Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme

Archives

Mali

Deux villages maliens attaqués par des djihadistes : 41 morts

Africa Radio, le 21-06-2019 :

L’armée malienne a annoncé jeudi qu’un de ses soldats avait été tué et de nombreux terroristes neutralisés lors d’une vaste opération en cours dans le centre du pays, notamment dans les environs des deux villages dogons théâtres d’un massacre en début de semaine. Les villages de Gangafani et de Yoro, près de la frontière burkinabée, ont été frappés lundi soir par des assaillants motorisés et très lourdement armés pour certains. Quarante-et-un villageois ont été tués, selon une note de l’ONU, alors que le gouvernement a fait état d’un bilan provisoire de trente-huit morts. Une opération montée et planifiée est en cours d’exécution dans les forêts de Yoro, Gangafani, Bodel et Homobongo, dans le secteur de Koro et Bankass » ont indiqué les Forces armées maliennes dans un communiqué. « Déjà, des bases terroristes ont été détruites. Les fouilles sont en cours et se poursuivront jusqu’à terme. Au cours de cette opération, qui a permis de neutraliser de nombreux terroristes et de récupérer du matériel, les forces maliennes déplorent un mort ». Cette opération est suivie depuis Sevaré, près de Mopti, par le chef d’état-major de l’armée, le général Abdoulaye Coulibaly, selon la même source. Pour le chef d’état-major, nommé après le massacre d’Ogossagou, il s’agit d’apporter son soutien moral à la troupe et de constater de visu les conditions de vie et de travail en vue de meilleures solutions, s’il y a lieu, selon l’armée. Depuis l’apparition en 2015 dans le centre du Mali du groupe djihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, et qui ont créé leurs groupes d’autodéfense. Les habitants de ces régions reprochent régulièrement à l’armée d’intervenir trop tardivement ou de laisser les groupes armés circuler sans intervenir, malgré l’engagement pris par les autorités de désarmer les milices. Dans la région de Tombouctou, une patrouille est tombée mardi dans une embuscade. Cinq soldats maliens ont été tués, selon l’ONU. 

L’attaque contre un camp militaire malien revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans

Iyad Ag Ghaly

Entendu sur la radio Africa N°1 du 23 mars 2019 :

La principale alliance djihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda a revendiqué l’attaque du 17 mars contre un camp militaire malien à Dioura, qui a fait près de 30 morts, dans un communiqué diffusé vendredi par l’agence mauritanienne Al-Akhbar et le centre américain SITE. Dans ce communiqué, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, dirigé par le chef radical touareg malien Iyad Ag Ghaly, présente l’opération comme des représailles aux crimes odieux commis par les forces du gouvernement de Bamako et les milices qui le soutiennent contre nos frères peuls. Elle a été conduite par des combattants du Macina, en référence au nom du groupe du prédicateur radical peul Amadou Koufa actif dans cette zone, affirme le groupe, faisant état de trois tombés en martyrs et d’une trentaine de militaires maliens tués. Il affirme par ailleurs que l’attaque a été menée sous le commandement de Koufa, réapparu récemment sur une vidéo après avoir été donné pour mort en novembre lors d’une opération militaire française, et qui a été vu pour la dernière fois sur le lieu de combats en 2012. Le groupe dément par la même occasion qu’elle ait été dirigée par Ba Ag Moussa, dit Bamoussa, un ancien officier déserteur de l’armée malienne, qui lui en a attribué la paternité. L’attaque a fait 26 morts dans les rangs de l’armée malienne, selon un dernier bilan de source militaire.

La France abat Djamel Okacha membre dirigeant d’Al Qaida au Mali

Djamal Okacha était un des chefs du  Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (en abrégé GSIM ; en arabe جماعة نصرة الإسلام والمسلمين, Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn, JNIM) organisation militaire et terroriste, d’idéologie salafiste djihadiste, formée le pendant la guerre du Mali. Il naît de la fusion d’Ansar Dine, des forces d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dans le Sahel, de la katiba Macina et de la katiba Al-Mourabitoune.

Extrait de la biographie Wikipedia de Okacha:Lire la suite

Docu en salle le 16 : Malle, imâm et esclavagiste au Mali, travailleur pauvre en France

Le Monde du 16 janvier 2019 présente la sortie du documentaire « Mallé en son exil » de Denis Gheerbrant, extraits :

« Denis Gheerbrant partageait jusqu’à présent avec ses interlocuteurs « un fonds de valeurs communes » comme la liberté, l’égalité femmes-hommes… Ce n’est plus vraiment le cas avec le personnage de son dernier documentaire, Mallé en son exil : le film suit le quotidien de Mallé Doucara, un immigré malien qui vit dans un foyer à Montreuil, dans le « 93 ». Entre Paris et la proche banlieue, l’homme de ménage, la cinquantaine, nettoie des bureaux, sort les poubelles du matin au soir. Le « roi du tri » côtoie la modernité écologique. Mais pas seulement : Mallé est issu des Soninkés, un peuple de l’Afrique de l’Ouest converti à l’islam et doté d’une organisation très hiérarchisée, divisée entre les hommes libres et les « captifs », dits esclaves. D’emblée, Mallé résume sa schizophrénie. Au Mali, il fait partie de la haute société : « Je suis un esclave ici en France, mais j’ai un esclave au Mali. » Il fait également office d’imam. Les Soninkés pratiquent la polygamie et l’excision. La femme et les filles de Mallé, restées au pays, sont excisées. » Lire l’article intégral.

Alerte Mali : Offensive islamiste d’envergure contre un camp de l’ONU

« Au moins six Casque bleus » ont été blessés, samedi 14 avril, dans une attaque « sans précédent » avec utilisation de mortiers et d’un « véhicule suicide » contre le camp de la Mission de stabilisation des Nations unies pour le Mali (Minusma) à Tombouctou, dans le nord du Mali, a annoncé une source sécuritaire étrangère.

Dans un tweet dans lequel elle ne donne pas de bilan, la force de l’ONU au Mali a « confirmé une importante attaque complexe sur son camp à Tombouctou cet après-midi (mortiers + échanges de tirs + attaque au véhicule suicide) ». La Minusma précisait que la situation était à présent « sous contrôle ».

« C’est la première fois qu’il y a eu une attaque de cette envergure contre la Minusma à Tombouctou », a déclaré à l’Agence France-Presse une source sécuritaire étrangère, en soulignant qu’il « faut attendre pour le bilan définitif ».

« C’est une attaque qu’on n’avait jamais connue. Des tirs d’obus, de roquettes, des explosions, avec peut-être même des kamikazes », a commenté un responsable du gouvernorat de Tombouctou.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/04/14/mali-des-casques-bleus-blesses-dans-une-attaque-contre-leur-camp-a-tombouctou_5285651_3212.html#UZj1LD7iHPDt38LK.99

Mali : les églises catholiques cibles des islamistes

Extrait d’un article d’Aleteia du 2 octobre 2017 :

« Ces dernières semaines, ces derniers mois, nos églises, nos chapelles, ont été victimes de plusieurs attaques par de présumés jihadistes. (…) Nous sommes inquiets », a déclaré à l’AFP le secrétaire de la conférence épiscopale du Mali, Edmond Dembélé. La semaine dernière, dans le village de Dobara (à 800 kilomètres au nord de Bamako), des hommes armés « ont forcé la porte de l’église et y ont retiré crucifix, images et statue de la Vierge Marie, nappes d’autel », avant de tout brûler devant l’église. Les semaines précédentes, a précisé Edmond Dembélé, d’autres églises et chapelles ont subi le même sort sous les yeux des fidèles. Et, dans la localité de Bodwal, des chrétiens ont été chassés de leur lieu de culte par des hommes armés avec ce message : « Nous allons vous tuer si nous vous voyons prier encore dans l’église ».Lire la suite