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UOIF – Frères Musulmans

La méconnue collaboration des Frères Musulmans avec l’Etat Islamique

Extrait d’une étude du Centre des études du Moyen-Orient dans son webzine La Référence :

Recrutement des éléments des Frères chez Daesh : la période récente a vu de nombreux éléments du groupe des Frères rejoindre les rangs de Daech, et exécuter des opérations à son profit, ou au moins coopérer avec elle. Le plus connu est Mahmoud Chafiq, qui a attaqué l’église Saint-Pierre du Caire, en septembre 2016, et était membre du groupe des Frères avant de rejoindre Daech ou ce qui est connu sous le nom de « Wilaya Sina ». C’est également le cas de Omru ad-Dib qui est apparu dans une séquence vidéo de l’organisation avec un groupe de ses éléments, en train d’exécuter des opérations terroristes contre les forces de l’armée et de la police, ou encore de Mohammad Magdi ad-Dalei qui a occupé le poste d’émir de la « Hisba » dans la Wilaya Sina et est l’auteur de la fatwa autorisant à tuer les musulmans en prière dans la mosquée d’ar-Rawda.Lire la suite

La note d’Hakim El Karoui sur la réforme organisationnelle de l’islam veut promouvoir les prédicateurs fréristes !

Hakim El Karoui, ami d’Emmanuel Macron, a l’oreille de ce dernier afin de faire des propositions sur la réorganisation de l’islam de France. El Karoui, formé à Normale Sup, ancien conseiller au cabinet de Jean-Pierre Raffarin et président du Club du XXIème siècle, n’est pas islamologue. Sa note que Le Monde divulgue dans son édition du jour inquiète sur un point : la volonté de propulser au Conseil d’administration de l’Association musulmane pour l’islam de France des imâms et prédicateurs liés aux Frères Musulmans, soit parce qu’ils en revendiquent l’appartenance, soit parce qu’ils ont été formés par eux. Figurent comme personnes pressenties :

Dans Le Prêtre et l’imâm , paru aux éditions Bayard en 2013, Tareq Oubrou affirme page 134 :« Le mouvement des Frères Musulmans prétend moderniser la religion, sans rien toucher à l’essentiel. Ce discours, peu audible, est en perte de vitesse. Je continue d’être membre de ce mouvement ».  

  • Autres perles de l’imâm de Bordeaux : « Les Arabes n’avaient d’autres choix que d’attaquer pour survivre », dans Un imâm en colère, éditions Bayard, 2012.
  • « Si le Coran a appelé à la guerre, c’est pour imposer la paix » imâm Tareq Oubrou, France Culture, 20/11/2012.
  • « L’Imâm Al Banna veut qu’on soit comme des salafistes » Tareq Oubrou, conférence en ligne à la gloire du fondateur des Frères Musulmans.
  • Mohamed Bajrafil. Très conciliant avec Tariq Ramadan, et tendre avec les « savants » du Conseil européen de la Fatwa, on lira ici notre portrait ce celui qui est imâm d’Ivry pour comprendre l’ensemble de ses références radicales. Sur son site officiel, il se vante dans sa biographie d’avoir été formé à l’école des islamistes radicaux Safwat Hegazi  et Al QaradawiSafwat Hijazi , égyptien, invité au congrès UOIF en 2012, conférencier dans plusieurs mosquées UOIF dont Mulhouse ces dernières années. Principal intellectuel des Frères Musulmans dans le Moyen-Orient. Emprisonné par Sissi. A affirmé à la télévision égyptienne en juillet 2012 >« Si vous lisez la littérature des Frères Musulmans, voilà ce qui ne peut jamais être perdu de vue : le califat islamique et la domination du monde. Oui, nous serons les maitres du monde, l’un de ces jours. »
  • Enfin, Azzedine Gaci membre de l’UOIF, imâm de Villeurbanne. Sur l’UOIF, lire notre dossier sur ses prédicateurs incitant à la haine et à la violence. 

Voilà pour les « figures exemplaires » citées par Hakim el Karoui. On imagine, si de telles personnes accèdent à la tête de l’Association musulmane pour l’islam de France, l’ire de l’Egypte et des Emirats-Arabes-Unis, en première ligne contre la confrérie totalitaire, qui seraient incités à se détourner des achats d’équipement militaires français pour lorgner vers la Russie, qui, à l’inverse des Etats-Unis, n’aide par les Frères Musulmans, ennemis mortels de l’humanité éclairée. 

Observatoire de l’islamisation, 6 juillet 2018.

La Grande Mosquée de Poitiers est dédiée aux « martyrs » qui attaquèrent notre terre , confidence de l’imâm UOIF (Vidéo)

Pour aller plus loin dans la compréhension de cette bataille décisive qui mit un frein à la pression islamiste au sud de l’Aquitaine, lire de chez Gallimard l’ouvrage des historiens Jean-Henri Roy et Jean Deviosse :

Mohamed Bajrafil, l’imâm que s’arrachent les médias méconnaissant son univers radical

On le voit et l’entend partout. France Culture et France Inter en mai pour qu’il présente son dernier livre Lettre à un jeune musulman (Plein Jour). Interrogé complaisamment par la (soi-disante) « spécialiste de l’islam » au journal La Croix, Anne-Bénédicte Hoffner dans son livre d’entretiens intitulé Les nouveaux acteurs de l’islam : ils se battent pour un islam républicain (Bayard, 2018).

L’imâm Bajrafil d’Ivry-sur-Seine, fut formé à l’école des islamistes radicaux Safwat Hegazi  et Al Qaradawi  (il est fier de les présenter comme « Ses références » dans son auto-biographie sur son site officiel). Dans son livre récent Islam de France an I, (éditions Plein jour,2015)  Bajrafil qualifie de “livre de référence du droit musulman dans la gestion du pouvoir” (p.37) le livre Les Statuts gouvernementaux de El Mawerdi  (972-1058),  traité de droit devant guider un califat idéal, qui interdit d’édifier des églises entre autres discriminations légales contre les chrétiens:

« ils ne peuvent élever en pays d’islam de nouvelles synagogues ou églises, qui sont, le cas échéant démolies à leur détriment » page 308, édité par les Editions du patrimoine Arabe et Islamique, bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe.

Le refus du statut de Dhimma comprenant vexations et impôt (jizya) a pour conséquence l’annhilation des Chrétiens. Page 31 des Statuts Gouvernementaux ont lit effectivement: « Combattre ceux qui, après y avoir été invités, se refusent à embrasser l’islam, jusqu’à ce qu’ils se convertissent ou deviennent tributaires ».

Bajrafil qualifie aussi de « grand juriste musulman » Ibn Qayyim al Jaziyya (page 28) qu’il qualifie de « référence », connu pour avoir écrit un livre entier consacré au statut des dhimmi intitulé Le Statut des tributaires (Akâm ahl al dimma) qui défend aux chrétiens de sonner les cloches ou d’orner leurs églises de croix, entre autres vexations.

Sur Tariq Ramadan, il évite soigneusement de le critiquer durement, en disant « au moins il a travaillé, il a fait réfléchir sa tête, il a sorti de sa tête ce qu’il croit être bon pour sa communauté (…) Pourquoi faire des mises en garde contre Tariq Ramadan ? » (Source).

Sur les « savants » du Conseil européen de la Fatwa des Frères Musulmans, présidé par le psychopathe Youssef Al Qaradawi, il leur donne tout son crédit : « On te dit le Conseil européen de la Fatwa a dit, qui il y a derrière ? Les cheikhs dont je viens de vous parler,  docteur Ahmed Jaballah (UOIF), docteur El Arabi Becheri , docteur, docteur, le docteur Abou Salman a même fini ses études je n’étais pas né. Il y a un minimum quand même ! Le docteur Qaradawi il a fini ses études de doctorat en 1979 j’étais encore en couche. Je n’ai pas à me moquer de lui. » (source)

Rappelons que Youssef Al Qaradawi soutient les terroristes du Hamas, veut tuer les juifs et les homosexuels. Ce « savant » voit l’extermination des Juifs sous Hitler comme un « châtiment divin »(Lire notre portrait).

Sur les Frères Musulmans, il botte en touche et refuse de condamner la confrérie totalitaire  » je ne veux pas vous dire c’est blanc ou noir » (source).

Bajrafil organise dans la mosquée d’Ivry où il est imâm des « Weekends du ramadan » en juin 2018, avec la participation de  Nourredine Aoussat (2 juin), défenseur des Frères Musulmans égyptiens, qui affirma lors d’une conférence chez l’imâm Khattabi de Montpellier :

« C’est Allah qui a envoyé son Messager, avec la religion de la vérité, afin qu’elle triomphe, qu’elle prenne le dessus sur tout, même si les polythéistes et les Mécréants voudraient autre chose, voudraient l’arrêter, ils ne pourront pas le faire[1]. »

Bajrafil est membre du « Conseil Théologique des Musulmans de France » composé exclusivement de prédicateurs favorables aux Frères Musulmans et/ou membres de l’UOIF (composition en bas de cette page), dont le vice-président est Mohamed Najah, fondateur, qui ne cache pas son admiration pour les pires islamistes radicaux de la planète. Parmi ses influences il cite sur son site officiel Al Qaradawi, Safwat Hijazi (Frères Musulmans) et Al Bouti, penseur du djihad offensif. Parmi ses « plus grandes rencontres » il cite (toujours sur son site) le théoricien du djihad offensif (lui aussi!) Cheikh Abu Bakr Al Jazaïri, qu’il a eu « l’honneur » de rencontrer. Il convient de citer ses écrits diffusés en France :

« L’Europe connaitra un jour le pire malheur, et endurera la pire agonie pour ses crimes contre l’Islam, la religion d’Allah qui est aussi la sienne, car elle ne peut en avoir d’autres. Pour ce qui lui arrivera elle ne devra s’en prendre qu’à elle même car Allah n’est pas injuste[2] ». 

Et dans son best seller La Voie du Musulman (éditions Albouraq, 2014) on lit:

Le jihad contribue à éradiquer toute autre adoration autre que celle du seigneur” page 263

Le jihad a pour finalité de prohiber toute autre adoration que celle de Dieu, l’Unique” page 264

Il faut que tous les musulmans, formant un seul ou plusieurs états séparés, s’équipent de toutes sortes d’armes. Ils doivent aussi se perfectionner et s’améliorer dans l’art militaire défensif et offensif, pour défendre ou attaquer au moment opportun pour que le verbe de Dieu triomphe” page 267

Avant d’entreprendre la guerre contre les infidèles, il faut les convier à l’islam, s’ils refusent on les invite à payer un tribut, s’ils refusent finalement, on recourt aux armes”  page 269

Celui qui renie les décrets divins concernant la prière, le jeûne, le pèlerinage, l’obéissance aux parent ou le Jihad est un renégat (…) Peines infligées aux renégats: Durant trois jours, on incite le renégat à renoncer à sa croyance et à demander grâce à Dieu, s’il n’accepte pas, il est passible de la peine capitale ” page 395

Kharaj ou impôt foncier: C’est un tribut que les musulmans imposent sur les terres conquises par la force” page 273

Le Prophète est formel: “On ne doit ni édifier d’églises en terre d’islam ni les restaurer” page 271

Dieu veut que les musulmans exterminent les polythéistes sans leur donner l’avantage d’être considérés comme prisonniers” page 274

Le Prophète dit: “Tuez celui qui renie sa religion” page 394.

Il est inquiétant que les médias aient présenté le Conseil Théologique de Mohamed Najah et Mohamed Bajrafil comme un outil de réflexion au service  d’un islam modéré.

Pour en savoir plus, lire son portrait dans IkwanWhosWho

[1]Conférence de Nourredine Assouat à  la Mosquée Aïcha de Montpellier le 18 décembre 2015.

[2]Abou Bakr Al Djazairi, La Doctrine du croyant, éditions Al Azhar, 2016.

Observatoire de l’islamisation, 2 juin 2018.

Illustration de la connivence entre EMF (étudiants UOIF) et UNEF à l’université de Caen

Pour comprendre la radicalité de l’EMF, lire le livre-confession de son ancien dirigeant (Frère musulman repenti) Mohamed Louizi.

L’imâm radical Béchir Ben Hassen, interdit de prêcher en Tunisie, de retour en France

La mosquée de Savigny-le-Temple a annoncé la venue  récente du prédicateur tunisien Béchir Ben Hassen dans ses murs.

Nous avions dressé son portrait dans l’ouvrage Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (DMM,2016) :

« Marié à une française, celle-ci porta plainte après qu’il l’empêcha de voir leurs enfants, partis avec lui au Maroc. Dans le cas d’une répudiation musulmane, l’homme peut conserver la garde des enfants sans recours de la femme. Mais l’imâm fut arrêté le 28 mai 2013 à l’aéroport de Casablanca, suite à l’émission d’un mandat d’arrêt international. Il fut extradé ensuite vers la France où il a purgé une peine de prison. Il est rentré en Tunisie en février 2014 où il a pu regagner en toute illégalité son poste d’imam à Msaken, sans qu’il n’y ait aucune décision du ministère de tutelle.

Il profita de sa liberté recouvrée pour appeler à combattre les chiites présents en Tunisie, ce en décembre 2014 :

« Je le dis haut et fort. Haut et fort. Les chiites n’ont rien à faire en Tunisie. Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour les affronter, car nous sommes fondamentalement convaincus que la menace qu’ils représentent pour l’islam et les musulmans est supérieure à celle posée par les juifs et des chrétiens. Nous les attendons de pied ferme, avec tous les moyens à notre disposition. »

Sa liberté lui donnant des ailes, ce membre des Frères Musulmans tunisiens se distingue par d’autres dérapages, estimant même dans une vidéo que « ceux qui critiquent notre prophète méritent la mort et la pendaison[1]» , en se référant malheureusement avec raison sur le « consensus des savants ».

En juillet 2015, le ministre des Affaires religieuses le suspend de son poste d’imâm pour extrémisme, action qui aurait été impensable en France.

La proximité de Béchir Ben Hassen avec le chef des Frères Musulmans tunisiens, Rached Ghannouchi, est attestée par la vidéo d’un entretien téléphonique entre le premier et le second à propos d’un projet de référendum sur l’application de la charia en Tunisie dont la date n’est pas indiquée, mais que l’on peut situer au 1er trimestre de 2012, c’est-à-dire les premiers mois de la prise du pouvoir par Ennahdha, lorsque ses députés commencèrent à poser cette problématique avec insistance au sein de l’Assemblée nationale constituante (Anc).

Ben Hassen quitta son poste d’imâm de la mosquée de Villiers-sur-Marne en 2010, et depuis la fin de ses péripéties dans son pays natal, il vient en France prêcher dans diverses mosquées, dont celle de Pontoise (Avicenne) et d’Argenteuil (Assalam). Sa présence à Pontoise de manière hebdomadaire a été relevée par le Renseignement depuis début 2017.  » 

[1]conférence publiée le 10 janvier 2015 , consultable sur https://youtu.be/vE4tUJuEKZQ

Macron reçoit les Frères Musulmans de Syria Charity à l’Elysée !

Décryptage de l’Obs-i :

Syria Charity fait les tournées des mosquées fréristes et salafistes en France afin de lever des fonds. Son représentant en Champagne est le syrien Abdulhamid AL Khalifa, imâm de la mosquée de ‘L’Association de l’Institut Islamique et Culturel Rémois, qui gère une salle de prière (non déclarée comme telle) dans le quartier de la Croix-Rouge, fréquentée en son temps par Saïd Kouachi. Il s’entend très bien avec la grande mosquée UOIF de Reims (AMCIR) chez qui il peut installer sa communication pour « Syria Charity » comme nous l’avions remarqué lors de notre passage dans le cadre de notre enquête sur les Mosquées radicales (éditions DMM).

Abdulhamid AL Khalifa est aussi membre actif de l’association «Ligue Pour une Syrie libre – Section REIMS», qui comme l’explique l’humanitaire Pierre Le Corf en Syrie, est une organisation des rebelles islamistes (vidéo ci-dessus).

Syria Charity et la Ligue pour la Syrie Libre travaillent très étroitement ensemble comme l’illustrent à la fois la personnalité de Khalifa et l’enquête dans Alep Est libérée de Le Corf.

Aussi, Lina Murr Nehmé, libano-française spécialiste de l’islamisme, nous fait parvenir ce décryptage :

Quand le président de l’UOIF évoquait les différentes stratégies de prise de pouvoir : infiltration et/ou action violente

Les éditions Ring déterrent une conférence glaçante d’Amar Lasfar, le Président de l’Union des organisations islamiques en France (UOIF). Elle n’avait jamais été traduite. Traduction pour Ring : Zineb El Rhazoui et Chawki Freiha.

Guillaume Meurice surpris par sa rencontre avec les sympathisants de l’UOIF

Guillaume Maurice s’est rend au salon 2018 des Musulmans de France, nouveau nom des islamistes de  l’UOIF, très représentatifs des musulmans pratiquants.

Manuel Valls dénonce les Frères Musulmans mais a inauguré une de leurs mosquée !

« Je pense qu’il faut prendre un acte fort, politique, à caractère symbolique d’une interdiction du salafisme », a proposé ce dimanche Manuel Valls sur BFMTV. « Je reconnais que c’est extrêmement difficile, on peut fermer des mosquées, un des imams salafistes de Marseille est en voie d’expulsion… », a-t-il détaillé. Pour l’ancien premier ministre, « les idées salafistes, les mots salafistes ont gagné la bataille idéologique au sein de l’islam ». « Nos adversaires, ce sont les salafistes, les Frères musulmans, l’islam politique », a-t-il fait valoir.

Mais alors pourquoi a-t-il inauguré la mosquée de Cergy en 2012, au moment où son imâm d’alors, Tahar Mahdi, affichait ses liens proches avec les Frères Musulman ? Preuves dans la vidéo ci-dessus.
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