Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme

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Algérie

La Grande Mosquee Dalger 2015

L’islamisation totale de l’Algérie va s’incarner dans une mosquée colossale

Le renforcement de l’islamisation en Algérie va bon train. Depuis la rentrée 2005, l’étude de la charia est imposée dans toutes les filières du secondaire algériennes. Autre signe fort vers la construction d’Etat islamique, la nomination en mai 2006 de Abdelaziz Belkhadem chef de file des « barbéfélènes« , les conservateurs du régime proches des islamistes. Hostile à l’occidentalisation de la société, il se prononce pour la réhabilitation du Front islamique du salut (FIS). En juin 2006, lors dela réunion des ministres des affaires étrangères de l’OCI à Bakou, l’Algérie dans sa déclaration réaffirma « son soutien inconditionnel à l’Autorité palestinienne et à ses institutions »[1], soit un soutien franc au Hamas.

Après la loi de mars 2006 punissant le prosélytisme chrétien de 2 à 5 ans de prison, la volonté de fermer les écoles francophones quelques mois plutôt (seuls véritables endroits d’alphabétisation), l’islamisation totale va s’incarner dans un monument colossal. Le quotidien El Moujahdi dans son édition du samedi 06 octobre 2007, rapporte l’évènement de la cérémonie de sélection du bureau d’études lauréat du concours international d’architecture pour la Grande Mosquée d’Alger. L’appel d’offre va déboucher sur une Mosquée aux mensurations extraordinaires :

« la Grande Mosquée d’Alger disposera d’une capacité totale de 120.000 places, une fois réalisée. Elle comprendra un minaret dynamique de 300 mètres de haut, contenant une bibliothèque et un institut supérieur des sciences islamiques. Le projet se composera également d’une maison du Coran, d’un centre culturel, d’un centre multi-services, d’un centre de soins, d’un hôtel, d’un immeuble d’habitation, d’une structure administrative, parking, espace vert… »

Les milliards d’euros dépensés n’iront pas combler les manques en matières sanitaires, sociales et scolaires. La population peut être analphabète, le ventre vide et malade, Boutéflika pense lui à sa postérité. Déconsidéré, il joue la carte de l’Islam pour sauver son image, dans une cynique hypocrisie d’un homme se découvrant pieux à 70 ans passés.
Un ancien compagnon du président Algérien, Hocine Ait-Ahmed, ancien cadre du FLN, déclara en juin 2005 ce qui mériterait d’être plus souvent dit :

« Les religions, les cultures juives et chrétiennes se trouvaient en Afrique du Nord bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. Avec les Pieds-Noirs et leur dynamisme-je dis bien les Pieds-Noir et non les Français- l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine, méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques, stratégiques. Il y a eu envers les Pieds-Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers les innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens[2] »

Voir notre dossier sur l’islamisation de l’Algérie contenant un rappel historique sur la création de cet État, un état des lieux de l’anti-christiannisme, ainsi qu’une réflexion sur l’hypothétique « traité d’amitié« .

Observatoire de l’islamisation, Octobre 2007.

[1] Cité in La 33ème réunion des ministres des affaires étrangères de l’organisation de la conférence islamique s’est ouverte à Bakou, Agence de presse de la république islamique (IRNA), 20 juin 2006.
[2] Hocine Ait-Ahmed, Ensemble, n°248, juin 2005

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Politique volontariste d’islamisation en Algérie

Le ministre algérien des Affaires religieuses et des Waqfs, M. Bouabdellah Ghoulamallah, vient de réaliser cet été une tournée des nouvelles écoles coraniques et mosquées financées par le pays du FLN. Dans les villes de Hadjout, Tipasa, dans la localité de Menacer, les projets grandioses se multiplient…L’ islamisation en Algerie est sous tendue par une volonté politique affichée. Imaginons le tollé que provoquerait un comportement similaire en France pour la promotion du Christiannisme…

Lire l’article de l’agence islamique internationale de presse. (organe de l’OCI)

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France-Algérie : la drôle de paix

Officiellement la guerre est terminée depuis 40 ans et les échanges commerciaux, universitaires, diplomatiques ont repris. Qui ne souhaiterait pas l’apaisement ? En 2003, on alla jusqu’à fêter l’année de l’Algérie en France, célébrant la volonté de rapprochement voulue par Paris par des manifestations culturelles. En Algérie, par contre, fêter la France est loin d’être d’actualité. Sous les décors d’une amitié de façade reposant sur des nécessités économiques, continuent les « opérations psychologiques » de la guerre sous forme d’accusations, de calomnies, de manipulations historiques rendant une image de la France haïssable auprès des jeunes immigrés d’origine algérienne. En Algérie, les jeunes apprennent une version de la colonisation et de la guerre d’Algérie formatée et tronquée par le FLN, qui se lave de tout crime, de toute bavure, cela n’existant bien sûr que du côté français. La méthode fonctionne bien, le ressentiment couve et entretient toute une jeunesse dans un passé fantasmé, débouchant sur sentiment de revanche envers les Harkis et la société française.

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Les chrétiens d’Algérie : entre dhimmitude et clandestinité

Petit rappel historique

Les premières communautés chrétiennes sont recensées en Afrique du nord à partir du II ème siècle. C’est à la même période que naît le siège épiscopal d’Alger, soit trois siècles avant la naissance de Mahomet. Au IV ème siècle, Saint Augustin natif Thagaste (est de l’Algérie) va devenir l’un des Pères de l’Eglise les plus fameux. Ordonné prêtre à Hippone (Bône) par l’évêque Valérien, il est l’étendard des convertis Algériens aujourd’hui. Méconnue est l’existence du pape d’origine kabyle Saint Gélase qui accéda à la chaise de Pierre en mars 492. L’invasion musulmane dans ce qui s’appelle aujourd’hui l’Algérie commence en 647. L’artisan de la conquête du Maghreb fut ibn Nazih, qui après Carthage (707) et Tripoli, atteint l’Atlantique après avoir forcé la résistance héroïque des peuples berbères menée par la prophétesse Kahéna, écrasée en 708 dans les défilés de l’Atlas. En 770, la dynastie idrisside qui contrôle toute l’Afrique du nord annonce clairement ses buts : détruire l’église catholique.

Les dernières communautés chrétiennes berbères s’éteignent à la fin du 11ème siècle. Quelques années plus tard, (1125) les Almohades imposent un ordre islamique radical. Saint François d’Assise, bouleversé par la situation des Chrétiens en Afrique du nord, s’y rend en 1213 avec la volonté de convertir les Mahométans, mais la maladie l’empêche bientôt de continuer sa tâche. Dans son sillage les prêtres Brérard, Pierre, Othon et deux frères arrivent dans l’actuel Maroc en 1220 mais sont aussitôt arrêtés et torturés. Ils initieront une longue série de Martyrs, les dominicains, dont Saint Raymond de Penafort et Saint Pierre Nolasque, le Bienheureux Raymond Lulle paieront un lourd tribut.

Les derniers esclaves chrétiens seront libérés par l’Amiral anglais Exmouth, qui réussi par une attaque surprise d’Alger (1816) à libérer plus de 1000 esclaves, avant que la présence française mette définitivement fin aux razzias et à l’esclavagisme (Alger compta jusqu’à 30 000 esclaves chrétiens selon l’historien Pierre Goinard); Pour plus d’informations, lire le livre de Lucien Oulahbib « les Berbères et le christianisme »

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