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Algérie

L’Algérie ferme trois églises évangélistes de plus

Lu dans Le Monde du 17 octobre 2019 :

Les autorités algériennes ont fait fermer mardi 15 et mercredi 16 octobre trois nouveaux lieux de culte de l’Eglise protestante d’Algérie (EPA), qui regroupe une cinquantaine de communautés notamment évangéliques, a dénoncé son président, le pasteur Salah Chalah. Le motif officiel de ces fermetures « est exercice du culte sans autorisation », mais « c’est un prétexte », a expliqué à l’AFP par téléphone le pasteur Chalah, soulignant que « depuis 2018, douze communautés affiliées à l’EPA ont été fermées ».

Les trois églises sont situées l’une à Makouda et deux à Tizi Ouzou, deux localités de la région de Kabylie, à environ 90 kilomètres à l’est d’Alger, selon l’EPA. « On estime qu’on est dans la légalité », a-t-il ajouté, soulignant que l’EPA – qui revendique 46 lieux de cultes dans 12 des 48 régions du pays et une dizaine de milliers de fidèles – est une association agréée depuis sa création en novembre 1974. L’ordonnance du 28 février 2006 sur les « conditions et règles. Lire la suite dans Le Monde

Sur les persécutions et discriminations anti-chrétiennes en Algérie , lire nos articles d’archives

Algérie : un jeune chrétien condamné pour «exercice de culte non musulman»

Lu dans le quotidien algérien El Watan du 23 juin 2019 :

Un jeune citoyen d’Akbou, de confession chrétienne, a été condamné, jeudi dernier, par le tribunal à 50 000 DA d’amende pour «exercice de culte non musulman et sans autorisation». Le jeune citoyen a été entendu le 29 mai dernier par le juge du tribunal de la même ville. Le procureur avait requis une peine de deux ans de prison ferme à l’encontre de l’accusé.

Après lamise sous scellés, le 17 octobre 2018, par la gendarmerie, de l’église «Ville de refuge», rattachée à l’Eglise protestante d’Algérie (EPA),  qui existe depuis 2013 à Akbou, l’accusé a procédé à l’installation d’un chapiteau pour permettre aux fidèles d’accomplir les messes du dimanche. Le 16 mai dernier, il est convoqué par le juge d’instruction, qui a qualifié l’affaire comme étant celle d’«exercice de culte sans autorisation».
 
[…] Me Sofiane Ikken, en s’interrogeant sur les refus systématiques d’ériger des lieux de culte non musulmans, pense que «ce sont les autorités qui poussent ces chrétiens à entrer dans la clandestinité avant de les convoquer en justice». Pour rappel, l’EPA a condamné cette fermeture «abusive qui ne repose sur aucun justificatif valable». Selon elle, les gendarmes ont expliqué avoir«exécuté un ordre émanant du wali de Béjaïa».
Sur le même grave et méconnu sujet, lire nos articles d’archives :

Ramadan en Algérie : des étudiantes et un étudiant diabétique lynchés pour avoir mangé à l’Université d’Alger

Des étudiants et des étudiantes non-jeûneurs surpris en train de manger dans l’enceinte du campus de Bouzareah, ce samedi 11 mai, ont été lynchés par des étudiants et des extra-universitaires en furie.

Selon les témoignages de plusieurs étudiants, les agresseurs ont violemment pris à partie les étudiantes qu’ils avaient surprises en train de manger en cachette dans un coin du campus universitaire de Bouzareah (Alger-2).

Les étudiants pointent le laisser-aller des agents de sécurité de l’enceinte universitaire, qui n’ont même pas daigné intervenir afin d’arrêter l’agresseur. Pire, « les agents de sécurité ont défendu l’agresseur », témoigne l’une des étudiantes victimes du lynchage. […]

Observ’Algérie

L’interdiction du port du niqab en Algérie suscite une crise entre le gouvernement et les salafistes

Lu sur La Référence du 23 septembre (extrait )

Par Ayat Izz

Le ministère algérien de l’Education et de l’Enseignement a annoncé ces derniers jours l’application de la décision d’interdiction du niqab (voile intégral) dans les écoles et les universités à partir de l’année scolaire en cours. Il a été soutenu dans cela par le ministère des Affaires religieuses et des waqfs (legs pieux), dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et les groupes extrémistes dont les femmes se cachent derrière le niqab.

Cette initiative intervient suite à des ordres du gouvernement algérien donnés aux instances administratives de toutes les écoles, universités et quartiers, d’interdire le port du voile pour les enseignantes, les employées ou les étudiantes, de façon à connaître l’identité de la femme ou de la jeune fille et pour protéger les institutions éducatives contre les diverses formes d’extrémisme religieux.

Des réactions violentes ont alors eu lieu de la part des salafistes, dont la plus notable a émané de Lire la suite sur La Référence

Algérie : Des prières de rue contre la tenue de concerts se multiplient dans le pays

Lu sur Algérie Focus du 2 août :

La fièvre des manifestations contre les concerts se propage de jour en jour.
Hier, quelques dizaines de citoyens ont marché hier, à Sidi Bel Abbes, pour réclamer l’annulation du festival du rai.
Arrivés au niveau de la maison de la culture, les « protestataires » ont accomplis en groupe la prière d’El Maghreb, face à une forte présence policière. Les manifestants ont été par la suite dispersés mais certains d’entre eux ont tenté de revenir quelques quarts d’heure plus tard pour accomplir la prière d’El Icha.
Il est clair aujourd’hui que ces manifestations contre la chanson sont l’œuvre du courant islamiste. Il y a une semaine également, des habitants d’Ouargla ont forcés les autorités à annuler un gala que devait animer le chanteur rai Kader Japonais. Ceux-là aussi ont accompli une prière devant la salle qui allait abriter l’événement.
C’est la première fois depuis le début des années quatre-vingt-dix que des galas sont annulés suite à la pression de la rue.
Si en apparence les « contestataires » expriment souvent des revendications socio-économiques, estimant que les budgets alloués à ces événements peuvent être utilisés à d’autres fins, au fil du temps il y a de plus en plus d’indices qui plaident pour une manipulation islamiste. Et dans beaucoup de cas, les autorités locales abdiquent…

Lire aussi :  414 000 visas « touristiques » pour les algériens en 2017 octroyée par la France

Boualem Sansal tient pour responsables les Algériens de leur stagnation et archaïsme religieux

L’écrivain algérien Boualem Sansal est interviewé dans le nouveau webzine Putsch , voici un extrait :

Putsch : Vous fustigez les pouvoirs politique et religieux mais avez-vous foi en votre peuple ?

Boualem Sansal : Foi dans le peuple ? Aucunement, car il est la source même du problème. C’est lui la véritable cible de mes critiques. Je fustige les pouvoirs politiques et religieux en passant. Le peuple n’est pas l’innocente victime du pouvoir, comme on le dit, il est victime de lui-même, de ses archaïsmes, de son incivisme, de son opportunisme, de sa servilité à l’égard de ses dictateurs. J’étais persuadé, qu’après la décennie noire, les Algériens sortiraient guéris de l’islamisme, immunisés contre tous les extrémismes… Pas du tout ! C’est l’inverse qui s’est produit : l’islamisme explose et règne en maître absolu sur le pays. 
Je pensais également que les Algériens de la diaspora seraient un élément régulateur voire modernisateur, grâce aux liens étroits qu’ils entretiennent avec le pays… Pas du tout ! (…) La seule vraie résistance se trouve en Kabylie Lire l’entretien intégral sur Putsch

Algérie: quatre églises fermées en quatre mois

Lu sur Cat.ch du 29 mars 2018

Les chrétiens algériens sont confrontés à une vague de fermeture d’églises, affirme le 29 mars 2018 l’ONG de défense des chrétiens Portes Ouvertes. Le gouvernement nie et invoque un non-respect des normes de sécurité.

Le 2 mars 2018, dans le village d’Azaghar, au nord de l’Algérie, une petite église fonctionnant depuis plus de 6 ans a été contrainte de cesser toute activité. Il s’agit de la quatrième église à fermer ses portes au cours des 4 derniers mois, selon Portes Ouvertes. Les trois autres se trouvaient dans la ville d’Oran ou aux environs. Ses trois dernières sont affiliées à l’Eglise protestante d’Algérie (EPA), officiellement reconnue par le gouvernement depuis 1974. Lire la suite sur Cath.ch

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Etre chrétien en Algérie, un calvaire quotidien : témoignage d’un prêtre au Figaro

Le père Paul-Élie Cheknoun, né musulman, s’est confié au Figaro du 19 mars 2018. Extraits :

Êtes-vous libre d’exercer votre ministère en Algérie?

Je suis vicaire dans une paroisse d’Alger, appelé là par l’évêque du diocèse. Mais je ne peux y résider tout le temps. Quand j’y suis, j’accueille, comme prêtre et avec discernement, les nombreux nouveaux chrétiens qui nous arrivent. Mais je ne peux exercer mon ministère en dehors de l’église. Si je sors, je dois ne porter aucun signe religieux chrétien, sinon je risquerais de me faire agresser. On voit bien que je suis du pays, mais il faut que je sois discret. Donc pas de soutane, pas de croix, car certains n’en supportent pas la vue.(…)

Comment un chrétien vit-il sa foi chrétienne au jour le jour en Algérie?

Les musulmans convertis doivent apprendre à survivre dans une société musulmane souvent hostile. Il faut réaliser qu’ils sont persécutés et souvent rejetés par leur famille et leurs amis. On les considère comme des traîtres, des apostats. Et selon le Coran, cela mérite la mort… Pour ce qui du travail et des responsabilités, tant que cela reste dans la sphère privée, il faut le garder pour soi et n’en parler à personne. Sinon, ce sont les représailles. Lorsque cela se sait et que la personne occupe une fonction un peu sensible pour l’État, elle est renvoyée.

Je connais le cas d’un directeur de collège: dès que l’on a su qu’il était chrétien, on a débarqué chez lui en pleine nuit de Noël, il a dû évacuer son logement de fonction sur-le-champ avec sa famille et a tout perdu. C’est une affaire connue. Il est aujourd’hui réfugié en Europe. Il y a beaucoup de cas similaires. Sur le plan politique, un chrétien ne peut pas être maire, il ne peut pas être élu car l’islam est religion de l’État. Les élus prêtent serment sur le Coran.

Que dit la loi algérienne à ce titre?

L’annonce explicite du Christ étant assimilée à du prosélytisme, une loi votée en 2006 pour réguler les cultes non musulmans punit de cinq ans de prison ferme et d’une amende équivalente à dix ans de salaire, tout personne convaincue de détourner quelqu’un de l’islam pour l’attirer au christianisme ou pour injures à l’islam ou envers son prophète. La simple possession de plus d’une bible vous met en danger. Il y a beaucoup d’intimidations. Cette loi a limité l’évangélisation, mais elle n’est pas parvenue à l’arrêter, même si des églises évangéliques sont fermées en ce moment. Quant aux prêtres catholiques, ils sont confrontés à beaucoup de difficultés pour obtenir des visas.

Algérie: 6 mois de prison pour un chrétien accusé «d’ébranler la foi d’un musulman »

Lu sur ObservAlgérie du 3 mars 2018 :

Un chrétien algérien originaire de la wilaya de Tiaret située au sud-ouest de la capitale Alger, arrêté par les services de sécurité en possession de livres évangéliques, a comparu devant le Tribunal de Frenda de la même wilaya. Il est accusé d’avoir « ébranlé la foi d’un musulman ».

Le procureur de la république a requis la peine de 6 mois de prison ferme et une amende de 50 000 Dinars Algériens. Cités par Algérie Part, les responsables de l’église protestante d’Oran ont exprimé leur incompréhension vis-à-vis de l’accusation portée contre l’un des fidèles de leur église. Le Prosélytisme est interdit en Algérie depuis la signature de l’ordonnance du 06 mars 2006 par le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika « fixant les conditions et les règles de l’exercice des cultes autres que musulmans ». L’ordonnance en question prévoit des sanctions pénales Lire la suite sur ObservAlgérie

« Les algériennes font trop d’enfants » selon le ministre de la Santé algérien

Dilem, le caricaturiste le plus connu d’Algérie.

Ajib du 16 janvier 2018:

« D’après les derniers recensements, l’Algérie a enregistré plus d’un million de naissances par an (1.1 million en 2016), une forte augmentation comparée aux années 2000 où ce chiffre avoisinait les 580.000.

Un constat qui alarme tout de même le ministre algérien de la Santé, le professeur Mokhtar Hasbellaoui, qui a déclaré : « Les Algériennes font trop d’enfants ».

Selon les estimations des spécialistes, si cette hausse se maintient, les algériens dépasseront le cap des 50 millions bien avant 2025, contre 42 millions au 1er janvier 2018. » Lire l’article intégral sur Ajib

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