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Égypte

L’université islamique d’al-Azhar vent debout contre les lois égalitaires en Tunisie

RFI du 22 août :

La préoccupation d’al-Azhar est due au fait qu’en Egypte, mais aussi dans d’autres pays arabes, de plus en plus de femmes commencent à réclamer l’égalité dans l’héritage.

Une polémique oppose depuis deux jours l’Egypte et la Tunisie au sujet des droits de la femme, que ce soit en matière d’héritage ou de mariage. Plus précisément, l’université islamique d’al-Azhar, une des plus hautes autorités de l’islam sunnite, et le président tunisien Beji Caïd Essebsi. Actuellement et conformément à la législation islamique en cours dans le monde arabo-musulman la fille n’hérite que la moitié de la part de son frère en cas de décès des parents.

Le président Essebsi avait promis dimanche 13 août de relancer le débat sur l’égalité de l’héritage entre hommes et femmes et s’est aussi engagé à abroger une circulaire interdisant à une Tunisienne d’épouser un non-musulman.

Des déclarations qui ont fait beaucoup de vagues dans les médias arabes, même si elles ont reçu le soutien des autorités religieuses tunisiennes. Des déclarations jugées choquantes par beaucoup de responsables religieux, du Golfe à l’Atlantique.

Mais c’est l’Université islamique d’al-Azhar qui est officiellement montée au créneau avec l’adjoint du Grand Imam, qualifiant les propositions du président tunisien de « contraires à la charia islamique ». La préoccupation d’al-Azhar est due au fait qu’en Egypte, mais aussi dans d’autres pays arabes, de plus en plus de femmes commencent à réclamer l’égalité dans l’héritage.

Egypte : des universitaires musulmans rééditent un livre préconisant la destruction des églises

Dimanche des Rameaux 2017 à Tanta au nord du Caire. Deux attentats contre des églises fait 44 morts.


L’émission «cri et espoir» du canal chrétien csat.tv a diffusé un dialogue de Mme Nadia Youssef mené par téléphone avec le conseiller du gouvernement Ahmed Maher goo.gl/3mG3de

Mme Nadia Youssef lui a demandé d’exprimer son opinion à propos du livre «L’établissement de la preuve éclatante pour la démolition des églises d’Égypte et du Caire», dont l’auteur est Ahmed Abdel Moneim Al-Damanhori, grand cheikh de l’Azhar, décédé en 1192 AH (1778 AD) (à partir de la 45e minute), et dont la couverture a été présentée à l’écran.

Le conseiller a répondu que l’auteur du livre est «un salafiste et non pas un azharite». Mme Nadia Youssef lui répéta le nom de l’auteur et son titre, grand cheikh de l’Azhar, mais Ahmed Maher affirma à nouveau que l’auteur du livre est «un salafiste et non pas un azharite».

Mme Nadia Youssef a rappelé que le livre est toujours sur le marché, et Ahmed Maher a répondu que la police de sûreté devrait faire son travail, que l’État devait le confisquer et examiner qui a accordé la licence pour le publier.

Mme Nadia Youssef a dit alors pour la troisième fois que la couverture mentionne le nom du grand cheikh de l’Azhar comme auteur, mais Ahmed Maher rétorqua de façon catégorique qu’il «exonère l’Azhar de ce livre, que ce soit dans le passé comme dans le présent», en ajoutant que «la police de sûreté et les services de renseignement doivent retirer ce livre et enquêter sur son origine». La question doit être traitée avec fermeté, ce livre étant, selon lui, contraire au texte du Coran, qui dit: «Si Dieu ne repoussait pas les humains les uns par les autres, auraient été démolis des ermitages, des églises, des lieux de prière, et des sanctuaires, où le nom de Dieu est beaucoup rappelé. Dieu secourra qui le secourt» (22:40). «Nous devons collaborer pour que les synagogues des juifs, les églises des chrétiens et les mosquées les musulmans restent protégées. Les trois doivent rester protégées. Et c’est bien cela l’islam.»

Le livre est bel et bien écrit par un ancien grand cheikh de l’Azhar

Face à l’insistance de Mme Nadia Youssef sur le fait que le livre a été écrit par un ancien grand cheikh de l’Azhar, et la négation d’Ahmed Maher affirmant que l’auteur du livre est «un salafiste et non pas un azharite», nous avons estimé nécessaire d’enquêter sur l’auteur de ce livre et son contenu.

Le livre, dont la couverture a été présentée à l’écran par Mme Nadia Youssef (à partir de la 45e minute) porte la mention suivante:
«L’établissement de la preuve éclatante pour la démolition des églises d’Égypte et du Caire»

اقامة الحجة الباهرة على هدم كنائس مصر والقاهرة

Il est écrit par Ahmed Abdel Moneim Al-Damanhori, grand cheikh de l’Azhar, décédé en 1192 AH (1778 AD). Le titre de ce livre est mentionné dans la biographie de l’auteur sur Wikipedia goo.gl/VTiDuv. Il a occupé la fonction de grand cheikh de l’Azhar de 1182 à 1190 AH (1768 à 1776 AD).

Il est publié par Dar Al-Farouk, Mansoura, en 2012 , 215 pages. Il est aussi fait mention de ce qui suit sur la couverture:Lire la suite

Attentat dans deux églises égyptiennes : 36 morts

Lu dans Le Figaro du 9 avril 2017 (concernant la première église touchée):

Au moins 21 personnes ont été tuées et 59 blessées dimanche dans un attentat à la bombe contre une église copte de la ville de Tanta, à 120 km au nord du Caire, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

L’explosion a eu lieu durant la messe, dans l’église Mar Girgis de Tanta, selon un responsable du ministère de l’Intérieur, et le bilan des victimes s’élève « à 21 morts et 59 blessés », selon un communiqué du ministère de la Santé. Le bilan précédent faisait état de 15 morts.

L’explosion a eu lieu peu avant 10H00, alors que la communauté chrétienne célébrait la messe des Rameaux avant d’entrer dans la semaine sainte.

Quatre mois plus tôt, une attaque avait fait une trentaine de morts dans une église copte du Caire. Il intervient également avant une visite du pape François prévue les 28 et 29 avril en Egypte, alors que la branche locale du groupe jihadiste Etat islamique a appelé à viser des chrétiens.

Égypte : encore un chrétien égorgé !

egyptien-copte-egorgeLu sur Christianophobie.fr :

« C’est le cinquième en treize jours ! J’ai traité des quatre autres cas dans le n° 103 de Christianophobie hebdo. Ishak Ibrahim Fayez Younan, 37 ans, a été retrouvé par son frère mort égorgé dans son appartement du Caire le 16 janvier dernier. Il laisse une épouse et deux jeunes enfants. Il venait de rentrer au Caire pour reprendre son travail dans une usine, après avoir pris une semaine de vacances pour fêter Noël (7 janvier chez les Coptes orthodoxes). Rien n’a été volé ou mis sens dessus dessous dans l’appartement du vieux Caire où on l’a retrouvé baignant dans son sang : il avait encore dans une de ses poches son portefeuille avec 400 Livres égyptiennes. Le vol n’est donc pas le motif de son assassinat… 

Source : World Watch Monitor, 25 janvier

Attentat du Caire dimanche dernier : quatre frères musulmans arrêtés

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Livre indispensable pour comprendre les Frères Musulmans qui contrôlent 200 mosquées en France via l’UOIF. Amazon

Lu dans Le Figaro du 13 décembre:

Deux jours après l’attentat kamikaze qui a tué 25 Coptes dans une église du Caire, l’enquête privilégie la piste islamiste. Il n’y a pas eu de revendication, mais le ministère de l’Intérieur égyptien accuse clairement les dirigeants des Frères Musulmans établis au Qatar d’en être à l’origine, avec pour objectif de «créer un conflit religieux à grande échelle». 

Quatre suspects proches des Frères musulmans ont été arrêtés lundi, a déclaré le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. «L’auteur de l’attentat est Mahmoud Chafiq Mohamed Mostafa, il a 22 ans et il s’est fait exploser à l’aide d’une ceinture explosive», a-t-il affirmé lundi, lors des funérailles des victimes en présence de proches accablés par la douleur. Un prélèvement ADN sur les parties du corps du kamikaze, qui s’est fait exploser dans la partie de l’église réservée aux femmes et aux enfants, a permis de l’identifier.

«Trois hommes et une femme ont été arrêtés et deux autres personnes étaient toujours recherchées», a précisé le président égyptien. Le premier, Mohamed Abdel Hameed Abdel Ghani, est soupçonné d’avoir caché les explosifs et d’avoir logé et préparé le kamikaze. Les trois autres personnes arrêtées sont Mohsen Mostafa el-Sayed Qassem, Mohamed Hamdi Abdel Hamid Abdel Ghani et Ola Hussein Mohamed Ali, la femme. Ces quatre suspects seront présentés à la sûreté de l’État égyptien.

Les autorités continuent de rechercher d’autres suspects, selon le communiqué du ministère de l’Intérieur. Parmi eux, Mohab Mostafa el-Sayed Qassem, surnommé «Le Docteur», qui dirigeait le groupe. Il s’était rendu en 2015 au Qatar pour rejoindre les dirigeants des Frères musulmans qui avaient fui l’Egypte. Ces derniers lui auraient offert un soutien logistique et financier afin de mener des attaques terroristes en Egypte. A son retour en Egypte, il se serait rendu dans le nord du Sinaï pour s’entraîner au maniement des armes et à la fabrication d’explosifs. Un fois au Caire, les Frères musulmans lui auraient, depuis le Qatar, donné des instructions pour préparer un attentat contre la communauté copte égyptienne. Il aurait ensuite entraîné, dans le quartier al-Zeitoun du Caire, des personnes pour mener l’attentat. Un groupe nommé le Conseil révolutionnaire égyptien, une branche présumée des Frères musulmans, avait publié une déclaration le 5 décembre «jurant de cibler les chefs de l’église orthodoxe en raison de son soutien à l’Etat». Lire la suite dans Le Figaro

Un djihadiste lance un explosif dans une église du Caire : 22 morts, 35 blessés

attentat-copte-cathedrale-egypteAu moins 25 personnes ont été tuées dimanche dans une explosion au Caire dans une église copte appartenant au complexe de la cathédrale ce dimanche matin. L’explosion a également fait au moins 35 blessés. L’explosion a eu lieu en pleine célébration vers 10H00 dans l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, contigüe de la cathédrale copte Saint-Marc.La télévision égyptienne d’Etat citant le ministère de la Santé parle d’un attentat. Il s’agit du deuxième attentat en deux jours, vendredi six policiers ont trouvé la mort dans une explosion perpétrée par un groupe armé des Frères Musulmans selon les autorités. 

Pour comprendre la logique djihadiste des Frères Musulmans, lire notre ouvrage Les Frères Musulmans dans le texte: djihad, califat, charia paru aux éditions Tatamis, présentation :

Se procurer « Les Frères Musulmans dans le texte » sur Amazon

Le Grand imâm d’al-Azhar (Le Caire) rejette toute réforme du « discours religieux » incitant à la haine

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Ahmed el Tayeb, directeur de l’université islamique d’al-Azhar, Le Caire, Egypte.

Nous avons écouté samedi dernier à Paris le général Ahmad Abou Maher expliquer (colloque au Palais Bourbon à l’initiative du député P.Folliot) que les ouvrages de droit musulman enseignés à l’université islamique d’Al Azhar contribuent à la radicalisation. D’autres voix s’élèvent en Egypte pour réclamer, à la suite du président Sissi (discours d’Al-Azhar du 28 décembre 2014), une réforme de l’enseignement islamique.

Interrogé début novembre, le Grand imâm d’Al-Azhar, Ahmed el Tayeb, diplômé de l’institution islamique ainsi que de la Sorbonne, a balayé d’un revers de main toute initiative visant à réviser le contenu de l’enseignement multiséculaire de ce temple de l’orthodoxie sunnite : « Les livres dont nous avons hérités sont innocents, et ont été maltraités par les ignorants et les indécents parmi nous »

Ces livres d’exégèse coranique, de hadith (faits et gestes de Mahomet rapportés) et de jurisprudence contiennent des prescriptions enjoignant de marquer les maisons des chrétiens, d’interdire la construction d’églises en terre d’islam, de tuer les apostats, etc.

Mais le Grand imâm de la plus prestigieuse université sunnite du monde préfère en faire l’apologie :Lire la suite

Colloque sur l’islam au Palais Bourbon : intervention du Père Boulad sur « La fraternité Christiano-musulmane en Egypte »

bouladIntervention du Père jésuite Henri Boulad, directeur de Caritas Egypte, au colloque « origines du terrorisme islamiste » du 26 novembre 2016 au Palais Bourbon à Paris. Sa conférence porte sur les rapports entre chrétiens et musulmans dans l’Egypte contemporaine. Retrouvez toutes les interventions du colloque sur l’Observatoire de l’islamisation et cette chaine Youtube.

« La source du terrorisme est dans l’enseignement islamique officiel » alerte un général égyptien

Colloque « Origines du terrorisme islamique » à l’Assemblée Nationale, salle Colbert, du 26 novembre 2016, sous le patronage du député Philippe Folliot. 

Capture d’écran 2016-11-29 à 20.58.50Intervention du général Ahmad Abou Maher, responsable de la lutte contre l’extrémisme religieux dans le gouvernement égyptien du président Abdel Fattah al-Sissi. Il pointe la responsabilité d’al-Azhar, la prestigieuse université islamique, ainsi que des programmes scolaires officiels. Il brandit deux ouvrages programmés dans les collèges-lycées, qui prescrivent la haine des chrétiens : marquer leurs maisons, exiger des vêtements distincts, l’interdiction de construire des églises, la peine de mort contre les apostats…

L’Observatoire de l’islamisation (www.islamisation.fr) fut le seul média à couvrir ce colloque sensible, co organisé par l’Organisation Franco-égyptienne pour les droits de l »homme (OFEDH) et l’Union des Nords Africains Chrétiens de France (UNACF). En complément, regarder le passage d’Ahmad Abou Maher à la télévision égyptienne sur ce grave problème de l’enseignement de l’islam à l’école.

L’Egypte interviendrait militairement en Syrie contre les rebelles islamistes selon plusieurs sources

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Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, visite les pilotes le 18 février 2015 sur une base militaire

Après des manoeuvres militaires conjointes avec la Russie qui eurent lieu en octobre dernier sur le sol égyptien, après le soutien de la position russe quant à Alep au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Egypte serait entré en guerre aux côtés de Damas rapportent des médias orientaux.  Le site Debka, proche des milieux de renseignement de l’armée israélienne. dit détenir les informations selon lesquelles des dizaines de pilotes égyptiens ont été expédiés dans une base aérienne de l’armée à Hama pour aider le gouvernement syrien dans sa lutte contre les terroristes.

« Les pilotes égyptiens volent à bord des hélicoptères russes déployés dans la base aérienne de Hama. La plupart de ces pilotes ont été entraînés, fin 2015, pour apprendre comment piloter ces hélicoptères. » Lire l’article

Aussi, le journal libanais As-Safir croit savoir que des avions de chasse égyptiens sont arrivés sur la base aérienne de Hama (Syrie). Probable, car le mois dernier, des conseillers militaires égyptiens avaient participé à des exercices conjoints sur la base aérienne T-4 à l’est de Homs.

Engagé dans un combat interne contre les Frères Musulmans, le président Abdel Fattah Al-Sissi cherche dorénavant à déployer sa politique étrangère contre les groupes islamistes armés soutenus par l’Arabie Séoudite et l’Occident, dans un renversement d’alliances suscitant l’ire de Riyad. 

Les pierres d’achoppement ne manquent pas entre les deux géants orientaux : le rejet début novembre par Le Caire de la rétrocession à l’Arabie séoudite de Tiran et Snafir, deux îles situées sur la Mer Rouge sous contrôle égyptien, le refus de l’Egypte de participer à la coalition au Yémen, son refus d’appuyer les résolutions saoudiennes à l’ONU. On peut aussi ajouter le silence approbateur du Caire quant à la loi américaine Jasta autorisant des poursuites pour terrorisme contre l’Arabie…

 Riyad vient de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, un accord prévoyant l’approvisionnement de l’Égypte en produits pétroliers raffinés via le géant saoudien Aramco pendant 5 ans pour un montant de 23 milliards de dollars.

Tout cela mis en perspective, on comprend que le théâtre syrien est le révélateur de la nouvelle multipolarité géopolitique : l’axe Moscou-Le Caire-Damas-Téhéran versus l’axe Washington-Bruxelles-Riyad. Si l’administration Trump cesse prochainement de soutenir les rebelles salafistes dominant le Haut comité des négociations (HCN) , et si l’Armée syrienne termine la reconquête de la « Syrie utile », il est à prévoir un net décrochage de l’Arabie Séoudite dans son influence régionale. 

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