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Mouvements islamistes

Marseille : 12 mosquées salafistes dirigées par des étrangers bienvenus sur notre sol.

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La région Paca illustre bien la progression du salafisme, avec des mosquées cadres qui essaiment dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres, en adoubant des imâms prenant la tête de nouvelles salles de culte, et se chargeant d’organiser les formations en langue arabe et doctrine islamique.

Le Centre islamique Ibn Khaldoun à Marseille est dirigé par l’ancien responsable de l’UOIF dans la région, Moshen N’Gazou, né en Tunisie et ayant obtenu la nationalité française. Un gros travail a été entrepris par l’homme pour créer un collège-lycée juxtaposé à la mosquée, conférant un gage de sérieux à l’institution, de même qu’il existe un institut pour adultes. Un succès pour le collège, qui a ouvert une deuxième classe de sixième à la rentrée 2017, et qui est passé sous contrat avec l’état en 2016. Les résultats du Bac de la même année sont plus mitigés, avec 75% de réussite en filière scientifique. En juin 2016, le cheikh saoudien Abou Bakr Shatiri est venu donner une conférence dans la mosquée, marquant la proximité de l’institution avec l’islam wahhabitte. Les collégiens ont de nombreuses heures de cours d’islam, et même les pièces de théâtre jouées par les élèves au gala de fin d’année sont tirées de l’histoire de l’Islam. Un voyage de fin d’année en 2017 à Londres a été l’occasion pour les élèves de visiter le département d’histoire de l’islam du British Museum, et la mosquée de Regent Park, financée par l’Arabie Saoudite. L’environnement de la mosquée s’est radicalisé, avec le port de tenues islamistes comme le niqab ou le jilbab.

Une nouvelle mosquée sise dans le 15ème arrondissement de Marseille, nommée Al-Insaf, située dans des locaux loués à une SCI, a démarré ses activités en relation étroite avec Moshen N’Gazou. Cependant, aucun des travaux ou aménagements effectués n’a fait l’objet d’une quelconque autorisation. En effet, seul un permis de construire datant de 2003 autorisait la réhabilitation et la transformation de cet immeuble d’activités industrielles en bureaux. Et en 2004, lorsqu’un nouveau permis fut déposé pour transformer l’immeuble en logements, il  fut rejeté par les services de l’urbanisme de la ville de Marseille. L’association Al-Insaf est dirigée par la famille Trisgati, dont le père Abderrahim est de nationalité marocaine. L’imâm du vendredi, un certain Belmoktar, est lui un algérien de 40 ans. Pourtant, cette association n’a pas été prévue pour mener des activités religieuses, car fondée sur la loi de 1901, et dont l’objet est de promouvoir l’action sociale et le rapprochement socio-culturel. Aussi, les locaux loués servent d’atelier de menuiserie à Abderrahim Trisgati ! L’association multiplie les activités : soutien scolaire, cours d’islam, lieu de culte, aide aux démunis : la stratégie classique des Frères Musulmans. Un projet ambitieux d’école primaire avec six salles de classe est en préparation, ce qui complèterait l’offre de l’école Ibn Khaldoun, permettant de scolariser les enfants du primaire jusqu’au lycée. Pour l’instant, à l’heure où ces lignes sont écrites (août 2017), l’établissement n’est pas habilité à recevoir du public et fonctionne donc en marge des règles de l’urbanisme.

Les mosquées salafistes de Marseille 

Lorsqu’on se penche en détail sur les nombreuses mosquées salafistes de Marseille, dix recensées, ce qui frappe est l’origine des directions, étant algériennes ou égyptiennes, et ayant parfois obtenus la naturalisation française malgré leur radicalité islamique.

Dans notre  ouvrage, Mosquées Radicales (éditions DMM, 2016), nous avions exposé la nature salafiste de la plus grande mosquée de Marseille, Al-Islah, mettant en ligne les ouvrages de base du wahhabisme appelant au djihâd armé et précisant que « Allah a rendu obligatoire la haine envers les mécréants et le fait de les considérer comme ennemis » (Salâh Al Fawzan, Alliance et désaveu en islam, téléchargé en octobre 2015 sur le site http://mosquée-islah.net). Cette mosquée qui rassemble mille fidèles le vendredi est dirigée par un quartette d’algériens, président, vice-président, délégué et imâm étant tous nés en Algérie avant l’indépendance de 1962.

La mosquée Sunna de Abdel-Hadi Doudi est la plus influente en PACA, avec tout un réseau de mosquées dans la région dont les imâms sont adoubés par cet imâm charismatique. Le site islamiste Islam et Info présente le profil de Doudi, étrangement toléré chez nous : « Le prédicateur de tendance “salafiste”, lui même insiste pour avoir ce qualificatif, est l’un des pionniers du salafisme en France. Passé par l’Université de Médine (Arabie Saoudite), la prison en Algérie, le FIS (Front Islamique du Salut) du belliqueux Ali Beljhadj, il aurait émigré vers la France dans les années 90. » source

La mosquée Al Quods de La Recolette, fréquentée par des salafistes, est dirigée aussi par des maghrébins, algériens (président et secrétaire) et tunisiens (vice-président), dont la présence en France est loin d’être justifiée. L’imâm qu’ils ont choisi pour officier est un salafiste égyptien, Mohamed El Sheimy, dont la présence chez nous n’est due qu’au laxisme de l’Intérieur. 

La mosquée Al Imam de la rue Hoche, fréquentée par 300 fidèles aux tenues salafistes, est elle dirigée par trois tunisiens qui occupent les postes de président, secrétaire et trésorier.

Celle des Bleuets logée dans le centre commercial Saint-Paul regroupe 900 fidèles, majoritairement salafistes. La mosquée de Consolat de la « zone de sécurité prioritaire » de Saint-Paul, fréquentée par 300 fidèles le vendredi, n’a pas respecté son arrêté de fermeture notifiée pourtant depuis juin 2016. La raison ? Son imâm, un quadragénaire algérien,  Mouammar Fedj,  a proféré « des discours antirépublicains » note le renseignement territorial. Là aussi, comment tolérer un imâm étranger sur notre sol pourtant identifié comme radical ?

Autre mosquée dans le collimateur de la police encore ouverte, et ce malgré le non respect des règles régissant les ERP, la mosquée Air Bel du 11ème arrondissement. Son président est un égyptien, Abdelkader Hamel, dont on se demande la valeur ajoutée pour la société française. D’autant que des prêches antirépublicains ont été enregistré par les services, et que sa radicalité est détectée dès 2008. Fréquentée par les salafistes, le quartier  dans lequel rayonne cette mosquée étrangère est appelé « La petite Kaboul » de par le nombre d’habitants portant le niqab pour les femmes et les tenues afghanes pour les hommes.

Le public de trois autres mosquées marseillaises s’est radicalisé dans la manière de se vêtir, notamment à la mosquée Rabi Ibn Baz Umayar Al Madkhali dont l’imâm, Salim Hacem Blidi, a été naturalisé français (né en Algérie en 1972). Les mosquées « Les jardins de la Paix » et As-Sunna (dont l’imâm Doudi est algérien), ont vu des niqabs -pourtant prohibés- fleurir à leurs abords, les hommes eux, portent kami et djellaba. Concernant la mosquée des « Jardins de la Paix », sa création récente a été permise par la mairie des 11 et 12 ème arrondissements, qui lui loue un local municipal depuis septembre 2014. Le maire de secteur, Valérie Boyer, suscite la colère des riverains pour la « convention de mutualisation » qui a permis cette mise à disposition de local municipal. Autre mosquée récente fréquentée par des salafistes, la mosquée Al Badr, qui est propriétaire de ses locaux depuis 2016. Cette dernière est également dirigée par des ressortissants algériens nés dans ce pays après l’indépendance de 1962.

Pour connaitre la situation au niveau national, lire l’enquête Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM, 2016)

Observatoire de l’islamisation, 2 octobre 2017.

Comment les saoudiens arrosent les mosquées savoyardes

Courchevel, station prisée des émirs du Golfe.

Depuis la fin des années 2000, les politiques jurent qu’ils vont enfin s’atteler à combattre la diffusion du salafisme en France. Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, tous les ministres de l’Intérieur vous le promettent : il es urgent de faire émerger un « islam de France » et de lutter contre l’islamisme radical.

Pourtant, des délégations saoudiennes viennent chaque année avec des valises de billets arroser les mosquées françaises, qui en retour, on le comprend, ne sauraient émettre la moindre critique quant au wahhabisme saoudien, dont les savants officiels ont nourris les lectures des islamistes comme Larossi Abballa, le djihadiste de Magnanville. 

Voilà comment ça fonctionne: un homme de confiance du Prince Ben Salman, connu sous le diminutif de « Monsieur Omar » s’installe pendant deux mois à Courchevel (c’est plus sympa) avec toute une équipe du royaume islamiste de mi mars à mi mai.

Il leur suffit de descendre à Moûtiers à la mosquée de l’avenue de Belleville (eh oui, Moûtiers compte deux mosquées déjà), chaque vendredi, y rencontrer les responsables musulmans de toute la région qui y défilent afin d’exposer leurs besoins financiers. L’ancien président des imams de l’Isère, l’algérien Mohamed L., fait office de facilitateur entre les directeurs de mosquées qu’il connait et la délégation saoudienne. Aussi, nous avons un responsable de la très officielle Union des Musulmans de France (UMF) présidée par Mohammed Moussaoui (qui a dirigé le CFCM), qui accompagne la délégations dans les villes savoyardes. C’est ainsi que la salle de prière Annour des salafistes de Chambéry peut être agrandie, suite à la visite chaque année des émissaires saoudiens, qui vérifient si leur obole a bien servi au projet présenté antérieurement. Autre mosquée de Chambéry à bénéficier de ces largesses, la mosquée Tawba de tendance frériste. Evidemment, la mosquée chambérienne de l’UMF en profite aussi ! Trois mosquées rien qu’à Chambéry, ville de droite. Dans les autres villes (que beaucoup de français imaginent à tort préservées) savoyardes, la même délégation wahhabite est passée avec son arrosoir en forme de mallette : Aix-les-Bains, Montmélian, où faute de projet d’agrandissement ficelé les bailleurs de fonds n’ont rien donné cette année. Mais ils pourront retenter leur chance lors de la saison 2018 à Courchevel, station connue pour ses « escortes », boites de nuits, et remontées mécaniques impeccables. 

Observatoire de l’islamisation, 20 septembre 2017.

Raismes: le rectorat autorise l’ouverture d’un collège émanant de la mosquée UOIF

Déclarée en Sous-préfecture de Valenciennes le 25 septembre 2015, l’association Mine de Savoirs (page Facebook)  a pour objectif la création et la gestion de tous établissements scolaires, primaires et secondaires. Cette association est présidée par M. Makhlouf Boutahar, professeur de mathématiques et secrétaire adjoint de l’Association Cultuelle Musulmane de Raismes (A.C.R.M) gestionnaire de la mosquée de Raismes affiliée à l’Union des Organisations islamiques de France.

Dans le cadre de la 33ème Rencontre Annuelle des Musulmans de France (R.A.M.F) qui s’est tenue du 13 au 16 mai 2016 au salon du BOURGET (93), évènement de l’UOIF, l’association Mine de Savoirs avait un stand pour présenter son projet. Nous avions réalisé un reportage sur place démontrant que les stands du RAMF regorgent de livres appelant au jihâd offensif et à tuer homosexuels et apostats. L’école avait récolté 4000 euros, et avait bénéficié d’un emplacement grâce à l’entregent de Hassan Iquioussen, prédicateur de l’UOIF aux prêches louant le jihâd et le califat (retranscriptions détaillées de ses conférences dans l’enquête Mosquées Radicales, éditions DMM).

Le maire de Raismes s’offusque que le rectorat ait permis cette ouverture pour la rentrée 2017, voir l’article de La Voix du Nord de samedi dernier :

Le magazine de l’EI pousse à réaliser des enlèvements en Europe

Après les mystérieux enlèvements de Maëlys et de Laurent Gross, capitaine de l’armée (toujours bien évalué et équilibré psychiquement) et disparu depuis le 1er août, on ne peut écarter l’hypothèse d’enlèvements à caractère islamiste. La dernière livraison de l’été (n° 11) de Rumiya, magazine de propagande de l’État Islamique (EI) qui appelle à la guérilla urbaine dans tout l’Occident. En voici des extraits: Lire la suite

Le laxisme coupable des gouvernements catalans et espagnols

L’imâm Abdelbaki Es Satty, mort dans l’explosion d’Alcanar était de nationalité marocaine et ne cachait pas son affiliation au salafisme le plus strict. Il est entré dans ses fonctions d’imâm à Ripoll dès sa sortie de prison où il séjourna entre 2010 et 2015 pour trafic de hashisch. Avant son séjour en prison, il fréquentait au début des années 2000 une cellule islamiste en Catalogne qui recrutait des candidats au djihad pour les théâtres afghans et irakiens. Ses liens avec l’imâm Mrabet de la mosquée Al Furkan arrêté en 2005 lors de « l’opération Chacal », coup de filet anti djihadistes, étaient connus.

Ce qui frappe, est qu’un tel personnage ne soit pas renvoyé au Maroc après avoir purgé sa peine. L’Espagne conserve ses délinquants étrangers, qui plus est islamistes, après leur sortie de prison. Comme en France, il est vrai, la « double peine » ayant été largement amendée au bénéfice des délinquants lors du passage de Nicolas Sarkozy à l’Intérieur.

Le laxisme en Espagne confine au suicide civilisationnel : en avril 2016, le cheikh saoudien Saleh El-Maghamsi vint trois jours visiter des mosquées catalanes, et put s’exprimer devant des auditoires importants, jusqu’à 600 personnes à Cornell (info El Pais). El-Maghamsi, malgré s’être illustré sur Qatar TV en 2011 en expliquant que « aux yeux d’Allah, Ossama Ben Laden est mort avec les honneurs et la sainteté réservés aux musulmans », a pu obtenir un visa de séjour pour prêcher ! La police qui le suivit pour écouter ses prêches considéra qu’il ne prononça aucun propos tombant sous le coup de la loi. Un peu comme si Himmler était accueilli en France en 1938 pour faire la promotion du nazisme, mais sans déraper pour prêcher sans encombre.

Le nombre de mosquées salafistes rien qu’en Catalogne est passé de 36 en 2006, à 79 dix ans plus tard. 5% du million de musulman de la région serait salafiste selon une estimation des Mossos d’Esquadra, la police catalane. Les autorités espagnoles considèrent cette tendance comme tolérable, mais l’erreur d’appréciation tourne à la négligence coupable lorsque des cheikhs pro Ben Laden sont autorisés à séjourner, de même que des imâms salafistes condamnés pour trafics de drogue.

Le sang des écrasés de La Rambla est largement du aux autorités espagnoles et catalanes qui ont permis à Es Satty d’embobiner une dizaine de jeunes à lui tout seul. L’ extrême laxisme, on l’a vu en France, est le facteur de risque le plus élevé conduisant au terrorisme. Les extrémistes les plus dangereux, hors islamistes, ne sont pas à chercher du côté des nationaux-conservateurs, mais du côté des bien-pensants d’un Système politico-médiatique à bout de souffle.

Sur le même sujet lire :  Attaques de l’EI: Gilles Képel s’interroge sur les « mauvaises appréciations tragiques » des magistrats

Observatoire de l’islamisation, 22 août 2017.

Le magma islamiste atteint la cote d’alerte à Reims : 3 mosquées radicales.

La grande mosquée frériste

Reims, ville moyenne de 185000 habitants, héberge une grande mosquée UOIF, dont nous avons précisé le profil inquiétant dans notre enquête Mosquées Radicales (éditions DMM, 2016) fréquentée par 1000 fidèles chaque vendredi. Sa direction est composée de marocains ayant obtenu la nationalité française malgré leur adhésion aux thèses des Frères Musulmans (président, vice-président, secrétaire et imâm), illustrant l’urgence de déchoir de notre nationalité des milliers de musulmans radicaux. Hani Ramadan était venu y prêcher en mai 2015, lui qui devrait être pourtant interdit de séjour chez nous pour avoir osé dire : « Le monde musulman est en ébullition. Cette force peut et doit être orientée vers un Etat islamique, un Etat appliquant le Coran et la Sunna.(…) Les musulmans ne retrouveront jamais leur bonheur perdu s’ils ne reviennent pas au jihad et ne cherchent pas à établir un Etat Islamique » (Hani Ramadan, Sermons du vendredi rappels et exhortations, éditions Tawid, 2011, page 465.)

Plusieurs étrangers fréquentant cette mosquée (financée par le Koweit, bailleur de fond du djihadisme) sont surveillés par nos services de renseignement. Le maire LR Arnaud Robinet avait approuvé cette mosquée et avait même été photographié visitant amicalement son chantier avant l’inauguration.

La petite mosquée frériste

L’Association de l’Institut Islamique et Culturel Rémois (A.I.I.C.R) gère la salle qui est appelée « la petite mosquée » dans le quartier Croix-rouge, fréquentée par une centaine de fidèles. Son président est un marocain naturalisé français. Son imâm Abdul Hamid A., est de nationalité syrienne, connu pour être Frère Musulman. Pourquoi est-il toléré chez nous ? Il est le responsable local de l’ONG musulmane « Syria Charity » et réalise des collectes en partenariat avec la grande mosquée de l’UOIF. Cette salle de prière -illégale- a été fréquentée par Saïd Kouachi, et encore par deux libyens connus pour leur radicalisation. Des incidents en milieu scolaire et dans les administrations ont été provoqués par ses fidèles, mais le préfet de la Marne ne s’oppose pas à son ouverture. Une école coranique s’y loge tous les samedis de 14h à 16h, une vingtaine d’enfants âgés de 6 à 12 ans y recevant des cours d’arabe et d’islam. La relève est assurée. Plusieurs fidèles fréquentent maintenant la nouvelle mosquée salafiste Al Fajr, attirés par sa radicalité encore plus poussée.

La mosquée salafiste en pleine progression

La salle de prière Al Fajr connaît elle un essor certain depuis deux ans, fréquentée par 350 personnes en temps normal et 500 lors des fêtes islamiques, avec des dizaines de personnes priant à l’extérieur. Une dizaine de femmes sont en niqab, gantées, alors que cette tenue est normalement interdite. L’imâm, Zine Eddine .R, est un algérien dont le certificat de résidence court jusqu’en décembre 2018. Il est probable que son titre de séjour soit renouvelé étant donné le laxisme du gouvernement Philippe. Le président, Djillali B., est aussi algérien, tout comme le vice-président qui a été naturalisé français en 2015. Quant au trésorier, il est sénégalais. Tout ce petit monde est toléré sur notre territoire, alors qu’en novembre 2016 ils ont invité un islamiste takfiriste très surveillé, Abu Imran, de son vrai nom Fouad Belkacem, d’origine belge, considéré comme le leader et le porte-parole d’un groupe extrémiste appelé « Sharia 4 Belgium », dont le but est l’instauration de la charia en Belgique. Belkacem est connu pour sa proximité avec Mohammad Al-Maqdisî (de son vrai nom ‘Isâm Al-Barqâwî), jihadiste salafiste jordano-palestinien et takfirî notoire qui a purgé plusieurs peines de prison en Jordanie pour son idéologie extrémiste.

Belkacem est inscrit au Fichier de traitement des Signalements pour la Prévention de la Radicalisation à caractère Terroriste (FSPRT). Des cours d’arabe et d’islam sont dispensés aux enfants, les mercredis de 14h00 à 15h30, les samedis de 11h00 à 13h00 et les dimanches de 14h à 15h30, par une femme de nationalité algérienne.

Au moins douze fidèles de cette mosquée sont fichés S, dont un marocain. Un jeune libyen qui fréquente Al Fajr s’illustra en 2012 dans son collège lors de la minute de silence en hommage aux victimes de Mohamed Merah, il avait déclaré : « les Juifs qu’ils crament ».

Il convient de préciser que la mosquée Al Fajr fait partie de la fédération de la Grande Mosquée de Paris, présentée par les médias comme étant l’islam tranquille « du juste milieu », de l’affable Dalil Boubaker.

Deux fidèles tchétchènes d’Al Fajr, de nationalité russe, se sont récemment illustrés par une attitude agressive lors d’une formation financée par Pôle-Emploi en avril 2017. Ibrahim B. et Malik S., non contents d’être tolérés sur notre sol et d’être pris en charge dans une formation en langue française, ont réclamé une salle de prière dans l’établissement public GRETA. Suite aux remarques du personnel rappelant à Ibrahim qu’il ne convenait pas de prier dans les lieux, son compère Malik a traité les membres du personnel de « fils et fille de pute » et les a menacé de « leur casser la tête ». Ces deux islamistes étrangers sont tolérés comme des dizaines d’autres dans la ville de Reims, les pouvoirs publics étant à la fois laxistes et débordés par le phénomène.

Les années à venir annoncent une progression continue de la mouvance islamiste à Reims, dopée par les flux migratoires couplées aux nombreuses naturalisations.

Pour en savoir plus sur la grande mosquée radicale de Reims et des autres grandes villes nationales, lire Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM, 2016), 320 pages.

La 19ème mosquée des Vosges sera salafiste

Copie d’écran d’un prêche du cheikh saoudien  Sulayman Ar Ruhayli (université de Médine) diffusé par l’association portant un projet de mosquée à Golbey. Ce fanatique prohibe toute photo d’être vivant par exemple.

Lu dans Vosges Matin du 11 août (extrait) :

« L’association du savoir de la ville de Golbey » a été créée en mai dernier. À la mi-juillet, cette association a ouvert une page publique via Facebook annonçant son projet : « L’ouverture de la première mosquée de la ville de Golbey ». Et en même temps, elle a sollicité la Oumma (la communauté des musulmans, NDLR) en mettant en ligne une cagnotte dans le but de récolter 10 000 € avant le 20 août. Pourquoi ? Cette somme doit servir à financer « la caution et les frais de notaire pour la location d’un local, la mise en conformité du bâtiment, l’achat du matériel pour les classes des enfants. » Aujourd’hui, l’association a pu recueillir 4 385 €. Encore loin de la somme espérée(…) ce projet d’ouverture de mosquée – ce qui en ferait la 19e  dans le département – a l’air sensible et bien compliqué à tel point que le président de la fédération des musulmans des Vosges, Abdallah Ettouji, ne souhaite pas s’exprimer sur le sujet, se contentant d’un « Ils ne sont sans doute pas d’accord avec les autres mosquées du secteur, c’est certainement la raison pour laquelle ils veulent en ouvrir une autre. » Le chargé de communication de la grande mosquée d’Épinal n’est guère plus loquace, justifiant son silence par l’absence des autres membres du bureau. Lire la suite

Mosquée salafiste fermée de Lagny : une tente est tolérée (Vidéo LCI)

Lire tous nos articles sur cette mosquée pour comprendre sa dangerosité.

Le maire LR d’Évreux ne s’oppose pas à la construction de la grande mosquée salafiste

Agrandir le plan et en savoir plus ici

Rappel de l’historique :

Lu dans Paris-Normandie du 22 février 2012 :

« POLITIQUE. Moment fort lundi soir au conseil municipal qui a désigné un terrain mis à la disposition de la communauté musulmane pour y implanter un lieu de culte.

Ils sont passés à l’acte. A une large majorité, les conseillers municipaux ont tranché sur le dossier de la future mosquée d’Evreux en désignant un terrain appartenant à la Ville, pour que la communauté musulmane puisse y implanter un lieu de culte. Mais uniquement dédié à la pratique cultuelle.
Cette mosquée pourra voir le jour le long du boulevard du 14-Juillet, sur le parking situé en face des terrains de tennis de La Madeleine.« lire l’article de Paris Normandie

Lu dans ActuFR du 15 avril 2015

Le maire d’Évreux (Eure), Guy Lefrand a fait savoir, lundi 13 avril 2015, qu’il ne s’opposera pas à la mosquée. Mais il regrette les conflits au sein des associations musulmanes. Lire l’article 

La Grande mosquée :

L’édifice religieux s’étendra sur une surface de 1.400 mètres carrés, pour une hauteur estimée entre 10 et 12 mètres. Au delà de la partie culte, un espace culturel equipé d’une bibliothèque et des salles d’enseignement seront disponibles. Le bâtiment pourra accueillir plus de 1.400 fidèles. Voir le reportage de France 3 : 10 salles de cours et 3 salles de prières (Actu.fr)

Dirigée par un salafiste, des fidèles se plaignent :

Rachid Ayouchede nationalité algérienne et sans profession, est le président de l’ « Union Cultuelle Musulmane d’Evreux », association qui porte le projet de construction de la « grande mosquée » d’Evreux. Imam, il se déclare ouvertement salafiste et s’habille ostensiblement comme un membre de cette mouvance, tout en disant respecter les principes de la république française.

Il organise fréquemment des rendez-vous avec les religieux salafistes des départements limitrophes sur le site de la future mosquée, notamment lors des dernières fêtes islamiques. La présence de ces personnes suscite l’inquiétude de certains fidèles. Depuis son arrivée à la tête de l’UCME,  Mme Zohra.H, par le passé ex vice-présidente de cette association et présidente de l’association de femmes « EL WAFFA » a pris la décision de quitter cette entité, reprochant à Ayouche sa condescendance envers les femmes. A terme, le bureau de l’UCME pourrait écarter son président, mais en attendant, le maire élu sous l’étiquette UMP-UDI, Guy Lefrand, avec le soutien de Bruno Lemaire, soutient ce projet de mosquée. Concernant  l’implication de la mairie, Mohamed Derrar, adjoint au maire d’Évreux en charge de la jeunesse, de l’animation des quartiers et des cultures urbaines, était présent à la journée de collecte de fond pour la construction, le 11 mars 2017. D’ailleurs, lors de ce « diner de Gala », les femmes devaient entrer par une porte séparée, et étaient regroupées dans une pièce séparée par un rideau.

Il est intéressant de savoir que le parti Les Républicains donne un blanc-seing aux salafistes étrangers construisant des grandes mosquées sur notre sol, qui plus est sur des terrains municipaux. Cette attitude de collaboration est largement répandue comme l’a démontré l’enquête Ces maires qui courtisent l’islamisme (Tatamis, 2015). 

Observatoire de l’islamisation, 4 août 2017.

Lisieux : la mosquée prend une coloration salafiste

Jusque là, la mosquée de Lisieux n’avait pas fait parler d’elle. Le président de l’association qui la dirige, Adil Azmi, a bien une soeur qui a tenté de partir en Syrie, arrêtée pour cela par les services français en octobre 2016, mais qui n’a pas un mouton noir dans sa famille ? Voilà que monsieur Azmi a appelé à ses côtés une figure du salafisme en Normandie, Karim Khallout, afin de mettre sur pied une école de langue arabe pour enfants. Ce dernier donne dorénavant des cours aux adultes, et a fait recruter un tunisien, Amor Binous, venu en France à la faveur d’un mariage avec une française d’origine maghrébine (ils seraient séparés aux dernières nouvelles), afin de dispenser ces cours. L’affluence grandissante nécessite d’étoffer l’équipe. Une autre recrue gravitant dans la sphère salafiste du Calvados. 

Ouest-France nous avait gratifié d’un article sympathique sur le ramadan vécu à la mosquée de Lisieux. Traiteront-ils avec autant d’enthousiasme la radicalisation de cette mosquée, une des 7 mosquées radicales recensées en Normandie par nos services ?