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Le Maroc interdit la burqa : les évêques vont-ils protester ?

burqa-MarocLu sur Bladi.net du 10 janvier :

C’est une décision surprise qui vient d’être prise par les autorités marocaines. Pour des « raisons de sécurité », il est désormais interdit de fabriquer ou de commercialiser des burqas dans le pays.

Ce vêtement qui couvre entièrement le corps, même le visage, est dans le collimateur des autorités qui viennent de donner 48 heures à tous les commerçants pour stopper non seulement leur confection mais aussi leur vente.

Le même délai a été accordé aux commerçants pour se débarrasser de leur stock sous peine d’être saisi et donc détruit. Les récalcitrants s’exposent à une forte amende en cas de non respect de cette circulaire.

D’après le site alyaoum24, les caïds se sont adressés aux commerçants dans plusieurs villes à travers le royaume pour les informer de la décision des autorités. Le ministère de l’Intérieur n’a toujours pas réagi sur la question et devrait sans doute le faire si cette décision est contestée par les commerçants ou par les adeptes de ce vêtement. » Source

On se souvient que la Conférence des évêques de France avait protesté publiquement contre son interdiction en France. Lire la position de l’évêque de Créteil Mgr Santier, parmi d’autres.  On attend leur réaction sur cette information.

Les vagues d’arrestations de salafistes continuent au Maroc

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Les leaders charismatiques salafistes du Maroc : Abdelwahab Rafiki, Omar Haddouchi et Mohamed Fizazi

Lu sur Bladi du 23 juillet:

Une vague d’arrestations dans les milieux salafistes marocains a été menée par les services de police dans plusieurs villes à travers le royaume.

Ces arrestations ont débuté dans la nuit de mardi à Tanger, Tétouan, Marrakech, Fès ou encore Salé, rapporte EFE, précisant que ces interpellations ont duré quelques heures à peine et une majorité d’entre eux a été relâchée le même jour.

D’après Abderraim Ghazali, le porte-parole de la Coordination de défense des détenus salafistes, six personnes sont encore actuellement aux mains des forces de police.

Cette rafle serait en lien avec l’attentat qui a touché la ville de Nice le 14 juillet dernier, avance EFE, mais les arrestations peuvent être aussi liées à la cellule terroriste démantelé le jour même par le FBI marocain.

Il est à noter que ces interpellations sont assez courantes au Maroc, explique Ghazali, soutenant qu’elles sont cycliques et se produisent environ tous les six mois ce qui permet aux autorités de mettre à jour leurs données et de surveiller de plus près les salafistes marocains.

Maroc : Le ministère de l’Education supprime Sourate Al Fath incitant au jihad des manuels scolaires

Capture d’écran 2016-07-04 à 22.09.14Lu sur Yabiladi du 2 juillet 2016:

La réforme de l’enseignement de la religion est en marche. Après la décision de la tutelle de rebaptiser la matière « éducation islamique », en « éducation religieuse », elle passe à la deuxième phase de son programme. Le ministère s’apprête à supprimer Sourate Al Fath (la Conquête) des manuels scolaires de la 3e année du collège. En cause, son contenu incitant les musulmans au jihad. Lire la suite sur Yabiladi

Que dit cette sourate Al Fath, la numéro 48 ? Extraits:

« Quiconque ne croit pas en Dieu et en son Apôtre, nous avons préparé un brasier pour les incroyants » (verset 13)

« Dieu a envoyé son apôtre avec le guide et la vraie religion pour la faire triompher de toute religion (…) Mahomet est l’apôtre de Dieu. Ses partisans sont durs pour les incroyants, mais bons entre eux » (versets 29-29)

Traduction de Jean Grosjean approuvée par l’institut de recherches islamiques d’el-Azhar (Le Caire).

Ramadan : au Maroc, ne pas jeûner est un crime

Ramadan : au Maroc, ne pas jeûner est un crime

(photo: Conseil supérieur des Oulémas du Maroc)

Une unité de police spéciale aurait été mise en place pour traquer ceux qui n’observent pas le ramadan.

Lu sur Slate Afrique du 16 juin 2015 :

La polémique revient chaque année: que faut-il faire des personnes qui ostensiblement n’observent pas le jeûne du ramadan? Plus encore, que peut-il arriver à tous ceux qui mangent en public pendant cette période? Pour répondre à cette question que beaucoup de nos lecteurs se posent, nous avons décidé de republier cet article, qui date de 2014.

Au Maroc, par exemple, où l’islam est la religion officielle de l’Etat, la loi est relativement ambiguë, puisqu’elle laisse la possibilité à chacun de le pratiquer ou non. Et c’est bien sur cet article 3 de la Constitution marocaine que se fondent les non-jeûneurs. En effet, ne pas jeûner n’est pas un délit en soi, précise le site d’information Bladi, qui ajoute que malgré tout, les non-jeûneurs ne semblent pas en sécurité.

Le site d’information évoque une information de l’hebdomadaire Al Ayam selon laquelle une unité de police spéciale aurait mise en place pour traquer les adultes qui mangent en public pendant le mois du ramadan, et «ceux qui incitent les gens à faire de même en les invitant à rompre le jeûne en plein jour».
Pourtant, le site Bladi émet quelques réserves quant à l’idée de créer une unité spéciale de police pour traquer les «anti-ramadan». Il s’agirait juste d’un bluff pour accroître la pression.

En effet, le site d’information marocain explique que dans la pratique déjà, «n’importe quel agent d’autorité habilité à appréhender un suspect, peut procéder à l’arrestation d’une personne et la présenter devant le parquet général, si le délit de rupture de jeûne en plein public est avéré».
En effet, le code pénal marocain précise:

«Celui qui, notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion, est puni de l’emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de 12 à 120 dirhams

Mais pour le très conservateur Al Ayam, la rupture du jeûne demeure un sacrilège et une police spéciale est une nécessité. Il se prononce aussi en faveur d’une application stricte de la loi qui prévoit un à six mois d’emprisonnement pour toute personne qui ne respecterait pas le ramadan. L’hebdomadaire désigne les non-jeûneurs comme «des prosélytes servant des agendas étrangers».

Slate Afrique

Observatoire de l'islamisation

Islam totalitaire au Maroc : un Chrétien encore arrêté par la police pour possession d’une Bible

Si « l’islam modéré » existe, dans quel pays se trouve-t-il ? 

Le média marocain Yabiladi rapporte le 20 janvier :

« Nouvelle interpellation dans les milieux présumés convertis au christianisme. La police de Fès a interrogé pendant onze heures, un jeune homme en possession d’une Bible.

Dimanche après-midi à la gare ferroviaire de Fès, les services de la sûreté ont procédé à l’interpellation d’un jeune homme, originaire de Béni Mellal, soupçonné s’être converti au christianisme. Une fouille dans sa valise a permis l’identification d’une Bible et de quelques livres religieux chrétiens. (…) S’il s’avère que le jeune entrepreneur a tenté de diffuser le christianisme auprès d’autres Marocains, il tombera alors sous la coupe de l’article 220 du code pénal. Un texte qui prévoit de « 6 mois à 3 ans de prison et d’une amende de 100 à 500 dirhams » Lire l’article intégral.

Le président du Conseil Français du Culte Musulman, Mohamed Moussaoui, de nationalité marocaine et ex président du Rassemblement des Musulmans de France (RMF) courroie de transmission du Maroc pour encadrer sa diaspora en France, ne réagira pas comme lors des nombreux autres cas, car il est avant tout solidaire de l’islam totalitaire appliqué dans son pays. Son expulsion et la dissolution du RMF devrait être une mesure de prudence évidente afin de ne pas importer l’islamisme marocain en France.

Observatoire de l’islamisation

Session Ordinaire Du Conseil Superieur Des Oulemas M

Exclusif : le Maroc va former 50 imâms de France en janvier malgré son intolérance religieuse.

Source : Marocco World News du 21 décembre

Une cinquantaine d’imâms vont être dépêchés au Maroc pour y suivre des cours sur la vie du chef de guerre Mahomet, et des cours de Coran. La France mise sur cette formation pour renforcer un « islam modéré » alors même que l’islam officiel au Maroc est l’école sunnite malékite, au contenu effrayant (lire en détail).

Le Conseil supérieur des Oulémas du Maroc (photo), instance suprême de l’islam dans le royaume, a rappelé en 2013 le bien fondé du meurtre des apostats. Un marocain s’étant converti au christianisme a été condamné en septembre 2013 à 30 mois de prison ferme.

Depuis quelques années, les autorités ont durci leur lutte contre les conversions et appliquent la tolérance zéro du « prosélytisme ». L’article 220 du code pénal marocain condamne « quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d’ébranler la foi des musulmans. »

De nombreux étrangers ont déjà été expulsés du Maroc pour cela. On imaginerait le tollé si des prêcheurs musulmans étaient expulsés de France pour le simple fait de parler de Mahomet ! Autre signe d’intolérance, les non jeûneurs durant le ramadan écopent de peines prison ! C’est dans ce cas l’article 222 du code pénal marocain qui est appliqué, prévoyant jusqu’à six mois de prison pour ceux qui osent manger …

Modération au delà de la méditerranée, intolérance en deçà ?

Observatoire de l’islamisation, 24 décembre 2014.

Encore un marocain chrétien condamné à 2 ans de prison pour avoir affirmé sa foi : silence en France

Au Maroc, « les membres de la minorité chrétienne se réunissent en secret pour lire ensemble l’évangile, mais ils savent qu’il pèse sur eux un article du code pénal marocain qui peut les condamner à 3 ans de prison dans un pays où abandonner l’Islam est interdit« , estime le journal La Razon dans son édition de ce lundi 14 octobre.

Pour le journal, qui prend comme exemple Mohamed Al Biladi, condamné par un tribunal marocain pour avoir « ébranlé la foi d’un musulman », il n’est pas facile de vivre sa foi de chrétien au Maroc. Et pour cause : l’article 220 du code pénal marocain condamne à 3 ans de prison toute personne qui tente d’ébranler la foi d’un musulman.

Mohamed Al Biladi s’en défend et estime qu’il n’a jamais essayé de convertir d’autres musulmans à la religion chrétienne, ni même offert des bibles. Il reconnaît seulement avoir répondu, parfois, aux questions de « ses compatriotes » sur les raisons de sa conversion au christianisme, religion qu’il a embrassée il y a 7 ans, « convaincu par des programmes écoutés à la radio ».

En septembre dernier, Mohamed a été arrêté dans son village Ulad Amar, à 70 km de Fès, après avoir été dénoncé par « ses propres amis ». En seulement 48 heures, il a été interrogé par la police, jugé et condamné en première instance à 2 ans et demi de prison.

Relâché depuis après une forte mobilisation nationale et internationale, il comparaîtra le 26 décembre prochain pour les mêmes faits, pour laisser « le temps à ses avocats, au nombre de 12, de préparer sa défense ».

Sur le même sujet qui n’intéresse pas les médias français de peur de « stigmatiser » l’islam lire :

– Maroc: 14 heures de garde à vue pour des bébés Chrétiens participant à une prière

– Les Oulémas marocains décident la peine de mort pour les musulmans qui changent de religion (Akhbar Al Youm)

– Le Maroc ”modéré” condamne à 30 mois de prison un homme pour conversion au christianisme

– Le Maroc va continuer à traquer les évangélistes (3.10.2011)

– Epuration religieuse au Maroc: ça continue (8.12.2009)

– Le Maroc chasse les chrétiens en vertu de l’article 220 du code pénal (19.07.2010)

Le Maroc « modéré » condamne à 30 mois de prison un homme pour conversion au christianisme

C’est bien connu, le Maroc est le pays de l’islam cool, du « juste milieu » [al-wassatiyyah]. Les prescriptions de l’école juridique malékite -officielle dans le royaume de l’école primaire aux universités islamiques- ne sont heureusement pas appliquées dans toute leur rigueur. Le Conseil supérieur des oulémas fit polémique au début de l’année pour avoir rappelé la peine de mort prévue pour ceux qui se convertissent à une autre religion que l’islam.

Un jeune converti peut donc s’estimer « heureux », n’ayant pas été condamné à mort mais à 30 mois de prison ferme. Le média marocain Yabiladi rapporte :

« Les membres de la famille du jeune marocain, condamné à 30 mois de prison, pour avoir embrassé le christianisme, vit isolée dans le village d’Ain Aicha. Les habitants les évitent. Un drame qui s’ajoute à l’incarcération de leur fils. Une détention qui se déroule dans de mauvaises conditions. Il a été tabassé par les autres détenus à cause de sa religion. Craignant pour sa vie, la direction de la prison l’a, finalement, mis dans une cellule individuelle. Lire l’article

Peu de français savent que le président du Conseil Français du Culte Musulman, Mohamed Moussaoui (photo), est marocain. Naturalisé français en catastrophe peu après sa nomination -ça faisait désordre- il dirige le Rassemblement des Musulmans de France (RMF), association fédérant des dizaines de mosquées, un rassemblement qui n’a de « français » que le nom… tous les membres de son bureau étant marocains, sans exception. Des sujets de sa Majesté en mission commandée pour encadrer la diaspora dans l’hexagone.

L’un des membres du bureau du RMF, Amine Nadji, imam à Toul et Nancy, président du Conseil Régional du Culte Musulman enseigne  doctement les sanctions de la charia sur son site internet, notamment envers les apostats. Soyons sûr qu’il se félicite de l’emprisonnement du Chrétien marocain.

Le Conseil « français » du Culte Musulman n’a jamais condamné les lois islamistes du Maroc, comme l’article 220 du code pénal qui punit sévèrement les Chrétiens qui oseraient distribuer des bibles ou parler de Jésus Christ. Et pour cause, le RMF est très proche du Ministère des Habous, le ministère de l’islam marocain, et ses congrès se tiennent dans le royaume chérifien. Critiquer les lois islamiques liberticides du Maroc serait se critiquer soi même…

L’indécence de cette organisation islamiste est d’oser dénoncer l’islamophobie grandissant en France. L’histoire de la paille et la poutre…

Les Oulémas marocains décident la peine de mort pour les musulmans qui changent de religion (Akhbar Al Youm)

Information -pourtant très importante- censurée sans surprise par les grands médias français.  Imaginons si la Conférence des évêques de France avait adopté une motion appelant à tuer les Chrétiens passés à l’islam, le tollé médiatique serait mondial !

Lu sur le média marocain indépendant Lakom du 16 avril 2013:

« L’institution présidée par Mohammed VI, « Commandeur des croyants », vient d’émettre une fatwa affirmant que le musulman qui change de croyance (règle de l’apostasie) mérite la peine de mort, selon le quotidien Akhbar Al Youm.

Selon le quotidien «Akhbar Al Youm » de ce mardi, le Conseil supérieur des Oulémas vient d’émettre une fatwa interdisant aux musulmans la liberté de croyance (déjà interdite par le code pénal marocain). Cette fatwa a été sollicitée par la délégation ministérielle des droits de l’Homme, dirigée par El Mahjoub El Haiba, dans le cadre de la préparation du rapport périodique relatif aux droits civiques et politiques.

Le journal ajoute que le Conseil des Oulémas a émis cet «avis juridique» comme réponse officielle à la délégation interministérielle, affirmant que le musulman qui change de croyance (règle de l’apostasie) mérite la peine de mort.

Contacté par Lakome suite à l’information publiée ce mardi par Akhbar Al Youm, le Conseil Supérieur des Oulémas a tenu à clarifier la situation. C’est le ministère des Habous qui a demandé le point de vue du Conseil sur la liberté de religion. Ce dernier y a répondu en avril 2012. Le point de vue en question fait partie d’un recueil de fatwas (2004 – 2012) qui vient tout juste d’être publié par le Conseil Supérieur des Oulémas et dont Lakome détient une copie.

Le point de vue du Conseil, page 291, sur le châtiment à infliger aux apostats est explicite : « le musulman qui change de croyance mérite la peine de mort ». Source

Un camouflet pour les islamologues de salon vantant la modération supposée de l’islam de l’école juridique malékite, officielle au Maroc et en Algérie. L’Observatoire de l’islamisation a ces dernières années publié des extraits des ouvrages de l’école malékite enseignant les peines corporelles ou le djihad offensif. Ils sont disponibles à l’Institut du Monde Arabe et vendus en Fnac…

Le président du Conseil Français du Culte Musulman, Mohamed Moussaoui, marocain, dirige la principale fédération de mosquées en France, le RMF (Rassemblement des Musulmans de France) dont tous les membres du bureau sont aussi marocains…

Observatoire de l’islamisation, avril 2013.

Maroc: 14 heures de garde à vue pour des bébés Chrétiens

Pas un mois ne se passe sans que le Maroc n’applique l’article 220 de son code pénal interdisant la diffusion des religions non musulmanes, en étant assuré d’aucune protestation internationale, la « Gauche Marrakech » (expression du journaliste André Bercoff) et la droite d’intérêt craignant pour la tranquilité de ses weekends dorés

Lu sur Portes Ouvertes ONG au service des Chrétiens persécutés :

« Pas moins de 15 véhicules militaires ont entouré la maison. Les chrétiens présents n’en revenaient pas : ils s’étaient juste réunis pour participer à une formation biblique. Les faits se sont déroulés le 4 février dernier à Amizmiz, une petite ville au Sud de Marrakech. 18 personnes, dont 5 enfants, étaient réunis dans une maison privée lorsqu’environ 60 officiers, deux capitaines et un colonel des forces armées royales marocaines ont fait irruption dans le bâtiment. Ils ont arrêté tout le groupe, confisquant les bibles et deux ordinateurs.
Les chrétiens marocains ont été retenus en garde à vue pendant plus de 14 heures avant d’êtres libérés. Deux bébés de six mois et trois enfants de moins de 4 ans étaient avec eux. « Pendant tout ce temps, ils nous répétaient que ces arrestations avaient été personnellement ordonnées par le nouveau ministre de la justice marocaine et par le plus haut commandement de la gendarmerie, le général Housni Benslimane » explique le responsable de cette formation dont nous ne pouvons pas révéler le nom pour des raisons de sécurité. Dans le groupe, se trouvait aussi un étranger qui a été immédiatement expulsé du pays. Selon une agence de presse arabe, l’opération a été ordonnée « suite à des informations sur une réunion secrète destinée à initier des gens au christianisme et qui pourrait ébranler la foi des musulmans et les valeurs du Royaume ».
En mars et en décembre derniers, la police avait déjà interrompu deux autres formations réunissant des chrétiens d’origine musulmane. Tous les participants avaient aussi été arrêtés et interrogés pendant plusieurs heures avant d’être relâchés le lendemain.(…)
L’article 220 du code pénal condamne toute tentative destinée à faire changer d’avis un musulman au sujet de sa foi. Un porte-parole du gouvernement marocain a déclaré en avril 2009 : « La liberté de religion ne signifie pas la liberté de choisir sa foi ».
Pourtant, les chrétiens marocains ne se sentent pas en contradiction avec les valeurs nationales, bien au contraire. Comme nous l’explique un pasteur : « Les chrétiens marocains sont fiers d’être Marocains. Ils désirent simplement avoir leur droit à la liberté religieuse reconnue et acceptée par le gouvernement.»