne, connu pour être Frère Musulman. Pourquoi est-il toléré chez nous ? Il est le responsable local de l’ONG musulmane « Syria Charity » et réalise des collectes en partenariat avec la grande mosquée de l’UOIF. Cette salle de prière -illégale- a été fréquentée par Saïd Kouachi, et encore par deux libyens connus pour leur radicalisation. Des incidents en milieu scolaire et dans les administrations ont été provoqués par ses fidèles, mais le préfet de la Marne ne s’oppose pas à son ouverture. Une école coranique s’y loge tous les samedis de 14h à 16h, une vingtaine d’enfants âgés de 6 à 12 ans y recevant des cours d’arabe et d’islam. La relève est assurée. Plusieurs fidèles fréquentent maintenant la nouvelle mosquée salafiste Al Fajr, attirés par sa radicalité encore plus poussée.

La mosquée salafiste en pleine progression

La salle de prière Al Fajr connaît elle un essor certain depuis deux ans, fréquentée par 350 personnes en temps normal et 500 lors des fêtes islamiques, avec des dizaines de personnes priant à l’extérieur. Une dizaine de femmes sont en niqab, gantées, alors que cette tenue est normalement interdite. L’imâm, Zine Eddine Azzaz Rahmani, est un algérien dont le certificat de résidence court jusqu’en décembre 2018. Il est probable que son titre de séjour soit renouvelé étant donné le laxisme du gouvernement Philippe. Le président, Djillali Belbachir, est aussi algérien, tout comme le vice-président qui a été naturalisé français en 2015. Quant au trésorier, il est sénégalais. Tout ce petit monde est toléré sur notre territoire, alors qu’en novembre 2016 ils ont invité un islamiste takfiriste très surveillé, Abu Imran, de son vrai nom Fouad Belkacem, d’origine belge, considéré comme le leader et le porte-parole d’un groupe extrémiste appelé « Sharia 4 Belgium », dont le but est l’instauration de la charia en Belgique. Belkacem est connu pour sa proximité avec Mohammad Al-Maqdisî (de son vrai nom ‘Isâm Al-Barqâwî), jihadiste salafiste jordano-palestinien et takfirî notoire qui a purgé plusieurs peines de prison en Jordanie pour son idéologie extrémiste.

Belkacem est inscrit au Fichier de traitement des Signalements pour la Prévention de la Radicalisation à caractère Terroriste (FSPRT). Des cours d’arabe et d’islam sont dispensés aux enfants, les mercredis de 14h00 à 15h30, les samedis de 11h00 à 13h00 et les dimanches de 14h à 15h30, par une femme de nationalité algérienne.

Au moins douze fidèles de cette mosquée sont fichés S, dont un marocain. Un jeune libyen qui fréquente Al Fajr s’illustra en 2012 dans son collège lors de la minute de silence en hommage aux victimes de Mohamed Merah, il avait déclaré : « les Juifs qu’ils crament ».

Il convient de préciser que la mosquée Al Fajr fait partie de la fédération de la Grande Mosquée de Paris, présentée par les médias comme étant l’islam tranquille « du juste milieu », de l’affable Dalil Boubaker.

Deux fidèles tchétchènes d’Al Fajr, de nationalité russe, se sont récemment illustrés par une attitude agressive lors d’une formation financée par Pôle-Emploi en avril 2017. Ibragim Barkinkhoev et Malik Souleymanov, non contents d’être tolérés sur notre sol et d’être pris en charge dans une formation en langue française, ont réclamé une salle de prière dans l’établissement public GRETA. Suite aux remarques du personnel rappelant à Ibragim qu’il ne convenait pas de prier dans les lieux, son compère Malik a traité les membres du personnel de « fils et fille de pute » et les a menacé de « leur casser la tête ». Ces deux islamistes étrangers sont tolérés comme des dizaines d’autres dans la ville de Reims, les pouvoirs publics étant à la fois laxistes et débordés par le phénomène.

Les années à venir annoncent une progression continue de la mouvance islamiste à Reims, dopée par les flux migratoires couplées aux nombreuses naturalisations.

Pour en savoir plus sur la grande mosquée radicale de Reims et des autres grandes villes nationales, lire Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM, 2016), 320 pages.

Mosquée salafiste fermée de Lagny : une tente est tolérée (Vidéo LCI)

Lire tous nos articles sur cette mosquée pour comprendre sa dangerosité.

Le maire LR d’Évreux ne s’oppose pas à la construction de la grande mosquée salafiste

Agrandir le plan et en savoir plus ici

Rappel de l’historique :

Lu dans Paris-Normandie du 22 février 2012 :

« POLITIQUE. Moment fort lundi soir au conseil municipal qui a désigné un terrain mis à la disposition de la communauté musulmane pour y implanter un lieu de culte.

Ils sont passés à l’acte. A une large majorité, les conseillers municipaux ont tranché sur le dossier de la future mosquée d’Evreux en désignant un terrain appartenant à la Ville, pour que la communauté musulmane puisse y implanter un lieu de culte. Mais uniquement dédié à la pratique cultuelle.
Cette mosquée pourra voir le jour le long du boulevard du 14-Juillet, sur le parking situé en face des terrains de tennis de La Madeleine.« lire l’article de Paris Normandie

Lu dans ActuFR du 15 avril 2015

Le maire d’Évreux (Eure), Guy Lefrand a fait savoir, lundi 13 avril 2015, qu’il ne s’opposera pas à la mosquée. Mais il regrette les conflits au sein des associations musulmanes. Lire l’article 

La Grande mosquée :

L’édifice religieux s’étendra sur une surface de 1.400 mètres carrés, pour une hauteur estimée entre 10 et 12 mètres. Au delà de la partie culte, un espace culturel equipé d’une bibliothèque et des salles d’enseignement seront disponibles. Le bâtiment pourra accueillir plus de 1.400 fidèles. Voir le reportage de France 3 : 10 salles de cours et 3 salles de prières (Actu.fr)

Dirigée par un salafiste, des fidèles se plaignent :

Rachid Ayouchede nationalité algérienne et sans profession, est le président de l’ « Union Cultuelle Musulmane d’Evreux », association qui porte le projet de construction de la « grande mosquée » d’Evreux. Imam, il se déclare ouvertement salafiste et s’habille ostensiblement comme un membre de cette mouvance, tout en disant respecter les principes de la république française.

Il organise fréquemment des rendez-vous avec les religieux salafistes des départements limitrophes sur le site de la future mosquée, notamment lors des dernières fêtes islamiques. La présence de ces personnes suscite l’inquiétude de certains fidèles. Depuis son arrivée à la tête de l’UCME,  Mme Zohra.H, par le passé ex vice-présidente de cette association et présidente de l’association de femmes « EL WAFFA » a pris la décision de quitter cette entité, reprochant à Ayouche sa condescendance envers les femmes. A terme, le bureau de l’UCME pourrait écarter son président, mais en attendant, le maire élu sous l’étiquette UMP-UDI, Guy Lefrand, avec le soutien de Bruno Lemaire, soutient ce projet de mosquée. Concernant  l’implication de la mairie, Mohamed Derrar, adjoint au maire d’Évreux en charge de la jeunesse, de l’animation des quartiers et des cultures urbaines, était présent à la journée de collecte de fond pour la construction, le 11 mars 2017. D’ailleurs, lors de ce « diner de Gala », les femmes devaient entrer par une porte séparée, et étaient regroupées dans une pièce séparée par un rideau.

Il est intéressant de savoir que le parti Les Républicains donne un blanc-seing aux salafistes étrangers construisant des grandes mosquées sur notre sol, qui plus est sur des terrains municipaux. Cette attitude de collaboration est largement répandue comme l’a démontré l’enquête Ces maires qui courtisent l’islamisme (Tatamis, 2015). 

Observatoire de l’islamisation, 4 août 2017.

Lisieux : la mosquée prend une coloration salafiste

Jusque là, la mosquée de Lisieux n’avait pas fait parler d’elle. Le président de l’association qui la dirige, Adil Azmi, a bien une soeur qui a tenté de partir en Syrie, arrêtée pour cela par les services français en octobre 2016, mais qui n’a pas un mouton noir dans sa famille ? Voilà que monsieur Azmi a appelé à ses côtés une figure du salafisme en Normandie, Karim Khallout, afin de mettre sur pied une école de langue arabe pour enfant. Ce dernier donne dorénavant des cours aux adultes, et a fait recruter un tunisien, Amor Binous, venu en France à la faveur d’un mariage avec une française d’origine maghrébine (ils seraient séparés aux dernières nouvelles), afin de dispenser ces cours. L’affluence grandissante nécessite d’étoffer l’équipe. Une autre recrue gravitant dans la sphère salafiste du Calvados. 

Ouest-France nous avait gratifié d’un article sympathique sur le ramadan vécu à la mosquée de Lisieux. Traiteront-ils avec autant d’enthousiasme la radicalisation de cette mosquée, une des 7 mosquées radicales recensées en Normandie par nos services ?

L’imâm marocain de Bayonne n’a toujours pas régularisé sa situation

L’Association culturelle des musulmans de la côte Basque (ACMB) gère la mosquée rutilante de Bayonne, inaugurée en 2013 par le maire Jean-René Echegaray (UDI), photo ci-dessus. 

 Saïd Zannouti, l’imâm nommé par le président de l’ACMB Tamoukh Azzouz, est un marocain, qui, faute de titre long séjour, fait des aller-retour avec l’Espagne où il officie également dans la mosquée de Vitoria.

L’affluence augmente dans la mosquée, à tel point que des travaux d’agrandissement sont prévus, notamment l’édification d’une mezzanine pour les femmes. 350 fidèles chaque vendredi, soit plus que le dimanche dans la cathédrale de Bayonne, et un groupe de jeune salafistes, surtout des convertis, monte en puissance. Enième exemple d’une collaboration entre une mairie et des musulmans étrangers enkystant de manière pérenne le salafisme en France. Plus d’informations dans l’enquête Ces maires qui courtisent l’islamisme (éditions Tatamis, 2015).

Une mosquée salafiste s’étend dans l’ancien poste de police municipale de Marignane

Le maire de Marignane, Eric le Dissès, à l’époque où il était conseiller national de l’ UMP, en compagnie de MAM.

Nous apprenons que la mosquée salafiste Es Salam de Marignane, gérée par l’association cultuelle musulmane de la ville (ACMM),  a pu obtenir à titre gracieux par la mairie du Républicain Eric Le Dissès, (ex Conseiller national UMP) la jouissance de l’ancien local de la police municipale jouxtant la mosquée, soit 40m2 s’ajoutant aux 100m2 du local existant rue Lacanau. Les grands gagnants de ce cadeau sont le président de l’ACMM Moncef Ben Chalbi, de nationalité tunisienne, et l’imâm Hacène Derbikh, de nationalité algérienne.

« L’islam de France » vendu dans les discours des politiciens LR, est décidément un enfumage grossier cachant les compromissions locales avec l’islamisme étranger, dont nous avons publié un catalogue édifiant dans le livre Ces maires qui courtisent l’islamisme (Tatamis, 2015).

La mosquée Al Nour de Nice et ses liens avec Tariq Ramadan

Alors que Christian Estrosi a lancé une nouvelle offensive contre le lieu de culte sous la forme d’une déclaration d’utilité publique lors du dernier conseil municipal  et que le préfet envisage de faire opposition au legs du bâtiment par le ministre saoudien du culte et de la foi, « Touche pas à ma mosquée » entend peser dans la bataille.

Le président du collectif est Haddou Ben Mohamed, un des responsables de la mosquée.

« Nous dénonçons avec force toute connivence ou collusion des deux pouvoirs locaux et engagerons à chaque fois des actions ciblées pour faire reculer cet état de fait », prévient celui qui veut porter la voix de « citoyens pris en otage par les positions d’élus tout puissants. » (cité par Nice Matin)

Le préfet se réserve le droit d’annuler la donation si il est avéré que cette mosquée représente une ingérence étrangère au sein de l’islam de France. Or Haddou Ben Mohamed invite Tariq Ramadan en conférence, représentant de l’internationale islamiste des Frères Musulmans et financé par le Qatar dans ses fonctions de président du Centre de recherche pour la législation islamique et l’éthique (CILE) inauguré aux côtés du psychopathe Youssef Al-Qaradawi, qui ordonne de tuer les homosexuels et les apostats (et les israéliens) :

Pour Tariq Ramadan, Qaradawi  est un savant digne de respect : « Toute personne, musulmane ou non, qui a étudié les sciences et le droit islamiques contemporains, sait quelle est la contribution de Yussuf Al-Qaradawi au débat et combien certaines de ses propositions juridiques sont novatrices. J’éprouve un profond respect pour l’homme et le savant et serais le dernier à m’en cacher »  (Tariq Ramadan, Aziz Zemouri, Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?, éditions l’Archipel.)

Lire : Tariq Ramadan et Youssef Al-Qaradawi, une complémentarité stratégique

Relire aussi notre article : « Pas de justice, pas de paix : ce slogan des émeutiers popularisé par Tariq Ramadan »

Les profils très inquiétants des imâms de la plus grande mosquée d’Avignon

La mosquée Arrhama d’Avignon rassemble plus de mille fidèles les vendredi. Ses abords viennent d’être le théâtre d’une fusillade dans la soirée de dimanche, certainement un règlement de compte. Présidée par un marocain, Mimoun Hekkouri, elle est animée par deux imâms salafistes.

– L’imâm « résident » du vendredi, Abdelhay Soumani est aussi marocain, et on peut s’interroger sur le bien fondé de son permis de résider en France, sachant qu’il faisait partie de la grande délinquance jusqu’en 2002, avant de se réformer depuis son basculement dans le salafisme : vols à main armée, extorsion et port illégal d’arme, violence volontaire avec arme et menaces d’atteintes aux personnes sous condition, agression sexuelle sur mineur par ascendant, recels de stupéfiants…il peut remercier Nicolas Sarkozy qui, abolissant la double peine, lui a permis de rester chez nous. Mais ça c’était avant ses études « religieuses » qui l’ont conduit jusqu’au Yémen durant 3 ans de 2006 à 2008, pays connu pour être un havre d’Al Qaida. Selon toute vraisemblance, l’homme fait l’objet d’une fiche S.

– Autre imâm, intermittent lui, de la mosquée Arrhama, Hicham Krimi, est une figure de la sphère salafiste, ancien imâm de la salle de prière Shatibi de la même ville, fermée depuis novembre 2016. Ce « centre Shatibi » accueillait Hani Ramadan en mars 2014, connu pour valider les thèses de la restauration du califat par le jihâd : « Le monde musulman est en ébullition. Cette force peut et doit être orientée vers un Etat islamique, un Etat appliquant le Coran et la Sunna.(…) Les musulmans ne retrouveront jamais leur bonheur perdu s’ils ne reviennent pas au jihad et ne cherchent pas à établir un Etat Islamique ». (Hani Ramadan, Sermons du vendredi rappels et exhortations, éditions Tawid, 2011, page 465.)

Mais qu’attend Gérard Collomb pour fermer cette mosquée et renvoyer ses dirigeants marocains dans leur pays ? Pour plus d’informations sur les mosquées radicales encore ouvertes sur tout le territoire, lire notre étude disponible sur Amazon.

Le maire PS de Lognes a délivré un permis de construire pour une mosquée dirigée par des individus fichés

Le maire de Lognes André Yuste , membre du Parti Socialiste, a été une des voix fortes appelant à voter pour Emmanuel Macron contre le Front National. Il se félicitait dans sa lettre à ses administrés que sa ville soit riche d’une diversité culturelle et que le FN ne soit qu’à 10%, un des scores les plus bas du département. Quelques semaines plus tard, le 29 mai, sa municipalité délivre un permis de construire pour une mosquée, portée par l’ Association Fraternelle Multiculturelle de Lognes (AFML), notablement fréquentée par des salafistes. Il faut savoir que la mosquée salafiste voisine de Lagny-Sur-Marne ayant été fermée administrativement, une grosse partie des fidèles se dirige vers Lognes pour prier le vendredi.

On ne manque pas d’être surpris lorsqu’on se penche sur le profil des animateurs de l’AFML. Son président, Moussa Tamboura, est fiché S. D’ailleurs, l’école islamique qu’il a créée est fréquentée par l’ancien président de la mosquée de Lagny, frappé lui par une interdiction de sortie du territoire. L’imâm de Lognes, le jeune Yassine Bouaicha, est de nationalité tunisienne. On s’inquiète vraiment lorsqu’on sait que ce dernier a été formé par son compatriote Béchir Ben Hassen, interdit de prêcher en Tunisie même, qui s’est illustré après la tuerie de Charlie Hebdo en rappelant qu’il faut « exécuter ceux qui maudissent le prophète » (sermon du 10 janvier 2015).

 André Yuste a choisi son camp.

Mée-sur-Seine (77) : le haut-parleur de la salle de prières empêche les riverains de dormir

Les fidèles de Mée prient aussi dehors.

Lu dans Le Parisien du 23 juin :

Le ramadan n’est pas synonyme de sérénité pour tout le monde. Au Mée-sur-Seine, des riverains de la salle de prière située en contrebas de la rue des Lacs, pointent un « haut-parleur utilisé pour de nombreux fidèles qui prient sur le trottoir, la salle étant trop petite ». Un appareil allumé tous les soirs pendant le ramadan aux alentours de 23 h 30 jusqu’à plus d’une heure du matin.

« Le haut-parleur est de forte intensité, on y entend prières, chants et textes et cela, dans le non-respect du voisinage et des athées ou personnes d’autres religions », se plaint une riveraine. « Certaines nuits, nous ne dormons pas plus de 4 heures car même après la fin, les fidèles discutent et cela peut durer jusqu’à 2 heures ». En clair, elle dénonce des nuisances diurnes (toute l’année les vendredis après-midi) et nocturne (le mois du ramadan).

Selon les riverains, ni le maire du Mée, ni les forces de l’ordre ne réagiraient. Contacté, le maire Franck Vernin (UDI) a bien eu connaissance des mails des riverains et dit avoir demandé à l’union des musulmans méens (UMM) d’assurer le calme. « Ils sont corrects et réactifs quand il y a un problème », affirme-t-il. (…) 

Le président de l’UMM, Mourad Salah, répond qu’il « va essayer de régler le problème en réduisant le son ». A un bémol près : « Le haut-parleur n’est pas à l’extérieur, mais dans la salle de prières. On laisse les portes ouvertes pour que les fidèles restés dehors puissent entendre. Voilà plus de cinq ans que nous procédons ainsi, faute de mieux. »

« Dans la nuit du 21 au 22 juin, c’était la nuit du Destin avec l’aumône pour bâtir une vraie mosquée. Il y avait 150 personnes dehors », indique Mourad Salah.

Au final, il dit « comprendre les riverains, avec la fatigue, la chaleur. On s’en excuse. Mais la balle est dans le camp du maire. Tant que nous n’aurons pas un lieu de prière digne de ce nom, avec une capacité plus grande, c’est difficile ».

Président de l’Union des musulmans de Seine-et-Marne, Boudjema Hammache approuve : « L’apaisement avec les autres et le respect d’autrui, c’est un devoir. Pour comprendre les autres, il faut se mettre à leur place. »

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