Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme

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Mouvements islamistes

Le responsable de l’enseignement de l’UOIF: « On doit travailler secrètement jusqu’à la mise en place du projet entier »

– Makhlouf Mameche, directeur adjoint du Lycée Averroès (financé par l’état), vice-président de l’Union des organisations islamiques de France en charge de l’enseignement privé, donne souvent des conférences à la mosquée de Lille. Extraits :

Voilà comment le Prophète a planifié, dans un secret total, son plan d’action, son projet, son programme. On doit travailler secrètement, jusqu’à ce qu’on mette en place le projet entier.

Quand on est en état de faiblesse, il faut attendre un peu. Il faut acquérir la force pour pouvoir réagir. En tant que communauté musulmane de France, nous devrons travailler en douceur, sans crier au loup. Nous devons multiplier nos actions sans faire trop de bruit.

Sermons complets:
23 novembre 2012: https://www.youtube.com/watch?v=skJGd0kQbq8
30 novembre 2012: https://www.youtube.com/watch?v=N3AEvsc4EmA

Plusieurs membres de l’Etat islamique arrêtés dimanche en Espagne et en Allemagne

Allemagne : Selon le site d’informations Spiegel Online, l’un des hommes arrêté dimanche près de Mayence est soupçonné d’être un commandant de haut rang de l’organisation Etat islamique. Agé de 32 ans, il aurait combattu avec l’EI à Daïr az Zour dans l’est de la Syrie avant de partir pour la Turquie et d’arriver en Allemagne l’automne dernier.

Jeudi dernier, la police allemande a effectué plusieurs opérations à Berlin et dans le nord de l’Allemagne et interpellé deux hommes accusés de liens avec des membres de l’EI et d’un projet d’attentat dans la capitale allemande.

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Opération de police dimanche à Alicante voir la vidéo

Espagne : La police a arrêté dimanche sept personnes, cinq Espagnols d’origine syrienne, jordanienne et marocaine, un Syrien et un Marocain, pour leurs liens avec Al-Qaïda et Daesh. Ils auraient notamment envoyé à ces organisations jihadistes du matériel militaire, de l’argent, des équipements électroniques et de transmission, des armes à feu et de quoi fabriquer des explosifs, a-t-elle précisé. Ceci, sous couvert d’aide humanitaire.

Les interpellations ont eu lieu à Valence, à Alicante et dans l’enclave espagnole de Ceuta, au Maroc. Elles ont été menées dans le cadre d’une vaste enquête menée depuis 2014 en Espagne sur la structure à l‘étranger des mouvements terroristes de nature islamiste.

La Grande Mosquée de Paris renforce son partenariat avec les radicaux de l’UOIF

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Encore un coup de canif dans la distinction artificielle entre islam et islamisme. Le rapprochement entre les Frères Musulmans de l’UOIF (300 mosquées) et la fédération algérienne de Dalil Boubakeur (700 mosquées) va encore se poursuivre lors d’un « congrès national des musulmans » qui aura lieu en mars, après un colloque parisien en février. Le président de la Grande Mosquée de Paris est un habitué des congrès de l’UOIF où sont invités des « savants » qui prescrivent le meurtre des apostats, homosexuels, juifs. et qui veulent conquérir l’Europe (Qaradawi, Suwaidan). Voir notre reportage au congrès 2014 où de nombreux livres ordonnant le jihâd offensif étaient en tête de gondole. 

Nous observons de près les convergences entre ces deux organisations depuis le milieu des années 2000.

Dans un entretien avec le site Oumma.com en juillet 2012, Dalil Boubakeur  prit la défense de l’UOIF quand six de ses conférenciers, des cheikhs saoudiens et égyptiens, furent interdits de séjour pour de nombreux appels au meurtre :

« Oumma.com: Faut-il comprendre que vous allez vous rapprocher de l’UOIF ?

D. Boubakeur: Je me rapproche de ceux qui travaillent. Le fait que l’UOIF a été la première composante à quitter le CFCM, à exprimer son désaccord, pour d’autres raisons que les nôtres, nous rapproche indéniablement. L’UOIF compte des cheikhs internationaux en son sein, je ne jette pas la pierre comme cela a été fait durant le congrès du Bourget, même si cela fait peur à une certaine presse ou à la classe politique, je n’ai rien vu d’illégal à cela.(…) L’UOIF est composé de musulmans très rigoureux pour lesquels j’éprouve respect et fraternité »

Pour ceux qui ont lu notre ouvrage L’islamisation de la France paru en 2006, ils ne seront pas surpris, car Boubakeur avait déjà exprimé son amitié pour l’UOIF. Le 26 mars 2005 au Bourget, il était aux côtés du président de l’UOIF Lhaj Thami Breze et fit cause commune avec les radicaux:

« Notre vieille amitié, c’est une amitié d’une décennie[…] nous voulons taire nos différences ou nos divergences de points de vue pour voir l’essentiel, l’essentiel. L’essentiel nous l’avons dit c’est la réussite de la communauté musulmane dans son insertion harmonieuse, sereine, dans la société française »

– Un journaliste pose la question : « mais il en reste des divergences ? »

– Boubakeur : « heu écoutez, des divergences non, nous avons été très francs, vous savez on a jamais caché nos divergences quand il y en a eu nous l’avons dit à un moment donné pour la constitution du CFCM, nous n’avons pas été tout à fait d’accord, et pendant le parcours de la consultation forcément il y a eut des moments mais là récemment avec la fondation nous avons vu que nos convergences sont vraiment trop fortes , sont vraiment importantes, donc nous allons inch’Allah aujourd’hui poser la pierre à partir de laquelle nous allons construire la confiance et le dialogue qui nous manquait vraiment […]  Nos différences de visions ne doivent pas nous diviser, car nos objectifs sont tous convergents, seules nos méthodes peuvent différer. »

Dans son Guide de l’étudiant pour apprentis imâms, la Grande Mosquée de Paris cite en référence bibliographique le cheikh Yusuf al Qaradawi proche du Hamas et pro hitlérien (« la Shoa est un châtiment divin« ) et un manuel de charia  (Risâla de Qaraywani) appelant à tuer ceux qui insultent le « prophète » et les homosexuels. Voilà l’islam « modéré » que nous vendent les responsables politiques et les éditorialistes.

Il est temps de fermer administrativement les mosquées de ces deux fédérations et de raccompagner poliment dans leurs pays leurs imâms étrangers.

Observatoire de l’islamisation, février 2016.

L’UOIF invite encore des conférenciers extrémistes dans un congrès toléré par Cazeneuve

Un ancien de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), Mohamed Louizi, qui vient de faire paraitre un essai passionnant dont nous recommandons la lecture « Pourquoi j’ai quitté les Frères Musulmans » (Michalon, 2016) a dressé le portrait des « savants de l’islam » invités pour le congrès lillois de l’organisation.

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« Le 7 février 2016, l’UOIF invite des personnalités sulfureuses, issues de la frérosphère internationale pour parler du thème des : « Jeunes Musulmans ». Des personnalités invitées se distinguent par des propos et fatwas sectaires, takfiristes, jihadistes, homophobes et antisémites. Certains invités, en tête d’affiche, avaient appelé au jihad armé en Syrie. Décryptage et alerte citoyenne …Lire l’article de Mohamed Louizi sur Mediapart

Un tribunal islamique à Avignon + des cours de coran dans une salle municipale (Paris Match)

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France bleu revient sur le reportage de Paris Match qui consacre  quatre pages sur le quartier de la Reine-Jeanne à Avignon, intitulé « la cité des salafistes ». Sur France Bleu Vaucluse, l’auteur de l’article Djaffer Ait Aoudia explique sa démarche. Et la mairie s’offusque. 

Le journaliste de Paris Match se met en scène pour critiquer le quartier et ses habitants : »Quand j’avance entre les immeubles lépreux » (c’est ainsi que Djaffer Ait Aoudia décrit la Reine-Jeanne, NdlR), je suis sidéré. C’est la cour des miracles islamistes. On est revenu quatorze siècles en arrière. »

Le journaliste affirme aussi l’existence d’un tribunal islamique à Avignon. 

Le reporter compare le quartier avec ce qu’il était dix ans auparavant : le cabinet médical et le kiosque à journaux ont fermé, les salafistes se sont installés dans un garage-mosquée pour lancer leurs tentacules vers le quartier Saint-Jean voisin. Djaffer Ait Aoudia affirme entendre des religieux dire qu’ils n’ont rien à voir avec les rites de l’Occident, mais leur ton change pour parler aux politiques ou à la police :

« Il n’y a pas de sensationnel, il suffit de sortir des remparts pour voir la réalité des quartiers, avec un islamisme. La majorité des quartiers populaires, difficiles, sont aujourd’hui pour la plupart gagnés par les salafistes. En partant de Monclar jusqu’à Montfavet, nous comptons dix mosquées avec sept mosquées dites salafistes. » […]

Le maire adjoint délégué aux quartiers nord Amine El Kathmi est sidéré par cet article. Il a relevé beaucoup d’erreurs et assure que depuis deux ans, la ville investit massivement pour rénover le quartier. […]

Djaffer Ait Aoudia assure qu’il peut prouver la présence de salafistes à Avignon avec d’autres vidéos, notamment celle de cours coraniques dans la salle municipale du château de Saint-Chamand.

« J’en fais la démonstration en images dans la mesure où j’ai filmé des élèves qui disent « nous apprenons le Coran ». Et tout cela se passe à l’intérieur d’une salle municipale. » 

Pour ceux qui découvrent cette situation, lire notre enquête de 320 pages sur la collaboration entre les mairies LR-PS et les islamistes, intitulée Ces Maires qui courtisent l’islamisme :

Des auteurs djihadistes disponibles à la bibliothèque de la mosquée UOIF d’Hérouville-St-Clair (Caen)

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Capture d’écran du 4 janvier 2016.

La Grande Mosquée d’Hérouville Saint-Clair, du réseau UOIF, a été inaugurée en 2012 par la député socialiste Laurence Dumont et le maire Modem Rodolphe Thomas (video) de la ville, qui a cédé le terrain. Elle est la plus grande de Normandie. Depuis, les vocations djihadistes se multiplient dans la ville.  

Ouest-France informait le 29 décembre 2015: « Le djihadiste bas-normand proche d’Al-Quaïda tué en Syrie a été identifié : il s’agit de Reda Layachi, qui a grandi à Hérouville-Saint-Clair, près de Caen. »

Dans la seule ville d’Hérouville-Saint-Clair, début décembre, deux jeunes adultes ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste. Un mineur a également été condamné pour menace de mort et apologie publique d’un acte de terrorisme sur Twitter.

« Hérouville Saint-Clair, c’est comme Lunel, il y a phénomène de contagion que l’on n’arrive pas à cerner », estime Nathalie Goulet présidente de la commission d’enquête de la lutte contre les réseaux djihadistes.

C’est l’Association Islamique et Culturelle du Calvados qui gère le lieu, et son site internet rend compte de ses nombreuses activités. Une école maternelle est intégrée au projet, ainsi qu’une école islamique pour enfants (fillettes voilées dès 6 ans). Pour les plus grands, une « formation en sciences islamiques » permet à l’issu d’un cursus de 2 ans d’obtenir un « certificat d’étude islamique ».

Tout cela ne relèverait que du communautarisme si en plus, la bibliothèque telle que présentée par l’association sur son site officiel (copie d’écran) ne proposait pas les principaux théoriciens de l’islam politique et djihadiste contemporains comme Abu Bakr al Jazairi dont nous avons retranscrit de large extraits de son livre belliqueux La Voie du Musulman, les livres de Yussuf Al-Qaradawî pour qui la Shoa fut un châtiment divin et qui recommande de tuer les apostats. Aussi, le fondateur du parti islamiste pakistanais Jamaat islamiya, Abu Ala Mawdûdi, décédé en 1979, figure à leurs côtés dans la présentation des livres de la bibliothèque.

 Mawdûdi écrivit : « L’islam souhaite détruire tous les Etats et gouvernements de la surface de la terre qui sont opposés au programme et à l’idéologie de l’Islam ». Sa conception de l’Islam a beaucoup influencé les Frères Musulmans, il l’a couché par écrit dans son livre phare Vers une compréhension du Coran : « La vérité est que l’islam n’est pas pareil qu’une ‘religion’, pas plus que les musulmans sont une nation. En réalité l’islam est une idéologie révolutionnaire et un programme qui cherche à changer l’ordre social du monde entier et le reconstruire en conformité avec ses propres principes et idéaux. ’Musulman’ est le nom d’un parti révolutionnaire international organisé par l’islam pour mener à bien son programme révolutionnaire. Et le ‘Jihâd’ se réfère à la lutte révolutionnaire et à un effort extrême pour amener le Parti islamique à réaliser ses objectifs »

Mawdûdi insiste pour proposer aux peuples du monde entier la soumission à l’ordre islamique ou la guerre :

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« Salafistes » : le documentaire en salles le 27 janvier 2016

Le tournage du film « Salafistes » a duré trois ans, de 2012 à 2015, et s’est déroulé dans plusieurs pays africains (Mali, Mauritanie, Tunisie). Les deux réalisateurs ont pu accéder à des lieux très peu médiatisés, notamment les villes de Tombouctou et de Gao lorsqu’elles étaient contrôlées par les djihadistes. Ils décrivent des frontières ténues entre le salafisme quiétiste ou piétiste et le salafisme djihadisme. Même si, tient à signaler Lemine Ould M.Salem « tous (les salafistes) rencontrés ne prônent pas le djihad ».Lire la suite

Qu’est-ce que l’Etat islamique ?

Publié initialement sur StratPol

Se procurer le dernier livre de Frédéric Pichon « Syrie: pourquoi l’occident s’est trompé »

François Hollande soutiendrait un imâm de Marseille favorable à la lapidation, la polygamie, et à la punition de l’apostat.

Lu dans L’Express du 21 janvier 2010 :

Repmed00020« Abdelhadi Doudi, 55 ans, est l’imam de la mosquée Es-Sunna, dans le troisième arrondissement de Marseille. Ancien beau-frère et conseiller religieux de Moustapha Bouyali, qui fut le fondateur, en 1982 du Mouvement islamique armé (MIA) -le premier maquis islamiste en Algérie-  il a été l’un des principaux «importateurs» du salafisme en France, à la fin des années 1980. Tenant un discours radical, mais légaliste, le «cheikh» Doudi a accepté de parler en arabe, via deux interprètes, de sa conception de l’islam. Et du voile intégral. (…) Le musulman ne peut pas se détacher de sa religion. C’est comme un poisson que l’on sort de l’eau: il s’étouffe! Celui qui renie l’islam, normalement, les autorités devraient le punir. Bien sûr, en France, ce n’est pas permis, ce n’est pas possible. »

Sur Atlantico du 21 avril 2013 on lit :

« Autre imam salafiste, Abdel-Hâdi Doudi se montre plus réservé en ce qui concerne la lapidation pour cause d’adultère, du moins en France. Quand je l’interroge sur le sujet, il me répond : « Non, c’est au tribunal islamique à en juger. »

Mon imam phocéen distingue habilement le territoire de l’islam du territoire de l’incroyance : il en connaît certaines lois avec lesquelles il a déjà eu maille à partir. Il estime que le territoire de l’incroyance n’est pas encore assez évolué pour admettre pareil châtiment ! (…)

avec un bon rire gras, il me fait l’éloge de la polygamie, encore interdite en France : « Peut-être qu’un jour les États d’Occident auront compris, et feront une loi pour autoriser la polygamie. »

Le spécialiste de l’islamisme Romain Caillet nous informe à propos de Doudi :

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L’école d’imams de l’UOIF a pris en charge le terroriste Ziyad Abdelali (L’Est-Eclair)

Remise des diplômes à l'école d'imâms des Frères Musulmans de l'IESH, étrangement tolérée par l'Intérieur.

Remise des diplômes à l’école d’imâms des Frères Musulmans de l’IESH, étrangement tolérée par l’Intérieur.

Lu dans L’Est-Eclair du 12 décembre 2015 :

« Il se faisait appeler Rachid dans les années 1990. Lorsqu’il arrive il y a deux ans à la mosquée des Bas-Trévois à Troyes, il se fait appeler l’imam Abdelkrim. Une identité de façade pour un homme qui inspire confiance au président de l’Association du rassemblement des musulmans de l’agglomération troyenne (Armat).

« Il nous a été conseillé par un ami. Ensuite, nous avons su qu’il avait été récemment pris en charge à l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon (Nièvre, NDLR)  », concède Rachid Zejli, directeur de la mosquée. Un établissement qui se charge de former les imams et les chercheurs spécialisés dans les sciences islamiques. (…)

Derrière Abdelkrim l’imam, se cache Abdelilah Ziyad le terroriste. Un islamiste marocain âgé de 57 ans condamné en 1997 devant le tribunal de Paris à huit ans de prison pour « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste », ainsi qu’à une interdiction du territoire français durant dix ans. À l’époque, il est considéré comme le cerveau de l’attentat contre l’hôtel Atlas Asni de Marrakech en août 1994, qui fera deux morts. (…) Il sort de prison en 2001 pour réapparaître quelques années plus tard à Chartres (Eure-et-Loir) où il croise la route d’Omar Ismaïl Mostefaï, l’un des kamikazes du Bataclan. »

Note de l’Observatoire de l’islamisation:

l’Institut européen des sciences humaines (IESH) n’est autre que la plus grande école d’imâms de France, dirigée par l’UOIF, qui possède également une antenne à Saint-Denis, immatriculée à l’Académie de Créteil !

L’UOIF construit les plus grandes mosquées de France avec l’aide des maires de Nantes, Bordeaux, Lille, Mulhouse, Beauvais, Poitiers. Lire notre enquête Ces maires qui courtisent l’islamisme (éditions Tatamis, 2015) pour avoir une vue d’ensemble.

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