Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme

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Algérie

mosquee

« Près de 90% des mosquées algéroises sont contrôlées par les salafistes »

Lu dans El-Watan du 19 septembre (extrait) :

Auteur, poète, chercheur et spécialiste de l’islamisme, Sadek Slaymi s’est longuement intéressé à la doctrine salafiste. Au fil de ses recherches, il tire une déduction selon laquelle le salafisme n’est pas apparenté au sunnisme (une position non partagée par la majorité des islamologues).

(…)

-Comment se manifeste la pensée salafiste en Algérie ?

Elle fait des ravages. Elle divise la société à petit feu. Le malékisme disparaît. Un cadre du ministère des Affaires religieuses m’a fait une confidence. Près de 90% des mosquées algéroises sont contrôlées par des salafistes purs et durs. Il n’est pas étonnant que les jours de l’Aïd vous n’entendiez pas, dans la majorité des mosquées les medhs, que psalmodiaient nos ancêtres. Pour eux, c’est une bidaâ. Le salafisme, qui fait dans beaucoup de cas les affaires du pouvoir, risque de se radicaliser encore plus. Déjà que c’est une pensée dangereuse, les salafistes vont se retourner, dès que possible, contre l’ensemble de la société et les autorités, bien évidemment.

-Mais les salafistes présents sur la scène politique ne disent pas vouloir tuer les Algériens ?

Ils utilisent la taqqya, comme les chiites. Ils cachent leur jeu et ne disent jamais ce qu’ils pensent. Aujourd’hui, ils sont plus intelligents qu’auparavant. Ils ont acquis une culture politique et appris la leçon du passé. Ils espèrent un jour accéder au pouvoir et, ensuite, régler leurs comptes.

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Algérie : un Chrétien lourdement condamné pour un CD...chrétien

Algérie : un Chrétien lourdement condamné pour un CD…chrétien

C’est encore au nom de l’inique ordonnance 06-03 prise en 2006 par le gouvernement algérien pour réglementer les cultes non musulman, qu’un chrétien algérien vient d’être condamné à la peine maximum.

Le tribunal pénal du district de Djamel (Wilaya de Béjaïa) avait à entendre d’une affaire où le prévenu, Siaghi Krimo, accusé d’avoir transmis à un de ses voisins un CD sur le christianisme, tombait sous le coup de l’article 144 du code pénal algérien qui punit quiconque « dénigre les dogmes ou les préceptes de l’islam » par tout moyens ou supports connus ou à découvrir…

Le soi-disant voisin n’était même pas présent à l’audience et les preuves inexistantes. Cela n’empêcha pas le procureur de requérir une peine de deux ans d’emprisonnement et une amende de 50 000 dinars (490 €) – sachant que le salaire mensuel minimum en Algérie est de 15 000 dinars.

Le président du tribunal ne suivit pas le procureur, et condamna Siaghi Krimo au maximum de la peine prévue par le code : cinq ans de prison et une amende de 200 000 dinars (1 900 €) ! Comme on le sait, la chasse aux chrétiens protestants est ouverte dans cette Wilaya qui vient de se singulariser en fermant administrativement sept temples voici quelques jours. La liberté de croyance et de culte des quelque 100 000 chrétiens que compterait l’Algérie est en très grand péril.

Source : Observatoire de la christianophobie, 3 juin 2011

eglise

Algérie : les églises de Béjaïa sommées de fermer

« On s’indigne de l’évangélisation de la Kabylie mais on trouve parfaitement normal que des imams islamisent toute la banlieue en France ! « 

Dilem, caricaturiste Algérien.

Lu dans Tout sur l’Algérie du 23 mai :

Toutes les églises protestantes de la wilaya de Béjaïa sont sommées de fermer en vertu d’un arrêté datant du 8 mai dernier et qui a été rendu public dimanche. « C’est le wali en personne qui a signé un arrêté pour la fermeture définitive de toutes communautés protestantes de la wilaya de Béjaïa », a indiqué Mustapha Krim de l’Eglise protestante d’Algérie (EPA) à TSA. « Ils ne nous ont donné aucune raison. Ils nous ont simplement signifié que c’est en rapport avec la loi 06‑03 du 28 février 2006 régissant la pratique du culte non musulman en Algérie »

a‑t‑il ajouté. Lire la suite

Analyse de l’Observatoire de l’islamisation :

Lundi 21 juin 2004, le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, dénonça l’évangélisation des kabyles en Algérie dans une conférence de presse à Alger. Il rappela que l’islam est la « religion d’État et de tous les Algériens », puis avertit que l’apostolat chrétien entraînerait irrémédiablement un affrontement : « Il y aura effusion de sang ». En mars 2008, il tient des propos tout aussi durs dans le journal L’Expression : « J’assimile l’évangélisation au terrorisme ». Entre ces deux déclarations fracassantes, en mars 2006, une loi algérienne marqua clairement le virage islamique du régime. La loi prévoit des peines de 2 à 5 ans de prison et une amende de 500.000 à 1.000.000 de dinars (5.000 à 10.000 euros) contre toute personne qui « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Les mêmes sanctions sont prévues contre toute personne qui « fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audio-visuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane ». La loi n’a pas tardé à être suivie d’application.

– En juin 2006, une trentaine d’étudiants Africains, qui eurent tort d’assister à un séminaire chrétien en Kabylie, eurent 10 à 15 jours pour quitter le territoire, une fois confisqués leurs titres de séjours.

– Le prêtre catholique Pierre Wallez, résidant en Algérie depuis de nombreuses années, fut été condamné le 30 janvier 2008 à un an de prison avec sursis par le tribunal de Maghnia (ouest Algérien).

– A Oran, le père Hugh Johnson, en retraite depuis 2006, vit toujours sous la menace d’une expulsion. Il attend la réponse au recours introduit devant le Conseil d’Etat.

– Le 21 mars 2008, huit ressortissants Suisses, devant animer des séminaires en Kabylie furent priés par la police de quitter le territoire.

– Il n’est pas possible non plus pour les prêtres français d’obtenir des visas pour l’Algérie, à l’image de l’évêque de Pontoise Mgr Riocreux qui s’est vu refuser une visite à la communauté catholique d’Algérie en mars 2008.

-En juillet 2008, deux Algériens convertis au Christianisme furent condamnés à 1000 euros d’amende.

-Selon Mustapha Krim, président des Eglises protestantes en Algérie, rien qu’entre janvier et mars 2008, dix églises protestantes ont été fermées dans tout le pays.

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Observatoire de l’islamisation, mai 2011

mosquee

Un nouveau minaret algérien dans le Nord : avec vos impôts !

Addendum du 24.11 : Le journaliste Yves Daoudal rapporte qu’ « à la pose de la première pierre, il y avait le député de la circonscription, Thierry Lazaro, UMP, qui a promis de donner de l’argent, de sa réserve parlementaire, « pour la partie culturelle »…Car, comme l’a dit Abdelkader Aoussedj,le président régional de la fédération de la Grande Mosquée de Paris, « une mosquée qui ne dispose pas d’un volet culturel, pour moi, c’est une grande salle de prières, pas une mosquée. » » (source Daoudal Hebdo semaine 47)

La mosquée s’appelle Khalid ibn Walid, (mort en 642), Compagnon de Mahomet, commandant en chef des armées islamiques. Ibn Walid a dirigé les opérations militaires lors de la prise de Hira en Irak (633), de la bataille de Ajnadayn (634) et Yarmouk (636) contre les positions Byzantines.

Lu dans la Voix du Nord du 13 novembre :

Ahmed Zirar président de l’association islamique :

« À côté du cultuel, nous avons développé l’activité culturelle : nous recevons de plus en plus d’enfants qui viennent en cours, que ce soit pour l’enseignement du Coran et l’arabe littéraire, pour lesquels le gouvernement algérien met des enseignants à notre disposition. Ou, simplement, l’aide aux devoirs, le soutien scolaire, etc. Et cet aspect culturel prendra encore plus de place dans la prochaine construction. » Comment se présentera la nouvelle mosquée ? « Ce sera un bâtiment de deux étages avec un minaret haut de 15,7 m, la loi limitant la hauteur à 16 mètres. Au rez-de-chaussée, on trouvera une grande salle de prière, des locaux pour les cours, la bibliothèque, un site informatique, un petit musée. À l’étage, on prévoit une partie administrative, une salle de réunion, un espace pour la détente et la rencontre… Mais, pour l’instant, tout est modulable à l’intérieur en fonction des besoins. Le bâtiment aura une superficie de 765 m² au sol, soit près de 1 400 m² au total, et permettra d’accueillir 1 260 personnes. »

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Police

Algérie : Procès de 8 non-jeûneurs

Huit personnes doivent comparaître ce lundi 8 novembre devant le tribunal correctionnel d’Akbou, près de Béjaïa (250 km à l’est d’Alger), en Kabylie, pour n’avoir pas jeûné durant le ramadan, a indiqué dimanche à l’AFP un de leurs avocats Me Abderrezak Ammar-Khodja

Les prévenus, de confession musulmane, avaient été interpellés fin août par la police dans la localité d’Ouzellaguen, à une dizaine de km d’Akbou, alors qu’ils buvaient du café dans un local commercial fermé, a-t-il ajouté.

Déférés devant le justice, ils ont été inculpés d’atteinte aux “préceptes de l’islam”. Sept d’entre eux ont été remis en liberté tandis que le huitième, le propriétaire du local, avait été placé en détention provisoire avant d’être libéré le 6 septembre, selon Me Ammar-Khodja.

Plusieurs procès ont été intentés ces derniers mois contre des Algériens poursuivis pour “non-respect des préceptes de l’islam”, notamment contre des convertis au christianisme.

Mi-octobre, un jeune a écopé de deux ans de prison ferme et de 100.000 dinars (1.000 euros environ) d’amende pour n’avoir pas jeûné fin août durant le ramadan à Oum El Bouagui, à quelque 500 km au sud-est d’Alger, selon la presse algérienne.

Deux chrétiens non jeûneurs avaient été relaxés le 5 octobre à Ain el Hammam dans l’est algérien alors que le procureur avait requis trois ans de prison ferme. Un juge de ce tribunal kabyle avait prononcé un non-lieu car “aucun article (de loi) ne prévoit de poursuite” dans le cas de non respect du jeûne durant le ramadan.

Un procès est prévu le 28 novembre contre quatre convertis au protestantisme poursuivis pour “ouverture illégale d’un lieu de culte” à Larbaâ Nath Irathen, près de Tizi Ouzou, en Kabylie.

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rayhana

Tentative de meurtre sur une comédienne algérienne à Paris

AP-14/01/2010 | Mise à jour : 11:43

La jeune actrice et dramaturge algérienne, Rayhana, a été agressée et aspergée d’essence mardi soir alors qu’elle se rendait à la Maison des Métallos (XIe), où se joue sa pièce de théâtre (A mon âge, je me cache encore pour fumer), a-t-on appris de source policière. Une enquête a été ouverte.

Selon ses déclarations, cette comédienne originaire du quartier de Bab-el-Oued à Alger et récompensée lors de nombreux festivals a été prise à partie par un homme qui l’a insultée. Ce dernier l’a aspergée d’essence, avant de lui jeter au visage une cigarette tentant sans succès de l’enflammer.

Cette agression semble liée à sa première pièce écrite en français actuellement à l’affiche à la Maison des Métallos. Ce texte féministe met en scène neuf femmes algériennes dans un hammam qui se laissent à parler librement de leur vie respective.

Suite de la dépêche.

Rappel :

Fillon promet 170 000 visas/an à l’islamiste Belkhadem :

ALGER (AFP) 21/6/2008 :

— Le chef du gouvernement algérien, Abdelaziz Belkhadem (islamiste notoire), a interpellé samedi à Alger son homologue français François Fillon, en visite à Alger, sur « la nécessité d’une plus grande fluidité dans la circulation des personnes entre les deux pays ».(…)

La France, régulièrement critiquée par l’Algérie au sujet de la circulation des personnes, fait valoir la progression du nombre de visas, désormais octroyés au rythme d’environ 170.000 par an, contre 57.000 en 1997.

Paris a rouvert ses consulats d’Annaba (est) et d’Oran (ouest), fermés dans les années 1990, et fait valoir que l’instruction des visas, qui avait été transférée à Nantes (ouest de la France), retourne progressivement vers l’Algérie. » Lire l’intégralité de la dépêche AFP.

Le gouvernement UMP octroie trois fois plus de visas aux Algériens que les socialistes en 1997…tant qu’ils ne débarquent pas (encore) à Sablé-sur-Sarthe, François Fillon est tolérant. Est-il bien certain que, sur les 170 000, tous ces visas soient attribués à des individus à la morale irréprochable ? Etant donné le nombre d’islamistes algériens en France, nous en doutons fortement…

Observatoire de l’islamisation, janvier 2010.

Bouabdellah Ghlamallah

La campagne électorale algérienne dans les mosquées « françaises »

Le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, connu pour traquer les Chrétiens en Algérie, était l’invité dimanche de la Grande mosquée de Paris afin de mettre au diapason les mosquées de l’hexagone pour soutenir la réélection du boucher des Harkis, Bouteflika. Eric Besson a, pour cette sympathique besogne, délivré un titre de séjour à l’islamiste…

Voici reproduit un article du magazine Tout sur l’Algérie, par Sonia lyes , 30/03/2009 racontant son périple :

« En France, les prêches de vendredi prochain dans les mosquées «algériennes» seront consacrés à la présidentielle

Convaincre les Algériens de France d’aller voter massivement aux élections présidentielles. Depuis quelques semaines, d’importants moyens sont mobilisés dans l’Hexagone pour atteindre cet objectif. Dans ce pays, qui compterait plus de quatre millions d’Algériens, les opérations de vote débuteront le 4 avril. Elles se poursuivront jusqu’au 9 du même mois et le degré de mobilisation des électeurs pourrait avoir un impact sur la participation en Algérie, principal enjeu du scrutin. Les autorités cherchent à rééditer l’impact du scrutin de 1995 : la forte participation des électeurs en France avait contribué à mobiliser fortement les Algériens et crédibiliser l’élection de Liamine Zeroual.

Le succès, samedi 28 mars, du meeting parisien animé par Abdelmalek Sellal est de bon augure pour la suite des événements, estime-t-on dans l’entourage de la campagne de Bouteflika en France. « L’enthousiasme qu’on a vu à travers les représentants des différentes régions présentes samedi à Paris, avec notamment la présence de beaucoup de jeunes et de femmes, montre qu’il existe en France un nouvel état d’esprit par rapport aux élections en Algérie. C’est grâce au travail de préparation que nous avons mené ici avec d’autres associations que ce résultat a été rendu possible. Nous pensons qu’il y aura une forte participation, particulièrement des jeunes qui voteront pour la première fois. Le message du président lu par M. Sellal est bien passé. Mais une fois élu, il ne doit pas les décevoir », explique Adam Nacer Benahmed, un des piliers du dispositif électoral du président Bouteflika en France.

Dimanche, le ministre des Affaires religieuses Bouabdallah Ghoulamallah, a tenu une réunion à la Mosquée de Paris avec les imams des mosquées contrôlées par les Algériens. Il leur a demandé de consacrer leurs prêches de vendredi prochain à la sensibilisation des électeurs algériens pour s’assurer d’une forte participation à la prochaine présidentielle.

C’est la première fois que les mosquées algériennes en France sont officiellement sollicitées pour jouer un rôle politique. Ces dernières années, les autorités algériennes se sont montrées méfiantes sur les questions liées à la gestion de religion après les événements connus par le pays dans les années 1990. Résultat : une politique prudente a été menée, au point où la Mosquée de Paris a perdu, en 2008, les élections du Conseil français de culte musulman (CFCM) face à des Marocains minoritaires. La présidentielle ouvrira-t-elle une nouvelle ère dans la gestion par Alger de l’Islam en France ? « 

Rappel de l’Observatoire de l’islamisation : Lundi 21 juin 2004, le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, dénonça l’évangélisation des kabyles en Algérie dans une conférence de presse à Alger. Il rappela que l’islam est la « religion d’Etat et de tous les Algériens », puis avertit que l’apostolat chrétien entraînerait irrémédiablement un affrontement : « Il y aura effusion de sang ». En mars 2008, il tient des propos tout aussi durs dans le journal L’Expression : « J’assimile l’évangélisation au terrorisme ». Entre ces deux déclarations fracassantes, en mars 2006, une loi algérienne marqua clairement le virage islamique du régime. La loi prévoit des peines de 2 à 5 ans de prison et une amende de 500.000 à 1.000.000 de dinars (5.000 à 10.000 euros) contre toute personne qui « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Les mêmes sanctions sont prévues contre toute personne qui « fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audio-visuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane ». La loi n’a pas tardé à être suivie d’application.

Lire notre note sur les récentes condamnations de Chrétiens et les fermetures d’églises en Algérie.

dalil boubakeur

La Grande Mosquée de Paris s’entiche des élections… algériennes

A l’occasion de la fête nationale algérienne, Missoum SBIH, Ambassadeur d’Algérie en France, reçoit ses invités de marques tous les 8 novembre.

Source : El Moudjahid, édition du 03/03/2009

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, le docteur Dalil Boubakeur, a estimé hier à Paris que les présidentielles du 9 avril sont un événement d’importance qui intéresse l’ensemble des Algériens installés en France et tous les Français d’origine algérienne concernés par la vie politique en Algérie.
Interrogé par l’APS sur le rôle de la mosquée dans la sensibilisation des ressortissants algériens, le recteur de la mosquée de Paris a précisé qu’en tant qu’Algériens « nous ne pouvons rester insensibles » à ce qui se déroule en Algérie.
« C’est la raison pour laquelle, a-t-il noté, nous sommes mobilisés à l’effet de réunir les conditions, les meilleures, pour le déroulement de cette opération ».
Pour le recteur de la mosquée de Paris, « l’échéance électorale est non seulement fondamentale et importante pour le pays, mais elle l’est aussi pour l’ensemble des Algériens installés en France, car c’est là une grande occasion pour ces derniers de manifester leur patriotisme (ndr : pas le Français, celui là est xénophobe), leur intérêt pour l’Algérie et d’influer par leur action positive au bon déroulement de cette élection puisque elle se passe aussi bien en France qu’en Algérie ».
Dr Dalil Boubakeur considère que la mosquée de Paris « via sa fédération, sa surface est un élément catalyseur, hautement unificateur de la prise de conscience de la population vis-à-vis de cet événement pour lequel, a-t-il ajouté, nous apportons naturellement tout notre soutien, toute notre attention et mettons tous les moyens pour favoriser une juste expression de la volonté populaire ».

Question : Que fait la Grande Mosquée de Paris dans le Conseil Français du culte Musulman ? Quelle est la pertinence du droit du sol ?

Observatoire de l'islamisation

Les services consulaires Algériens mobilisent la diaspora en Lorraine

16-02-2009 à 20:27 EL MOUDJAHID :

Le consulat d’Algérie à Metz, depuis l’annonce de la convocation du corps électoral pour le scrutin présidentiel du 9 avril prochain, multiplie les initiatives pour informer et sensibiliser les 35.000 électeurs de la région sur l’importance de cet évènement.
Dans ce cadre, un bulletin est édité par les services consulaires pour servir de support d’information contenant toutes les indications utiles pouvant intéresser les membres de la communauté nationale implantée dans la région.
« Déjà, sept numéros ont été tirés et mis à la disposition des 55 associations d’Algériens activant dans la région qui nous servent de relais ou distribués aux concitoyens venant au siège du consulat pour régler des problèmes administratifs » a expliqué lundi à l’APS, Abdelhamid Ahmed-Khodja. Ce bulletin d’information est également systématiquement joint au courrier adressé aux ressortissants nationaux vivant à Metz ou dans les villes relevant de la circonscription consulaire Lire la suite sur El Moudjahid.

Commentaire : Ironie de l’histoire, ceux qui ont chassé les Français et approuvé une indépendance pilotée par des terroristes, approuvé le massacre des Harkis « collabos », en voulant prendre en main l’ hypothétique destin d’un pays (créé de toute pièce par la France et valorisé par le labeur des « Pieds noirs« ) viennent maintenant trouver refuge chez l’ex-colonisateur pour fuir une incapacité totale à gérer soi même son pays pourtant « libéré »…
Et la France ouvre grand ses portes aux petits fils, qui, non contents d’être socialement portés à bout de bras, sifflent toujours la Marseillaise et honorent la mémoire de leurs anciens, combattants du FLN

Observatoire de l'islamisation

Guérini : « un bonheur » de rencontrer le bourreau des Harkis


Jean-Noël Guérini (PS), président du Conseil général des Boûches-du-Rhône, visita Alger en février 2009 dans le cadre d’un partenariat entre le Département et la capitale algérienne, où il rencontra -outre Bouteflika Djamel Ould-Abbes, ministre de la Solidarité nationale et de la communauté algérienne à l’étranger, qui déclara : « Nous souhaitons qu’elle soit la plus importante mosquée de France ». En parlant de la Grande Mosquée de Marseille qui sera financée à hauteur de 1 million d’euros par Alger…

Lundi 21 juin 2004, le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, dénonça l’évangélisation des kabyles en Algérie dans une conférence de presse à Alger. Il rappela que l’islam est la « religion d’Etat et de tous les Algériens », puis avertit que l’apostolat chrétien entraînerait irrémédiablement un affrontement : « Il y aura effusion de sang ». En mars 2008, il tient des propos tout aussi durs dans le journal L’Expression : « J’assimile l’évangélisation au terrorisme ». Entre ces deux déclarations fracassantes, en mars 2006, une loi algérienne marqua clairement le virage islamique du régime. La loi prévoit des peines de 2 à 5 ans de prison et une amende de 500.000 à 1.000.000 de dinars (5.000 à 10.000 euros) contre toute personne qui « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Les mêmes sanctions sont prévues contre toute personne qui « fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audio-visuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane ». La loi n’a pas tardé à être suivie d’application.

– En juin 2006, une trentaine d’étudiants Africains, qui eurent tort d’assister à un séminaire chrétien en Kabylie, eurent 10 à 15 jours pour quitter le territoire, une fois confisqué leurs titres de séjours.
– Le prêtre catholique Pierre Wallez, résidant en Algérie depuis de nombreuses années, fut été condamné le 30 janvier 2008 à un an de prison avec sursis par le tribunal de Maghnia (ouest Algérien).
– A Oran, le père Hugh Johnson, en retraite depuis 2006, vit toujours sous la menace d’une expulsion. Il attend la réponse au recours introduit devant le Conseil d’Etat.
– Le 21 mars 2008, huit ressortissants Suisses, devant animer des séminaires en Kabylie furent priés par la police de quitter le territoire.
– Il n’est pas possible non plus pour les prêtres français d’obtenir des visas pour l’Algérie, à l’image de l’évêque de Pontoise Mgr Riocreux qui s’est vu refuser une visite à la communauté catholique d’Algérie en mars 2008.
-En juillet 2008, deux Algériens convertis au Christianisme furent condamnés à 1000 euros d’amende.
-Selon Mustapha Krim, président des Eglises protestantes en Algérie, rien qu’entre janvier et mars 2008, dix églises protestantes ont été fermée dans tout le pays.

Les médias français restèrent très discrets sur le sujet jusqu’à une affaire largement médiatisée suite à un article[1] du Figaro en mars 2008, concernant Habiba Kouider, mère de famille comparaissant devant le tribunal de Tiaret pour…possession de bibles. Le caricaturiste Algérien Dilem note pertinemment : « On s’indigne de l’évangélisation de la Kabylie mais on trouve parfaitement normal que des imams islamisent toute la banlieue en France ! ».

L’Algérie de son côté a envoyé en France en février 2008, 29 imams et deux femmes prédicatrices (« mourchidate« ) pour encadrer des mosquées en application d’un accord entre le ministère algérien des Affaires religieuses et l’ Association de la mosquée de Paris. Déjà, au mois d’octobre 2005, près de soixante imams furent envoyés en France au début du ramadan par le ministère des Affaires religieuses pour diriger les prières, à la demande de communautés musulmanes établies en France. La tolérance française vis à vis de l’islam est largement unilatérale, sans aucune réciprocité. Il est scandaleux que la Grande Mosquée de Marseille soit financée par l’Algérie pratiquant une épuration anti-chrétienne légale, affichée et fièrement assumée. En autorisant la construction de mosquées sponsorisées par l’Algérie (la mosquée de Tours a également bénéficiée d’un soutien financier Algérien), la France envoie un signal clair à tous les pays musulmans dotés de législations anti-chrétiennes: vous pouvez non seulement continuer à nous islamiser, mais nous ne vous tiendrons jamais rigueur des discriminations et persécutions appliquées à vos minorités, fussent-elles autochtones, au nom de ce même islam dont nous vous assurons la bienveillante protection.

Joachim Véliocas, Observatoire de l’islamisation, février 2009.

[1] Arezki Ait-Larbi, Offensive anti-chrétienne en Algérie, Le Figaro, 27/05/2008

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