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Mouvements islamistes

Macron reçoit les Frères Musulmans de Syria Charity à l’Elysée !

Décryptage de l’Obs-i :

Syria Charity fait les tournées des mosquées fréristes et salafistes en France afin de lever des fonds. Son représentant en Champagne est le syrien Abdulhamid AL Khalifa, imâm de la mosquée de ‘L’Association de l’Institut Islamique et Culturel Rémois, qui gère une salle de prière (non déclarée comme telle) dans le quartier de la Croix-Rouge, fréquentée en son temps par Saïd Kouachi. Il s’entend très bien avec la grande mosquée UOIF de Reims (AMCIR) chez qui il peut installer sa communication pour « Syria Charity » comme nous l’avions remarqué lors de notre passage dans le cadre de notre enquête sur les Mosquées radicales (éditions DMM).

Abdulhamid AL Khalifa est aussi membre actif de l’association «Ligue Pour une Syrie libre – Section REIMS», qui comme l’explique l’humanitaire Pierre Le Corf en Syrie, est une organisation des rebelles islamistes (vidéo ci-dessus).

Syria Charity et la Ligue pour la Syrie Libre travaillent très étroitement ensemble comme l’illustrent à la fois la personnalité de Khalifa et l’enquête dans Alep Est libérée de Le Corf.

Aussi, Lina Murr Nehmé, libano-française spécialiste de l’islamisme, nous fait parvenir ce décryptage :

La CEDH suspend l’expulsion de l’imâm Doudi de Marseille…puis change d’avis ! (Màj)

20 avril : Finalement, la CEDH, après que la France ait mis la pression sur elle (on imagine que l’argument de la monté du « populisme » avant les européennes 2019 ont dû jouer ) change d’avis rapporte Le Parisien.

Lu dans La Croix du 17 avril:

Un influent imam salafiste marseillais s’est vu notifier mardi matin l’arrêté d’expulsion pris à son encontre par le ministère de l’Intérieur, pour ses prêches radicaux, mais son application a été aussitôt suspendue par la CEDH, a-t-on appris de sources concordantes.

Le ministère de l’Intérieur a précisé à l’AFP que l’imam El Hadi Doudi se trouvait mardi en centre de rétention administratif, le temps que la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) statue sur le fond du dossier, « dans quelques jours ».

Me Nabil Boudi, avocat de l’imam, a affirmé à l’AFP que la CEDH avait suspendu l’arrêté d’expulsion sur la base de l’article 39 de son règlement, prévoyant la possibilité de prendre des mesures provisoires. Me Boudi a précisé avoir engagé d’autres recours contre cette expulsion, devant la justice administrative, pour « disproportion de la mesure », « risque de torture » de l’imam en cas de retour dans son pays d’origine, l’Algérie, et « atteinte à sa vie privée et familiale ». […]

Rappel : El Hadi Doudi, 63 ans, imam de la mosquée As-Sounna, en plein cœur de Marseille, dans le 3e arrondissement, s’est vu reprocher des prêches très radicaux, et notamment des «actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes», en l’occurrence les femmes, les juifs, les chiites, les personnes commettant l’adultère, selon les termes de la demande d’expulsion du ministère de l’Intérieur.Le Conseil d’Etat relève ainsi que, « à travers [ses] prêches, l’imam El Hadi Doudi a diffusé des appels à la haine et à la violence contre les chrétiens, les juifs, les chiites et les personnes adultères », de même qu’il « légitime et glorifie le djihad ».


Le 11 décembre, la Préfecture de Police des Bouches-du-Rhône avait pris un arrêté de fermeture pour six mois de la mosquée As-Sounna, fermeture temporaire entérinée par le Conseil d’État le 31 janvier. La préfecture évoquait aussi des propos qui « présentent les Juifs comme des impurs, les frères des singes et des porcs + et incitent à prononcer la formule Allah akbar dans les lieux publics pour effrayer les mécréants ». Plusieurs fidèles de la mosquée auraient rejoint l’Irak et la Syrie. Ces arguments reposaient notamment sur une note blanche des services de renseignements analysant 25 prêches prononcés entre janvier 2013 et septembre 2017, et reprise ensuite par le ministère de l’Intérieur pour engager, en février, une procédure d’expulsion.

Relire notre article (rédigée avant la fermeture de la mosquée Sounna) : Marseille : 12 mosquées salafistes dirigées par des étrangers bienvenus sur notre sol

Macron veut « organiser le financement étranger des mosquées » conjointement avec l’Arabie Saoudite salafiste

Tous les spécialistes de l’islamisme s’attendaient à la fermeture des robinets de l’argent étranger finançant les mosquées, qui plus est du pays parrain du salafisme, l’Arabie Saoudite. Emmanuel Macron démontre qu’il continue la politique pro saoudienne initiée avec François Hollande (qui voulant contrecarrer la politique pro qatarie de Nicolas Sarkozy). Autre affirmation étonnante du président de la république : « l’islam radical n’est pas l’islam ».

Rappelons que La République en Marche comprend en son sein un lobby musulman destiné à draguer les voix de la Oumma :

Quand le président de l’UOIF évoquait les différentes stratégies de prise de pouvoir : infiltration et/ou action violente

Les éditions Ring déterrent une conférence glaçante d’Amar Lasfar, le Président de l’Union des organisations islamiques en France (UOIF). Elle n’avait jamais été traduite. Traduction pour Ring : Zineb El Rhazoui et Chawki Freiha.

Guillaume Meurice surpris par sa rencontre avec les sympathisants de l’UOIF

Guillaume Maurice s’est rend au salon 2018 des Musulmans de France, nouveau nom des islamistes de  l’UOIF, très représentatifs des musulmans pratiquants.

L’imâm de Torcy expulsé au Maroc, mais sa mosquée salafiste reste ouverte

La mosquée salafiste de Torcy a été épinglée dans l’enquête « Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit« parue en novembre 2016, pour avoir organisé des conférences marquées d’une hostilité envers l’occident. On apprend qu’un de ses imâms est expulsé aujourd’hui, mais malheureusement, cet endroit restera ouvert alors qu’il convient de fermer les mosquées radicales. 

Le Parisien du 28 mars 2018 :

« Mohammed Tlaghi, l’ancien imam suppléant de la mosquée Rahma de Torcy (Seine-et-Marne), a été interpellé ce mercredi matin vers 6 h 30 dans son appartement de Torcy. Selon son avocat Me Gilles Devers, il serait déjà dans l’avion pour Rabat, escorté par les policiers.

Ce ressortissant marocain de 50 ans, père d’un enfant français, est visé par une procédure d’expulsion depuis le 28 décembre dernier. La commission d’expulsion des étrangers avait rendu un avis favorable après l’audience du 20 décembre 2017.

La décision retenait « des prêches tenus en 2016 et 2017 » au cours desquels « les deux imams de la mosquée [avaient] explicitement légitimé le djihad armé en appelant les fidèles à prier pour les djihadistes du monde entier afin de détruire les ennemis de l’Islam en France et dans le monde ». »

La mosquée, installée dans des locaux provisoires avenue Lingenfeld, avait été fermée le 10 avril dernier par le ministère de l’Intérieur car soupçonnée d’être « un lieu de référence influent de la mouvance salafiste ».

Le 19 janvier dernier, elle a été reprise par la Grande mosquée de Paris et un nouvel imam ainsi qu’une nouvelle association ont été installés par le recteur Dalil Boubakeur. 

Manuel Valls dénonce les Frères Musulmans mais a inauguré une de leurs mosquée !

« Je pense qu’il faut prendre un acte fort, politique, à caractère symbolique d’une interdiction du salafisme », a proposé ce dimanche Manuel Valls sur BFMTV. « Je reconnais que c’est extrêmement difficile, on peut fermer des mosquées, un des imams salafistes de Marseille est en voie d’expulsion… », a-t-il détaillé. Pour l’ancien premier ministre, « les idées salafistes, les mots salafistes ont gagné la bataille idéologique au sein de l’islam ». « Nos adversaires, ce sont les salafistes, les Frères musulmans, l’islam politique », a-t-il fait valoir.

Mais alors pourquoi a-t-il inauguré la mosquée de Cergy en 2012, au moment où son imâm d’alors, Tahar Mahdi, affichait ses liens proches avec les Frères Musulman ? Preuves dans la vidéo ci-dessus.

Une quinzaine de mosquées sous influence du salafiste Doudi dans les Bouches-du-Rhône

La seule enquête sur le sujet disponible ici

Lu dans La Provence du 13 mars 2018 (extrait) :

« Le 8 mars dernier, une commission de magistrats réunie à Marseille s’est déclarée favorable à l’expulsion du très influent imam salafiste algérien El Hadi Doudi, après les multiples appels à la haine de ce dernier dans la mosquée As-Sounna, quartier de la Belle-de-Mai, dont il est président. Une décision extrêmement rare à l’encontre de ce sexagénaire, motivée par « des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre les chrétiens, les Juifs, les chiites, et les personnes adultères ». Ce père de sept enfants appelait aussi fréquemment ses fidèles « à la destruction des mécréants«  et à « prononcer la formule Allah akbar dans les lieux publics pour effrayer les mécréants ». L’impact des prêches haineux de celui qui est arrivé sur le sol français en 1981 et qui vit officiellement du RSA dépasse très largement Marseille intra-muros et son site internet sur lequel il était très suivi.

Dans le dossier qui a servi de « base » aux autorités pour étayer leur décision, une note blanche du renseignement intérieur dresse son cheminement, ses accointances, et son influence sur de nombreuses mosquées. Plus d’une quinzaine se trouvent dans les Bouches-du-Rhône, et Vitrolles figure sur cette liste, avec plusieurs lignes sur les activités de la mosquée salafiste Al-Albani, au Liourat et sa proximité avec Doudi. Le lieu de culte situé dans une arrière-cour a été géré de 2014 à fin 2016 par l’imam autoproclamé Thierry Soeun alias Tair Abou Sany, un de ses jeunes disciples. Cet ancien rappeur du groupe Azyatik reproduisait au Liourat le même schéma que son mentor : prêches « borderline », volonté d’expansion immobilière (stoppé in extremis par la municipalité par un acte de préemption, ce qui n’a pas empêché l’ouverture d’une boutique salafiste au Liourat), et utilisation douteuse des fonds de l’association Al-Albani. Ce qui avait en partie provoqué sa démission fin 2016, tout comme la perquisition à 5h30 du matin survenue le 10 décembre 2015, avec saisie de plusieurs documents.

Des conversations des plus glaçantes au lendemain des attentats de Paris

Cette fameuse note blanche fait également état d’une conversation glaçante entre un responsable d’Al-Albani et un fidèle vitrollais dénommé Othman, natif de Tunisie, le 14 novembre 2015. Soit le lendemain des attentats de Paris. « Dieu les a tué ! », « On leur a brisé le dos, mon frère« , échangent-ils alors. L’influence a minima spirituelle de l’imam Doudi sur le lieu de culte vitrollais ne date pas d’hier. Selon un fidèle du Liourat, « il y prêchait déjà il y a dix ans, de manière moins musclée », avant de partir sous d’autres cieux. Toujours selon les éléments de cette note blanche, rien n’indique que l’impact de Doudi ait disparu en même temps que la démission du zélé Tair Soeun. Un autre proche de ce ponte du courant salafi y aurait prêché occasionnellement. Lire la suite dans La Provence

Les jeunes de l’Etat Islamique voient les recrues « françaises » comme les plus cruelles

Le Figaro du 2 mars :  « Exclusif – À Erbil, dans le Kurdistan irakien, des adolescents ont combattu au côté de Daech et sont détenus dans des centres de réhabilitation et de déradicalisation. Nous avons rencontré ces jeunes, endoctrinés et formés à tuer les mécréants et qui, bientôt, seront libres.

  • Adel s’est engagé dès l’âge de 15 ans au sein de l’armée de l’Etat islamique et ne plaide aucune excuse. «Je les ai rejoints pour leurs idées. A la mosquée, on me répétait que la charia et Abou Bakr al-Baghdadi étaient les voies à suivre. Mon père est commerçant et possède de nombreuses propriétés. J’allais à l’école et je n’avais aucun problème. Beaucoup de jeunes étaient, comme moi, fascinés par les hommes de l’Etat islamique. Ils m’ont donné un uniforme, une kalachnikov. J’ai appris à manier les explosifs, les armes, à me battre. J’ai vu beaucoup d’exécutions, de décapitations et de tortures. Des homosexuels étaient jetés du haut des immeubles.»
  • Basir, 17 ans est apprenti dans un garage d’Erbil. Il vient tout juste d’être libéré après six mois de détention. Le garçon, trop bavard sur les réseaux sociaux, n’a pas eu le temps de rejoindre l’EI. «Je ne faisais que les défendre, minimise-t-il, car la charia est la base de l’islam.»
  • Mustafa, 17 ans : «Les hommes de Daech m’ont proposé de commettre un attentat suicide. J’ai refusé. Ils n’ont pas insisté. Il y avait beaucoup de candidats. Je voulais mourir au combat les armes à la main. J’ai eu une formation en trois étapes: la charia, l’entraînement physique, puis le tir. Ils m’ont donné une kalachnikov et 50 dollars par mois. J’ai combattu pendant six mois en première ligne à Mossoul. Sur le front, j’ai rencontré beaucoup d’étrangers. Les Français sont les plus durs. Ils sont plus cruels. Ils n’hésitent pas. Ils ne doutent pas. Moi, après avoir vu autant de morts et de massacres, j’ai flanché et j’ai eu peur.» Lire l’article intégral dans Le Figaro

Les notables de l’islam lyonnais réputés « modérés » au secours de Tariq Ramadan

Azzedine Gaci et Kamel Kabtane

Beaucoup sont tombés dans le panneau. Le cardinal Barbarin en tête qui présente Azzedine Gaci, pourtant de l’UOIF, comme son « ami », d’ailleurs qualifié d’ « imâm républicain » par des journalistes non spécialistes de cette mouvance des Frères Musulmans. L’homme, recteur de la mosquée de Villeurbanne,  a présidé le Conseil régional du culte musulman pour la région Rhône-Alpes de 2005 à 2011. Gaci vient de co signer une lettre avec le recteur de la grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, afin de dénoncer le « lynchage politico-médiatique » de Tariq Ramadan , qualifié « d’intellectuel », ce qui n’est pas évident quand on lit ses livres.

Dans un communiqué commun, les deux recteurs estiment l’islamologue suisse «victime d’un lynchage médiatico-politique où les convictions personnelles et les rancœurs prennent souvent le pas sur la sacro-sainte présomption d’innocence à laquelle on ne songe pas un instant».

«Le régime d’exception et la sévérité appliquée à cet intellectuel de renom, reconnu et respecté au sein des musulmans de France, alimente sans cesse le sentiment d’une justice à double vitesse et nourrit l’idée selon laquelle Tariq Ramadan est plus jugé pour ses idées et ses engagements que pour les faits qui lui sont reprochés, et sur lesquels la justice doit pouvoir travailler en toute sérénité», écrivent Kamel Kabtane et Azzedine Gaci.

«Loin de toute autre considération, c’est au nom de cet esprit de justice sereine et apaisée que nous demandons sa libération immédiate en raison de la dégradation de son état de santé», ajoutent les deux recteurs.

Les deux hommes n’hésitent pas à dire que l’islamiste est « reconnu et respecté par les musulmans de France », et non pas par les seuls islamistes des Frères Musulmans. Rappelons que la thèse de Ramadan était une apologie de la pensée de son grand père Hassan Al-Banna, fondateur de la confrérie totalitaire. 

Ce qui est grave est la subvention à hauteur d’un million d’euros chacun par la ville de Lyon , la métropole et l’état (lire cet article) de l’Institut français de civilisation musulmane (IFCM), présidé par Kamel Kabtane, qui devrait ouvrir ses portes d’ici au printemps 2018.

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