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Inauguration de la Grande Mosquée de Toulouse : l’imâm algérien vante le califat pour la « communauté supérieure »

La Grande mosquée de Toulouse dite d’Empalot a été inaugurée ce 23 juin en grande pompe ce samedi par le maire Les Républicains Jean-Luc Moudenc et la présidente de la région Occitanie Caroline Delga (PS) . Financée avec les contributions de l’Algérie qui pourchasse les chrétiens, à hauteur de 213 000 euros et celui du Koweït pays bailleur de fond des groupes djihadistes, pour 131 000 euros. Le terrain avait été vendu par la mairie UMP-LR de Jean-Luc Moudenc à un prix qui avait scandalisé les professionnels locaux de l’immobilier. 

Un article de Robert Langlois fait le point sur ce coup de pouce foncier :

« À l’origine du projet, l’Imam TATAÏ avait acheté une ancienne propriété de 5.000 m2 pour 213.429 € dans un parc situé au 2, chemin des Côtes-de-Pech David, dans un quartier de villas et de résidences neuves de qualité. À ce prix là, à cet endroit, la constructibilité du terrain devait être très faible. Affaire sensible, le terrain ne convient pas pour un tel projet incompatible avec le voisinage. On veut bien faire plaisir aux musulmans, mais il ne faudrait pas non plus contrarier l’électorat bourgeois de ce quartier. Jean-Luc MOUDENC adjoint à l’urbanisme fait traîner et finit par refuser le permis de construire. L’affaire capote, le problème reste entier.

Bonne affaire quand même pour l’imam qui revend le terrain et réalise une plus value de 840 000 euros. Handoulillah. Ce chiffre figure expressément sur la présentation des comptes faite par l’association.

         Prix pour le preneur final : 213 429 + 840 000 = 1 053 000 (arrondis) soit 210 euros el m2 au sol. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que pour atteindre un tel prix, la constructibilité du terrain a été gentiment augmentée entre temps par MOUDENC Jean-Luc adjoint à l’urbanisme. Il faut bien aider les fidèles … C’est le constructeur MONNÈ DECROIX qui a réalisé la résidence ‘’le Bragance’’, 58 logements collectifs sur ce terrain.
        Comme un bienfait ne vient jamais seul, hamdoulillah, Jean-Luc MOUDENC a rapidement trouvé un nouveau terrain pour le projet, en toute transparence. Situé à quelques encablures du premier, juste de l’autre côté du périphérique, cette fois ci dans Toulouse intra muros.

« La mairie s’engage à le vendre à prix coûtant, et même à racheter une parcelle à l’État, le tout pour la somme symbolique de 20 000 euros, une bouchée de pain. »

        Or la surface de ce terrain situé en zone urbaine est de 1304 m2. Soit 15,33 euros le m2 au sol, à comparer aux 200 euros de l’autre côté du périphérique … »

Le deuxième sujet est le profil de l’imâm et président de la mosquée, Mohamed Tataï, envoyé et payé par l’Algérie (pays qui ferme les églises et expulse les évangélistes) dans les années quatre-vingt pour encadrer la diaspora de la région. Trente ans après son arrivée, ses prêches sont toujours en arabe (nos traducteurs sont entrain de vérifier leur conformité avec nos moeurs).

Sur l’ancienne version du site de la Grande Mosquée, ses propos sur l’attente du retour du califat et de la nécessaire domination des musulmans, forcément « supérieurs », auraient dû depuis bien longtemps amener l’Intérieur et le préfet à le raccompagner dans son pays d’origine. Prêche du 4 février 2011 repéré par Islamineurope :

« Une religion bizarre qu’est cette « démocratie », avec ses mille visages elle sert à protéger les châteaux et à garder le dictateur, elle reprend le discours de la majorité du pouvoir et de l’argent contre celle du peuple et de l’idéologie. Celui qui ne donne pas son importance à cette communauté, et sous estime sa volonté et ses choix, souffre incontestablement et entre autre d’une incompétence intellectuelle, d’une cécité historique, et d’une torpeur sensorielle. »

Mohamed Tataï discrédite les régimes de type démocratiques. Pour lui, la démocratie est « une religion bizarre » , qui sert à protéger les dictatures, et s’oppose au peuple.

«Cette communauté est certainement la meilleurs des nations, Allah a dit : « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Dieu. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers. » (Sourate Al-Imran)« 
[…]
« Le fait qu’elle est une communauté qui ne s’est jamais réunie sur le mal, et ses hommes ne se mettrons jamais d’accord pour établir l’injustice, contrairement aux autres peuples. C’est la communauté à qui Allah a promis le retour du Califat, de la justice, de la victoire et de la gouvernance.
C’est la communauté supérieure, Allah a dit : « Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais croyants.»

Voici la copie d’écran de l’époque (en voir plus ici) :

Dans un de ses prêches en arabe mis en ligne sur le compte Youtube de la mosquée, il parle de combattre ceux qui doutent de l’islam, et cite même l’idéologue des Frères Musulmans Youssef Al-Qaradawi, pourtant connu pour prescrire le meurtre des apostats, des juifs et des homosexuels (interdit de séjour en France) :

Un traducteur de l’Observatoire de l’islamisation transcrit :

« Mes frères en islam, notre discours de ce jour est qu’il n’y a pas de civilisation qui s’est propagée, ni une da’wa(prédication/prosélytisme actif) qui apparut sans sacrifices (consentis), sacrifices des fidèles de ses fils, sacrifices de ceux qui portent en eux-mêmes cette da’wa, qui vivent avec elle, pour elle et tendent vers elle.

Notre prêche de ce jour porte sur les types de sacrifices. Nous vivons avec la quintessence de l’élite, mes chers. (2:40) Qu’on se demande… chacun de nous doit se demander, chacun de nous ne doute pas de son islam et celui qui doute de son islam qu’on le combatte  (nuqateluhu = de sing. qital = sous-entendre : tuer), qu’on se brouille avec lui, qu’on soit en colère à son encontre, parce qu’il [le musulman] est fier de ce joyau/diamant [l’islam]. Alors, qu’avez-vous apporté à l’islam ? C’est là la question sur laquelle devrait s’arrêter chacun de nous ! (3:03) »

Tout sacrifice et ses formes est pour la religion, pour l’islam, fi sabil Allah (dans le sentier d’Allah), le plus éminent est le sacrifice de soi-même (!). On en a quatre formes : le sacrifice de soi, celui de la quiétude/repos de soi/de l’esprit, celui de l’argent, et celui du temps (la prière).

1) Sur le sacrifice de soi. Le prophète est le meilleur exemple de celui qui s’est sacrifié, qui a sacrifié sa quiétude. Mohamed Tataï prend comme exemple le penseur de l’islam pakistanais Mohamed Iqbal [celui qui fut à l’origine de la partition de l’Inde et de la création du Pakistan, l’un des pères du nationalisme islamique de la oumma et l’un des théoricien du jihad] . Mohamed Tataï le cite: « Nous donnions nos cous aux sabres, et nous ne craignons aucun despote, nous voyions des collines d’or et nous les affaissions sur la tête des kuffars (des mécréants ; pl. de kâfir)… Donc, le sacrifice dans la voie d’Allah, est le jihad suprême. Celui-ci qui mène au martyre que les anges lavent [pour entrer directement au paradis].« 

Il donne ensuite un exemple de la guerre contre les mushrikun (les polythéistes/les associationnistes) dans la bataille de Badr.

2) Le sacrifice du repos de l’esprit. Faire le bien pour son frère musulman dans le besoin, dans les soucis, par les actes. L’histoire ne retient que ceux qui ont sacrifié leur temps pour leurs prochains. Il prend comme exemple Abraham qui a sacrifié sa tranquillité, sa famille, etc. L’argent ne suffit plus, il nous faut vos efforts, vos sacrifices.

3) Le sacrifice de l’argent. Le Coran a parlé du jihad, il prend comme exemple l’ouvrage « de la plus haute importance sur la pensée du jihad », celui de Youssef Qaradawi, l’encyclopédie d’al-Jihâd, en deux parties, dans la charia, le jihad par le Coran est un jihad… « jihade-les [les mécréants] par le Coran », le jihad est aussi celui de la parole [le prosélytisme], celui (du repos) de soi, celui de l’argent. L’imâm de Toulouse fait ensuite une parenthèse sournoise en parlant d’un prêtre chrétien au Soudan, originaire de Bruxelles qui fait le sacrifice de son temps et de sa vie depuis 30 ans au Soudan. Les gens sacrifient pour qui ? Pour un mensonge ? Si on n’avait pas entendu de nos oreilles ce que les nassaras (chrétiens) disent « un en trois et trois en un ! » on aurait démenti… et pourtant certains se sacrifient. Le sacrifice est pour Allah… »

Et ce n’est pas tout, l’institut Memri vient de traduire un autre prêche (décembre 2017) de Tatai de la même chaine Youtube de la Grande Mosquée, où il cite un hadith évoquant la « bataille finale » lors de laquelle les musulmans devront tuer les juifs :

Pour comprendre la situation au niveau national lire notre enquête Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM)

La mosquée d’Annecy sera inaugurée samedi : se nomme « Emir Abdelkader » qui égorgea les tribus pro françaises

De nombreux articles de presse font part de l’inauguration de la mosquée d’Annecy gérée par l’association Nouvel Avenir (page FB). Elle porte le nom « Emir Abdelkader ».

Le site d’histoire Hérodote, animé par des historiens et des professeurs, rappelle qui il est :

« Mahieddine est le père d’Abdelkader. Il proclame le « jihad », autrement dit la guerre sainte, et convoque en 1832 à La Guetna les chefs de sa région. Par ses talents d’orateur, son énergie et son charisme, son fils affirme d’emblée son autorité. Il est élu « émir », c’est-à-dire chef des armées, sultan et Commandeur des Croyants !

Très vite, il soumet sa région, l’ouest de l’Algérie, à l’exception des villes d’Oran et Tlemcen, ottomanes, et des villes côtières de Mostaganem, Bougie et Mazagran, aux mains des Français. (…)

Le 26 février 1834, le général Desmichels signe un traité par lequel il reconnaît l’autorité de l’émir sur la région d’Oran. À ce moment-là, le gouvernement français n’a en effet aucune envie de s’aventurer dans l’arrière-pays ni de soumettre celui-ci. Louis-Philippe 1er se contente d’instituer le 22 juillet 1834 un gouvernement général pour les « possessions françaises du nord de l’Afrique », sans plus de précision. Les Français, qui comptent sur Abd el-Kader pour pacifier l’arrière-pays, l’aident à constituer son armée : 2.000 cavaliers, 8.000 fantassins avec fusils modernes à baïonnette, 250 artilleurs…

Abd el-Kader se résout à signer avec son adversaire le traité de la Tafna, le 30 mai 1837. Le général Bugeaud, considérant son travail achevé, regagne la France en déplorant une « possession onéreuse dont la nation serait bien aise d’être débarrassée ».(…) Abd el-Kader profite du répit accordé par le traité pour consolider son État. Il établit sa capitale à Taqdemt. Il instaure sa propre administration et lève un impôt. Le 12 janvier 1839, il s’empare d’Aïn Mahdi, siège d’une puissante confrérie hostile. Il fait égorger aussi une bonne partie des membres de la tribu des Ben Zetoun, fidèle aux Français. Bientôt les deux tiers de l’Algérie lui obéissent. Il n’attend plus que l’occasion de reprendre la guerre contre les Français. 

Le 28 octobre 1839, le duc d’Orléans, fils du roi Louis-Philippe, s’engage dans le défilé des « Portes de fer » afin d’établir une liaison entre Alger et Constantine. Abd el-Kader dénonce cette intrusion sur son territoire et en prend prétexte pour annoncer le 18 novembre 1839 la reprise de la guerre au général Bugeaud, de retour en Algérie. Sans attendre, ses troupes ravagent la plaine de la Mitidja, autour d’Alger, où déjà commencent à s’installer des colons français. L’alarme est rude pour les Français qui ripostent avec énergie.

Une partie de la population algérienne, éprouvée par la répression mais aussi par la sécheresse et le choléra, renonce à la résistance. L’émir Abd el-Kader tient bon face aux épreuves. Il réprime les séditions et massacre comme il convient les tribus qui le lâchent. » Lire l’article intégral sur Hérodote

Certes, nous n’oublions pas que Abdelkader a sauvé des centaines de chrétiens au Liban en 1860 contre les druzes qui les massacraient, en les protégeant. Mais il est inquiétant qu’à l’heure où on tente de nous vendre un « islam de France » , c’est le nom d’un chef de guerre musulman, héraut de la lutte pour l’indépendance  (en réalité son mythe a été récupéré par le FLN pour en faire un nationaliste alors qu’il était « oummiste ») qui été choisi par cette mosquée. En 1531  six bagnes au moins pour les esclaves chrétiens à Alger rapporte l’historien Jacques Heers, deux mille esclaves chrétiens en 1540 (Les négriers en terre d’islam, Tempus, page 23 et suivantes). Rappelons aussi que lorsque les Français arrivent à Alger en 1830 afin de pacifier la région de ses pirates, des centaines d’esclaves chrétiens se trouvent encore dans ce territoire ottoman. 

Pour aller plus loin, écouter la conférence de l’historien Bernard Lugan :

Attaque de la Seyne-sur-Mer : « Allah Akbar, vous êtes tous des mécréants ». Les mécréants décriés à la mosquée de la ville.

Connue de la police pour des violences, une jeune femme voilée de 24 ans a agressé au cutter un client et une employée  clients d’un supermarché Leclerc situé à La Seyne-sur-Mer. Selon les témoins, cette jeune femme, habillée en noir et portant un voile, a crié « Allah akbar » et « vous êtes tous des mécréants » avant d’être maîtrisée par des personnes sur place. Le client a reçu des coups de cutter au thorax, tandis que l’employée a été blessée près d’un œil. 

Le fait qu’elle se soit présentée comme « la bien aimée de Dieu » , phraséologie musulmane, la fait passer pour une « déséquilibrée » auprès du procureur, peu formé à l’idéologie islamique. L’affaire est donc rangée au fichier des actes commis par des « déséquilibrés », afin de faire baisser les statistiques du terrorisme islamique. 

Coïncidence, la mosquée de la Seyne-sur-Mer, monumentale, est de tendance salafiste-réformiste, avec des intervenants comme le salafiste « quiétiste » Ismail Mounir  :Lire la suite

Affluence record dans les mosquées ce vendredi

Christian Estrosi qui, sur Twitter, a condamné ce rassemblement. « Les lois de la République doivent être respectées partout. […] Si l’#AidElFitr est un moment important pour les musulmans, rien ne peut justifier les prières de rue et qu’on trouble ainsi l’ordre public. »

Nice Matin

Orange : en fuite depuis 2014, le directeur de la mosquée, condamné pour proxénétisme, a été arrêté

Fin de cavale pour Adeslam Bahiad. Les policiers de la brigade de sûreté urbaine d’Orange ont mis la main, hier matin, sur l’ancien président de l’association “Lumières de dieu” gérant la mosquée d’Orange.

(…) Alors qu’il avait été condamné à six ans ferme, il avait fui la France pour s’exiler au Maroc, son pays natal. Où il était depuis quatre ans. Avant de revenir en France il y a quelques semaines pour se faire soigner.

Le 23 juin 2009, Abdeslam Bahiad est interpellé avec ses fils par la police judiciaire. Ils sont alors mis en examen pour proxénétisme aggravé, blanchiment et immigration clandestine. L’affaire fait grand bruit à Orange.

(…)

Le Dauphiné du 15 juin 2018.

Le maire LR de Romilly délivre un permis pour la mosquée qui publie « Combattez les associateurs » (chrétiens)

Les associateurs dans le Coran sont les chrétiens accusés d’associer des dieux dans la Trinité, mal comprise.

Le maire de Romilly est le Républicain Eric Villemin. Se croyant malin, le maire avait cédé le terrain (rue Robespierre) à l’entreprise le Coq Sportif, sachant pertinemment qu’il serait cédé de nouveau par la société au bénéfice de l’Association islamique de Romilly. Il s’agit pour le maire « de droite » de se dédouaner de la responsabilité de la cession de terrain aux musulmans. 

Encore un cas de collaboration avec l’islamisme des Républicains, dont la plupart sont listés ici.

Vendée: la pratique musulmane augmente, la mairie de droite prête une salle de prière

Lu dans Ouest France du 28 mai (extrait)

« Mise à disposition « gratuitement » par l’ancienne équipe municipale depuis 2009 (le maire était alors Marcel Albert (1995_2014) de l’UMP, parti dont les maires ont beaucoup aidé les constructions de mosquées), cette salle comprend deux pièces de 74 m2 . Les hommes prient en bas, tandis que l’étage est partagé entre l’espace réservé aux femmes et l’instruction de l’arabe à une quinzaine d’enfants.(…)
Depuis plusieurs années, l’espace vient à manquer. En 2009, l’association ne comptait que « vingt » membres. Aujourd’hui ? « Presque 130 pour la prière du vendredi », continue le vieil homme. La plus chargée de la semaine, surtout en période de ramadan. « Certains hésitent même à aller à Cholet ou à La Roche-sur-Yon pour aller prier, regrette Tony. C’est malheureux ».

En quête d’un endroit de 150 à 200 m2, l’association a déposé une offre pour une maison près de l’Église du Petit-Bourg, rue Nationale. Fin de non-recevoir de la mairie. » Lire l’article intégral sur Ouest-France

Marwan Muhammad en Turquie comme un poisson dans l’eau avec l’AKP d’Erdogan

En un mois, l’ancien dirigeant du CCIF a réalisé deux voyages en Turquie. Une fois en mars dernier pour participer à un forum sur le combat contre l’islamophobie, en compagnie des députés ultra islamistes de l’AKP :

Et ici en mai 2018 lors d’un sommet de l’Organisation de la Coopération Islamique , dirigée en ce moment par l’Arabie Saoudite :

Orléans : prières de rues débordant la mosquée des Carmes, fréquentée par des djihadistes

Lu dans Valeurs Actuelles du 3 mai 2018 :

Pour être précis, France Bleu indiquait à l’époque du démantèlement de la filière que ses membres trouvaient l’imâm trop modéré :

« Son président, Moussa Bahidj se dit stupéfait d’apprendre que plusieurs djihadistes ont fréquenté sa mosquée :

Personne les connait ici, ils viennent une fois, deux fois, faire la prière. Y’avait 300 personnes, c’est impossible de surveiller tout le monde. On peut pas soupçonner les gens comme ça.

Ce n’est d’ailleurs qu’après coup, une fois prévenu par la police, que Moussa Bahidj a identifié au moins deux jeunes partis pour la Syrie. L’un d’eux n’assistait d’ailleurs plus aux prêches du vendredi, qui dénonçaient le djihad et le discours fanatique du groupe Etat Islamique. » Article intégral sur France Bleu

L’imâm radical Béchir Ben Hassen, interdit de prêcher en Tunisie, de retour en France

La mosquée de Savigny-le-Temple a annoncé la venue  récente du prédicateur tunisien Béchir Ben Hassen dans ses murs.

Nous avions dressé son portrait dans l’ouvrage Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (DMM,2016) :

« Marié à une française, celle-ci porta plainte après qu’il l’empêcha de voir leurs enfants, partis avec lui au Maroc. Dans le cas d’une répudiation musulmane, l’homme peut conserver la garde des enfants sans recours de la femme. Mais l’imâm fut arrêté le 28 mai 2013 à l’aéroport de Casablanca, suite à l’émission d’un mandat d’arrêt international. Il fut extradé ensuite vers la France où il a purgé une peine de prison. Il est rentré en Tunisie en février 2014 où il a pu regagner en toute illégalité son poste d’imam à Msaken, sans qu’il n’y ait aucune décision du ministère de tutelle.

Il profita de sa liberté recouvrée pour appeler à combattre les chiites présents en Tunisie, ce en décembre 2014 :

« Je le dis haut et fort. Haut et fort. Les chiites n’ont rien à faire en Tunisie. Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour les affronter, car nous sommes fondamentalement convaincus que la menace qu’ils représentent pour l’islam et les musulmans est supérieure à celle posée par les juifs et des chrétiens. Nous les attendons de pied ferme, avec tous les moyens à notre disposition. »

Sa liberté lui donnant des ailes, ce membre des Frères Musulmans tunisiens se distingue par d’autres dérapages, estimant même dans une vidéo que « ceux qui critiquent notre prophète méritent la mort et la pendaison[1]» , en se référant malheureusement avec raison sur le « consensus des savants ».

En juillet 2015, le ministre des Affaires religieuses le suspend de son poste d’imâm pour extrémisme, action qui aurait été impensable en France.

La proximité de Béchir Ben Hassen avec le chef des Frères Musulmans tunisiens, Rached Ghannouchi, est attestée par la vidéo d’un entretien téléphonique entre le premier et le second à propos d’un projet de référendum sur l’application de la charia en Tunisie dont la date n’est pas indiquée, mais que l’on peut situer au 1er trimestre de 2012, c’est-à-dire les premiers mois de la prise du pouvoir par Ennahdha, lorsque ses députés commencèrent à poser cette problématique avec insistance au sein de l’Assemblée nationale constituante (Anc).

Ben Hassen quitta son poste d’imâm de la mosquée de Villiers-sur-Marne en 2010, et depuis la fin de ses péripéties dans son pays natal, il vient en France prêcher dans diverses mosquées, dont celle de Pontoise (Avicenne) et d’Argenteuil (Assalam). Sa présence à Pontoise de manière hebdomadaire a été relevée par le Renseignement depuis début 2017.  » 

[1]conférence publiée le 10 janvier 2015 , consultable sur https://youtu.be/vE4tUJuEKZQ