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Mosquées existantes

Orléans : prières de rues débordant la mosquée des Carmes, fréquentée par des djihadistes

Lu dans Valeurs Actuelles du 3 mai 2018 :

Pour être précis, France Bleu indiquait à l’époque du démantèlement de la filière que ses membres trouvaient l’imâm trop modéré :

« Son président, Moussa Bahidj se dit stupéfait d’apprendre que plusieurs djihadistes ont fréquenté sa mosquée :

Personne les connait ici, ils viennent une fois, deux fois, faire la prière. Y’avait 300 personnes, c’est impossible de surveiller tout le monde. On peut pas soupçonner les gens comme ça.

Ce n’est d’ailleurs qu’après coup, une fois prévenu par la police, que Moussa Bahidj a identifié au moins deux jeunes partis pour la Syrie. L’un d’eux n’assistait d’ailleurs plus aux prêches du vendredi, qui dénonçaient le djihad et le discours fanatique du groupe Etat Islamique. » Article intégral sur France Bleu

L’imâm radical Béchir Ben Hassen, interdit de prêcher en Tunisie, de retour en France

La mosquée de Savigny-le-Temple a annoncé la venue  récente du prédicateur tunisien Béchir Ben Hassen dans ses murs.

Nous avions dressé son portrait dans l’ouvrage Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (DMM,2016) :

« Marié à une française, celle-ci porta plainte après qu’il l’empêcha de voir leurs enfants, partis avec lui au Maroc. Dans le cas d’une répudiation musulmane, l’homme peut conserver la garde des enfants sans recours de la femme. Mais l’imâm fut arrêté le 28 mai 2013 à l’aéroport de Casablanca, suite à l’émission d’un mandat d’arrêt international. Il fut extradé ensuite vers la France où il a purgé une peine de prison. Il est rentré en Tunisie en février 2014 où il a pu regagner en toute illégalité son poste d’imam à Msaken, sans qu’il n’y ait aucune décision du ministère de tutelle.

Il profita de sa liberté recouvrée pour appeler à combattre les chiites présents en Tunisie, ce en décembre 2014 :

« Je le dis haut et fort. Haut et fort. Les chiites n’ont rien à faire en Tunisie. Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour les affronter, car nous sommes fondamentalement convaincus que la menace qu’ils représentent pour l’islam et les musulmans est supérieure à celle posée par les juifs et des chrétiens. Nous les attendons de pied ferme, avec tous les moyens à notre disposition. »

Sa liberté lui donnant des ailes, ce membre des Frères Musulmans tunisiens se distingue par d’autres dérapages, estimant même dans une vidéo que « ceux qui critiquent notre prophète méritent la mort et la pendaison[1]» , en se référant malheureusement avec raison sur le « consensus des savants ».

En juillet 2015, le ministre des Affaires religieuses le suspend de son poste d’imâm pour extrémisme, action qui aurait été impensable en France.

La proximité de Béchir Ben Hassen avec le chef des Frères Musulmans tunisiens, Rached Ghannouchi, est attestée par la vidéo d’un entretien téléphonique entre le premier et le second à propos d’un projet de référendum sur l’application de la charia en Tunisie dont la date n’est pas indiquée, mais que l’on peut situer au 1er trimestre de 2012, c’est-à-dire les premiers mois de la prise du pouvoir par Ennahdha, lorsque ses députés commencèrent à poser cette problématique avec insistance au sein de l’Assemblée nationale constituante (Anc).

Ben Hassen quitta son poste d’imâm de la mosquée de Villiers-sur-Marne en 2010, et depuis la fin de ses péripéties dans son pays natal, il vient en France prêcher dans diverses mosquées, dont celle de Pontoise (Avicenne) et d’Argenteuil (Assalam). Sa présence à Pontoise de manière hebdomadaire a été relevée par le Renseignement depuis début 2017.  » 

[1]conférence publiée le 10 janvier 2015 , consultable sur https://youtu.be/vE4tUJuEKZQ

Ecquevilly : la mosquée salafiste fermée va réouvrir avec un changement d’association

Rappel : la mosquée est fermée depuis le 2 novembre 2016, décision motivée ainsi par la préfecture, provocation « à la haine, à la discrimination, à la violence et apologie du terrorisme« . Les autorités reprochaient à l’imâm , Youssef Abou Anas,  notamment un prêche en arabe enregistré en décembre 2015, après les attentats de novembre, durant lequel l’imam français aurait justifié les attentats en temps de guerre: « Ces actes étaient un suicide qui ne respectait pas les règles de la religion, mais en temps de guerre ce n’est pas mauvais en soi« , traduction de la police qu’a contesté l’imâm. 

Dans l’enquête Mosquées Radicales : ce qu’on y dit, nous avions retranscrit un de ses prêches où il affirme que le croyant qui reste dans un pays non musulman « doit montrer son animosité vis-à-vis des non musulmans, doit montrer la haine qu’il a en eux, et ne pas montrer d’alliance vis-à-vis d’eux, car le fait de les aimer contredit la foi »(audio).

Et voilà que le 29 avril 2018, Le Parisien nous apprend que les animateurs de la même association qui avait choisi Abou Anas comme imâm, l’association Malik Ibn Anas, vont créer une autre association pour obtenir la réouverture de la mosquée salafiste ! Décidément, Gérard Collomb n’est pas très défensif pour préserver les français de la plaie du salafisme ! 

Des prières de rue à Orléans

Lu dans Mag Centre :

Après le trafic de drogue, les prières de rue: un membres du collectif Carmes-Porte Saint-Jean-Madeleine, vient de protester contre la présence de pratiquants en prière, vendredi en début d’après-midi, sur toute la largeur de la rue de Limare, une rue perpendiculaire à la rue des Carmes, à la hauteur de la salle de prière musulmane. Cet habitant de la rue de Limare a envoyé un mail au maire assorti d’une photo avec cette question: “est-ce autorisé par la loi?Si ce n’est pas le cas, quelle va être votre action pour que la loi républicaine soit respectée?”.

Lundi, la réponse du maire adjoint à la Sécurité publique Olivier Geffroy ne s’est pas fait attendre, il a immédiatement convoqué les responsables de la salle de prière:

“J’ai reçu dès ce matin les responsables de la salle de prière. Je leur ai dit l’impossibilité des prières dans l’espace public, ce dont ils ont parfaitement convenu. Ils m’ont indiqué que le phénomène était très ponctuel et qu’ils allaient renforcer leur présence à l’entrée rue de Limare pour que le phénomène cesse. Le vice-président de l’association Ibn Badiss, M. Benhammou, m’a indiqué qu’il serait lui-même présent avec deux autres personnes. Ils ont également pris l’engagement de réitérer l’interdiction auprès des fidèles, sous peine d’exclusion de la mosquée.”

Olivier Geffroy indique enfin que la police municipale veillera à la bonne application de ces mesures.  (…)Lire la suite

Chevilly-Larue: la mairie Front de Gauche met un terrain à disposition pour la Grande mosquée

Stéphanie Daumin, maire de Chevilly-Larue depuis 2014, a été élue présidente du groupe Front de Gauche à la métropole du Grand-Paris.

Le site Domes et Minarets informe le 4 avril 2018  :

 » Sur un terrain de 1180 m² mis à disposition par la ville à l’Association des Musulmans de Chevilly-Larue au titre d’un bail emphytéotique, l’édifice s’étale sur trois niveaux pour une surface de 1140 m². La mosquée dispose, entre autres, d’une salle de prière pour les hommes de 400 m² (rez-de-chaussée), d’une salle de prière pour les femmes de 200 m² (mezzanine), de 4 salles de classes (sous-sol), de locaux administratifs et d’un logement de fonction. Au total, le lieu de culte peut accueillir jusqu’à 1 400 fidèles. » Lire la suite et voir les photos sur Domes et Minarets.

La députée En Marche de Bourgoin-Jallieu à l’inauguration de la mosquée turque

Lu sur France Bleu du 8 avril 2018:

« Plusieurs députés de Turquie, une députée française, le consul de Turquie à Lyon : il y avait du beau monde pour l’inauguration de la mosquée turque samedi à Bourgoin-Jallieu. Une construction ouverte pour une communauté en demande d’un lieu de culte depuis de nombreuses années. Lire la suite sur France Bleu

Le député de la circonscription de Bourgoin-Jallieu est madame Marjolaine MEYNIER-MILLEFERT membre de En Marche, le parti d’Emmanuel Macron, au centre-droit dans la photo visible sur le site de France-Bleu.

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Grande mosquée de Blois : soupçons de fausses factures

Lu dans La Nouvelle République du 4 avril 2018 :

« Tribunal correctionnel de Blois. En décembre 2009, le projet de construire un centre cultuel et culturel avenue de l’Europe, à Blois, est lancé. Pour financer cette mosquée, une campagne de collecte de fonds est mise en place. Les dons des particuliers avoisinent les 700.000 €. Le royaume du Maroc, quant à lui, verse 1,7 million d’euros. La mosquée est construite. En 2015, changement de conseil d’administration au sein de l’association Vivre ensemble, qui gère les lieux. Le nouveau bureau veut obtenir le dossier de ce chantier. Les nouveaux dirigeants parviennent à se procurer les documents, tant bien que mal. A l’étude des factures, ils remarquent que les personnes qui les ont établies ne sont pas les mêmes que celles qui ont encaissé les chèques. Le commissaire aux comptes de l’association alerte le parquet de Blois en mars 2016.

Après enquête, quatre entrepreneurs sont poursuivis pour la réalisation de fausses factures, pour un montant total d’environ 123.000 euros.« Lire la suite 

« Radouane, c’est un frère! » entendu autour de la mosquée de Carcassonne

Dans Valeurs Actuelles du 29 mars, Alexandre Mendel auteur de Partition rapporte ses rencontres avec des fidèles musulmans de Carcassonne (extrait) :

« Dans le quartier du Viguier, en face d’Al Nour, la salle de prière déglinguée qui accueille environ 300 fidèles tous les vendredi, se tient un lieu de culte catholique. Les arches de l’église Saint-Jacques servent à abriter des musulmans qui viennent en nombre jouer aux dominos. L’imâm vante « le vivre-ensemble et la bonne entente » sous l’oeil des fidèles complotistes: « Pas possible que ce soit un musulman qui ait fait ça ! Il y a forcément quelque chose derrière. D’ailleurs, l’Etat savait qu’il était dangereux! » témoigne un habitué. Un salafiste, originaire de la région parisienne et débarqué récemment dans le Sud, se sent persécuté: « Depuis Valls, on raconte n’importe quoi sur nous, on veut nous faire la peau… » Difficile de lui arracher un hommage aux victimes du terrorisme: « Monsieur, on a de la peine pour Radouane…C’est peut être mal ce qu’il a fait, mais quand même, c’est un frère ! » (…) le reportage continue avec la rencontre avec des amis salafistes de Radouane Lakdime, ce Valeurs Actuelles est en vente jusqu’à demain

L’imâm de Torcy expulsé au Maroc, mais sa mosquée salafiste reste ouverte

La mosquée salafiste de Torcy a été épinglée dans l’enquête « Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit« parue en novembre 2016, pour avoir organisé des conférences marquées d’une hostilité envers l’occident. On apprend qu’un de ses imâms est expulsé aujourd’hui, mais malheureusement, cet endroit restera ouvert alors qu’il convient de fermer les mosquées radicales. 

Le Parisien du 28 mars 2018 :

« Mohammed Tlaghi, l’ancien imam suppléant de la mosquée Rahma de Torcy (Seine-et-Marne), a été interpellé ce mercredi matin vers 6 h 30 dans son appartement de Torcy. Selon son avocat Me Gilles Devers, il serait déjà dans l’avion pour Rabat, escorté par les policiers.

Ce ressortissant marocain de 50 ans, père d’un enfant français, est visé par une procédure d’expulsion depuis le 28 décembre dernier. La commission d’expulsion des étrangers avait rendu un avis favorable après l’audience du 20 décembre 2017.

La décision retenait « des prêches tenus en 2016 et 2017 » au cours desquels « les deux imams de la mosquée [avaient] explicitement légitimé le djihad armé en appelant les fidèles à prier pour les djihadistes du monde entier afin de détruire les ennemis de l’Islam en France et dans le monde ». »

La mosquée, installée dans des locaux provisoires avenue Lingenfeld, avait été fermée le 10 avril dernier par le ministère de l’Intérieur car soupçonnée d’être « un lieu de référence influent de la mouvance salafiste ».

Le 19 janvier dernier, elle a été reprise par la Grande mosquée de Paris et un nouvel imam ainsi qu’une nouvelle association ont été installés par le recteur Dalil Boubakeur. 

La grande mosquée de Caen est terminée : des salles de classes pour les enfants

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