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Égypte : un chrétien dénonçant les incendies d’églises frappé et emprisonné pour  » diffusion de fausses informations »

Le père Sila Abdel Nour priant pour “notre frère Ramy Kamel”, dans l’église du 6th Octobre dans la banlieue du Caire.

Lu dans Le Point du 23 décembre :

Il est 1 heure du matin passée ce 23 novembre quand sept hommes armés défoncent la porte de l’appartement familial de Ramy Kamel, dans le quartier populaire de Warraq, au cœur de la capitale égyptienne. L’activiste de 33 ans est roué de coups jusqu’à ce qu’il accepte de livrer son téléphone et le mot de passe de son compte Facebook. Ce récit n’émergera que le lendemain, lorsqu’il parviendra à échanger quelques mots avec ses avocats, face au procureur de la sûreté d’État. Connu pour sa défense de l’héritage et de la langue copte, Ramy découvre alors qu’il est accusé d’appartenance et de financement d’une organisation terroriste, de diffusion de fausses informations et de troubles à l’ordre public pour mauvais usage des réseaux sociaux.

« On ne nous a dit ni le nom de sa supposée organisation terroriste ni son objectif », indique son avocat, Saïd Fayez, qui s’est aussi vu « refuser l’accès au dossier contenant, selon le procureur,(…)

« Ils voulaient le faire taire, car il dénonçait publiquement les violences subies par les Coptes ainsi que l’absence d’enquête sérieuse à la suite de récents incendies d’églises et donc, en creux, il pointait l’incapacité des autorités à protéger les Coptes » détaille Mina Thabet, un ami et chercheur basé à Londres. Ces dernières semaines, trois églises au Caire et dans le Delta du Nil ont été en partie ravagées par les flammes, à cause des courts-circuits électriques selon les services de sécurité. Une version mise en doute par des prêtres et fidèles (…) Lire la suite

Au moins 14 villageois tués par Boko Haram dans l’ouest du Tchad

Le Figaro avec AFP du 18 décembre :

Au moins 14 personnes ont été tuées mardi dans l’ouest du Tchad par des membres du groupe djihadiste nigérian Boko Haram qui ont attaqué un village de pêcheurs au bord du lac Tchad, ont annoncé ce mercredi le préfet et le gouverneur de la région.

«Il y a eu 14 morts, 5 blessés et 13 personnes portées disparues dans l’attaque non loin du village de Kaiga», a précisé le préfet de la zone, Imouya Souabebe.

Quatrième attaque d’église au Burkina Faso depuis un an : 14 morts dimanche dernier

C’est la quatrième fois qu’une église subit une attaque depuis le début de l’année. L’église de Hantoukoura, dans la région de l’Est venait juste d’ouvrir ses portes, avec une vingtaine de fidèles.

Quatorze fidèles ont été tués dimanche pendant un service religieux lors de l’attaque d’une église protestante à Hantoukoura, dans l’est du Burkina Faso. Les actions menées par des groupes armés jihadistes contre les lieux de culte se multiplient. Lire sur Radio France International

L’AFP faisait déjà un sinistre comptage en avril dernier :

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

D’abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 quelque 350 morts, selon un comptage de l’AFP.

A la mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo, dans le nord du pays, a été enlevé par des individus armés. Son cadavre a été retrouvé près de Djibo, selon des habitants de la ville, sans que l’église catholique qui avait signalée sa disparition ne confirme cette information.

Le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d’origine espagnole a été tué lors d’une attaque armée attribuée à des djihadistes à Nohao, dans le centre-est du Burkina.

En mai 2018, le catéchiste Mathieu Sawadogo et son épouse avaient été enlevés à Arbinda puis relâchés le 14 septembre. Avant eux, Pierre Boena, pasteur de l’église protestante de Béléhouro avait également été enlevé puis remis en liberté, en juin 2018. Source

Syrie : le djihadistes protègent leur artillerie près des bases turques

AlMasdarNews du 28 novembre- Les rebelles djihadistes du gouvernorat d’Idlib ont commencé à placer leurs armes lourdes près d’une base militaire turque dans le gouvernorat d’Idlib.

Sur les photos capturées par des avions de reconnaissance, on peut voir les rebelles djihadistes établir leurs positions à proximité de la base militaire turque, ce qui leur fournirait une couverture en cas d’attaque de représailles de l’Armée arabe syrienne et de leurs alliés. Les rebelles djihadistes avaient déjà pris cette mesure, en particulier dans le gouvernorat de Hama, lorsque ceux-ci placèrent leurs lance-roquettes à proximité des postes d’observation de l’armée turque dans le nord de Hama.Sachant que c’est de là que provenaient les roquettes, l’armée arabe syrienne a finalement réagi en août en attaquant ces positions djihadistes, entraînant également la mort de deux militaires turcs.

Ankara a mis Moscou en garde contre ces incidents survenus au nord-ouest de Hama; cependant, l’armée syrienne a juré d’attaquer les rebelles djihadistes dans n’importe quelle partie de la Syrie.

Alors que l’armée syrienne progresse régulièrement dans la région sud-est du gouvernorat d’Idlib, les rebelles djihadistes cherchent des moyens de renforcer leurs positions et d’éviter les frappes aériennes dévastatrices de l’armée de l’air russe.

La présidence tunisienne « en guerre » avec Israël : deux ex candidats menacés de mort pour vouloir une normalisation

Selon le nouveau président tunisien, la normalisation avec Israël est « une traîtrise” Celui qui collabore « avec l’entité sioniste doit être jugé pour haute trahison, nous sommes en guerre ». La sentence pour haute trahison est la condamnation à mort.  Le nouveau président tunisien Kais Saïed, conservateur musulman a eu le soutien des islamistes d’Ennahda et de la radio islamiste Zeitouna. La justice tunisienne poursuit l’ex candidat à la présidentielle Mounir Baatour pour avoir simplement demandé une normalisation diplomatique ! 

Lors du débat télévisé vendredi qui précédait le second tour de l’élection présidentielle en Tunisie, M. Saïed affirmait être en faveur d' »une loi qui criminalise la normalisation avec Israel”, soulignant que « cette question ne concerne pas les Juifs ». 

“Normalisation avec qui? Le mot normalisation est faux. C’est une traîtrise. Celui qui fait avec l’entité sioniste doit être jugé pour haute trahison (…) Nous sommes en situation de guerre”, estimait-il avant de préciser que “nous faisons avec les Juifs mais nous ne faisons pas avec le gouvernement israélien ».

“Je mettrai ça comme haute trahison et sanctionnerai cela de la sorte”, avait-il conclu. En savoir plus sur I 24 News, seule chaine francophone a traiter du sujet. 

Berlin : arrestation d’un Syrien qui prévoyait de commettre un attentat à l’explosif, cet islamiste travaillait dans une école primaire

Lu dans 20 Minutes du 21 novembre (extrait)

Soupçonné de vouloir commettre un attentat à l’explosif en Allemagne, un  Syrien de 37 ans, qualifié « d’islamiste radical », a été arrêté, ce mardi matin à son domicile à Berlin, a annoncé la justice allemande.

Depuis janvier 2019, l’homme se procurait des composants et des produits chimiques nécessaires à la construction d’un engin explosif, a expliqué le parquet général fédéral de Karlsruhe, en charge des enquêtes liées au terrorisme.

Il aurait eu l’intention d’allumer cet engin quelque part « en Allemagne à une heure inconnue afin de tuer et de blesser le plus grand nombre de personnes possible », a expliqué le parquet dans un communiqué. En août, l’homme aurait entre autres acheté de l’acétone puis en septembre une solution de peroxyde d’hydrogène.

Selon le bureau du procureur général de Berlin, le Syrien échangeait également depuis le printemps 2019 des informations concernant la fabrication d’armes et d’explosifs dans un groupe de messagerie cryptée ayant des liens avec le groupe Etat islamique.

Le Figaro ajoute : Jusqu’en septembre, il travaillait comme agent d’entretien au Bode-Museum de Berlin et depuis dans une école primaire, a précisé Andreas Geisel, le sénateur chargé des questions de l’Intérieur à la ville-Etat de Berlin.

Ghannouchi élu à la tête du parlement tunisien : la mise en garde d’un universitaire tunisien

Yassine Essid (Wikipedia) sur Kapitalis a écrit le 17 novembre une tribune intitulée « Petit manuel pour survivre au retour d’Ennahdha :

 Lire la suite sur Kapitalis

Le « sniper de Daesh » n’écope que de dix ans de prison : notre justice laxiste nous met en danger

Khassanbeck Tourchaev, Tchétchène naturalisé Français en 2008, a été condamné ce samedi à Paris par la cour d’assises spéciale à 10 ans de prison. L’homme, fils d’un ancien ministre tchétchène, encourait pourtant 30 ans de réclusion criminelle, relate Le Parisien. Lors de l’audience qui s’est tenue vendredi soir, l’Avocat général a reconnu la difficulté pour les enquêteurs d’établir les faits concernant cet accusé, interpellé en 2015 en Moldavie.

Agé de 49 ans, polygame convaincu et père de plusieurs enfants, il avait quitté la France pour rallier la Syrie où il était resté deux ou trois mois entre 2013 et 2014. Le prévenu a reconnu avoir séjourné en Syrie à cette période mais seulement trois mois et « pas pour faire la guerre », uniquement pour rechercher ses frères partis faire le jihâd. À l’accusation d’avoir participé aux combats, il a répondu « Je n’ai pas combattu, je me suis défendu ». Il a simplement avoué avoir effectué des patrouilles, surveillé des otages et participé à une bataille près d’Alep, le 11 juin 2014. 

Mais la justice française l’a condamné pour des motifs solides. Des fichiers audio découverts au cours des investigations démontrent l’inverse de ce qu’il raconte. En effet, en avril 2015, le sniper aurait incité son frère « à voler tout ce qu’il peut, (…) tout casser, mettre le feu car c’est tout ce que ces ordures de Français méritent« . Khassanbeck Tourchaev explique que ces propos ont été dits sous le coup d’une « dépression ». Des centaines de vidéos de décapitation, d’entraînements de snipers et des manuels « tactiques d’assaut » ont été retrouvées dans son téléphone. « Il s’agissait de dissuader (ses) enfants de se livrer à de telles exactions », s’est-il justifié. Pour lui, cette affaire relève d’un « complot ourdi par les services secrets russes avec la complicité béate de la justice française ».

Au sujet de sa rencontre avec Abou Bakr al-Baghdadi-quand même !- il assure qu’il était en danger et qu’il ne partage pas les options idéologiques du calife aujourd’hui décédé. Selon un arrêt de la chambre de l’instruction de Paris, il aurait dirigé pendant plusieurs mois un « groupe de combats », été « formateur expert en explosif » et spécialiste du maniement des fusils de précision.  

Il est aussi accusé d’avoir été « émir » d’un groupe djihadiste, au sein de l’Emirat du Caucase qui fait partie du Front islamique soutenu par l’Arabie Séoudite. Il reconnaît avoir été « émir » juste pour deux semaines pour remplacer un émir mort au front et seulement parce qu’il était le plus âgé du groupe. Pour dépanner quoi…

Se qualifiant de salafiste, il a déclaré lors de son procès que le sujet syrien pour lui était « clos » et qu’il était aujourd’hui « sur la voie d’Allah ».

Toujours est-il que malgré les éléments accablants contre lui, la peine de dix ans associée d’une peine de surêté des deux tiers ne paraît pas à la mesure de la dangerosité du terroriste, dont rien n’indique qu’il se convertira en militant pacifiste dans dix ans, et qui peut voir sa peine aménagée à partir de la septième année.

Le virage moderniste de MBS était une intoxication : le féminisme puni du fouet en Arabie Séoudite

De gauche à droite: Saad Hariri, Emmanuel Macron , Mohamed Ben Salman

Malgré le recours à des agences de communication occidentales comme Publicis ou Havas afin de servir une histoire rassurante sur l’émancipation supposée des femmes en Arabie Séoudite, Courrier International dévoile le pot aux roses. 

« C’est une petite brève, en pages intérieures du quotidien saoudien Al-Watan, qui annonce la nouvelle. “Des peines aggravées pour les féministes, allant jusqu’à la prison et des coups de fouet”,titre le journal.

Et d’expliquer :

“La direction de la lutte contre l’extrémisme, dirigée par la sécurité de l’État, a inscrit le féminisme sur la liste des idées extrémistes. […] Toute personne qui se prononce en faveur de ces idées tombe sous le coup de la loi pénale. […] Une féministe qui en parle sur Twitter, par exemple, pourrait se voir accusée de provoquer l’opinion publique et d’incitation [au trouble à l’ordre public.]”

[…]

Le journal énumère d’autres “formes d’extrémisme” punies par la loi. Outre le takfirisme (sous-branche du salafisme à l’idéologie religieuse radicale), on y trouve l’athéisme, l’homosexualité, la pornographie”.

Entre les lignes, on en comprend que le féminisme tombe sous le coup de la loi antiterroriste… »

Les Crises rapporte que « Image 7, l’agence de com’ d’Anne Méaux, qui a conseillé François Fillon durant l’élection présidentielle de 2017, a effectué des missions pour la fondation MiSK du prince héritier Mohamed Ben Salman. Elle a notamment été chargée de promouvoir la jeunesse et les femmes saoudiennes lors du Women’s Forum et du salon Viva Technology »

Rappelons que la France vend des armes à ce royaume islamiste qui a soutenu les djihadistes syriens de Jaysh Al islam et Ahrar Al Sham et qui bombarde les Houtis au Yémen en faisant de nombreuses victimes civiles. Pour en savoir plus lire Mon pays vend des armes de Anne Poiret paru en 2019.

L’Algérie ferme trois églises évangélistes de plus

Lu dans Le Monde du 17 octobre 2019 :

Les autorités algériennes ont fait fermer mardi 15 et mercredi 16 octobre trois nouveaux lieux de culte de l’Eglise protestante d’Algérie (EPA), qui regroupe une cinquantaine de communautés notamment évangéliques, a dénoncé son président, le pasteur Salah Chalah. Le motif officiel de ces fermetures « est exercice du culte sans autorisation », mais « c’est un prétexte », a expliqué à l’AFP par téléphone le pasteur Chalah, soulignant que « depuis 2018, douze communautés affiliées à l’EPA ont été fermées ».

Les trois églises sont situées l’une à Makouda et deux à Tizi Ouzou, deux localités de la région de Kabylie, à environ 90 kilomètres à l’est d’Alger, selon l’EPA. « On estime qu’on est dans la légalité », a-t-il ajouté, soulignant que l’EPA – qui revendique 46 lieux de cultes dans 12 des 48 régions du pays et une dizaine de milliers de fidèles – est une association agréée depuis sa création en novembre 1974. L’ordonnance du 28 février 2006 sur les « conditions et règles. Lire la suite dans Le Monde

Sur les persécutions et discriminations anti-chrétiennes en Algérie , lire nos articles d’archives

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