Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme

Archives

Pays

Sky News Arabia : Rached Ghannouchi serait impliqué dans l’assassinat de Chokri Belaïd

Rached Ghannouchi et Jean-Pierre Raffarin.

Le journal Sky News Arabia a indiqué aujourd’hui, vendredi 9 juin 2017, que des documents et des informations de renseignement datant de 2014, ont démontré que des parties financées par le Qatar se cachent derrière l’assassinat de Chokri Belaïd. Le média ajoute que la décision d’assassinat de Chokri Belaïd a été prise, après qu’il ait annoncé détenir des informations concernant l’entrée de parties suspectes sur les territoires tunisien et algérien à bord de voitures qataries.

Les mêmes sources précisent que Belaïd détenait des documents secrets révélant l’implication du Qatar dans l’opération Aïn Amenas en Algérie […]. Dans les mois qui suivent, la ville de Ghedames s’est transformée en un endroit sécurisé pour les éléments d’Al Qaïda, en tant que cellules prêtes à exécuter des opérations servant les agendas de Doha dans la région.

D’autre part, le Qatar a réussi à avoir une mainmise sur les troupes armées libyennes via le soutien direct d’Abdelhakim Belhaj. Toujours selon la même source, le terroriste Abou Anas Al-Liby, arrêté par le FBI, a révélé que les assassinats politiques en Tunisie, notamment celui de Chokri Belaïd, impliquaient Abdelhakim Belhaj qui collaborait directement avec le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi.

Sky News souligne que cette collaboration avait lieu avec l’approbation des qataris. Quant aux auteurs des opérations de kidnapping et d’assassinats, ils appartenaient à Katibat Ennawassi, dont la majorité des membres sont impliqués dans l’opération d’Ain Amenas en Algérie.

Tunisie: Ils manifestent pour la liberté de manger en public durant le ramadan

AFP du 12 juin 2017 :

Des dizaines de personnes ont manifesté dimanche à Tunis pour réclamer le droit de manger et de boire en public durant le ramadan, le mois de jeûne musulman, et pour protester contre l’arrestation des non-jeûneurs, une première en Tunisie.

Aucune loi n’interdit de manger ou de boire en public pendant le ramadan en Tunisie mais le débat sur cette question revient chaque année.

Quatre hommes arrêtés début juin pour avoir mangé dans un parc

Début juin, quatre hommes avaient été arrêtés puis condamnés à un mois de prison pour «outrage public à la pudeur» après avoir mangé dans un jardin en plein ramadan.

«Nous sommes ici pour protester contre les poursuites judiciaires contre les non-jeûneurs et pour réclamer (le respect de) la liberté individuelle. Celui qui veut jeûner, il jeûne, et celui qui ne veut pas, il ne jeûne pas», a dit à l’AFP Karim Chaïr, la trentaine.

«Je jeûne et je suis venu pour participer à cette manifestation et appeler avec ces gens au respect de la liberté de la croyance et de la conscience», a affirmé Kamel Jalouli, un sexagénaire.

En Tunisie, la plupart des cafés et restaurants ferment ainsi pendant la journée. Ceux qui restent ouverts le font discrètement.

 Durant les premiers jours du ramadan cette année, un prédicateur très médiatique s’était rendu dans des cafés ouverts pendant la journée pour filmer les clients et jeter l’opprobre sur eux, une intervention qui a été très critiquée sur les réseaux sociaux. Article intégral ici.

Le Ramadan célébré en pleine rue à Cologne

Londres : un déséquilibré hurle « Allah, Allah » et « Je vais tous vous tuer » dans le quartier juif

Lu sur Breitbart :

Un homme a été arrêté après avoir parcouru les rues de Stamford Hill dans le nord de Londres en criant «Allah, Allah» et «Je vais tous vous tuer» à des passants. Des membres d’une association juive du Nord-Est de Londres, un quartier où vivent beaucoup de juifs, ont sonné l’alarme : «Nous avons suivi un homme à Stamford Hill qui criait « Allah, Allah »et« Je vais tous vous tuer», a indiqué l’association dans un tweet. 

Ce n’est pas la première arrestation à Stamford Hill impliquant des menaces contre les résidents proches.

Source

Trump a mis sous les yeux de l’émir du Qatar les preuves de son soutien aux djihadistes

Lu dans Intelligence Online du 7 juin 2017 :

Entretien décisif. Grâce à de nombreuses sources diplomatico-sécuritaires qui ont assisté au sommet Etats-Unis-Golfe de Riyad, n mai, Intelligence Online est en mesure de retracer le cours de la réunion qui a scellé le sort du Qatar. Quelques jours avant que l’Ara- bie et les Emirats, suivis de Bahreïn et l’Egypte, ne décident de rompre simultanément leurs relations diplomatiques avec le Qatar, le 5 juin, l’émir Tamim bin Hamad al-Thani a en e et dû faire face aux remontrances de Donald Trump. Lors d’une entrevue à huis clos, le 21 mai, le président américain a reproché à son homologue qatari, dans une ambiance très tendue, de financer les forces islamistes du Front Fatah al-Sham (ex-Front al-Nosra) en Syrie, documents du renseignement US à l’appui. Le président américain a poussé ses menaces jusqu’à évoquer l’inscription prochaine des Frères musulmans, soutenus par Doha, sur la liste américaine des organisations terroristes.

L’iran, réelle cible. En sous-main, ce sont surtout les relations apaisées de Doha avec l’Iran – les deux pays partagent le méga champ gazier North Dome/South Pars – qui agacent le plus Riyad et Washington. Ainsi, Riyad pointe du doigt depuis plusieurs jours une récente rencontre secrète à Bagdad entre le chef de la diplomatie qatarie Mohammed bin Abdulrahman al-Thani et le patron du bras armé des Pasdarans iraniens, la Force al-Qods, Qassem Suleimani.

A la suite de sa réunion avec Trump, l’émir a dès le lendemain réuni à Doha son état-major politique, son ministre des affaires étrangères Mohammed bin Abdulrahman al-Thani, son directeur de la communication, Saif Ahmed al- Thani, et son conseiller palestinien Azmi Bishara, pour préparer une riposte. Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) avait déjà connu plusieurs crises de ce type ces dernières années ( iOl no773, iOl no724).

L’équipe nationale d’Arabie Saoudite refuse de respecter la minute de silence en hommage aux victimes de Londres

Lu dans The Daily Mail du 8 juin

Football – Les joueurs  de l’équipe nationale d’Arabie Saoudite ont refusé de s’aligner pour respecter la minute de silence pour les victimes de l’attentat de Londres.

Les fans australiens, assistant à ce match opposant l’Australie à l’Arabie Saoudite à Adélaïde, ont été indignés.

Les images montrent que l’équipe australienne s’est alignée sur le rond central du terrain, les joueurs saoudiens ont ignoré le geste lorsqu’ils sont entrés sur le terrain.

On prétend également que les joueurs saoudiens sur le banc des remplaçants ont refusé de tenir compte de la minute de silence. (…)

Australie : Des musulmans veulent un lieu où libérer leurs idées « incendiaires »

A March 21, 2006 file photo of young muslim women modelling Australian flag hijabs as part of national Harmony Day.

Lu dans Ouest-France du 8 juin :

Un conseil islamique australien a demandé la création de refuges où les jeunes musulmans pourraient exprimer sans crainte des points de vue « incendiaires ». Un appel qui n’a pas plu aux autorités. 

« Créer des espaces sûrs dont les jeunes musulmans ont un besoin urgent afin de pouvoir se rencontrer et discuter d’une série de sujets en termes émotionnels ». Voilà ce qu’a demandé le conseil islamique de l’Etat de Victoria, en Australie, dans une requête adressée à une commission d’enquête parlementaire sur la liberté de religion.

« Un (refuge) où ils pourraient faire preuve de franchise et même utiliser des termes qui, dans l’espace public, seraient considérés comme incendiaires », poursuit ce conseil islamique. Le collectif souhaiterait que ces lieux soient financés sur des fonds publics destinés à des programmes antiterroristes et anti-extrémistes.

En face, le Premier ministre de l’état de Victoria, Daniel Andrews, n’a pas vraiment adhéré à cette idée. « Il n’y a aucun moyen sûr de se lancer dans des tirades contre l’Occident. Aucun moyen sûr de lancer des tirades contre les valeurs qui nous sont chères, a-t-il déclaré à la presse. Je suis très perturbé par la suggestion que nous pourrions avoir des espaces où les gens pourraient se montrer extrémistes dans le cadre d’un programme de déradicalisation. Cela n’a absolument aucun sens à mes yeux ». Il a exclu tout financement de ce type d’initiative.

De son côté, le conseil islamique souligne que « les jeunes musulmans, en particulier, sont surveillés partout, chaque jour, et qu’ils commencent à intérioriser cette surveillance sept jours sur sept. Il y a de plus en plus de problèmes graves de santé mentale chez nombre d’entre eux, ce qui augmente les tensions familiales ».

Cette requête intervient dans un contexte tendu en Australie. Le pays sort à peine d’une prise d’otage considérée comme terroriste par les enquêteurs.

Pays-Bas : « La période du Ramadan » entraîne une hausse de la criminalité, selon le maire d’une municipalité

Lu sur le média néerlandais DeGooi

Pieter Broertjes, maire de la municipalité de Hilversum, reconnaît dans une interview à l’Associated Press que la période du Ramadan est une nuisance pour sa ville.

Hilversum est touchée par une série d’incendies de voitures et d’actes de vandalisme. « Il ne faut pas tourner autour du pot. Ce n’est pas un hasard que les nuisances augmentent durant cette période. Je suis choqué par ces évènements. », a-t-il déclaré.

Le maire cible particulièrement des individus, parfois étrangers, venant de quartiers populaires.

L’administration de la mosquée soutient l’approche du maire.

Une centaine de tribunaux islamiques autorisés en Grande-Bretagne (France 2)

Les positions inquiétantes du prochain président du CFCM Ahmet Ogras

La présidence du Conseil Français du Culte Musulman est tournante. En juillet prochain, le turc Ahmet Ogras représentant de l’islam officiel turc dans le Conseil dont il est vice-président, a toutes les chances d’en prendre les rênes.

Libération lui consacre un portrait où on apprend ses liens avec le parti islamiste au pouvoir :

« Depuis la création du CFCM en 2003, Algériens et Marocains l’avaient exclusivement présidé en alternance. Mais cette succession risque bien d’échauffer les esprits. En cause, les liens d’Ahmet Ogras avec l’AKP, le Parti de la justice et du développement, au pouvoir en Turquie depuis 2002 et avec l’entourage, à Ankara, du président islamo-conservateur, Recep Tayyip Erdogan. Car Ogras, 46 ans, doit son ascension au sein de l’islam de France à sa belle-famille et les relations qu’elle entretient avec l’AKP d’Erdogan : son beau-frère Ali Hasal et sa belle-sœur travaillent tous deux au palais présidentiel au service des relations publiques.

Arrivé en France à l’âge de 3 ans, Ogras, fils d’ouvrier, a grandi dans le quartier populaire des Rottes à Vendôme (Loir-et-Cher). Ingénieur de formation, il a participé au milieu des années 2000 à la fondation de l’Union des démocrates turcs européens (UDTE), liée à l’AKP et parrainée par Erdogan. A ce titre, Ahmet Ogras était à la manœuvre lors de la grande manifestation franco-turque, en janvier 2012, contre la loi pénalisant la négation du génocide arménien. »Lire la suite

Dans son ouvrage Les vrais ennemis de l’Occident (L’artilleur, 2016) Alexandre del Valle dressait le portrait d’Ogras:

Lors d’un débat sur France 24 le 29 août 2016, il dérapa à de nombreuses reprises :

  • « La France se ridiculise » au sujet des burkinis interdits par des communes sur les plages.
  • Questionné par la journaliste sur l’opportunité de la présence de l’UOIF au sein de la Fondation pour l’islam de France, il répond que « ce n’est pas un problème », avec un large sourire.
  • Il est d’accord sur le financement étranger des mosquées, le fussent-elles par le Qatar. Il justifie sa position avec l’existence de l’Institut orthodoxe de Paris financé par la Russie. On appréciera le parallèle entre des pays qui financent le djihadisme international et la Russie.

Il défendit  becs et ongles Erdogan en 2014, alors que déjà 90 journalistes croupissaient dans les prisons turques :