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Algérie

Boualem Sansal tient pour responsables les Algériens de leur stagnation et archaïsme religieux

L’écrivain algérien Boualem Sansal est interviewé dans le nouveau webzine Putsch , voici un extrait :

Putsch : Vous fustigez les pouvoirs politique et religieux mais avez-vous foi en votre peuple ?

Boualem Sansal : Foi dans le peuple ? Aucunement, car il est la source même du problème. C’est lui la véritable cible de mes critiques. Je fustige les pouvoirs politiques et religieux en passant. Le peuple n’est pas l’innocente victime du pouvoir, comme on le dit, il est victime de lui-même, de ses archaïsmes, de son incivisme, de son opportunisme, de sa servilité à l’égard de ses dictateurs. J’étais persuadé, qu’après la décennie noire, les Algériens sortiraient guéris de l’islamisme, immunisés contre tous les extrémismes… Pas du tout ! C’est l’inverse qui s’est produit : l’islamisme explose et règne en maître absolu sur le pays. 
Je pensais également que les Algériens de la diaspora seraient un élément régulateur voire modernisateur, grâce aux liens étroits qu’ils entretiennent avec le pays… Pas du tout ! (…) La seule vraie résistance se trouve en Kabylie Lire l’entretien intégral sur Putsch

Algérie: quatre églises fermées en quatre mois

Lu sur Cat.ch du 29 mars 2018

Les chrétiens algériens sont confrontés à une vague de fermeture d’églises, affirme le 29 mars 2018 l’ONG de défense des chrétiens Portes Ouvertes. Le gouvernement nie et invoque un non-respect des normes de sécurité.

Le 2 mars 2018, dans le village d’Azaghar, au nord de l’Algérie, une petite église fonctionnant depuis plus de 6 ans a été contrainte de cesser toute activité. Il s’agit de la quatrième église à fermer ses portes au cours des 4 derniers mois, selon Portes Ouvertes. Les trois autres se trouvaient dans la ville d’Oran ou aux environs. Ses trois dernières sont affiliées à l’Eglise protestante d’Algérie (EPA), officiellement reconnue par le gouvernement depuis 1974. Lire la suite sur Cath.ch

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Etre chrétien en Algérie, un calvaire quotidien : témoignage d’un prêtre au Figaro

Le père Paul-Élie Cheknoun, né musulman, s’est confié au Figaro du 19 mars 2018. Extraits :

Êtes-vous libre d’exercer votre ministère en Algérie?

Je suis vicaire dans une paroisse d’Alger, appelé là par l’évêque du diocèse. Mais je ne peux y résider tout le temps. Quand j’y suis, j’accueille, comme prêtre et avec discernement, les nombreux nouveaux chrétiens qui nous arrivent. Mais je ne peux exercer mon ministère en dehors de l’église. Si je sors, je dois ne porter aucun signe religieux chrétien, sinon je risquerais de me faire agresser. On voit bien que je suis du pays, mais il faut que je sois discret. Donc pas de soutane, pas de croix, car certains n’en supportent pas la vue.(…)

Comment un chrétien vit-il sa foi chrétienne au jour le jour en Algérie?

Les musulmans convertis doivent apprendre à survivre dans une société musulmane souvent hostile. Il faut réaliser qu’ils sont persécutés et souvent rejetés par leur famille et leurs amis. On les considère comme des traîtres, des apostats. Et selon le Coran, cela mérite la mort… Pour ce qui du travail et des responsabilités, tant que cela reste dans la sphère privée, il faut le garder pour soi et n’en parler à personne. Sinon, ce sont les représailles. Lorsque cela se sait et que la personne occupe une fonction un peu sensible pour l’État, elle est renvoyée.

Je connais le cas d’un directeur de collège: dès que l’on a su qu’il était chrétien, on a débarqué chez lui en pleine nuit de Noël, il a dû évacuer son logement de fonction sur-le-champ avec sa famille et a tout perdu. C’est une affaire connue. Il est aujourd’hui réfugié en Europe. Il y a beaucoup de cas similaires. Sur le plan politique, un chrétien ne peut pas être maire, il ne peut pas être élu car l’islam est religion de l’État. Les élus prêtent serment sur le Coran.

Que dit la loi algérienne à ce titre?

L’annonce explicite du Christ étant assimilée à du prosélytisme, une loi votée en 2006 pour réguler les cultes non musulmans punit de cinq ans de prison ferme et d’une amende équivalente à dix ans de salaire, tout personne convaincue de détourner quelqu’un de l’islam pour l’attirer au christianisme ou pour injures à l’islam ou envers son prophète. La simple possession de plus d’une bible vous met en danger. Il y a beaucoup d’intimidations. Cette loi a limité l’évangélisation, mais elle n’est pas parvenue à l’arrêter, même si des églises évangéliques sont fermées en ce moment. Quant aux prêtres catholiques, ils sont confrontés à beaucoup de difficultés pour obtenir des visas.

Algérie: 6 mois de prison pour un chrétien accusé «d’ébranler la foi d’un musulman »

Lu sur ObservAlgérie du 3 mars 2018 :

Un chrétien algérien originaire de la wilaya de Tiaret située au sud-ouest de la capitale Alger, arrêté par les services de sécurité en possession de livres évangéliques, a comparu devant le Tribunal de Frenda de la même wilaya. Il est accusé d’avoir « ébranlé la foi d’un musulman ».

Le procureur de la république a requis la peine de 6 mois de prison ferme et une amende de 50 000 Dinars Algériens. Cités par Algérie Part, les responsables de l’église protestante d’Oran ont exprimé leur incompréhension vis-à-vis de l’accusation portée contre l’un des fidèles de leur église. Le Prosélytisme est interdit en Algérie depuis la signature de l’ordonnance du 06 mars 2006 par le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika « fixant les conditions et les règles de l’exercice des cultes autres que musulmans ». L’ordonnance en question prévoit des sanctions pénales Lire la suite sur ObservAlgérie

« Les algériennes font trop d’enfants » selon le ministre de la Santé algérien

Dilem, le caricaturiste le plus connu d’Algérie.

Ajib du 16 janvier 2018:

« D’après les derniers recensements, l’Algérie a enregistré plus d’un million de naissances par an (1.1 million en 2016), une forte augmentation comparée aux années 2000 où ce chiffre avoisinait les 580.000.

Un constat qui alarme tout de même le ministre algérien de la Santé, le professeur Mokhtar Hasbellaoui, qui a déclaré : « Les Algériennes font trop d’enfants ».

Selon les estimations des spécialistes, si cette hausse se maintient, les algériens dépasseront le cap des 50 millions bien avant 2025, contre 42 millions au 1er janvier 2018. » Lire l’article intégral sur Ajib

L’Algérie invite des figures de l’islam radical international à discourir (Le Matin)

Le Matin d’Algérie – 30 décembre

Prédicateurs, terroristes et repris de justice pour « rééduquer » la jeunesse algérienne !

L’Algérie officielle a trouvé la solution à ce qu’elle appelle « la catastrophe sociétale » en organisant un colloque international islamique ce samedi 29 décembre à Alger, avec la participation de plusieurs prédicateurs salafistes et djihadistes, dont des membres de l’organisation terroriste de l’Union internationale des Oulémas musulmans que préside un certain Youcef Al Qaradaoui. Cette organisation dont le siège se trouve au Qatar, a été dernièrement rajoutée par les États-Unis, l’Égypte, l’Arabie Saoudite, la Tunisie, le Bahreïn, les Émirats Arabes Unis, dans la liste des organisations terroristes.

Un ramassis de prêcheurs wahhabite, de l’islamisme international et du djihadisme

C’est donc sous le haut patronage des ministères de la Culture de Azzedine Mihoubi et des Affaires religieuses de Mohammed Aïssa que se déroulera ce samedi à 9 heures, et durant trois jours, au palais de la culture Moufdi Zakaria d’Alger, un colloque qui a pour but «le rétablissement des valeurs islamiques de la société algérienne» qui serait, selon les organisateurs, en «déliquescence» et qui nécessiterait bien entendu un traitement islamiste de choc !

Et pour ce faire, les commis du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, ont invité un ramassis de prêcheurs du wahhabisme et de l’islamisme international, dont le passé témoigne, pour la plupart, d’une activité terroriste certaine, afin de prodiguer à l’Algérie les recettes, mille fois tentées ailleurs avec succès d’ailleurs, puisque les organisations terroristes y ont pris racine, comme en Syrie ou en Iraq.

Le pire est que Lire la suite sur Le Matin d’Algérie du 30 décembre 

Un tiers des mosquées algériennes contrôlées par les salafistes (El Watan)

Abdelfatah Hamadache, président du Front de l’Eveil islamique.

Extrait d’un long article du journal algérien El Watan:

« Après l’obtention du diplôme, nous apprend notre source, les étudiants déjà acquis aux thèses salafistes reviennent pour s’insérer dans le département des Affaires religieuses par le biais du concours au poste d’imam sur tout le territoire national. «Personne ne peut le leur refuser, puisqu’ils disposent d’un diplôme reconnu par l’Etat», indique notre interlocuteur.

Et c’est de cette manière que le département des Affaires religieuses se retrouve confronté à des imams plus prompts à diffuser le wahhabisme que l’islam majoritairement pratiqué par les Algériens. Quand le ministère de Mohamed Aïssa s’en est rendu compte, c’était trop tard, le mal était déjà fait.

Ce sont des centaines de jeunes, précise notre source, à avoir pris part aux concours de recrutement des Affaires religieuses. «Si un tiers des imams de la République est aujourd’hui salafiste, dans dix années, et si cela continue à fonctionner de la même manière, 80% des imams seront salafistes», prévient notre source.

Les réseaux salafistes travaillent insidieusement en profondeur la société algérienne et se donnent les moyens de leur politique. Ils ont un «markez salafi» à Rouiba, contrôlent plusieurs mosquées dans lesquelles ils dispensent des cours et organisent périodiquement des séminaires aux quatre coins du pays.

Ils ont monté une véritable machine de propagande qui leur permet aussi de distribuer des centaines de milliers de prospectus, de dépliants et des flyers contenant des fatwas sur plusieurs sujets de société, allant de la hauteur des talons des femmes, jusqu’aux questions de sexualité les plus taboues dans la société. Lire la suite dans El Watan

Lire aussi Les salafistes algériens partent en guerre contre les intellectuels

Un documentaire sur les chrétiens en Algérie tait le sujet des convertis pour ne pas s’attirer les foudres du régime

Un documentaire sur les chrétiens en Algérie, réalisé par Jean Dulon, a été diffusé lundi 16 octobre sur KTO.

Le site de l’Eglise catholique en Algérie en parle ainsi : 

« Le film sera projeté en Algérie. Pour des raisons politiques, il est peu question des convertis menacés par le régime ou des différents obstacles posés à l’exercice de la religion catholique. La constitution algérienne garantit la liberté de culte, mais l’interdiction du prosélytisme se confond parfois avec une sévérité à l’endroit des non musulmans — notamment des convertis. On se souvient des années noires, durant la décennie 1990, où dix-neuf religieux furent assassinés par des terroristes : les moines de Tibhirine, plusieurs religieuses, et l’évêque d’Oran, Pierre Claverie. De cela, il n’est pas question dans un documentaire qui se veut terrain de rencontre et de dialogue entre communautés. « Mon chauffeur ne savait même pas que le christianisme était encore vivant en Algérie. Il pensait que les monuments n’étaient plus affectés au culte. Axer le film sur les années noires eût été la garantie de ne pas avoir les autorisations de diffusion du film en Algérie, et que les Algériens ne le voient jamais », explique Jean Dulon, pour qui la double projection, en France et en Algérie était primordiale. Lire l’article intégral.

1991 : des « milliers de haut-parleurs de minarets » appellent au meurtre en Algérie

Rachid Mimouni, à relire d'urgence.

Rachid Mimouni, à relire d’urgence.

1992, à peine un an après le drame démocratique algérien, les islamistes du FIS remportant les élections, l’écrivain Rachid Mimouni (1945-1995) , Grand prix de l’Académie française pour La Ceinture de l’ogresse, se fend d’un pamphlet dénonçant l’idéologie mortifère des islamistes algériens intitulé « De la barbarie en général et de l’intégrisme en particulier » (éditions Le Pré au Clercs,1992, Paris). 

Voici les scans des pages 84 et 85 :

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Cliquer pour agrandir

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Algérie : les filles non voilées interdites d’accès au lycée Sebbala de Draria

voile(2)Lu sur Dernières Infos d’Algérie du 4 septembre:
« Ce qui s’est passé ce dimanche matin, à l’occasion de la rentrée des classes, au lycée de la cité 1 600 logements à Sebbala (Draria) est très grave. Les lycéennes ne portant pas le voile n’ont pas pu accéder à l’établissement où elles sont inscrites. L’agent qui se trouvait au portail d’entrée a carrément interdit aux jeunes filles ne portant pas le voile d’accéder au lycée !
Si certaines d’entre elles ont du rebrousser chemin pour aller chercher un foulard à la maison, d’autres qui étaient accompagnées par leurs parents ne se sont pas laissées faire. Elles ont protesté et ont demandé à voir le directeur de l’établissement, lequel était «absent». Pis encore, les parents de ces lycéennes ont été outrés par le comportement de cet appariteur qui scrutait les têtes de ces adolescentes qu’il aura, somme toute, terrorisé.  
Sûr de lui, il a sommé les parents, qui accompagnaient leurs enfants, de «bien éduquer leurs filles».Lire la suite
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