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Mouvements islamistes

Nabil Ennasri n’est plus financé par le Qatar, mais toujours accueilli par Le Monde

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Nabil Ennasri, formé à l’école de l’UOIF,  l’IESH.

Lu dans Nos très chers émirs de Christian Chesnot et Georges Malbrunot , éditions Michel Lafont, page 30 :

« Parmi ceux qui ont été victimes de la nouvelle donne à l’ambassade du Qatar à Paris, signalons le chercheur Nabil Ennasri, proche des Frères Musulmans. Il n’est plus dans les petits papiers de l’ambassade. Il n’a pas été invité cette année au Doha Forum, et son Observatoire n’est plus financé par l’émirat. L’ambassade a voulu s’écarter de « tout ce qui est proche des Frères Musulmans, car ce n’est pas bon pour l’image du pays« , nous apprend-on à la représentation qatarienne. L’ancien ambassadeur nourrissait pourtant le secret espoir de voir le Qatar prendre le contrôle de l’Union des organisations islamiques de France, comme nous le verrons. « Comme la France a la plus importante communauté maghrébine d’Europe, la contrôler via l’une de ses plus puissantes fédérations, cela voulait dire contrôler les musulmans en Europe« , analyse un homme d’affaires proche de Mohammed al-Kuwari. Meshaal al-Thani, lui (actuel ambassadeur), a pris ses distances avec les associations musulmanes françaises.

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Nabil Ennasri a toujours son blog dédié au Qatar sur Le Monde, qui lui offre une tribune inespérée depuis des années pour faire la promotion des Frères Musulmans et de l’émirat islamiste :

http://qatar.blog.lemonde.fr

L’argentier d’Al-Qaïda était bienvenu en France en 2011, au nom de l’amitié franco-qatari du gouvernement Fillon

nos très chers emirsLe livre Nos très chers émirs, sont-ils vraiment nos amis ? de Christian Chesnot et Georges Malbrunot (Michel Lafont, 2016) contient de nombreuses révélations. On y apprend que le principal financier d’Al-Qaida, le qatarien cheikh Omer al-Nouaimy était autorisé à séjourner en France au vu et su des autorités françaises. Les excellentes relations du gouvernement Fillon avec la dictature islamiste  permirent l’impensable. François Fillon a continué d’aller au mal nommé Forum de Doha pour la démocratie jusqu’en 2013, avec d’entamer un virage à 180° alors que l’opinion française commençait à être sensibilisée au rôle néfaste du Qatar. 

Pages 113 et suivantes du livre, nous lisons :Lire la suite

Le président du CFCM à la remise des diplômes de l’école de l’UOIF (Frères Musulmans)

Anouar Kbibech , président du Conseil Français du Culte Musulman.

Anouar Kbibech , président du Conseil Français du Culte Musulman.

Lu sur Saphirnews du 19 décembre (extrait):

« Une cérémonie en l’honneur des imams et des personnes ayant mémorisé intégralement le Coran (hoffaz) issus des formations de l’Institut européen des sciences humaines (IESH) de Paris a été organisé, jeudi 1er décembre, dans les locaux de l’établissement, basé à Saint-Denis et dirigé par Ahmed Jaballah. 

Pour l’occasion, de nombreuses personnalités ont fait le déplacement. Etaient présents des représentants d’organisations musulmanes à l’instar d’Amar Lasfar, président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) à laquelle est liée l’IESH, Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Djelloul Seddiki, directeur de l’institut Al Ghazali et représentant de la Grande Mosquée de Paris, et Ayse Senol, représentante du Millî Görüş en Ile-de-France. Des représentants de l’Institut Catholique de Paris mais aussi du bureau des cultes du ministère de l’Intérieur étaient des leurs, ainsi que Jean Courtaudière, délégué diocésain en charge des relations avec les musulmans en Seine-Saint-Denis . » Lire la suite

Ou comment les représentant officiels de l’islam « républicain » s’amalgament aux islamistes.

La mairie PS de Sarcelles donne 150k€ pour la mosquée et le terrain pour l’euro symbolique

Le Parisien du 12 septembre 2016 présentait le projet ambitieux de grande mosquée de Sarcelles piloté par deux associations, celle des musulmans d’inspiration sunnite en France (Amis) et Dar-At-Tawid, notoirement salafiste, regroupées pour la cause de l’édifice dans la Fédération des Musulmans de Sarcelles :

« La municipalité a déjà donné 150 000 €, a souligné Mamadou Gassama, le président de l’Amis. C’est un geste considérable. » Cette subvention concerne la partie culturelle du centre, qui doit accueillir bibliothèque et salles de cours. Difficile de savoir combien coûtera réellement la construction. « On est en train d’évaluer tout ça », indique Sabar Ladj, en ajoutant que la collecte de fonds n’en est qu’à ses débuts. » Lire l’article

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Un autre article du Parisien du 14 décembre 2016 rappelle que le terrain « a été cédé pour un euro symbolique à la fédération des musulmans de Sarcelles »

L’association Dar At Tawid, intégrée à la fédération des musulmans de Sarcelles, a vu sa salle de prière fermée administrativement en janvier 2016. Son trésorier, Issam.N, est également le trésorier de l’association salafiste « Al-Islah-La Réforme ». Un des imâms occasionnels de Dar At Tawid est le syrien Abou Layth Al Armany, dirigeant l’institut salafiste Sounnah, qui assume parfaitement son orientation salafiste. Lire la suite

Attentat du Caire dimanche dernier : quatre frères musulmans arrêtés

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Livre indispensable pour comprendre les Frères Musulmans qui contrôlent 200 mosquées en France via l’UOIF. Amazon

Lu dans Le Figaro du 13 décembre:

Deux jours après l’attentat kamikaze qui a tué 25 Coptes dans une église du Caire, l’enquête privilégie la piste islamiste. Il n’y a pas eu de revendication, mais le ministère de l’Intérieur égyptien accuse clairement les dirigeants des Frères Musulmans établis au Qatar d’en être à l’origine, avec pour objectif de «créer un conflit religieux à grande échelle». 

Quatre suspects proches des Frères musulmans ont été arrêtés lundi, a déclaré le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. «L’auteur de l’attentat est Mahmoud Chafiq Mohamed Mostafa, il a 22 ans et il s’est fait exploser à l’aide d’une ceinture explosive», a-t-il affirmé lundi, lors des funérailles des victimes en présence de proches accablés par la douleur. Un prélèvement ADN sur les parties du corps du kamikaze, qui s’est fait exploser dans la partie de l’église réservée aux femmes et aux enfants, a permis de l’identifier.

«Trois hommes et une femme ont été arrêtés et deux autres personnes étaient toujours recherchées», a précisé le président égyptien. Le premier, Mohamed Abdel Hameed Abdel Ghani, est soupçonné d’avoir caché les explosifs et d’avoir logé et préparé le kamikaze. Les trois autres personnes arrêtées sont Mohsen Mostafa el-Sayed Qassem, Mohamed Hamdi Abdel Hamid Abdel Ghani et Ola Hussein Mohamed Ali, la femme. Ces quatre suspects seront présentés à la sûreté de l’État égyptien.

Les autorités continuent de rechercher d’autres suspects, selon le communiqué du ministère de l’Intérieur. Parmi eux, Mohab Mostafa el-Sayed Qassem, surnommé «Le Docteur», qui dirigeait le groupe. Il s’était rendu en 2015 au Qatar pour rejoindre les dirigeants des Frères musulmans qui avaient fui l’Egypte. Ces derniers lui auraient offert un soutien logistique et financier afin de mener des attaques terroristes en Egypte. A son retour en Egypte, il se serait rendu dans le nord du Sinaï pour s’entraîner au maniement des armes et à la fabrication d’explosifs. Un fois au Caire, les Frères musulmans lui auraient, depuis le Qatar, donné des instructions pour préparer un attentat contre la communauté copte égyptienne. Il aurait ensuite entraîné, dans le quartier al-Zeitoun du Caire, des personnes pour mener l’attentat. Un groupe nommé le Conseil révolutionnaire égyptien, une branche présumée des Frères musulmans, avait publié une déclaration le 5 décembre «jurant de cibler les chefs de l’église orthodoxe en raison de son soutien à l’Etat». Lire la suite dans Le Figaro

Mosquée d’Ecquevilly: un homme arrêté après des menaces contre un gendarme

Capture d’écran 2016-12-05 à 11.13.32Lu dans L’Express du 12 décembre (extrait)

« Interpellation ce lundi matin à Ecquevilly, dans les Yvelines. Un homme soupçonné de menaces à l’encontre d’un gendarme des renseignements territoriaux a été arrêté, rapportent à L’Express des sources concordantes, confirmant une information du Parisien. Les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés samedi en fin de matinée, nous précise une source policière. 

Le gendarme, alors en civil, est reconnu par trois hommes à la sortie d’une mosquée. Toujours selon la même source, les individus âgés d’une trentaine d’années et connus notamment pour des faits de violences et d’outrages l’auraient alors abordé et menacé au sujet de la fermeture de la mosquée d’Ecquevilly le 2 novembre dernier. »  Lire l’article intégral

Une mosquée marseillaise -illégale depuis 10 ans- de « tendance djihadiste » selon le CRCM

Reportage Europe 1 du 5 décembre (extrait) :


Une salle de prières s’est installée depuis plus de dix ans, en toute illégalité, dans des locaux vides d’un centre commercial à Marseille. La justice est saisie.

Soupçons de radicalisation. Au départ le bailleur social et la mairie ont plutôt fermé les yeux. Mais désormais, il y a urgence. Ses dirigeants sont soupçonnés de radicalisation. Dans ce lieu, dans le collimateur de la police, les prêches échappent aussi au conseil régional du culte musulman (CRCM) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. « On a un grand problème. Il n’y a pas de dialogue. La cité est difficile, c’est un quartier chaud là-bas. C’est une mosquée soupçonnée de discours radical tendance salafiste djihadiste. Et de bien d’autres fléaux« , explique Abderrahman Ghoul, vice-président du CRCM-PACA. « C’est grave, on est arrivé au tribunal. Les choses traînent. Mais si elle ferme, où vont aller les 200 fidèles ? Ils vont prier dans la rue. Le problème n’est pas réglé », pointe-t-il.

Décision le 11 janvier. La décision d’expulsion est entre les mains de la justice. Jugement le 11 janvier. Si la Ville gagne, et obtient sa fermeture, une aire de jeux et un parking viendront remplacer la mosquée des Oliviers. » Lire la suite

Europol alerte sur la menace terroriste en Europe dans un rapport du 2 décembre

Capture d’écran 2016-12-05 à 17.30.21Lu sur Russia Today du 2 décembre:

« Voitures piégées, armes chimiques et bactériologiques, instrumentalisation des réfugiés syriens, infiltration des pays européens par des militants djihadistes… Europol a produit un document faisant état des menaces majeures engendrées par Daesh. 

Un rapport intitulé Changement dans les modus operandi de l’Etat islamique publié par le Centre européen antiterroriste d’Europol tire la sonnette d’alarme sur les risques majeurs que vont devoir affronter les pays membres de l’UE face à Daesh.

«Selon les estimations de certains services de renseignement, plusieurs dizaines de personnes sous les ordres de Daesh pourraient se trouver actuellement en Europe avec la capacité de commettre des attaques terroristes», a indiqué Europol dans son rapport paru le vendredi 2 décembre.

L’organisme de coordination des polices européennes y souligne que les terroristes de l’Etat islamique pourraient avoir recours à des voitures piégées en Europe. Europol est formel sur la menace : «les modes opératoires utilisés au Moyen-Orient ont tendance à être copiés par les terroristes en Europe… il est tout à fait concevable que Daesh les utilisera à un moment».

Le rapport d’Europol note par ailleurs que l’accès à des armes à feu automatiques, en particulier dans les pays voisins de l’UE comme l’Ukraine ou les pays des Balkans, «pourrait conduire à un nombre important d’armes disponibles via le marché noir et pourrait représenter une menace considérable dans un avenir proche».

Armes chimiques et 5e colonne 

Le rapport de l’organisme de coordination des polices européennes rappelle que «l’Etat islamique est connu pour avoir utilisé du gaz moutarde en Syrie et serait capable de produire ce gaz lui-même».

Selon Europol, Daesh aurait mis la main sur du personnel ayant participé au projet irakien d’armement, ainsi que sur des entrepôts irakiens et libyens d’armes chimiques. Lire la suite sur Russia Today

Lire le rapport

Le musulman doit « montrer son animosité vis-à-vis des non musulmans, montrer la haine qu’il a en eux » (imâm Ecquevilly)

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EXCLUSIF

Alors que la fermeture administrative de la mosquée Malik Ibn Anas d’Ecquevilly est contestée par l’association la gérant (voir Figaro) , nous retranscrivons une partie du chapitre de notre enquête parue en librairie consacrée à ce foyer salafiste , intitulée :  Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit, éditions DMM, novembre 2016, pages 153 et suivantes :

« Les conférences de Youssef Abou Anass, imâm de la mosquée d’Ecquevilly, sont relayées[1] par le très populaire site saoudien Islam House, dont la page Facebook francophone rassemble 120 000 « j’aime ».

Une conférence mise en ligne sur Youtube[2], traitant de la « hijra » signifiant l’émigration vers les terres musulmanes où l’islam est religion d’état, est éclairante pour comprendre la pensée profonde de l’imâm d’Ecquevilly. Il faut s’infliger une heure et quarante minute de sa logorrhée pour saisir toute sa répulsion à l’encontre des sociétés non musulmanes :

« Quand le prophète a dit « la hijra ne s’interrompt pas » il a voulu dire la hijra de celui qui s’est converti dans une terre mécréante, il se doit de quitter cette terre, et se rendre dans une terre d’islam (…). Parmi les savants qui interdisent aux musulmans de vivre dans un pays non musulman, disent qu’à la base il est obligatoire pour celui qui s’est converti, qui n’était pas musulman, qui vivait dans son pays d’origine, son pays natal qui était un pays de mécréance, il se converti et est alors obligatoire pour lui de quitter ce pays. On peut dire pour un musulman qui n’est pas sur sa terre natale que cette obligation est encore plus prononcée[3] »

« Les fatwas des savants sont nombreuses à ce sujet, le cheikh [nom incompréhensible] a été questionné sur le fait de voyager en pays non musulman. Il dit « mon conseil à tout musulman est de ne pas voyager en pays non musulman ni pour l’apprentissage, ni pour le tourisme, car il y a dans cela un immense danger dans leur religion et dans leur comportement. (…) Le prophète a dit de façon authentique « je me désavoue de qui vit au sein des non musulmans » et Allah a informé que celui qui n’émigre pas d’un pays de mécréance vers un pays d’islam aura fait du tort à soi même ». Le fait de vivre dans un pays non musulman est donc un immense danger ». Cela dit, deux exceptions sont citées, lorsqu’il s’agit de se soigner, Abou Anass s’appuie sur le savant d’état saoudien Saleh Fawzan[4] pour le confirmer. Ouf, il est possible de venir profiter du généreux système social français. Autre exception qui permet à l’imâm d’Ecquevilly de rester dans les Yvelines, lorsque la présence du musulman a pour but de diffuser l’islam.

Puis Abou Anas se lamente que les musulmans ne baissent pas le regard à la vue des femmes non voilées, « cela choque dans les pays musulmans ». Celui qui reste dans un pays non musulman « doit montrer son animosité vis-à-vis des non musulmans, doit montrer la haine qu’il a en eux, et ne pas montrer d’alliance vis-à-vis d’eux, car le fait de les aimer contredit la foi », telles sont les recommandations d’Abou Anass s’appuyant sur les dires d’un autre savant saoudien, Al-Otheymine[5]. La haine du mécréant est certifiée par les cheikhs officiels de l’Arabie Saoudite, Abou Anas poursuit : « Tu ne trouveras pas un peuple qui croit en Allah et au jour dernier qui a de l’affection envers celui qui contredit Allah et son prophète, même si celui-ci fait partie de sa proche famille. » Le prophète n’a-t-il pas dit « celui qui aime un peuple en fait partie » aime à rappeler l’imâm ?

« Ainsi aimer les ennemis d’Allah est un immense danger envers le musulman. Car les aimer amène à être d’accord et à les suivre. » La deuxième condition pour pouvoir rester selon Al-Otheymine que cite Abou Anas, est « qu’il ait la possibilité de montrer sa religion et les emblèmes de sa religion sans opposition. Il ne doit pas être privé d’accomplir la prière en groupe ».

Vient ensuite une longue charge contre la France, qu’il finira par définir comme un territoire ennemi :

« Est-ce qu’on vie convenablement en France ? La réponse est unanime : la France est un des pays les plus hostiles envers l’islam, et cela est connu de tous. Il n’est aucun sujet concernant notre religion sans qu’ils n’aient attaqué dessus. Ils ont attaqué les musulmans sur le halal, ils attaquent le musulman sur le hijab [voile islamique] dans les écoles, ils ont attaqué la femme encore plus sur le port du niqab. Et ne pensez pas que c’est innocent de leur part de mettre la pression sur les femmes. Car ils savent que les femmes ce sont elles qui éduquent les enfants. Mettre la pression sur la femme en sachant que c’est un être faible est calculé de leur part. En France, il y a quelques années il y avait des cours d’arabe dans les écoles primaire [référence au programme ELCO qui permettait à des professeurs algériens et marocains de venir enseigner l’arabe dans les écoles], tout ceci est quasiment inexistant, car ils savent que si ils éloignent les musulmans de la langue arabe, c’est l’une des premières étapes qui permettra qu’au fur et à mesure que les enfants s’éloigneront de leur religion ». Abou Anas se plaint que les nouvelles générations de musulmans ne maitrisent plus l’arabe dialectal algérien ou marocain. Puis le qualificatif d’ « ennemis » à l’encontre des Français est lâché :

« Les ennemis de l’islam ont une vision lointaine, ils ne visent pas une génération particulière, ils visent les générations. Lorsqu’ils parlent de l’islam de France , pour avoir un islam propre à la France, bien sûr cela nous choque, l’islam est universel en tout temps en tout lieux. Cela nous choque nous, mais est-ce que cela va choquer les générations qui vont nous suivre ? »

La conclusion est la même : « le fait de vivre dans un pays non musulman est un immense danger . (…)Celui qui dit qu’il peut vivre sa religion en France, il ment à soit même ».

Ainsi malgré le droit pour les musulmans d’édifier des mosquées, de prier librement, de jouir du droit d’association, de pouvoir pour les femmes arborer le voile dans la rue, de s’exprimer librement, de faire du prosélytisme, droits incommensurablement plus étendus que ceux des chrétiens de Turquie ou d’Egypte et même du Maroc, cela ne contente pas les salafistes. Ils ne seront jamais satisfaits jusqu’à l’application totale de la loi islamique.

A l’écoute de toutes les conférences de Youssef Abou Anas, on comprend mieux les ressorts de la fabrique de la haine chez les islamistes. Les passerelles entre ce discours salafiste classique issu du wahhabisme saoudien et l’engagement djihadiste n’étonnera que les naïfs, les mêmes qui se rassurent en évoquant l’existence d’un « salafisme quiétiste », soit-disant paisible. » 

Capture d’écran 2016-10-28 à 18.09.33Lire la suite dans Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit, éditions DMM, novembre 2016

[1] https://islamhouse.com/fr/audios/50890/

[2] https://www.youtube.com/watch?v=HJBvpEAoMOY retirée par Youssef Bounouader, puis remise en ligne par l’auteur : https://youtu.be/VqNqe94BRFs?t=1h7m33s

[3] La Hijrah ses mérites et son jugement – Youssef abou Anas, mis en ligne le 21 mai 2013, YouTube.

[4] Voir sa biographie en Annexe 2.

[5] Voir sa biographie en Annexe 2.


En complément de notre livre-enquête , nous avons pu consulter une note du Service Central du Renseignement Territorial du 22 juin  2016, consacrée au salafisme, dont une partie (page 13) analyse le discours de Youssef Abou Anas, corroborant nos impressions :

« L’imâm Youssef BOUNOUADER, alias Abou Anass, qui officie à la salle de prière Malik Ibn Anas à Ecquevilly, dénigre dans ses prêches les femmes, qui ne portent pas le voile, en les comparant à des femmes d’un soir, dénuées de toute pudeur et qui assouvissent les plaisirs des loups. Il formule également des propos hostiles aux non-musulmans. A l’occasion d’une conférence intitulée « O chrétiens, embrassez l’islam », Youssef BOUNOUADER. déclare que « les juifs et les chrétiens ont falsifié les textes sacrés et qu’ils finiront brêlés en enfer dans d’atroces souffrances s’ils ne se convertissent pas à l’islam ». Le 20 novembre 2015, s’exprimant sur les attentats parisiens, il déclare en arabe lors de son prêche que « ces actes (l’explosion des kamikazes) étaient un suicide qui ne respectait pas les règles de la religion, mais qu’en temps de guerre ce n’était pas mauvais en soi ».

Colloque sur l’islam : origine du califat et histoire des Frères Musulmans

Intervention de Jean Maher, franco-égyptien, ingénieur en Aéronautique; Président de l’Organisation Franco-Egyptienne pour les Droits de l’homme OFEDH; Secrétaire Général de la Coordination des Chrétiens d’Orient en danger.
Colloque « origines du terrorisme islamiste et méthodes de dé-radicalisation » Palais Bourbon, 26 novembre 2016.

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