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Mouvements islamistes

Manuel Valls dénonce les Frères Musulmans mais a inauguré une de leurs mosquée !

« Je pense qu’il faut prendre un acte fort, politique, à caractère symbolique d’une interdiction du salafisme », a proposé ce dimanche Manuel Valls sur BFMTV. « Je reconnais que c’est extrêmement difficile, on peut fermer des mosquées, un des imams salafistes de Marseille est en voie d’expulsion… », a-t-il détaillé. Pour l’ancien premier ministre, « les idées salafistes, les mots salafistes ont gagné la bataille idéologique au sein de l’islam ». « Nos adversaires, ce sont les salafistes, les Frères musulmans, l’islam politique », a-t-il fait valoir.

Mais alors pourquoi a-t-il inauguré la mosquée de Cergy en 2012, au moment où son imâm d’alors, Tahar Mahdi, affichait ses liens proches avec les Frères Musulman ? Preuves dans la vidéo ci-dessus.

Une quinzaine de mosquées sous influence du salafiste Doudi dans les Bouches-du-Rhône

La seule enquête sur le sujet disponible ici

Lu dans La Provence du 13 mars 2018 (extrait) :

« Le 8 mars dernier, une commission de magistrats réunie à Marseille s’est déclarée favorable à l’expulsion du très influent imam salafiste algérien El Hadi Doudi, après les multiples appels à la haine de ce dernier dans la mosquée As-Sounna, quartier de la Belle-de-Mai, dont il est président. Une décision extrêmement rare à l’encontre de ce sexagénaire, motivée par « des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre les chrétiens, les Juifs, les chiites, et les personnes adultères ». Ce père de sept enfants appelait aussi fréquemment ses fidèles « à la destruction des mécréants«  et à « prononcer la formule Allah akbar dans les lieux publics pour effrayer les mécréants ». L’impact des prêches haineux de celui qui est arrivé sur le sol français en 1981 et qui vit officiellement du RSA dépasse très largement Marseille intra-muros et son site internet sur lequel il était très suivi.

Dans le dossier qui a servi de « base » aux autorités pour étayer leur décision, une note blanche du renseignement intérieur dresse son cheminement, ses accointances, et son influence sur de nombreuses mosquées. Plus d’une quinzaine se trouvent dans les Bouches-du-Rhône, et Vitrolles figure sur cette liste, avec plusieurs lignes sur les activités de la mosquée salafiste Al-Albani, au Liourat et sa proximité avec Doudi. Le lieu de culte situé dans une arrière-cour a été géré de 2014 à fin 2016 par l’imam autoproclamé Thierry Soeun alias Tair Abou Sany, un de ses jeunes disciples. Cet ancien rappeur du groupe Azyatik reproduisait au Liourat le même schéma que son mentor : prêches « borderline », volonté d’expansion immobilière (stoppé in extremis par la municipalité par un acte de préemption, ce qui n’a pas empêché l’ouverture d’une boutique salafiste au Liourat), et utilisation douteuse des fonds de l’association Al-Albani. Ce qui avait en partie provoqué sa démission fin 2016, tout comme la perquisition à 5h30 du matin survenue le 10 décembre 2015, avec saisie de plusieurs documents.

Des conversations des plus glaçantes au lendemain des attentats de Paris

Cette fameuse note blanche fait également état d’une conversation glaçante entre un responsable d’Al-Albani et un fidèle vitrollais dénommé Othman, natif de Tunisie, le 14 novembre 2015. Soit le lendemain des attentats de Paris. « Dieu les a tué ! », « On leur a brisé le dos, mon frère« , échangent-ils alors. L’influence a minima spirituelle de l’imam Doudi sur le lieu de culte vitrollais ne date pas d’hier. Selon un fidèle du Liourat, « il y prêchait déjà il y a dix ans, de manière moins musclée », avant de partir sous d’autres cieux. Toujours selon les éléments de cette note blanche, rien n’indique que l’impact de Doudi ait disparu en même temps que la démission du zélé Tair Soeun. Un autre proche de ce ponte du courant salafi y aurait prêché occasionnellement. Lire la suite dans La Provence

Les jeunes de l’Etat Islamique voient les recrues « françaises » comme les plus cruelles

Le Figaro du 2 mars :  « Exclusif – À Erbil, dans le Kurdistan irakien, des adolescents ont combattu au côté de Daech et sont détenus dans des centres de réhabilitation et de déradicalisation. Nous avons rencontré ces jeunes, endoctrinés et formés à tuer les mécréants et qui, bientôt, seront libres.

  • Adel s’est engagé dès l’âge de 15 ans au sein de l’armée de l’Etat islamique et ne plaide aucune excuse. «Je les ai rejoints pour leurs idées. A la mosquée, on me répétait que la charia et Abou Bakr al-Baghdadi étaient les voies à suivre. Mon père est commerçant et possède de nombreuses propriétés. J’allais à l’école et je n’avais aucun problème. Beaucoup de jeunes étaient, comme moi, fascinés par les hommes de l’Etat islamique. Ils m’ont donné un uniforme, une kalachnikov. J’ai appris à manier les explosifs, les armes, à me battre. J’ai vu beaucoup d’exécutions, de décapitations et de tortures. Des homosexuels étaient jetés du haut des immeubles.»
  • Basir, 17 ans est apprenti dans un garage d’Erbil. Il vient tout juste d’être libéré après six mois de détention. Le garçon, trop bavard sur les réseaux sociaux, n’a pas eu le temps de rejoindre l’EI. «Je ne faisais que les défendre, minimise-t-il, car la charia est la base de l’islam.»
  • Mustafa, 17 ans : «Les hommes de Daech m’ont proposé de commettre un attentat suicide. J’ai refusé. Ils n’ont pas insisté. Il y avait beaucoup de candidats. Je voulais mourir au combat les armes à la main. J’ai eu une formation en trois étapes: la charia, l’entraînement physique, puis le tir. Ils m’ont donné une kalachnikov et 50 dollars par mois. J’ai combattu pendant six mois en première ligne à Mossoul. Sur le front, j’ai rencontré beaucoup d’étrangers. Les Français sont les plus durs. Ils sont plus cruels. Ils n’hésitent pas. Ils ne doutent pas. Moi, après avoir vu autant de morts et de massacres, j’ai flanché et j’ai eu peur.» Lire l’article intégral dans Le Figaro

Les notables de l’islam lyonnais réputés « modérés » au secours de Tariq Ramadan

Azzedine Gaci et Kamel Kabtane

Beaucoup sont tombés dans le panneau. Le cardinal Barbarin en tête qui présente Azzedine Gaci, pourtant de l’UOIF, comme son « ami », d’ailleurs qualifié d’ « imâm républicain » par des journalistes non spécialistes de cette mouvance des Frères Musulmans. L’homme, recteur de la mosquée de Villeurbanne,  a présidé le Conseil régional du culte musulman pour la région Rhône-Alpes de 2005 à 2011. Gaci vient de co signer une lettre avec le recteur de la grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, afin de dénoncer le « lynchage politico-médiatique » de Tariq Ramadan , qualifié « d’intellectuel », ce qui n’est pas évident quand on lit ses livres.

Dans un communiqué commun, les deux recteurs estiment l’islamologue suisse «victime d’un lynchage médiatico-politique où les convictions personnelles et les rancœurs prennent souvent le pas sur la sacro-sainte présomption d’innocence à laquelle on ne songe pas un instant».

«Le régime d’exception et la sévérité appliquée à cet intellectuel de renom, reconnu et respecté au sein des musulmans de France, alimente sans cesse le sentiment d’une justice à double vitesse et nourrit l’idée selon laquelle Tariq Ramadan est plus jugé pour ses idées et ses engagements que pour les faits qui lui sont reprochés, et sur lesquels la justice doit pouvoir travailler en toute sérénité», écrivent Kamel Kabtane et Azzedine Gaci.

«Loin de toute autre considération, c’est au nom de cet esprit de justice sereine et apaisée que nous demandons sa libération immédiate en raison de la dégradation de son état de santé», ajoutent les deux recteurs.

Les deux hommes n’hésitent pas à dire que l’islamiste est « reconnu et respecté par les musulmans de France », et non pas par les seuls islamistes des Frères Musulmans. Rappelons que la thèse de Ramadan était une apologie de la pensée de son grand père Hassan Al-Banna, fondateur de la confrérie totalitaire. 

Ce qui est grave est la subvention à hauteur d’un million d’euros chacun par la ville de Lyon , la métropole et l’état (lire cet article) de l’Institut français de civilisation musulmane (IFCM), présidé par Kamel Kabtane, qui devrait ouvrir ses portes d’ici au printemps 2018.

La soeur de Mennel Ibtissem abonnée à la mosquée UOIF de Besançon

Le compte Twitter de la soeur de Mennel, « ma principale source d’inspiration » selon la chanteuse, est abonné au Centre culturel islamique de Franche-Comté (CCIFC), affiliée à l’UOIF, connue sous le nom de mosquée de Fontaine Ecu. Les prédicateurs fréristes de l’UOIF assurent les conférences dans cette mosquée, à l’instar de Hassan Iquioussen, pro califat (ses prêches ultras sont retranscrits ici) dont les conférences sont justement relayées compulsivement sur les comptes sociaux de Mennel. On retrouve aussi Larabi Cherbi , « professeur de charia » à l’école d’imâms de l’UOIF, l’IESH. « Diplômé en shari’a de l’université de Médine », Cherbi est, indique la mosquée, membre du Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche et de l’Union Internationale des Savants Musulmans, deux institutions présidées par Youssef Al-Qaradawi qui prescrit de tuer les apostats, tuer les homosexuels et qui voit la Shoa comme un « châtiment divin » (biographie). Est également venu en conférence dans cette mosquée Moncel Zenati, autre pilier de l’UOIF. Pour Zenati, la charia est supérieure qualitativement aux lois humaines (droit positif) « La Charia correspond à la Loi Divine. La Charia correspond à l’ensemble des Lois, toutes les Lois, concernant tous les domaines. […] Le droit positif reflète l’imperfection de l’être humain et sa faiblesse » (Conférence « Qu’est-ce que la charia ? » du 12 avril 2014 à Paris). Il s’opposa vigoureusement  au « Forum mondial pour une réforme islamique » lancé par les musulmans réformistes Ghalib Bencheikh et le converti Félix Marquardt.

Le président du Centre Culturel Islamique de Franche-Comté, Khalid Jarmouni, a fomenté des manifestations contre l’interdiction du voile à l’école et a fait pression pour l’obtention de menus sans porc dans les cantines. Par ailleurs, il a réussi à créer des liens avec une petite association de femmes qui a le projet d’ouvrir la première école confessionnelle musulmane de Besançon, avec le soutien de l’UOIF.Lire la suite

« Plus de 50 % des détenus terroristes déja condamnés sont censés sortir de prison d’ici à 2020 »

INTERVIEW  Figarovox (extrait)- Menacé de mort, épuisé psychologiquement, David Thomson, lauréat du prix Albert-Londres, pensait avoir tourné la page de la question djihadiste. Il révèle les raisons de son silence et de son exil aux États-Unis et alerte une nouvelle fois sur le danger que représente le retour des combattants français de Daech.

« Aujourd’hui, tout le monde a malheureusement compris le danger. Cette fois, le problème est différent. La démocratie ne lutte pas à armes égales avec le djihadisme. Les djihadistes ont la mémoire longue et opèrent patiemment sur le temps long, surtout quand ils sont en prison. C’est moins le cas de la justice française. On estime que plus de 50 % des détenus terroristes déja condamnés sont censés sortir de prison d’ici à 2020. Sur le court terme, l’intensité de la menace terroriste est donc moins forte en France ; je crains que cela ne soit pas le cas sur le long terme.(…) N’oublions pas les précédents, comme celui du Belge Oussama Atar, parti rejoindre le premier djihad irakien, condamné en 2005 à dix ans de prison en Irak. Se présentant comme repenti et malade, il avait bénéficié en Europe d’une vaste campagne de soutien conduisant à sa libération anticipée. Il a ensuite regagné le djihad en Syrie pour devenir un des coordinateurs des attentats du 13 novembre. Je pourrais citer des dizaines d’autres exemples comme celui-ci. Lire l’entretien complet sur Le Figaro

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Sur le même sujet lire  70 condamnés pour terrorisme sortiront de prison dans les deux ans (JDD)

Exemple de mensonge islamique d’un combattant de l’EI au JT de France 2

Dans l’extrait d’un document qui sera diffusé ce soir sur France 2, un djihadiste présumé parti combattre dans les rangs de l’Etat islamique témoigne à visage découvert. 

Mentir aux infidèles pour sauver les intérêts de la communauté est permis. Outre la dissimulation légale (taqîya), d’autres outils sont possibles :

  • Le principe de tawriya, qui peut être défini comme l’ « inventivité dans l’art du mensonge », stipule qu’il est licite de rompre l’intention d’un serment alors que n’est pas rompue la lettre du serment[1].
  • La notion de kitman: un croyant peut ne dire qu’une partie de la vérité, ce qui revient à tromper en déformant licitement le réel.
  • La notion de muruna, ou le fait de « faire usage de flexibilité » pour se fondre dans le camp ennemi et dans son entourage afin de l’infiltrer et de le tromper.

[1] CF. Naqib al-Misri, Ahmad Ibn, The Reliance of the Traveler: A Classic Manual of Islamic Sacred Law, trans. Nuh Ha Mim Keller (Beltsville, MD: Amana, 1997), sec. 8.2, p. 1232. Ce manuel de jurisprudence Sunnite recommandé par Al-Azhar dans son edition anglaise comporte une partie destinée aux ruses et tromperies en contexte guerrier.

Bethoncourt (Doubs) : la mosquée diffuse par mégaphone l’appel à la prière

La mosquée Zaid de Bethoncourt, sise dans le quartier sensible des Champvallons, est pourtant dirigée par un notable de l’islam « de France », Mohamed Gmih, marocain, membre du conseil d’administration du Conseil français du culte musulman et président de sa structure régionale, le CRCM de Franche-Comté. La mosquée enseignant l’arabe et le coran à une soixantaine d’enfants (mercredi et samedi), est fréquentée par plus de cent personnes le vendredi. 

Depuis un an, janvier 2017 précisément, l’appel à la prière du matin et du début d’après midi se réalise par mégaphone afin de toucher tout le quartier a constaté la police. Comment cela peut-il être toléré ? Et après des quartiers entiers, des villes seront ainsi sonorisées à l’avenir ?

Cette mosquée, de la mouvance tablighi, a été fréquentée par la famille Akoucham, dont Mohamed et Soukaina ont rejoint en Syrie les rangs de l’Etat Islamique, en 2014 et 2015.  Illustration du problème des naturalisations en France, le vice-président de la mosquée ainsi que le trésorier, nés au Maroc, ont obtenu la nationalité française.

Rappelons que les tablighis contrôlent 147 mosquées en France selon un pointage de l’Intérieur à l’été 2016.

Observatoire de l’islamisation, janvier 2018.

Ex salafiste, Youssef Souleimane dénonce la violence coranique

Extrait de son interview au Point:

Auteur du « Petit Terroriste » dans lequel il raconte son enfance salafiste, Omar Youssef Souleimane défend la liberté de critiquer la religion. Entretien.

Vos parents ont fait de longues études, cela ne correspond pas vraiment à l’image que l’on se fait du salafisme en France…

En France, le salafisme reste effectivement attaché à des gens qui n’ont pas ou peu de diplômes. Mais les salafistes arabes ont souvent étudié à l’université, car l’islam dit qu’il faut étudier. Ils vivent dans un certain confort et voyagent dans le monde entier…, ce qui ne les empêche d’ailleurs pas de penser qu’il faut frapper les femmes pour plaire à Dieu.

(…) 

Vous dites islam et non pas islamiste. C’est volontaire ?

Totalement, car il faut être très clair : il n’existe pas de différence entre l’islam et les islamistes. Le djihad, les violences, les interdits…, tout cela s’appuie sur des versets du Coran qui disent très clairement qu’il faut faire triompher l’islam jusqu’à la fin du monde.

Comment avez-vous vécu le 11 septembre 2001 en Arabie saoudite ?

Je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais à l’école. Tous les profs ont arrêté leur cours et se sont mis à nous parler des vertus d’Al-Qaïda ! Notre professeur de monothéisme parlait de miracle. Nous avons célébré ce qu’il décrivait comme « la victoire du monde musulman contre l’Amérique ». Nous rêvions tous de djihad !

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Arrivé en 1992 en tant qu’étudiant, l’imâm radical de Torcy va être expulsé

La mosquée de Torcy est épinglée dans l’enquête Mosquées Radicales parue en 2016.

Lu dans Le Parisien du 20 décembre 2017 (extrait):

Mohammed Tlaghi, l’imam suppléant de la mosquée Rahma de Torcy, est visé par une procédure d’expulsion. Considérée comme « un lieu de référence influent de la mouvance salafiste », la mosquée est fermée depuis le 10 avril dernier par le ministère de l’Intérieur.Lire la suite

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