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L’imâm de Torcy expulsé au Maroc, mais sa mosquée salafiste reste ouverte

La mosquée salafiste de Torcy a été épinglée dans l’enquête « Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit« parue en novembre 2016, pour avoir organisé des conférences marquées d’une hostilité envers l’occident. On apprend qu’un de ses imâms est expulsé aujourd’hui, mais malheureusement, cet endroit restera ouvert alors qu’il convient de fermer les mosquées radicales. 

Le Parisien du 28 mars 2018 :

« Mohammed Tlaghi, l’ancien imam suppléant de la mosquée Rahma de Torcy (Seine-et-Marne), a été interpellé ce mercredi matin vers 6 h 30 dans son appartement de Torcy. Selon son avocat Me Gilles Devers, il serait déjà dans l’avion pour Rabat, escorté par les policiers.

Ce ressortissant marocain de 50 ans, père d’un enfant français, est visé par une procédure d’expulsion depuis le 28 décembre dernier. La commission d’expulsion des étrangers avait rendu un avis favorable après l’audience du 20 décembre 2017.

La décision retenait « des prêches tenus en 2016 et 2017 » au cours desquels « les deux imams de la mosquée [avaient] explicitement légitimé le djihad armé en appelant les fidèles à prier pour les djihadistes du monde entier afin de détruire les ennemis de l’Islam en France et dans le monde ». »

La mosquée, installée dans des locaux provisoires avenue Lingenfeld, avait été fermée le 10 avril dernier par le ministère de l’Intérieur car soupçonnée d’être « un lieu de référence influent de la mouvance salafiste ».

Le 19 janvier dernier, elle a été reprise par la Grande mosquée de Paris et un nouvel imam ainsi qu’une nouvelle association ont été installés par le recteur Dalil Boubakeur. 

Une quinzaine de mosquées sous influence du salafiste Doudi dans les Bouches-du-Rhône

La seule enquête sur le sujet disponible ici

Lu dans La Provence du 13 mars 2018 (extrait) :

« Le 8 mars dernier, une commission de magistrats réunie à Marseille s’est déclarée favorable à l’expulsion du très influent imam salafiste algérien El Hadi Doudi, après les multiples appels à la haine de ce dernier dans la mosquée As-Sounna, quartier de la Belle-de-Mai, dont il est président. Une décision extrêmement rare à l’encontre de ce sexagénaire, motivée par « des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre les chrétiens, les Juifs, les chiites, et les personnes adultères ». Ce père de sept enfants appelait aussi fréquemment ses fidèles « à la destruction des mécréants«  et à « prononcer la formule Allah akbar dans les lieux publics pour effrayer les mécréants ». L’impact des prêches haineux de celui qui est arrivé sur le sol français en 1981 et qui vit officiellement du RSA dépasse très largement Marseille intra-muros et son site internet sur lequel il était très suivi.

Dans le dossier qui a servi de « base » aux autorités pour étayer leur décision, une note blanche du renseignement intérieur dresse son cheminement, ses accointances, et son influence sur de nombreuses mosquées. Plus d’une quinzaine se trouvent dans les Bouches-du-Rhône, et Vitrolles figure sur cette liste, avec plusieurs lignes sur les activités de la mosquée salafiste Al-Albani, au Liourat et sa proximité avec Doudi. Le lieu de culte situé dans une arrière-cour a été géré de 2014 à fin 2016 par l’imam autoproclamé Thierry Soeun alias Tair Abou Sany, un de ses jeunes disciples. Cet ancien rappeur du groupe Azyatik reproduisait au Liourat le même schéma que son mentor : prêches « borderline », volonté d’expansion immobilière (stoppé in extremis par la municipalité par un acte de préemption, ce qui n’a pas empêché l’ouverture d’une boutique salafiste au Liourat), et utilisation douteuse des fonds de l’association Al-Albani. Ce qui avait en partie provoqué sa démission fin 2016, tout comme la perquisition à 5h30 du matin survenue le 10 décembre 2015, avec saisie de plusieurs documents.

Des conversations des plus glaçantes au lendemain des attentats de Paris

Cette fameuse note blanche fait également état d’une conversation glaçante entre un responsable d’Al-Albani et un fidèle vitrollais dénommé Othman, natif de Tunisie, le 14 novembre 2015. Soit le lendemain des attentats de Paris. « Dieu les a tué ! », « On leur a brisé le dos, mon frère« , échangent-ils alors. L’influence a minima spirituelle de l’imam Doudi sur le lieu de culte vitrollais ne date pas d’hier. Selon un fidèle du Liourat, « il y prêchait déjà il y a dix ans, de manière moins musclée », avant de partir sous d’autres cieux. Toujours selon les éléments de cette note blanche, rien n’indique que l’impact de Doudi ait disparu en même temps que la démission du zélé Tair Soeun. Un autre proche de ce ponte du courant salafi y aurait prêché occasionnellement. Lire la suite dans La Provence

Ex salafiste, Youssef Souleimane dénonce la violence coranique

Extrait de son interview au Point:

Auteur du « Petit Terroriste » dans lequel il raconte son enfance salafiste, Omar Youssef Souleimane défend la liberté de critiquer la religion. Entretien.

Vos parents ont fait de longues études, cela ne correspond pas vraiment à l’image que l’on se fait du salafisme en France…

En France, le salafisme reste effectivement attaché à des gens qui n’ont pas ou peu de diplômes. Mais les salafistes arabes ont souvent étudié à l’université, car l’islam dit qu’il faut étudier. Ils vivent dans un certain confort et voyagent dans le monde entier…, ce qui ne les empêche d’ailleurs pas de penser qu’il faut frapper les femmes pour plaire à Dieu.

(…) 

Vous dites islam et non pas islamiste. C’est volontaire ?

Totalement, car il faut être très clair : il n’existe pas de différence entre l’islam et les islamistes. Le djihad, les violences, les interdits…, tout cela s’appuie sur des versets du Coran qui disent très clairement qu’il faut faire triompher l’islam jusqu’à la fin du monde.

Comment avez-vous vécu le 11 septembre 2001 en Arabie saoudite ?

Je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais à l’école. Tous les profs ont arrêté leur cours et se sont mis à nous parler des vertus d’Al-Qaïda ! Notre professeur de monothéisme parlait de miracle. Nous avons célébré ce qu’il décrivait comme « la victoire du monde musulman contre l’Amérique ». Nous rêvions tous de djihad !

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Arrivé en 1992 en tant qu’étudiant, l’imâm radical de Torcy va être expulsé

La mosquée de Torcy est épinglée dans l’enquête Mosquées Radicales parue en 2016.

Lu dans Le Parisien du 20 décembre 2017 (extrait):

Mohammed Tlaghi, l’imam suppléant de la mosquée Rahma de Torcy, est visé par une procédure d’expulsion. Considérée comme « un lieu de référence influent de la mouvance salafiste », la mosquée est fermée depuis le 10 avril dernier par le ministère de l’Intérieur.Lire la suite

La mosquée des djihadistes de Sartrouville a réouvert hier suite à la fin de l’état d’urgence

La mosquée salafiste de la cité des Indes à Sartrouville (78), fermée le 3 octobre 2017 par la Préfecture, a pu rouvrir hier, grâce à la fin de l’état d’urgence. Sa fermeture avait suscité des réactions violentes avec de nombreuses nuits d’émeutes rapportées par Le Parisien.

France 3 donnait les raisons de cette brève fermeture :

« Les termes de l’arrêté qualifiant et justifiant la fermeture sont sans équivoque et très sévères :   » la mosquée salle des Indes constitue un lieu de référence influent de la mouvance salafiste, représentant, par les propos qui y sont tenus, par sa fréquentation et par son influence au sein de la communauté musulmane locale, une menace grave pour la sécurité et l’ordre publics« .

Un soutien aux grandes figures du jihadisme

L’ensemble de l’arrêté est de même teneur. Les griefs qui y sont faits à l’égard de la mosquée sont nombreux et graves. La mosquée, dit le texte, est un « foyer ancien de l’islam radical au sein duquel s’est développé un soutien pérenne aux grandes figures du jihadisme comme Oussama Ben Laden. » La préfecture ajoute que « certains fidèles y ont été signalés en 2013 en partance vers la Syrie et que d’autres, y exerçant un prosélytisme exacerbé, ont été mis en examen et incarcérés pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes« .

« Actuellement« , poursuit encore l’arrêté, « la salle de prière demeure le théâtre d’un prosélytisme intense » par « la diffusion par son imam ou par des imams extérieurs, de prêches radicaux, marquant » notamment « leur hostilité aux principes républicains« . Source France 3

Gérard Collomb a confirmé sur RTL le 31 octobre la réouverture progressive de toutes les mosquées fermées ces derniers mois. Les mosquées ne sont fermées que temporairement, le temps de nettoyer les bureaux des associations les gérant de membres trop radicaux. Elles rouvrent dès qu’un nouveau bureau a été présenté au préfet, mais sans évidemment que la tendance salafiste n’en soit remise en cause. Les fidèles sont bien les mêmes.

Gérard Collomb laisse les prédicateurs wahhabites étrangers entrer en France

Lu sur Algérie 1 du 24 septembre 2017 :

La mouvance salafo-wahabbite, qui travaille en profondeur la société algérienne dans les mosquées et dans les quartiers, grâce aux moyens financiers dont elle dispose et les supports de propagande, se concentre désormais sur nos ressortissants en France.

En effet, l’une des têtes pensantes de ce mouvement intégriste, qui reçoit les aides et les programmes de prosélytisme d’Arabie Saoudite, a «opéré» dès mercredi dernier à Roubaix, au nord de la France.

Pendant trois jours, ce théoricien et pratiquant du salafisme, version orthodoxe, a tenté d’attirer les jeunes fidèles parmi la communauté algérienne résidente au nord de la France. Cheikh Abdou Al Khalik Madhi, il s’agit de lui, originaire de Blida, a ainsi animé une longue harangue entre la prière de l’Asr et d’Al Icha.

Ce Cheikh, d’obédience wahabbite, a même prononcé le sermon du vendredi à la mosquée Abou Bakr Essedik de Roubaix. ,

Une large publicité a été faite sur les réseaux sociaux sur l’arrivée d’Algérie de ce «Cheikh» qui s’est entre autres épanché sur le texte «Fadhlou al Islam», du fondateur de ce mouvement rigoriste en Arabie Saoudite,  Mohamed Ben Abdelouahab.

Il faut tout de même noter, pour la petite histoire, que sur les flyers distribués (photo), en langue française, le nom du concepteur du wahabisme, Mohamed Ben Abdelouahab, est écrit en langue arabe, certainement pour ne pas attirer l’attention des autorités françaises.

  Du coup, les salafistes ne se limitent plus à diffuser leur dangereuse idéologie dans les mosquées algériennes dont ils contrôlent une bonne partie, mais vont aussi à l’assaut de nos compatriotes en France dans l’espoir de les «retourner».

« Charlotte ma chère fille convertie au salafisme à 12 ans » (livre)

Présentation de l’éditeur :

Le témoignage de la mère d’une jeune fille convertie à la religion musulmane dès 12 ans et appartenant à la communauté salafiste.

Charlotte a 12 ans lorsque son attrait pour la religion musulmane se manifeste. À mi-chemin entre l’outil de séduction pour reconquérir le cœur d’un garçon aimé, et la quête identitaire de l’adolescence naissante, elle va revêtir un nouvel habit de disciple appliqué.

Issue d’une famille athée, hostile à la démarche religieuse, elle va redoubler d’efforts pour apprendre, puis appliquer, les principes édictés par différentes formes d’islam. Dans sa démarche autonome, elle trouvera rapidement des guides et des repères autour d’elle, au collège puis sur les réseaux sociaux pour finalement être happée par la spirale salafiste piétiste qui va l’entourer de toutes parts. C’est ainsi que Charlotte fera vœu d’une vie de  » salafiyya  » entièrement dévouée à la vocation religieuse salafiste piétiste.

Lau Nova retrace, au travers de son regard de mère, le parcours religieux de Charlotte. Acheter sur Amazon.

Marseille : 12 mosquées salafistes dirigées par des étrangers bienvenus sur notre sol.

EXCLUSIF

La région Paca illustre bien la progression du salafisme, avec des mosquées cadres qui essaiment dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres, en adoubant des imâms prenant la tête de nouvelles salles de culte, et se chargeant d’organiser les formations en langue arabe et doctrine islamique.

Le Centre islamique Ibn Khaldoun à Marseille est dirigé par l’ancien responsable de l’UOIF dans la région, Moshen N’Gazou, né en Tunisie et ayant obtenu la nationalité française. Un gros travail a été entrepris par l’homme pour créer un collège-lycée juxtaposé à la mosquée, conférant un gage de sérieux à l’institution, de même qu’il existe un institut pour adultes. Un succès pour le collège, qui a ouvert une deuxième classe de sixième à la rentrée 2017, et qui est passé sous contrat avec l’état en 2016. Les résultats du Bac de la même année sont plus mitigés, avec 75% de réussite en filière scientifique. En juin 2016, le cheikh saoudien Abou Bakr Shatiri est venu donner une conférence dans la mosquée, marquant la proximité de l’institution avec l’islam wahhabitte. Les collégiens ont de nombreuses heures de cours d’islam, et même les pièces de théâtre jouées par les élèves au gala de fin d’année sont tirées de l’histoire de l’Islam. Un voyage de fin d’année en 2017 à Londres a été l’occasion pour les élèves de visiter le département d’histoire de l’islam du British Museum, et la mosquée de Regent Park, financée par l’Arabie Saoudite. L’environnement de la mosquée s’est radicalisé, avec le port de tenues islamistes comme le niqab ou le jilbab.

Une nouvelle mosquée sise dans le 15ème arrondissement de Marseille, nommée Al-Insaf, située dans des locaux loués à une SCI, a démarré ses activités en relation étroite avec Moshen N’Gazou. Cependant, aucun des travaux ou aménagements effectués n’a fait l’objet d’une quelconque autorisation. En effet, seul un permis de construire datant de 2003 autorisait la réhabilitation et la transformation de cet immeuble d’activités industrielles en bureaux. Et en 2004, lorsqu’un nouveau permis fut déposé pour transformer l’immeuble en logements, il  fut rejeté par les services de l’urbanisme de la ville de Marseille. L’association Al-Insaf est dirigée par la famille Trisgati, dont le père Abderrahim est de nationalité marocaine. L’imâm du vendredi, un certain Belmoktar, est lui un algérien de 40 ans. Pourtant, cette association n’a pas été prévue pour mener des activités religieuses, car fondée sur la loi de 1901, et dont l’objet est de promouvoir l’action sociale et le rapprochement socio-culturel. Aussi, les locaux loués servent d’atelier de menuiserie à Abderrahim Trisgati ! L’association multiplie les activités : soutien scolaire, cours d’islam, lieu de culte, aide aux démunis : la stratégie classique des Frères Musulmans. Un projet ambitieux d’école primaire avec six salles de classe est en préparation, ce qui complèterait l’offre de l’école Ibn Khaldoun, permettant de scolariser les enfants du primaire jusqu’au lycée. Pour l’instant, à l’heure où ces lignes sont écrites (août 2017), l’établissement n’est pas habilité à recevoir du public et fonctionne donc en marge des règles de l’urbanisme.

Les mosquées salafistes de Marseille 

Lorsqu’on se penche en détail sur les nombreuses mosquées salafistes de Marseille, dix recensées, ce qui frappe est l’origine des directions, étant algériennes ou égyptiennes, et ayant parfois obtenus la naturalisation française malgré leur radicalité islamique.

Dans notre  ouvrage, Mosquées Radicales (éditions DMM, 2016), nous avions exposé la nature salafiste de la plus grande mosquée de Marseille, Al-Islah, mettant en ligne les ouvrages de base du wahhabisme appelant au djihâd armé et précisant que « Allah a rendu obligatoire la haine envers les mécréants et le fait de les considérer comme ennemis » (Salâh Al Fawzan, Alliance et désaveu en islam, téléchargé en octobre 2015 sur le site http://mosquée-islah.net). Cette mosquée qui rassemble mille fidèles le vendredi est dirigée par un quartette d’algériens, président, vice-président, délégué et imâm étant tous nés en Algérie avant l’indépendance de 1962.

La mosquée Sunna de Abdel-Hadi Doudi est la plus influente en PACA, avec tout un réseau de mosquées dans la région dont les imâms sont adoubés par cet imâm charismatique. Le site islamiste Islam et Info présente le profil de Doudi, étrangement toléré chez nous : « Le prédicateur de tendance “salafiste”, lui même insiste pour avoir ce qualificatif, est l’un des pionniers du salafisme en France. Passé par l’Université de Médine (Arabie Saoudite), la prison en Algérie, le FIS (Front Islamique du Salut) du belliqueux Ali Beljhadj, il aurait émigré vers la France dans les années 90. » source

La mosquée Al Quods de La Recolette, fréquentée par des salafistes, est dirigée aussi par des maghrébins, algériens (président et secrétaire) et tunisiens (vice-président), dont la présence en France est loin d’être justifiée. L’imâm qu’ils ont choisi pour officier est un salafiste égyptien, Mohamed El Sheimy, dont la présence chez nous n’est due qu’au laxisme de l’Intérieur. 

La mosquée Al Imam de la rue Hoche, fréquentée par 300 fidèles aux tenues salafistes, est elle dirigée par trois tunisiens qui occupent les postes de président, secrétaire et trésorier.

Celle des Bleuets logée dans le centre commercial Saint-Paul regroupe 900 fidèles, majoritairement salafistes. La mosquée de Consolat de la « zone de sécurité prioritaire » de Saint-Paul, fréquentée par 300 fidèles le vendredi, n’a pas respecté son arrêté de fermeture notifiée pourtant depuis juin 2016. La raison ? Son imâm, un quadragénaire algérien,  Mouammar Fedj,  a proféré « des discours antirépublicains » note le renseignement territorial. Là aussi, comment tolérer un imâm étranger sur notre sol pourtant identifié comme radical ?

Autre mosquée dans le collimateur de la police encore ouverte, et ce malgré le non respect des règles régissant les ERP, la mosquée Air Bel du 11ème arrondissement. Son président est un égyptien, Abdelkader Hamel, dont on se demande la valeur ajoutée pour la société française. D’autant que des prêches antirépublicains ont été enregistré par les services, et que sa radicalité est détectée dès 2008. Fréquentée par les salafistes, le quartier  dans lequel rayonne cette mosquée étrangère est appelé « La petite Kaboul » de par le nombre d’habitants portant le niqab pour les femmes et les tenues afghanes pour les hommes.

Le public de trois autres mosquées marseillaises s’est radicalisé dans la manière de se vêtir, notamment à la mosquée Rabi Ibn Baz Umayar Al Madkhali dont l’imâm, Salim Hacem Blidi, a été naturalisé français (né en Algérie en 1972). Les mosquées « Les jardins de la Paix » et As-Sunna (dont l’imâm Doudi est algérien), ont vu des niqabs -pourtant prohibés- fleurir à leurs abords, les hommes eux, portent kami et djellaba. Concernant la mosquée des « Jardins de la Paix », sa création récente a été permise par la mairie des 11 et 12 ème arrondissements, qui lui loue un local municipal depuis septembre 2014. Le maire de secteur, Valérie Boyer, suscite la colère des riverains pour la « convention de mutualisation » qui a permis cette mise à disposition de local municipal. Autre mosquée récente fréquentée par des salafistes, la mosquée Al Badr, qui est propriétaire de ses locaux depuis 2016. Cette dernière est également dirigée par des ressortissants algériens nés dans ce pays après l’indépendance de 1962.

Pour connaitre la situation au niveau national, lire l’enquête Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM, 2016)

Observatoire de l’islamisation, 2 octobre 2017.

Comment les saoudiens arrosent les mosquées savoyardes

Courchevel, station prisée des émirs du Golfe.

Depuis la fin des années 2000, les politiques jurent qu’ils vont enfin s’atteler à combattre la diffusion du salafisme en France. Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, tous les ministres de l’Intérieur vous le promettent : il es urgent de faire émerger un « islam de France » et de lutter contre l’islamisme radical.

Pourtant, des délégations saoudiennes viennent chaque année avec des valises de billets arroser les mosquées françaises, qui en retour, on le comprend, ne sauraient émettre la moindre critique quant au wahhabisme saoudien, dont les savants officiels ont nourris les lectures des islamistes comme Larossi Abballa, le djihadiste de Magnanville. 

Voilà comment ça fonctionne: un homme de confiance du Prince Ben Salman, connu sous le diminutif de « Monsieur Omar » s’installe pendant deux mois à Courchevel (c’est plus sympa) avec toute une équipe du royaume islamiste de mi mars à mi mai.

Il leur suffit de descendre à Moûtiers à la mosquée de l’avenue de Belleville (eh oui, Moûtiers compte deux mosquées déjà), chaque vendredi, y rencontrer les responsables musulmans de toute la région qui y défilent afin d’exposer leurs besoins financiers. L’ancien président des imams de l’Isère, l’algérien Mohamed L., fait office de facilitateur entre les directeurs de mosquées qu’il connait et la délégation saoudienne. Aussi, nous avons un responsable de la très officielle Union des Musulmans de France (UMF) présidée par Mohammed Moussaoui (qui a dirigé le CFCM), qui accompagne la délégations dans les villes savoyardes. C’est ainsi que la salle de prière Annour des salafistes de Chambéry peut être agrandie, suite à la visite chaque année des émissaires saoudiens, qui vérifient si leur obole a bien servi au projet présenté antérieurement. Autre mosquée de Chambéry à bénéficier de ces largesses, la mosquée Tawba de tendance frériste. Evidemment, la mosquée chambérienne de l’UMF en profite aussi ! Trois mosquées rien qu’à Chambéry, ville de droite. Dans les autres villes (que beaucoup de français imaginent à tort préservées) savoyardes, la même délégation wahhabite est passée avec son arrosoir en forme de mallette : Aix-les-Bains, Montmélian, où faute de projet d’agrandissement ficelé les bailleurs de fonds n’ont rien donné cette année. Mais ils pourront retenter leur chance lors de la saison 2018 à Courchevel, station connue pour ses « escortes », boites de nuits, et remontées mécaniques impeccables. 

Observatoire de l’islamisation, 20 septembre 2017.

Le laxisme coupable des gouvernements catalans et espagnols

L’imâm Abdelbaki Es Satty, mort dans l’explosion d’Alcanar était de nationalité marocaine et ne cachait pas son affiliation au salafisme le plus strict. Il est entré dans ses fonctions d’imâm à Ripoll dès sa sortie de prison où il séjourna entre 2010 et 2015 pour trafic de hashisch. Avant son séjour en prison, il fréquentait au début des années 2000 une cellule islamiste en Catalogne qui recrutait des candidats au djihad pour les théâtres afghans et irakiens. Ses liens avec l’imâm Mrabet de la mosquée Al Furkan arrêté en 2005 lors de « l’opération Chacal », coup de filet anti djihadistes, étaient connus.

Ce qui frappe, est qu’un tel personnage ne soit pas renvoyé au Maroc après avoir purgé sa peine. L’Espagne conserve ses délinquants étrangers, qui plus est islamistes, après leur sortie de prison. Comme en France, il est vrai, la « double peine » ayant été largement amendée au bénéfice des délinquants lors du passage de Nicolas Sarkozy à l’Intérieur.

Le laxisme en Espagne confine au suicide civilisationnel : en avril 2016, le cheikh saoudien Saleh El-Maghamsi vint trois jours visiter des mosquées catalanes, et put s’exprimer devant des auditoires importants, jusqu’à 600 personnes à Cornell (info El Pais). El-Maghamsi, malgré s’être illustré sur Qatar TV en 2011 en expliquant que « aux yeux d’Allah, Ossama Ben Laden est mort avec les honneurs et la sainteté réservés aux musulmans », a pu obtenir un visa de séjour pour prêcher ! La police qui le suivit pour écouter ses prêches considéra qu’il ne prononça aucun propos tombant sous le coup de la loi. Un peu comme si Himmler était accueilli en France en 1938 pour faire la promotion du nazisme, mais sans déraper pour prêcher sans encombre.

Le nombre de mosquées salafistes rien qu’en Catalogne est passé de 36 en 2006, à 79 dix ans plus tard. 5% du million de musulman de la région serait salafiste selon une estimation des Mossos d’Esquadra, la police catalane. Les autorités espagnoles considèrent cette tendance comme tolérable, mais l’erreur d’appréciation tourne à la négligence coupable lorsque des cheikhs pro Ben Laden sont autorisés à séjourner, de même que des imâms salafistes condamnés pour trafics de drogue.

Le sang des écrasés de La Rambla est largement du aux autorités espagnoles et catalanes qui ont permis à Es Satty d’embobiner une dizaine de jeunes à lui tout seul. L’ extrême laxisme, on l’a vu en France, est le facteur de risque le plus élevé conduisant au terrorisme. Les extrémistes les plus dangereux, hors islamistes, ne sont pas à chercher du côté des nationaux-conservateurs, mais du côté des bien-pensants d’un Système politico-médiatique à bout de souffle.

Sur le même sujet lire :  Attaques de l’EI: Gilles Képel s’interroge sur les « mauvaises appréciations tragiques » des magistrats

Observatoire de l’islamisation, 22 août 2017.

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