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Mosquées existantes

La mairie socialiste de Rennes rénove une mosquée pour 430 000 euros

 Le centre culturel et cultuel islamique At Taqwa, boulevard du Portugal, a été rénové ces derniers mois. La ville de Rennes, propriétaire des lieux, y a consacré un budget de 430 000 €. Lire la suite dans Ouest France du 23 juin 2019

La Grande Mosquée de Pierrefitte (93) lancée avec le Pakistan et un Frère Musulman

Lu dans Le Parisien du 21 juin (extrait)

« Si tout se passe comme prévu les fidèles pourront prier dans la toute première mosquée de Pierrefitte au début de l’année prochaine. Une fois que la construction du sous-sol sera réalisée. Samedi, l’association des musulmans pierrefittois (AMP) posera la première pierre de l’édifice religieux.

« Nous avons obtenu l’autorisation d’y ouvrir un lieu de culte provisoire », explique Ammar Rahouani, vice-président de l’AMP. Il y avait urgence à entamer les travaux car l’actuel lieu de prière, salle Paul-Eluard doit faire place à une opération immobilière. L’association doit quitter les lieux en décembre. Lire la suite dans Le Parisien

Ammar Rahouni en plus d’être vice-président est…adjoint au maire de cette ville socialiste. 

Le programme de la pose de la première pierre indique la présence du représentant de l’ambassade du Pakistan, pays ultra islamiste appliquant l’islam des taliban,  et le consul de l’Algérie. Etait aussi présent (voir vidéo et programme) l‘ancien président de l’UOIF Lhaj Thami Breze, qui a prononcé un discours. Ce dernier se revendique ouvertement comme Frère musulman. Lors d’un entretien avec le journal algérien l’Expression du 16 mai 2002, Lhaj Thami Breze dut s’expliquer sur la présence au congrès de la même année, du chef des Frères musulmans algériens de l’époque, Mahfoud Nahnah (mort en 2003) dirigeant du Mouvement de la société pour la paix (MSP).

« L’Expression : Votre organisation n’est-elle pas proche des Frères musulmans?

Lhaj Thami Breze : Nous sommes des Frères musulmans, mais nous ne sommes pas les Frères musulmans. Tout le monde, à mon avis, doit être fier des Frères musulmans. Cheikh Nahnah a un mouvement de Frères musulmans. Les Frères musulmans représentent le renouveau. Nous sommes une tendance, un mouvement qui puise ses fondements, sa doctrine de la France indépendamment de toute appartenance idéologique ou politique. Les Frères musulmans, nous les connaissons bien, sont le meilleur des mouvements qui existent. Ils ont su bien s’adapter à la modernité et ils ont su aussi adapter le discours et la pratique de l’islam à notre époque. Moi, je pense comme Cheikh Nahnah qui est un personnage moderne et modéré. »

L’islam enseigné est donc très classique. Ainsi l’imâm permanent cheikh Missoum rappelle que le Coran a assigné aux musulmans un rôle de prescripteurs du bien et du mal en tant que « meilleure nation » (la nation islamique):

« Allah azawajal  a dit « Vous étiez la meilleure nation suscitée pour les gens, vous ordonnez le bien, vous condamnez le mal, et vous croyez fermement ». (douzième minute). C’est ainsi que chaque musulman est en quelque sorte un policier qui ordonne le halal et interdit le haram. 

Selon un cheikh koweïtien invité par une mosquée du Pontet les infidèles doivent se soumettre ou être tués

Nous avions en début de semaine évoqué la mosquée turque du Pontet dans le Vaucluse, au sujet des personnages troubles composant son bureau associatif. Cette fois-ci il s’agit de la mosquée Assunnah fréquentée par les maghrébins, de tendance salafiste. Un invité de 2015 (nous découvrons seulement aujourd’hui sa venue), le cheikh koweïtien Othman Al Khamis, fut autorisé à prêcher en France par l’Intérieur alors qu’il partage les mêmes idées que l’Etat islamique. C’est l’actuel professeur de la mosquée, Mourad Hamza, en charge de la jeunesse, qui assura la traduction (voir en bas de page pour ses propos sur les mécréants).  L’institut MEMRI a traduit deux de ses prédications passées dont une de cette année.  Lire la suite

La mosquée turque du Pontet en chantier : des membres du bureau connus pour antécédents judiciaires

L’Association Culturelle Franco-Turque d’Avignon et de sa région construit une grande mosquée au Pontet dans le Vaucluse. La mosquée est affiliée au Comité de Coordination des Musulmans Turcs de France (C.C.M.T.F), présidé par Ahmet Ogras, président actuel du Conseil Français du Culte Musulman (C.F.C.M). Le CCMTF est la représentation officielle du ministère turc des affaires islamiques.

Quand on se penche sur la composition du bureau associatif de la mosquée, on s’étrangle qu’elle soit autorisée par le préfet du Vaucluse. 

Trésorier: Ahmet.Y, né en 1968 à Araban en Turquie. Connu au fichier du Traitement des Antécédents Judiciaire pour aide à l’entrée, circulation, séjour irrégulier d’un étranger en France – travail clandestin – emploi d’étranger démuni de titre de travail (2007).

Trésorier adjoint: Behram.U, né en 1975 à Akcaabat en Turquie. Connu au TAJ pour faux, usage de faux document administratif (2003) – infractions aux conditions générales d’entrée et séjour des étrangers (2005).

Rappelons que les députés En Marche ont voté contre l’amendement des Républicains visant à reconduire systématiquement dans leurs pays les étrangers coupables de délits en France.

Villeurbanne : la mosquée des Frères Musulmans va s’agrandir

Lu dans Le Progrès du 13 juin

La première pierre de l’extension de la mosquée Othmane ( membre de l’UOIF-MF) sera en effet posée ce vendredi 14 juin, marquant le démarrage d’un chantier qui devrait s’achever à la fin de l’année 2021. Trois millions d’euros sont nécessaires pour mener le chantier à son terme. Deux millions d’euros ont déjà été collectés, somme qui permet de démarrer les travaux. Lire la suite

Analyse de l’Obs-i

Le président de la mosquée est Azzedine Gaci, responsable de l’UOIF  (rebaptisé Musulmans de France) dans le Rhône. Lors des dernières conférences du ramadan, furent invités à prêcher :

  • Mohamed Minta, diplômé de l’Université islamique de Medine, imâm de la mosquée de Décines, soutient les projets de l’IESH, l’école d’imâms des Frères Musulmans en France. Il a surtout fondé le centre islamique Shâtibi où il enseigne aux côtés de Hani Ramadan, sans être dérangé par le soutien au jihâd pour rétablir le califat par ce dernier. Malien, il est incompréhensible qu’il soit toléré sur le sol français. 
  • Lokman Citak, imâm de la mosquée Eyup Sultan de Villerubanne des islamistes turcs du Millî Görüs, alliés mondialement aux Frères Musulmans.
  • Kamel Oueslati de nationalité tunisienne, trésorier de l’école « Nouvel Horizon » connue pour être membre de la mouvance salafiste. Cette école ouvrit en 2011 en tant qu’école coranique…puis se transforma en école primaire à la rentrée 2011/2012. Elle a essuyé d’un refus de reconnaissance par l’état (mais reste ouverte) à cause du bilinguisme arabe-français trop poussé. L’école est membre de la Fédération Nationale de l’Enseignement privé Musulman (FNEM), branche scolaire des Frères Musulmans de l’UOIF.

Une mosquée turque à Amboise !

Le chantier au 11 juin 2019.

Le chantier de la mosquée turque d’Amboise (Indre-et-Loire) avance à grand pas. A l’initiative du DITIB, bras religieux de la Turquie à l’étranger (maitre d’ouvrage), cette mosquée avec coupole de taille imposante détonne dans un quartier pavillonnaire blotti sur le coteau faisant face au château royal bâti par Charles VIII où François Ier passa son enfance. Rappelons que ce fut Saint-Martin de Tours (316-397) qui fonda la paroisse d’Amboise, petite ville pittoresque de seulement 12 000 habitants ! La nature étrangère du projet éclate dès la lecture du panneau d’information  » Centre culturelle (SIC) turque (SIC) A Amboise ». L’aspect problématique consiste en ce que l’islam appliqué est celui du président turc Erdogan, ultra-islamiste qui soutient des brigades djihadistes en Syrie…financées par les turcs qui sont en train de perdre pieds à Ildib, au point qu’une retraite est actuellement négociée entre les services ottomans (MIT) et les services syriens. Le DITIB qui construit la mosquée est piloté par le ministère des Affaires islamiques turc, le Diyanet. En février 2018, le président de l’institut kurde de Paris, Kendal Nezan, prévenait : 

« L’opinion publique occidentale semble l’ignorer mais l’invasion turque du canton kurde syrien d’Afrin est qualifiée de «jihad» ou guerre sainte par la Diyanet, la plus haute autorité religieuse du pays, à la demande sans doute du président turc lui-même. La fatwa est serinée dans les 90 000 mosquées sunnites du pays où imams et prédicateurs, tous salariés d’un Etat supposé laïc, sont tenus de prier matin et soir avec leurs ouailles pour la victoire de l’armée de conquête turque et de leurs supplétifs syriens jihadistes. » Lire l’intégralité de cette analyse.

Autre raison de refuser cette mosquée, depuis 2014, une cinquantaine de biens appartenant à l’Église syrienne-orthodoxe ont été expropriés par le gouvernement turc dans le sud-est de la Turquie. Parmi ces biens, des monastères très anciens où vivent encore une dizaine de moines, les derniers de Turquie orientale. Lire notre article.

Hérault: « Je vais revenir avec une Kalachnikov et faire comme Merah, je suis fiché S »

Lu dans Le Midi Libre du 6 juin 2019 (extrait) 

Jugé mercredi 5 juin pour apologie d’un acte de terrorisme, le détenu récidiviste a été condamné à quatre mois de prison supplémentaires.
 
[…] Le quinquagénaire aurait alors menacé les surveillants : « Je sors dans trois semaines. Je vais revenir avec une Kalachnikov et faire comme Merah à Toulouse. Je suis fiché S, je vais le rester… » Coupable d’apologie de terrorisme, en récidive Lire la suite

Le climat sécuritaire se dégrade en Afghanistan à quatre mois des élections.

Bureau de représentation des Talibans à Doha, Qatar.

Décryptage de l’Obs-i :

Le 11 mai dernier, Mina Mengal, journaliste ancienne présentatrice du journal télévisé de la chaine pachtoune ToloTV, et conseillère au parlement, a été assassiné par balles. Son engagement pour l’insertion professionnelle des femmes est peut-être ce qui irritaient les deux tueurs à moto, dont l’identité n’a pas été établie. Au cours de ces seize derniers mois, dix-huit journalistes ont été tués en Afghanistan. Et d’autres attaques contre des organisations non gouvernementales ont eu lieu ces dernières semaines. L’ONG américaine Care a subi une attaque sanglante avec dix tués début mai. Les bureaux de Counterpart international ont été aussi visé par un commando suicide muni de vestes explosives mercredi 8 mai. Les forces de sécurité mettront six heures à venir à bout des djihadistes. Quatre civils et un policier tués, et vingt-quatre blessés. Le même jour, les bureaux du procureur de la ville étaient visés. Les talibans ont rapidement revendiqué l’attaque, confirmant que l’ONG américaine était bien la cible et mettant en cause, entre autres, l’un de ses programmes de promotion de la mixité homme-femme.

Les Talibans, qui contrôlent de larges parties du territoire, dont une zone à quatre-vingt kilomètres au sud-est de Kaboul et les environs des villes de Ghazni, Farah, Koundouz et Maymana, se sentent pousser des ailes. D’autant qu’ils participent à des négociations diplomatiques depuis 2015, avec pour base un bureau de représentation à Doha depuis 2013. Avec le soutien officieux du Pakistan, un soutient de poids. La vague d’attentat de 2018, même si la section locale de l’Etat islamique en a aussi sa part, a poussé le 28 février dernier le président d’union nationale Ashraf Ghani à offrir une « proposition de paix » aux Talibans. Cette offre inclue une proposition de se constituer en parti politique pour les islamistes, la libération de leurs prisonniers ainsi qu’une levée des sanctions internationales, soit des concessions de taille. La condition est en retour de respecter le droit des citoyens et notamment des femmes, et à reconnaître la constitution. C’est ainsi que les Talibans entrent en lice pour les élections du 20 septembre prochains, où se présente également l’islamiste pro turc Gubuldin Hekmatyar du Hezb-e Islami, le frère du commandant Massoud Ahmad Wali et d’anciens ministres et chefs de partis, 18 listes au total.

Les Talibans réintégrés dans le jeu diplomatiqueLire la suite

Pour Mondafrique des cadres des Frères Musulmans ne sont pas installés en France et les Etats-Unis ne les aidèrent pas

La rédaction de Mondafrique dirigé par Nicolas Beau  (à gauche sur la photo) a publié un article à charge contre le Centre des études du Moyen-Orient, basé à Paris avec un réseau d’analystes et de contributeurs vivant au Caire, en France et aux Etats-Unis. Alors que ce site avait ces dernières années publié des articles intéressants, il affirme des énormités comme celle que les Etats-Unis n’auraient pas aidé les Frères Musulmans lors des printemps arabes. Deuxième énormité, aucun cadre des Frères Musulmans ne vivrait en France.  Aussi, de basses attaques contre le président du CEMO, Abdel Rahim Ali, spécialiste de l’islamisme et député au parlement égyptien n’honorent pas ses auteurs, d’autant qu’elles s’appuient sur les ragots des journaux de gauche comme le JDD, avec des citations déformées. Monsieur Ali a largement répondu aux élucubrations de Mondafrique ici

Une phrase de Mondafrique a retenu notre attention :

« Paris serait menacé par l’installation du fameux Tanzim al-dawli, l’organisation internationale des Frères. Depuis, manque de chance, aucun spécialiste sérieux des Frères musulmans n’a vu la plus petite implantation du siège de la confrérie s’établir dans la capitale française. D’autant qu’une telle “révélation“ aurait mérité quelques précisions : à quelle adresse se sont-ils installés, et quelles sont les personnalités de la Confrérie venues s’établir sur les bords de la Seine ? » . 

Le CEMO ne limite évidemment pas son inquiétude à l’installation des Frères Musulmans à Paris, mais dans tout l’hexagone. Aussi, les Frères, forcés à la clandestinité, n’ont pas un organigramme officiel par pays, ça serait très mal comprendre son fonctionnement. Le CEMO travaille beaucoup sur l’implantation des Frères Musulmans et de leurs soutiens en France, et après avoir vu cette vidéo, on relira avec d’autres lunettes la citation ci-dessus :

Toutes les grandes mosquées contrôlées par des cadres des Frères Musulmans en France sont analysées dans l’essai Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM, 2016). Rappelons que 170 mosquées sont contrôlées par l’UOIF, branche française de la confrérie égyptienne, et que ses cadres ont dû préter le serment d’allégeance à la confrérie (bai’ah) ainsi que l’ont révélé les repentis Mohamed Louizi et Farid Abdelkrim, pour ne citer qu’eux. 

Le supposé « complot » de l’aide américaine aux Frères Musulmans

Pour ce qui est de l’aide américaine aux Frères Musulmans sous l’administration Obama, notamment par l’ambassadrice des Etats-Unis Anne Patterson, elle est notoire et on lira avec intérêt le livre Histoire secrète des Frères Musulmans (éditions Ellipses, 2015) de Chérif Amir qui décrit par le menu cette bienveillance. Cette collusion a d’ailleurs valu à madame Patterson de quitter précipitamment son poste en 2013 sous la pression populaire des égyptiens anti-Morsi, épisode conté par Raymond Ibrahim du Gatestone Intitute.

Pour l’aide américaine aux Frères Musulmans en Tunisie il faut lire l’excellent essai du professeur Mezri Haddad, ancien ambassadeur de la Tunisie à l’Unesco , La Face cachée de la révolution tunisienne (Apopsix, 2012).

Parler de « complotisme » pour ces faits bien connus des spécialistes, mais aussi pour la bienveillance israélienne avec l’insurrection islamiste « anti Bachar », alors qu’Israel a par exemple soigné les combattants djihadistes sur son sol, laisse pantois. Même le très prudent magazine Le Point s’en fit l’écho

« un rapport des observateurs de l’ONU dans le Golan, adressé en mars 2015 au Conseil de sécurité, révélait cette fois sérieusement l’existence d’« échanges » entre Israël et la rébellion syrienne entre novembre 2014 et mars 2015. D’après le document, des « individus armés » ont « traversé la ligne de cessez-le-feu » à plusieurs reprises, et se sont « approchés de la barrière technique (israélienne, NDLR) en ayant parfois des échanges avec les forces de défense israéliennes ». Les agents onusiens ont également indiqué être noté des transferts de blessés et des allers et venues de camions, dont certains ont été chargés de sacs avant de repartir vers la Syrie. Ils seraient ainsi au moins 2 000 Syriens à avoir été soignés au cours des trois dernières années dans les hôpitaux israéliens. » Source

Il fut un temps où le directeur de la rédaction de Mondafrique, Nicolas Beau, pointait les connivences entre Doha et Tel Aviv , ou la visite secrète de Qaradawi en Israel en 2010. Notamment dans son excellent livre Le vilain petit Qatar (Fayard, 2013). Abdel Rahim Ali rafraichit la mémoire de Nicolas Beau ici. 

Joachim Véliocas, directeur de l’Observatoire de l’islamisation, et analyste au CEMO, adresse son soutien au docteur et député Abdel Rahim Ali et le félicite pour son engagement contre la confrérie des Frères Musulmans sur le sol européen. Il lui laisse le soin de justifier la présence de Nicolas Beau dans certains numéros de la revue du CEMO, n’étant pas au courant de la nature de leur collaboration passée. 

Aix : la mosquée du Calendal pourrait être expulsée de force

Lu dans La Provence du 19 avril 2019 :

Rappel des faits

Après la mise en évidence d’une dérive radicale sous l’impulsion de l’imam vitrollais Charef M’Baret, début 2017 la salle de prière avait été fermée par la préfecture de police au motif d’une « menace pour la sécurité et l’ordre public ». Une mesure levée depuis mai 2018. Mais le bailleur Pays d’Aix Habitat entend tourner la page et récupérer son local. En février, la justice a prononcé l’expulsion de l’association Salam.

À peine un mois après qu’elle a repris ses activités et à quelques jours du début du ramadan (le 5 mai), l’avenir de la salle de prière du Calendal est plus incertain que jamais. Hier, les responsables de l’association qui gère le lieu, désormais baptisée « Salam » (paix en arabe), ont reçu un courrier de la préfecture les avisant que « l’huissier de justice requérant disposera du concours de la force publique pour procéder à (leur) expulsion » s’ils ne libèrent pas le local de Pays d’Aix Habitat qu’ils occupent depuis une vingtaine d’années. En d’autres termes, s’ils ne partent pas d’eux-mêmes, c’est la police qui les y contraindra. Le délai accordé expirait hier.(…)

Ce rebondissement intervient alors que cette mosquée attachée à une pratique rigoriste de l’islam ancrée dans le courant salafiste était en pleine renaissance. Cette semaine, les responsables annonçaient même leur intention de reprendre dès les prochaines semaines les prêches du vendredi (qui accueillaient jadis jusqu’à 300 personnes) tout en mettant en avant les changements opérés pour rompre avec les dérives qui ont abouti à la fermeture de la salle de prière en plein état d’urgence (voir notre édition du 17 février). Des gages qui ne semblent pas convaincre les services de sécurité qui considèrent que le noyau de fidèles attaché à la ligne fondamentaliste est toujours présent et que le risque de radicalisation reste entier. D’où cette volonté d’agir avant que l’association « Salam » ne reprenne de l’envergure. Lire la suite sur La Provence

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