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Australie : Des musulmans veulent un lieu où libérer leurs idées « incendiaires »

A March 21, 2006 file photo of young muslim women modelling Australian flag hijabs as part of national Harmony Day.

Lu dans Ouest-France du 8 juin :

Un conseil islamique australien a demandé la création de refuges où les jeunes musulmans pourraient exprimer sans crainte des points de vue « incendiaires ». Un appel qui n’a pas plu aux autorités. 

« Créer des espaces sûrs dont les jeunes musulmans ont un besoin urgent afin de pouvoir se rencontrer et discuter d’une série de sujets en termes émotionnels ». Voilà ce qu’a demandé le conseil islamique de l’Etat de Victoria, en Australie, dans une requête adressée à une commission d’enquête parlementaire sur la liberté de religion.

« Un (refuge) où ils pourraient faire preuve de franchise et même utiliser des termes qui, dans l’espace public, seraient considérés comme incendiaires », poursuit ce conseil islamique. Le collectif souhaiterait que ces lieux soient financés sur des fonds publics destinés à des programmes antiterroristes et anti-extrémistes.

En face, le Premier ministre de l’état de Victoria, Daniel Andrews, n’a pas vraiment adhéré à cette idée. « Il n’y a aucun moyen sûr de se lancer dans des tirades contre l’Occident. Aucun moyen sûr de lancer des tirades contre les valeurs qui nous sont chères, a-t-il déclaré à la presse. Je suis très perturbé par la suggestion que nous pourrions avoir des espaces où les gens pourraient se montrer extrémistes dans le cadre d’un programme de déradicalisation. Cela n’a absolument aucun sens à mes yeux ». Il a exclu tout financement de ce type d’initiative.

De son côté, le conseil islamique souligne que « les jeunes musulmans, en particulier, sont surveillés partout, chaque jour, et qu’ils commencent à intérioriser cette surveillance sept jours sur sept. Il y a de plus en plus de problèmes graves de santé mentale chez nombre d’entre eux, ce qui augmente les tensions familiales ».

Cette requête intervient dans un contexte tendu en Australie. Le pays sort à peine d’une prise d’otage considérée comme terroriste par les enquêteurs.

Pays-Bas : « La période du Ramadan » entraîne une hausse de la criminalité, selon le maire d’une municipalité

Lu sur le média néerlandais DeGooi

Pieter Broertjes, maire de la municipalité de Hilversum, reconnaît dans une interview à l’Associated Press que la période du Ramadan est une nuisance pour sa ville.

Hilversum est touchée par une série d’incendies de voitures et d’actes de vandalisme. « Il ne faut pas tourner autour du pot. Ce n’est pas un hasard que les nuisances augmentent durant cette période. Je suis choqué par ces évènements. », a-t-il déclaré.

Le maire cible particulièrement des individus, parfois étrangers, venant de quartiers populaires.

L’administration de la mosquée soutient l’approche du maire.

Une centaine de tribunaux islamiques autorisés en Grande-Bretagne (France 2)

Les positions inquiétantes du prochain président du CFCM Ahmet Ogras

La présidence du Conseil Français du Culte Musulman est tournante. En juillet prochain, le turc Ahmet Ogras représentant de l’islam officiel turc dans le Conseil dont il est vice-président, a toutes les chances d’en prendre les rênes.

Libération lui consacre un portrait où on apprend ses liens avec le parti islamiste au pouvoir :

« Depuis la création du CFCM en 2003, Algériens et Marocains l’avaient exclusivement présidé en alternance. Mais cette succession risque bien d’échauffer les esprits. En cause, les liens d’Ahmet Ogras avec l’AKP, le Parti de la justice et du développement, au pouvoir en Turquie depuis 2002 et avec l’entourage, à Ankara, du président islamo-conservateur, Recep Tayyip Erdogan. Car Ogras, 46 ans, doit son ascension au sein de l’islam de France à sa belle-famille et les relations qu’elle entretient avec l’AKP d’Erdogan : son beau-frère Ali Hasal et sa belle-sœur travaillent tous deux au palais présidentiel au service des relations publiques.

Arrivé en France à l’âge de 3 ans, Ogras, fils d’ouvrier, a grandi dans le quartier populaire des Rottes à Vendôme (Loir-et-Cher). Ingénieur de formation, il a participé au milieu des années 2000 à la fondation de l’Union des démocrates turcs européens (UDTE), liée à l’AKP et parrainée par Erdogan. A ce titre, Ahmet Ogras était à la manœuvre lors de la grande manifestation franco-turque, en janvier 2012, contre la loi pénalisant la négation du génocide arménien. »Lire la suite

Dans son ouvrage Les vrais ennemis de l’Occident (L’artilleur, 2016) Alexandre del Valle dressait le portrait d’Ogras:

Lors d’un débat sur France 24 le 29 août 2016, il dérapa à de nombreuses reprises :

  • « La France se ridiculise » au sujet des burkinis interdits par des communes sur les plages.
  • Questionné par la journaliste sur l’opportunité de la présence de l’UOIF au sein de la Fondation pour l’islam de France, il répond que « ce n’est pas un problème », avec un large sourire.
  • Il est d’accord sur le financement étranger des mosquées, le fussent-elles par le Qatar. Il justifie sa position avec l’existence de l’Institut orthodoxe de Paris financé par la Russie. On appréciera le parallèle entre des pays qui financent le djihadisme international et la Russie.

Il défendit  becs et ongles Erdogan en 2014, alors que déjà 90 journalistes croupissaient dans les prisons turques :

Dresde : des migrants saccagent leur centre d’hébergement en raison du ramadan

Manifestation à Dresde en aout 2015.

Lu sur Tag24.de (traduction Fdesouche):

Dimanche soir, échauffourées entre migrants et personnel de sécurité : tout a commencé vers 21h05 lorsqu’une alarme incendie s’est déclenchée au 4ème étage du centre. Le personnel de sécurité a alors constaté que, malgré une interdiction, des appareils ménagers étaient utilisés dans les chambres.

Rappelant cette interdiction aux résidents, les agents de sécurité ont aussitôt été agressés à coup de caisses à bière et extincteurs pour « violation du ramadan ». S’étant retirés, les agents ont alerté la police, laquelle est intervenue en force avec 14 véhicules et 28 agents.

Avant l’arrivée de la police, les migrants avaient complètement perdu la tête au point de saccager leur chambre jusqu’à ce que celle-ci soit inhabitable : ils ont arraché les fenêtres avec leur encadrement, cassé les portes, arraché les prises électrique et brisé les fenêtres. Les dégâts s’élèvent à environ 3’000 Euros.

Impliqués dans cette rébellion : 7 Marocains et 2 Tunisiens. L’auteur principal âgé de 43 ans a été mis en détention : les autres répartis dans de nouveaux centres.

Plaintes sont déposées pour coups et blessures, coups et blessures aggravés (6 agents de sécurité blessés) et pour dégradation de bien public.

Khuram Butt s’affichait dans un documentaire de Channel 4 avec des djihadistes en 2015

Channel 4 documentary – the Jihadis next door – that features one of the London Bridge attackers ( l3rd left in background in same colour pale robes/head scarf
http://documentary-movie.com/the-jihadis-next-door/

Incroyable loupé des services britanniques. Khuram Shazad Butt a fait une apparition dans un documentaire tourné à l’été 2015 , intitulé The Jihadist Next Door (« Les jihadistes du voisinage ») de Channel 4, vu par des millions de britanniques.  Il priait avec un groupe de salafistes dans le Regent’s Park, un jardin public au centre de Londres, en y déployant le drapeau noir brandit lors du Djihâd depuis l’islam impérial médiéval. Tourné entre janvier 2014 et début 2016, ce documentaire se centrait sur ce groupe qui mettait en ligne des prêches sur YouTube, ouvertement influencés dans leurs discours par le cheikh salafiste Omar Bakri Muhammed, aujourd’hui emprisonné pour ses liens avec l’Etat Islamique. Né au Pakistan, Khuram Butt aurait pu être renvoyé vers son pays pour des liens évidents avec la mouvance djihadiste, mais le laxisme des anglais, aveuglés par le « droit à la différence » et la sacralité de la liberté religieuse, fusse-t-elle salafiste, lui a permis de rester.

Le gourou du groupe de Khuram Butt, Abu Haleema, expliquait aux journalistes qui l’interrogeaient sur sa position quant à l’Etat Islamique :  » Pour information, je ne soutiens pas l’Etat Islamique…sinon je me ferais coincer« . Son passeport fut confisqué car il tenta de rejoindre la Syrie.  Haleema commentait :  » Qu’on nous laisse partir et il n’y aura plus d’extrémistes dans ce pays ».

« L’ alternative, soutient-il, est d’appliquer la Sharia au Royaume-Uni« . Haleema suggère des lapidations à mort pour adultère, qui pourraient être effectuée sur Ealing Green dans l’ouest de Londres. Il proposa aussi face caméra de tuer les homosexuels en les jetant du haut des tours londoniennes. 

Il reconnait, toujours dans ce même documentaire, avoir été en lien sur les réseaux sociaux avec un jeune étudiant de Melbourne qui planifiait de décapiter des policiers australiens. Haleema, lors des attentats de Charlie Hebdo disait de la police parisienne «  Les poulets sont rentrés au bercail, ils l’ont bien cherchés, cela arrive en temps de guerre »

Le plus proche camarade de Khuram Butt, Mohammed Shamsuddin, porte-parole du mouvement, soutenait lui ouvertement l’Etat Islamique ! Dans le documentaire de Channel 4, il commente une vidéo d’exécution de l’EI qu’ils visionnent ensemble en qualifiant la méthode de « dissuasive » et s’exclame « Whoww , le gars mousse à la bouche! ». Khuram Butt regardait la vidéo à ses côtés en approuvant.

Le petit groupe sera évacué du parc par la police suite à l’inquiétude des passants, non sans remous. Mais ils demeureront tous libres de leurs mouvements après une heure de garde à vue, soit moins que les gardés à vue de la Manif Pour Tous en France. 

L’activité d’Haleema sur les réseaux sociaux indique qu’il serait en Syrie.

Dans une manifestation devant un tribunal en août 2015, Shamsuddin déclare devant la caméra: «Un jour, l’islam dominera et le drapeau noir de l’Islam sera un jour sur Downing Street».

Le laxisme anglais des 30 dernières années, pays d’accueil de tout l’islamisme indo-pakistanais déoband et du salafisme en général, a mené à la situation actuelle. 

(Sources de ces informations : Daily Mail)

Des cargaisons d’armes en provenance de Turquie saisies par les douanes nigériannes

(source: Médi-1, le 24-05-2017)

À Lagos, une cargaison d’armes en provenance de Turquie saisie par les douanes nigérianes.

C’est un coup de filet important au Nigeria. Les douanes nigérianes ont intercepté dans le port de Lagos une cargaison d’armes en provenance de Turquie. Une découverte similaire avait déjà été faite il y a cinq mois, selon les autorités.

Grenoble : une patrouille de Sentinelle agressée par des « jeunes ».

Lu dans Le Dauphiné :

Une patrouille de militaires en surveillance dans le cadre de l’opération Sentinelle a été vivement prise à partie par des jeunes gens à scooter, lundi vers 19 h 30, place Grenette à Grenoble.

Le véhicule dans lequel patrouillaient les cinq soldats a été entouré par les agresseurs qui ont craché à plusieurs reprises sur les vitres avant de venir violemment percuter le pare-chocs de la voiture avec l’un des scooters dont la plaque d’immatriculation avait été dissimulée par un morceau de carton.

Les services de police sont intervenus pour tenter de retrouver les agresseurs et une enquête a été ouverte.(…)

Un proviseur d’un lycée de Reims « prend les dispositions nécessaires » pour le respect du Ramadan

Carcassonne: interpellation d’un gérant de kebab soupçonné de financer le dijhad

Lu dans La Dépêche du 30 mai 2017:

Hier après-midi, vers 16 heures, le centre-ville de Carcassonne a été le théâtre d’une descente de police spectaculaire. Rue piétonne bloquée, quatre voitures banalisées garées juste en face de Monoprix. Des policiers encagoulés et armés jusqu’aux dents sont descendus des véhicules.

Ils ont fait irruption au snack Kebab rue Clemenceau. Des hommes qui appartenaient à la SDAT (sous-direction antiterroriste) ont interpellé le gérant du snack. Puis après avoir procédé à une perquisition du domicile avec le suspect, les policiers sont revenus fouiller le snack pendant plus d’une heure.

Cette interpellation est le fruit d’une longue enquête puisque les fonctionnaires étaient déjà à Carcassonne depuis près d’un mois. Et c’est hier qu’ils ont décidé de passer à l’action. Il semblerait que le gérant, un homme d’environ 50 ans, soit soupçonné d’être impliqué dans un circuit de financement lié au jihad.

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