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Salafisme

Aix : la mosquée du Calendal pourrait être expulsée de force

Lu dans La Provence du 19 avril 2019 :

Rappel des faits

Après la mise en évidence d’une dérive radicale sous l’impulsion de l’imam vitrollais Charef M’Baret, début 2017 la salle de prière avait été fermée par la préfecture de police au motif d’une « menace pour la sécurité et l’ordre public ». Une mesure levée depuis mai 2018. Mais le bailleur Pays d’Aix Habitat entend tourner la page et récupérer son local. En février, la justice a prononcé l’expulsion de l’association Salam.

À peine un mois après qu’elle a repris ses activités et à quelques jours du début du ramadan (le 5 mai), l’avenir de la salle de prière du Calendal est plus incertain que jamais. Hier, les responsables de l’association qui gère le lieu, désormais baptisée « Salam » (paix en arabe), ont reçu un courrier de la préfecture les avisant que « l’huissier de justice requérant disposera du concours de la force publique pour procéder à (leur) expulsion » s’ils ne libèrent pas le local de Pays d’Aix Habitat qu’ils occupent depuis une vingtaine d’années. En d’autres termes, s’ils ne partent pas d’eux-mêmes, c’est la police qui les y contraindra. Le délai accordé expirait hier.(…)

Ce rebondissement intervient alors que cette mosquée attachée à une pratique rigoriste de l’islam ancrée dans le courant salafiste était en pleine renaissance. Cette semaine, les responsables annonçaient même leur intention de reprendre dès les prochaines semaines les prêches du vendredi (qui accueillaient jadis jusqu’à 300 personnes) tout en mettant en avant les changements opérés pour rompre avec les dérives qui ont abouti à la fermeture de la salle de prière en plein état d’urgence (voir notre édition du 17 février). Des gages qui ne semblent pas convaincre les services de sécurité qui considèrent que le noyau de fidèles attaché à la ligne fondamentaliste est toujours présent et que le risque de radicalisation reste entier. D’où cette volonté d’agir avant que l’association « Salam » ne reprenne de l’envergure. Lire la suite sur La Provence

Marseille : inauguration d’une mosquée pro salafiste par le maire LR Jean-Claude Gaudin

Lu sur Detismed.fr du 10 avril 2019 :

Après quatre années de travaux, La mosquée « Iqra » des Cèdres, édifice religieux
musulman français situé dans le Vallon de Malpassé à Marseille (13e), ouvre ses portes aux fidèles.

C’est l’association « Mosquée des Cèdres », créée en 1984 qui est à l’origine de cette construction. Elle est composée de deux salles de prières, trois salles de cours et une de conférence ainsi que d’un jardinet intérieur. L’architecture du bâtiment est de style contemporain dont l’architecte est Fawzi Chaoui-Boudghène. Ce projet s’inscrit dans une requalification complète du quartier. En effet, depuis octobre 2018, tout le secteur des Cèdres est en cours de réaménagement. Voirie, logements, les chantiers se multiplient aux Cèdres Sud et parachèvent le Projet de Renouvellement Urbain de Malpassé. La Mosquée sera inaugurée par le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, le jeudi 11 avril à 17 heures.
Mosquée des Cèdres au 31, boulevard Bouge – Marseille (13e)

Note de l’Obs-i : Cette mosquée relaie sur ses réseaux sociaux (Facebook et Twitter) les initiatives de Les Musulmans , une plateforme réunissant frères musulmans et salafistes, le site salafiste  Al-Kanz ou la chaine du Qatar AJ+.  Exemple parmi d’autres, la page Facebook invite à assister à une prédication du salafiste Eric Younous, qui est passé par un institut islamique en Arabie Saoudite, fiché S pour cette raison  :

Remise de peine au profit d’un terroriste d’AQMI : libéré deux ans avant ses 8 ans de prison

Lu sur LCI du 11 avril 2019

« Il a été l’une des premières et célèbres figures françaises d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). D’après nos informations, l’ex-djihadiste a été récemment libéré, après avoir passé six ans sous les verrous 

A 64 ans, il fait figure d’ »ancien » dans le paysage islamiste français. Six ans après son interpellation au Mali par les militaires de l’opération Serval, Gilles Le Guen a retrouvé l’air libre. Il est discrètement sorti de la maison d’arrêt de Condé-sur-Sarthe, le 25 février dernier. Bénéficiant de remises de peine, l’ancien djihadiste aura purgé un peu plus de six ans sous les verrous. En mai 2015, le Tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à une peine de huit ans de prison ferme pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Présenté par les surveillants et des responsables de l’administration pénitentiaire comme un détenu « calme et sans problèmes », Gilles Le Guen est désormais soumis un contrôle judiciaire. Aujourd’hui domicilié dans la Manche, l’ancien capitaine de première classe doit « pointer » une fois par jour au commissariat. Contacté par TF1, son avocat n’a pas souhaité faire de commentaires. 

L’activiste musulmane Feïza Ben Mohamed embauchée par Radio France Maghreb

Les radios arabes en France prennent de plus en plus une coloration islamique militante. On se souvient de Tariq Ramadan « grande signature du ramadan » sur Beur FM qui louait ses services de prédicateur il y a quelques années. Radio France Maghreb vient elle d’embaucher Feïza Ben Mohamed, militante de la plateforme frero-salafiste L.E.S Musulmans et du CCIF dont elle relaie chaque semaine les activités sur son compte Twitter, en plus de « retweeter » les comptes salafistes Islam et Infos ou Al Kanz. Celle qui serait journaliste dans l’agence turque Anadolu a pour cible favorite Zineb El Rhazoui dont elle vient de se moquer de l’attaque de son stand au salon du livre de Bruxelles. En décembre dernier elle a pris la défense de lécole primaire irrégulière salafiste fermée à Marseille par le ministère de l’Education Nationale. Il est urgent que le CSA revoit sa politique d’attribution de fréquence à cette radio.

Comment l’Arabie Saoudite influence les eurodéputés Républicains via le cabinet de lobbying MSL Brussels

Lu sur Le Muslim Post (extrait):

C’était le 22 mars 2016. Trois attentats-suicides touchaient l’aéroport de Bruxelles à Zaventem et la station de métro Maelbeek. Au lendemain de cet événement, une commission d’enquête parlementaire avait été mise sur pied. Parmi les principales recommandations des parlementaires, une demande de résiliation de l’accord de 1969 qui octroyait à l’Arabie saoudite la gestion de la grande mosquée de Bruxelles. Depuis deux ans, les discussions entre le royaume et la Belgique sont vives.

Ce rapport a mis en évidence des liens étroits entre terrorisme et wahhabisme. Au grand dam de l’Arabie saoudite qui a décidé de prendre ses précautions en faisant appel à une société de lobbying bruxelloise. L’objectif de cette dernière ? Selon le journal flamand De Morgen, MSL Brussels devait tenter d’améliorer l’image du royaume saoudien et d’effacer les liens entre le terrorisme et l’Arabie saoudite. Lire la suite de cet article où MAM et Dati sont citées.

En complément lire l’article de BFM sur les votes de Michèle Alliot-Marie et Rachida Dati contre la résolution du parlement européen condamnant les violences sexistes en Arabie Saoudite. 

Observatoire de l’islamisation.

Al Qaida au Sahel menace la France dans une nouvelle vidéo

La mosquée salafiste d’Ambérieu-en-Bugey inaugurée par le dircab du Préfet et visitée par le député LR Damien Abad

Le 7 octobre dernier, l’inauguration de la mosquée d’Ambérieu-en-Bugey, monumentale, a été l’occasion pour le directeur de cabinet du préfet de l’Ain de couper le ruban vert mettant fin à des années de travaux.

En juin dernier, le député de l’Ain Les Républicains, Damien Abad, en pleine campagne, avait visité la salle de prière dédiée aux hommes :

En quoi la mosquée est-t-elle salafiste ? Elle publie sur sa page Facebook les Fatwas (avis juridiques) des principaux savants contemporains de l’Arabie Séoudite comme Al-Uthaymine et Bin Baz :Lire la suite

L’interdiction du port du niqab en Algérie suscite une crise entre le gouvernement et les salafistes

Lu sur La Référence du 23 septembre (extrait )

Par Ayat Izz

Le ministère algérien de l’Education et de l’Enseignement a annoncé ces derniers jours l’application de la décision d’interdiction du niqab (voile intégral) dans les écoles et les universités à partir de l’année scolaire en cours. Il a été soutenu dans cela par le ministère des Affaires religieuses et des waqfs (legs pieux), dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et les groupes extrémistes dont les femmes se cachent derrière le niqab.

Cette initiative intervient suite à des ordres du gouvernement algérien donnés aux instances administratives de toutes les écoles, universités et quartiers, d’interdire le port du voile pour les enseignantes, les employées ou les étudiantes, de façon à connaître l’identité de la femme ou de la jeune fille et pour protéger les institutions éducatives contre les diverses formes d’extrémisme religieux.

Des réactions violentes ont alors eu lieu de la part des salafistes, dont la plus notable a émané de Lire la suite sur La Référence

Le nombre de mosquées salafistes grimpe encore en 2018 pour arriver à 152

La Figaro rapporte aujourd’hui que, hors préfecture de police de Paris qui en compte vingt, le nombre de mosquées salafistes en province atteint le nombre de 132. Ce malgré les quelques fermetures de mosquées à Aix-en-Provence, Marseille et Ecquevilly. A titre de comparaison, un rapport consacré au salafisme du SCRT mentionnait 120 mosquées salafistes hors Paris dans un rapport de juin 2016. Ce rapport à l’époque faisait état d’une hausse de 170% du nombre de mosquées de ce courant entre 2010 et 2016. 

Emmanuel Macron a, à plusieurs reprises, annoncé son refus d’interdire le salafisme et les Frères Musulmans en France, se contentant de s’en référer à la justice lorsque des prêches tombent sous le coup de la loi. Mais l’imâm de la Grande Mosquée de Toulouse a beau évoquer un combat à mort contre les juifs en se filmant et diffusant le prêche sur la chaine Youtube de la mosquée, sans que cela n’entraine ni la fermeture de cette base de l’islamisme, ni l’expulsion de l’imâm algérien. 

Belgique : la théorie du djihad armé offensif dans la formation d’imams et profs de religion islamique

RTL Info  du 8 mai 2018:

VIDEO RTL ICI

Notre journaliste Jean-Pierre Martin a pu obtenir un document confidentiel de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) sur la formation des imams et des professeurs de religion islamique en Belgique.

De ce document, il ressort que « l’enseignement de la religion musulmane de la section arabe du centre islamique et culturel de Belgique (CICB) n’est généralement en rien adapté au cadre de référence belge ou européen. Ce contenu s’appuie sur des idées et doctrines salafistes qui incitent au rejet de toute idée différente et des libertés et droits fondamentaux constitutionnels« .

Par ailleurs, l’OCAM insiste sur le fait que « nombre de mosquées et centres islamiques en Belgique disposent toujours dans leurs bibliothèques et dans le cadre de leurs activités de formation de manuels et textes présentant un contenu problématique sur le plan du radicalisme, de la xénophobie et de l’antisémitisme« .

L’OCAM précise toutefois « qu’une génération de jeunes imams et théologiens voit le jour, bien qu’elle soit encore limitée en nombre, qui entend limiter de manière consciente et proactive la religion et l’enseignement religieux dans la pensée contemporaine« .

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