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Lisieux : un réfugié politique irakien soupçonné d’avoir été un cadre de Daech arrêté en France pour « crimes contre l’Humanité »

Lu sur LCI du 7 juin 2018 :

D’après nos informations, un Irakien qui avait obtenu le statut officiel de réfugié en France été incarcéré pour avoir supposément joué un rôle clef dans l’organigramme de Daech dans son pays natal. Bourreau présumé, il est également poursuivi pour « crimes contre l’Humanité ». Une première pour les services anti-terroristes français. L’Etat vient de lui retirer son statut de réfugié.

C’était depuis de longs mois l’une des craintes des services de renseignement français : des terroristes infiltrés dans les rangs des réfugiés venus d’Irak et de Syrie ces dernières années. Une crainte qui n’était pas infondée à en voir le profil d’Ahmed H. Cet Irakien âgé de 33 ans a été interpellé le 6 mars dernier à l’aube à son domicile de Lisieux dans le Calvados par la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure).

Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir été dans son pays un cadre local de Daesh, mais aussi d’avoir joué un rôle important dans l’un des pires massacres perpétrés par l’organisation terroriste : la tuerie de la base militaire « Speicher » à Tikrit en juin 2014. 1700 jeunes recrues de l’armée irakienne avaient été exécutées.

Aux yeux des autorités irakiennes, Ahmed H. est tout sauf un inconnu : il aurait été « l’administrateur » de la région de Samara pour le compte de l’EI. Ancien membre supposé d’Al-Qaida, il aurait – toujours d’après les services irakiens – rejoint les rangs de Daesh en 2014, avant d’en devenir un de ses chefs locaux. Le père de famille aurait même activement participé à l’un des pires massacres commis dans le pays : l’exécution de 1.700 jeunes recrues militaires en juin 2014 à Tikrit dans le Camp « Speicher ».

Sur l’implantation croissante du salafisme à Lisieux lire notre article d’archive. Qui explique peut-être le choix de ce point de chute pour Ahmed.H.

Mohamed Bajrafil, l’imâm que s’arrachent les médias méconnaissant son univers radical

On le voit et l’entend partout. France Culture et France Inter en mai pour qu’il présente son dernier livre Lettre à un jeune musulman (Plein Jour). Interrogé complaisamment par la (soi-disante) « spécialiste de l’islam » au journal La Croix, Anne-Bénédicte Hoffner dans son livre d’entretiens intitulé Les nouveaux acteurs de l’islam : ils se battent pour un islam républicain (Bayard, 2018).

L’imâm Bajrafil d’Ivry-sur-Seine, fut formé à l’école des islamistes radicaux Safwat Hegazi  et Al Qaradawi  (il est fier de les présenter comme « Ses références » dans son auto-biographie sur son site officiel). Dans son livre récent Islam de France an I, (éditions Plein jour,2015)  Bajrafil qualifie de “livre de référence du droit musulman dans la gestion du pouvoir” (p.37) le livre Les Statuts gouvernementaux de El Mawerdi  (972-1058),  traité de droit devant guider un califat idéal, qui interdit d’édifier des églises entre autres discriminations légales contre les chrétiens:

« ils ne peuvent élever en pays d’islam de nouvelles synagogues ou églises, qui sont, le cas échéant démolies à leur détriment » page 308, édité par les Editions du patrimoine Arabe et Islamique, bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe.

Le refus du statut de Dhimma comprenant vexations et impôt (jizya) a pour conséquence l’annhilation des Chrétiens. Page 31 des Statuts Gouvernementaux ont lit effectivement: « Combattre ceux qui, après y avoir été invités, se refusent à embrasser l’islam, jusqu’à ce qu’ils se convertissent ou deviennent tributaires ».

Bajrafil qualifie aussi de « grand juriste musulman » Ibn Qayyim al Jaziyya (page 28) qu’il qualifie de « référence », connu pour avoir écrit un livre entier consacré au statut des dhimmi intitulé Le Statut des tributaires (Akâm ahl al dimma) qui défend aux chrétiens de sonner les cloches ou d’orner leurs églises de croix, entre autres vexations.

Sur Tariq Ramadan, il évite soigneusement de le critiquer durement, en disant « au moins il a travaillé, il a fait réfléchir sa tête, il a sorti de sa tête ce qu’il croit être bon pour sa communauté (…) Pourquoi faire des mises en garde contre Tariq Ramadan ? » (Source).

Sur les « savants » du Conseil européen de la Fatwa des Frères Musulmans, présidé par le psychopathe Youssef Al Qaradawi, il leur donne tout son crédit : « On te dit le Conseil européen de la Fatwa a dit, qui il y a derrière ? Les cheikhs dont je viens de vous parler,  docteur Ahmed Jaballah (UOIF), docteur El Arabi Becheri , docteur, docteur, le docteur Abou Salman a même fini ses études je n’étais pas né. Il y a un minimum quand même ! Le docteur Qaradawi il a fini ses études de doctorat en 1979 j’étais encore en couche. Je n’ai pas à me moquer de lui. » (source)

Rappelons que Youssef Al Qaradawi soutient les terroristes du Hamas, veut tuer les juifs et les homosexuels. Ce « savant » voit l’extermination des Juifs sous Hitler comme un « châtiment divin »(Lire notre portrait).

Sur les Frères Musulmans, il botte en touche et refuse de condamner la confrérie totalitaire  » je ne veux pas vous dire c’est blanc ou noir » (source).

Bajrafil organise dans la mosquée d’Ivry où il est imâm des « Weekends du ramadan » en juin 2018, avec la participation de  Nourredine Aoussat (2 juin), défenseur des Frères Musulmans égyptiens, qui affirma lors d’une conférence chez l’imâm Khattabi de Montpellier :

« C’est Allah qui a envoyé son Messager, avec la religion de la vérité, afin qu’elle triomphe, qu’elle prenne le dessus sur tout, même si les polythéistes et les Mécréants voudraient autre chose, voudraient l’arrêter, ils ne pourront pas le faire[1]. »

Bajrafil est membre du « Conseil Théologique des Musulmans de France » composé exclusivement de prédicateurs favorables aux Frères Musulmans et/ou membres de l’UOIF (composition en bas de cette page), dont le vice-président est Mohamed Najah, fondateur, qui ne cache pas son admiration pour les pires islamistes radicaux de la planète. Parmi ses influences il cite sur son site officiel Al Qaradawi, Safwat Hijazi (Frères Musulmans) et Al Bouti, penseur du djihad offensif. Parmi ses « plus grandes rencontres » il cite (toujours sur son site) le théoricien du djihad offensif (lui aussi!) Cheikh Abu Bakr Al Jazaïri, qu’il a eu « l’honneur » de rencontrer. Il convient de citer ses écrits diffusés en France :

« L’Europe connaitra un jour le pire malheur, et endurera la pire agonie pour ses crimes contre l’Islam, la religion d’Allah qui est aussi la sienne, car elle ne peut en avoir d’autres. Pour ce qui lui arrivera elle ne devra s’en prendre qu’à elle même car Allah n’est pas injuste[2] ». 

Et dans son best seller La Voie du Musulman (éditions Albouraq, 2014) on lit:

Le jihad contribue à éradiquer toute autre adoration autre que celle du seigneur” page 263

Le jihad a pour finalité de prohiber toute autre adoration que celle de Dieu, l’Unique” page 264

Il faut que tous les musulmans, formant un seul ou plusieurs états séparés, s’équipent de toutes sortes d’armes. Ils doivent aussi se perfectionner et s’améliorer dans l’art militaire défensif et offensif, pour défendre ou attaquer au moment opportun pour que le verbe de Dieu triomphe” page 267

Avant d’entreprendre la guerre contre les infidèles, il faut les convier à l’islam, s’ils refusent on les invite à payer un tribut, s’ils refusent finalement, on recourt aux armes”  page 269

Celui qui renie les décrets divins concernant la prière, le jeûne, le pèlerinage, l’obéissance aux parent ou le Jihad est un renégat (…) Peines infligées aux renégats: Durant trois jours, on incite le renégat à renoncer à sa croyance et à demander grâce à Dieu, s’il n’accepte pas, il est passible de la peine capitale ” page 395

Kharaj ou impôt foncier: C’est un tribut que les musulmans imposent sur les terres conquises par la force” page 273

Le Prophète est formel: “On ne doit ni édifier d’églises en terre d’islam ni les restaurer” page 271

Dieu veut que les musulmans exterminent les polythéistes sans leur donner l’avantage d’être considérés comme prisonniers” page 274

Le Prophète dit: “Tuez celui qui renie sa religion” page 394.

Il est inquiétant que les médias aient présenté le Conseil Théologique de Mohamed Najah et Mohamed Bajrafil comme un outil de réflexion au service  d’un islam modéré.

Pour en savoir plus, lire son portrait dans IkwanWhosWho

[1]Conférence de Nourredine Assouat à  la Mosquée Aïcha de Montpellier le 18 décembre 2015.

[2]Abou Bakr Al Djazairi, La Doctrine du croyant, éditions Al Azhar, 2016.

Observatoire de l’islamisation, 2 juin 2018.

Marwan Muhammad a défendu les salafistes de Ana Muslim, dont un prédicateur était Adrien Guihal, la voix de l’Etat Islamique

Lu dans l’essai Le combat vous a été prescrit (éditions Stock,2018) des spécialistes de l’islam Romain Caillet et Pierre Puchot :

Adrien Guihal, est  l’homme qui revendiquait les attentats de l’Etat islamique en français en prêtant sa voix à la radio de l’organisation terroriste. Il donnait des cours de religion sur ce même média, après en avoir donné pour l’association salafiste française Ana Muslim. Il a été arrêté le 17 mai 2018 par les force kurdes en Syrie.

Pourtant, deux ans avant cette défense par le fondateur du CCIF, il était condamné pour association de malfaiteurs à visée terroriste :

Dès 2012, bien avant que Marwan Muhammad prenne la défense de l’ association Ana Muslim (2014), Adrien Guihal était interpellé lors de la perquisition d’un groupe à visée terroriste.

Quel est le lien entre @_MarwanMuhammad (l’ancien directeur @ccif qui propose une « consultation des Français musulmans » et dont @lemondefr a publié la tribune) et Adrien Guihal, le djihadiste de l’État Islamique récemment arrêté par les forces kurdes en #Syrie ?

A dérouler 👇 pic.twitter.com/JHNmdfHR93

— Philippe Vardon (@P_Vardon) 30 mai 2018

Illustration de la connivence entre EMF (étudiants UOIF) et UNEF à l’université de Caen

Pour comprendre la radicalité de l’EMF, lire le livre-confession de son ancien dirigeant (Frère musulman repenti) Mohamed Louizi.

Les djihadistes revenants d’Irak et de Syrie seront presque tous libérés avant dix ans

Le Centre d’analyse du terrorisme (site) vient de publier le 25 mai 2018 un rapport intitulé « La justice pénale face au terrorisme, le traitement judiciaires, des filières sirop-irakiennes (2014-2017) » téléchargeable ici. 

« Le Centre d’Analyse du Terrorisme (CAT) estime que depuis janvier 2013, 980 français ou résidents ont manifesté des velléités de départ vers la zone syro-irakienne tandis que 1269 individus dont 538 enfants seraient toujours présents en Syrie et en Irak et que 335 sont revenus en France (dont 258 majeurs et 77 mineurs). »

Extrait du rapport :

« Début janvier 2018, 12 revenants jugés entre 2014 et 2017 ont théoriquement déjà été libérés. Sur l’ensemble des revenants jugés, 45% d’entre eux soit 37 personnes auront purgé leur peine d’ici 2020. 44% des individus, soit 36 personnes, auront purgé leur peine entre 2021 et 2023 ; les 11% restant concernent 9 individus qui auront purgé leur peine après 2023. »

La peine maximum a été infligée aux hommes de la famille Garrido qui s’illustrèrent sur une vidéo de l’Etat Islamique en brûlant leur passeport, et en appelant les musulmans en France à commettre des attaques terroristes : seulement 15 ans de prison, alors qu’il serait plus prudent d’enfermer à vie ces islamistes qui ne renieront sans doute jamais leur foi.

La France, par le laxisme de sa justice, va devoir se préparer à affronter un futur sanglant. 

Observatoire de l’islamisation, mai 2018.

Belgique : la théorie du djihad armé offensif dans la formation d’imams et profs de religion islamique

RTL Info  du 8 mai 2018:

VIDEO RTL ICI

Notre journaliste Jean-Pierre Martin a pu obtenir un document confidentiel de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) sur la formation des imams et des professeurs de religion islamique en Belgique.

De ce document, il ressort que « l’enseignement de la religion musulmane de la section arabe du centre islamique et culturel de Belgique (CICB) n’est généralement en rien adapté au cadre de référence belge ou européen. Ce contenu s’appuie sur des idées et doctrines salafistes qui incitent au rejet de toute idée différente et des libertés et droits fondamentaux constitutionnels« .

Par ailleurs, l’OCAM insiste sur le fait que « nombre de mosquées et centres islamiques en Belgique disposent toujours dans leurs bibliothèques et dans le cadre de leurs activités de formation de manuels et textes présentant un contenu problématique sur le plan du radicalisme, de la xénophobie et de l’antisémitisme« .

L’OCAM précise toutefois « qu’une génération de jeunes imams et théologiens voit le jour, bien qu’elle soit encore limitée en nombre, qui entend limiter de manière consciente et proactive la religion et l’enseignement religieux dans la pensée contemporaine« .

L’imâm radical Béchir Ben Hassen, interdit de prêcher en Tunisie, de retour en France

La mosquée de Savigny-le-Temple a annoncé la venue  récente du prédicateur tunisien Béchir Ben Hassen dans ses murs.

Nous avions dressé son portrait dans l’ouvrage Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (DMM,2016) :

« Marié à une française, celle-ci porta plainte après qu’il l’empêcha de voir leurs enfants, partis avec lui au Maroc. Dans le cas d’une répudiation musulmane, l’homme peut conserver la garde des enfants sans recours de la femme. Mais l’imâm fut arrêté le 28 mai 2013 à l’aéroport de Casablanca, suite à l’émission d’un mandat d’arrêt international. Il fut extradé ensuite vers la France où il a purgé une peine de prison. Il est rentré en Tunisie en février 2014 où il a pu regagner en toute illégalité son poste d’imam à Msaken, sans qu’il n’y ait aucune décision du ministère de tutelle.

Il profita de sa liberté recouvrée pour appeler à combattre les chiites présents en Tunisie, ce en décembre 2014 :

« Je le dis haut et fort. Haut et fort. Les chiites n’ont rien à faire en Tunisie. Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour les affronter, car nous sommes fondamentalement convaincus que la menace qu’ils représentent pour l’islam et les musulmans est supérieure à celle posée par les juifs et des chrétiens. Nous les attendons de pied ferme, avec tous les moyens à notre disposition. »

Sa liberté lui donnant des ailes, ce membre des Frères Musulmans tunisiens se distingue par d’autres dérapages, estimant même dans une vidéo que « ceux qui critiquent notre prophète méritent la mort et la pendaison[1]» , en se référant malheureusement avec raison sur le « consensus des savants ».

En juillet 2015, le ministre des Affaires religieuses le suspend de son poste d’imâm pour extrémisme, action qui aurait été impensable en France.

La proximité de Béchir Ben Hassen avec le chef des Frères Musulmans tunisiens, Rached Ghannouchi, est attestée par la vidéo d’un entretien téléphonique entre le premier et le second à propos d’un projet de référendum sur l’application de la charia en Tunisie dont la date n’est pas indiquée, mais que l’on peut situer au 1er trimestre de 2012, c’est-à-dire les premiers mois de la prise du pouvoir par Ennahdha, lorsque ses députés commencèrent à poser cette problématique avec insistance au sein de l’Assemblée nationale constituante (Anc).

Ben Hassen quitta son poste d’imâm de la mosquée de Villiers-sur-Marne en 2010, et depuis la fin de ses péripéties dans son pays natal, il vient en France prêcher dans diverses mosquées, dont celle de Pontoise (Avicenne) et d’Argenteuil (Assalam). Sa présence à Pontoise de manière hebdomadaire a été relevée par le Renseignement depuis début 2017.  » 

[1]conférence publiée le 10 janvier 2015 , consultable sur https://youtu.be/vE4tUJuEKZQ

Ecquevilly : la mosquée salafiste fermée va réouvrir avec un changement d’association

Rappel : la mosquée est fermée depuis le 2 novembre 2016, décision motivée ainsi par la préfecture, provocation « à la haine, à la discrimination, à la violence et apologie du terrorisme« . Les autorités reprochaient à l’imâm , Youssef Abou Anas,  notamment un prêche en arabe enregistré en décembre 2015, après les attentats de novembre, durant lequel l’imam français aurait justifié les attentats en temps de guerre: « Ces actes étaient un suicide qui ne respectait pas les règles de la religion, mais en temps de guerre ce n’est pas mauvais en soi« , traduction de la police qu’a contesté l’imâm. 

Dans l’enquête Mosquées Radicales : ce qu’on y dit, nous avions retranscrit un de ses prêches où il affirme que le croyant qui reste dans un pays non musulman « doit montrer son animosité vis-à-vis des non musulmans, doit montrer la haine qu’il a en eux, et ne pas montrer d’alliance vis-à-vis d’eux, car le fait de les aimer contredit la foi »(audio).

Et voilà que le 29 avril 2018, Le Parisien nous apprend que les animateurs de la même association qui avait choisi Abou Anas comme imâm, l’association Malik Ibn Anas, vont créer une autre association pour obtenir la réouverture de la mosquée salafiste ! Décidément, Gérard Collomb n’est pas très défensif pour préserver les français de la plaie du salafisme ! 

416 donateurs de l’EI identifiés en France

Le Figaro avec AFP – 26 avril 2018 :

Les autorités françaises ont identifié un total de 416 donateurs ayant participé au financement du groupe État islamique (EI), a indiqué jeudi le procureur de Paris, s’alarmant d’un « micro-financement » du terrorisme, par des sommes « modiques » mais nombreuses.

Alors que se tient à Paris une conférence sur le financement du terrorisme international, François Molins a révélé sur Franceinfo qu’un travail de « coordination avec les services de renseignement financier » avait permis d’identifier en France ces 416 donateurs ces deux dernières années. « Ce qui est beaucoup », a-t-il commenté. Lire la suite sur Le Figaro

L’État islamique toujours à la tête d’une fortune estimée à 3 milliards d’euros (renseignement)

Lu sur Europe 1 du 25 avril :

ENQUÊTE EUROPE 1 – Le groupe État islamique posséderait un pactole de 3 milliards d’euros, selon les dernières estimations des services de renseignement. De quoi inquiéter terriblement les spécialistes de la lutte anti-terroriste.

Jamais une organisation terroriste n’a été à la tête d’un aussi gros magot. Le groupe Etat islamique posséderait 3 milliards d’euros, selon les dernières estimations des services de renseignement. Abou Bakr al-Baghdadi, le calife de l’EI, serait par exemple capable aujourd’hui de racheter Air France, car c’est à peu de choses près la valeur boursière de cette entreprise.

Cette bonne santé financière a de quoi inquiéter terriblement les spécialistes de la lutte anti-terroriste qui se réunissent mercredi et jeudi à Paris pour plancher sur le financement du terrorisme international et les façons de l’entraver. Car l’État islamique a bien les moyens de financer sa réorganisation et son passage dans la clandestinité malgré les défaites militaires majeures de l’année dernière en Irak et en Syrie qui l’ont privé de ses principales sources de revenus. Lire sur Europe1

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