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État Islamique

416 donateurs de l’EI identifiés en France

Le Figaro avec AFP – 26 avril 2018 :

Les autorités françaises ont identifié un total de 416 donateurs ayant participé au financement du groupe État islamique (EI), a indiqué jeudi le procureur de Paris, s’alarmant d’un « micro-financement » du terrorisme, par des sommes « modiques » mais nombreuses.

Alors que se tient à Paris une conférence sur le financement du terrorisme international, François Molins a révélé sur Franceinfo qu’un travail de « coordination avec les services de renseignement financier » avait permis d’identifier en France ces 416 donateurs ces deux dernières années. « Ce qui est beaucoup », a-t-il commenté. Lire la suite sur Le Figaro

L’État islamique toujours à la tête d’une fortune estimée à 3 milliards d’euros (renseignement)

Lu sur Europe 1 du 25 avril :

ENQUÊTE EUROPE 1 – Le groupe État islamique posséderait un pactole de 3 milliards d’euros, selon les dernières estimations des services de renseignement. De quoi inquiéter terriblement les spécialistes de la lutte anti-terroriste.

Jamais une organisation terroriste n’a été à la tête d’un aussi gros magot. Le groupe Etat islamique posséderait 3 milliards d’euros, selon les dernières estimations des services de renseignement. Abou Bakr al-Baghdadi, le calife de l’EI, serait par exemple capable aujourd’hui de racheter Air France, car c’est à peu de choses près la valeur boursière de cette entreprise.

Cette bonne santé financière a de quoi inquiéter terriblement les spécialistes de la lutte anti-terroriste qui se réunissent mercredi et jeudi à Paris pour plancher sur le financement du terrorisme international et les façons de l’entraver. Car l’État islamique a bien les moyens de financer sa réorganisation et son passage dans la clandestinité malgré les défaites militaires majeures de l’année dernière en Irak et en Syrie qui l’ont privé de ses principales sources de revenus. Lire sur Europe1

Les jeunes de l’Etat Islamique voient les recrues « françaises » comme les plus cruelles

Le Figaro du 2 mars :  « Exclusif – À Erbil, dans le Kurdistan irakien, des adolescents ont combattu au côté de Daech et sont détenus dans des centres de réhabilitation et de déradicalisation. Nous avons rencontré ces jeunes, endoctrinés et formés à tuer les mécréants et qui, bientôt, seront libres.

  • Adel s’est engagé dès l’âge de 15 ans au sein de l’armée de l’Etat islamique et ne plaide aucune excuse. «Je les ai rejoints pour leurs idées. A la mosquée, on me répétait que la charia et Abou Bakr al-Baghdadi étaient les voies à suivre. Mon père est commerçant et possède de nombreuses propriétés. J’allais à l’école et je n’avais aucun problème. Beaucoup de jeunes étaient, comme moi, fascinés par les hommes de l’Etat islamique. Ils m’ont donné un uniforme, une kalachnikov. J’ai appris à manier les explosifs, les armes, à me battre. J’ai vu beaucoup d’exécutions, de décapitations et de tortures. Des homosexuels étaient jetés du haut des immeubles.»
  • Basir, 17 ans est apprenti dans un garage d’Erbil. Il vient tout juste d’être libéré après six mois de détention. Le garçon, trop bavard sur les réseaux sociaux, n’a pas eu le temps de rejoindre l’EI. «Je ne faisais que les défendre, minimise-t-il, car la charia est la base de l’islam.»
  • Mustafa, 17 ans : «Les hommes de Daech m’ont proposé de commettre un attentat suicide. J’ai refusé. Ils n’ont pas insisté. Il y avait beaucoup de candidats. Je voulais mourir au combat les armes à la main. J’ai eu une formation en trois étapes: la charia, l’entraînement physique, puis le tir. Ils m’ont donné une kalachnikov et 50 dollars par mois. J’ai combattu pendant six mois en première ligne à Mossoul. Sur le front, j’ai rencontré beaucoup d’étrangers. Les Français sont les plus durs. Ils sont plus cruels. Ils n’hésitent pas. Ils ne doutent pas. Moi, après avoir vu autant de morts et de massacres, j’ai flanché et j’ai eu peur.» Lire l’article intégral dans Le Figaro

« Plus de 50 % des détenus terroristes déja condamnés sont censés sortir de prison d’ici à 2020 »

INTERVIEW  Figarovox (extrait)- Menacé de mort, épuisé psychologiquement, David Thomson, lauréat du prix Albert-Londres, pensait avoir tourné la page de la question djihadiste. Il révèle les raisons de son silence et de son exil aux États-Unis et alerte une nouvelle fois sur le danger que représente le retour des combattants français de Daech.

« Aujourd’hui, tout le monde a malheureusement compris le danger. Cette fois, le problème est différent. La démocratie ne lutte pas à armes égales avec le djihadisme. Les djihadistes ont la mémoire longue et opèrent patiemment sur le temps long, surtout quand ils sont en prison. C’est moins le cas de la justice française. On estime que plus de 50 % des détenus terroristes déja condamnés sont censés sortir de prison d’ici à 2020. Sur le court terme, l’intensité de la menace terroriste est donc moins forte en France ; je crains que cela ne soit pas le cas sur le long terme.(…) N’oublions pas les précédents, comme celui du Belge Oussama Atar, parti rejoindre le premier djihad irakien, condamné en 2005 à dix ans de prison en Irak. Se présentant comme repenti et malade, il avait bénéficié en Europe d’une vaste campagne de soutien conduisant à sa libération anticipée. Il a ensuite regagné le djihad en Syrie pour devenir un des coordinateurs des attentats du 13 novembre. Je pourrais citer des dizaines d’autres exemples comme celui-ci. Lire l’entretien complet sur Le Figaro

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Sur le même sujet lire  70 condamnés pour terrorisme sortiront de prison dans les deux ans (JDD)

Exemple de mensonge islamique d’un combattant de l’EI au JT de France 2

Dans l’extrait d’un document qui sera diffusé ce soir sur France 2, un djihadiste présumé parti combattre dans les rangs de l’Etat islamique témoigne à visage découvert. 

Mentir aux infidèles pour sauver les intérêts de la communauté est permis. Outre la dissimulation légale (taqîya), d’autres outils sont possibles :

  • Le principe de tawriya, qui peut être défini comme l’ « inventivité dans l’art du mensonge », stipule qu’il est licite de rompre l’intention d’un serment alors que n’est pas rompue la lettre du serment[1].
  • La notion de kitman: un croyant peut ne dire qu’une partie de la vérité, ce qui revient à tromper en déformant licitement le réel.
  • La notion de muruna, ou le fait de « faire usage de flexibilité » pour se fondre dans le camp ennemi et dans son entourage afin de l’infiltrer et de le tromper.

[1] CF. Naqib al-Misri, Ahmad Ibn, The Reliance of the Traveler: A Classic Manual of Islamic Sacred Law, trans. Nuh Ha Mim Keller (Beltsville, MD: Amana, 1997), sec. 8.2, p. 1232. Ce manuel de jurisprudence Sunnite recommandé par Al-Azhar dans son edition anglaise comporte une partie destinée aux ruses et tromperies en contexte guerrier.

Bethoncourt (Doubs) : la mosquée diffuse par mégaphone l’appel à la prière

La mosquée Zaid de Bethoncourt, sise dans le quartier sensible des Champvallons, est pourtant dirigée par un notable de l’islam « de France », Mohamed Gmih, marocain, membre du conseil d’administration du Conseil français du culte musulman et président de sa structure régionale, le CRCM de Franche-Comté. La mosquée enseignant l’arabe et le coran à une soixantaine d’enfants (mercredi et samedi), est fréquentée par plus de cent personnes le vendredi. 

Depuis un an, janvier 2017 précisément, l’appel à la prière du matin et du début d’après midi se réalise par mégaphone afin de toucher tout le quartier a constaté la police. Comment cela peut-il être toléré ? Et après des quartiers entiers, des villes seront ainsi sonorisées à l’avenir ?

Cette mosquée, de la mouvance tablighi, a été fréquentée par la famille Akoucham, dont Mohamed et Soukaina ont rejoint en Syrie les rangs de l’Etat Islamique, en 2014 et 2015.  Illustration du problème des naturalisations en France, le vice-président de la mosquée ainsi que le trésorier, nés au Maroc, ont obtenu la nationalité française.

Rappelons que les tablighis contrôlent 147 mosquées en France selon un pointage de l’Intérieur à l’été 2016.

Observatoire de l’islamisation, janvier 2018.

Le migrant menace le personnel du centre d’accueil de Saint-Beauzire (63) : «je suis Daesh, je suis Taliban»

Lu dans La Montagne du 22 novembre :

Après son passage par le centre d’accueil et d’orientation de Saint-Beauzire, en Haute-Loire, un réfugié Afghan a été condamné à cinq mois de prison ferme pour « apologie publique d’un acte de terrorisme ».
Où est le prévenu ? Absent. D’après les magistrats ponots, il serait en Suède. En France, le réfugié Afghan n’est plus le bienvenu. Le tribunal correctionnel du Puy en a décidé ainsi. Dans l’après-midi de mardi, il l’a condamné à une peine de cinq mois de prison ferme pour « apologie publique d’un acte de terrorisme ».

Les faits se sont déroulés le 14 juillet dernier. Le jeune homme de 25 ans était hébergé à l’époque au centre d’accueil et d’orientation de Saint-Beauzire, en Haute-Loire. Ce jour-là, un bus avait été affrété pour permettre aux réfugiés d’assister à un spectacle. Mais le nom du prévenu n’étant pas sur la liste des inscrits, l’animateur du centre lui a refusé l’accès au véhicule. Le jeune Afghan l’a très mal vécu. « Il s’est mis en colère, a pris l’animateur par le bras et l’a poussé en lançant : je suis Daesh, je suis un Taliban », relate le président du tribunal. La victime a été choquée plus qu’elle n’a été blessée.

La mosquée de Sartrouville à nouveau fermée par le préfet

Lu sur France Bleu du 20 novembre :

La mosquée du quartier des Indes à Sartrouville (Yvelines) venait de rouvrir après la fin de l’état d’urgence. Elle a de nouveau été fermée samedi par les autorités pour propagation d’idéologie radicale, a annoncé lundi la préfecture des Yvelines. La durée de la fermeture est de six mois.Lire sur France Bleu

Après l’EI, l’espérance contagieuse de l’archevêque de Kirkouk en Irak

Conférence de Monseigneur Yousif Thomas Mirkis du 16 novembre 2017 à Paris. Ce dominicain maitrisant parfaitement le français évoque ses projets mobilisateurs pour les irakiens de toutes confessions, dont l’institut universitaire créé de toute pièce qui se hisse déjà à la première place dans cette grande ville pétrolifère du nord de l’Irak. Les élèves yézidis et musulmans lui sont reconnaissants, et des élèves chrétiens ne veulent pas suivre leurs parents ayant pourtant obtenus le statut de réfugié en Europe ! Un formidable message d’espoir, relayé par l’association Fraternité en Irak qui réhabilite actuellement deux-cent logements , et peut être bientôt plus grâce à votre aide ! Mobilisons nous sur http://fraternite-en-irak.org

Un rennais de l’EI en pleine taqîya lors d’une interview avec France 2


Il assure ne pas avoir pris les armes pour l’organisation Etat islamique. Une équipe de France 2 a rencontré un jihadiste français, originaire de Rennes (Ille-et-Vilaine), détenu par les forces kurdes en Syrie. Soupçonné d’avoir combattu pour le groupe terroriste, l’homme de 38 ans a été arrêté au nord de Raqqa en juillet dernier. Lui nie, dans un reportage diffusé jeudi 26 octobre. « Je n’ai commis aucune exaction, aucun combat, aucun entraînement », affirme-t-il. Source: France 2

Mentir aux infidèles pour sauver les intérêts de la communauté est permis. Outre la dissimulation légale (taqîya), d’autres outils sont possibles :

  • Le principe de tawriya, qui peut être défini comme l’ « inventivité dans l’art du mensonge », stipule qu’il est licite de rompre l’intention d’un serment alors que n’est pas rompue la lettre du serment[1].
  • La notion de kitman: un croyant peut ne dire qu’une partie de la vérité, ce qui revient à tromper en déformant licitement le réel.
  • La notion de muruna, ou le fait de « faire usage de flexibilité » pour se fondre dans le camp ennemi et dans son entourage afin de l’infiltrer et de le tromper.

[1] CF. Naqib al-Misri, Ahmad Ibn, The Reliance of the Traveler: A Classic Manual of Islamic Sacred Law, trans. Nuh Ha Mim Keller (Beltsville, MD: Amana, 1997), sec. 8.2, p. 1232. Ce manuel de jurisprudence Sunnite recommandé par Al-Azhar dans son edition anglaise comporte une partie destinée aux ruses et tromperies en contexte guerrier.

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