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Alep: la guerre des 5 jours : l’analyse de Bassam Tahhan au 10 décembre

Un djihadiste lance un explosif dans une église du Caire : 22 morts, 35 blessés

attentat-copte-cathedrale-egypteAu moins 25 personnes ont été tuées dimanche dans une explosion au Caire dans une église copte appartenant au complexe de la cathédrale ce dimanche matin. L’explosion a également fait au moins 35 blessés. L’explosion a eu lieu en pleine célébration vers 10H00 dans l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, contigüe de la cathédrale copte Saint-Marc.La télévision égyptienne d’Etat citant le ministère de la Santé parle d’un attentat. Il s’agit du deuxième attentat en deux jours, vendredi six policiers ont trouvé la mort dans une explosion perpétrée par un groupe armé des Frères Musulmans selon les autorités. 

Pour comprendre la logique djihadiste des Frères Musulmans, lire notre ouvrage Les Frères Musulmans dans le texte: djihad, califat, charia paru aux éditions Tatamis, présentation :

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Tracfin : des « associations à visées radicales » « bénéficient de financements publics »

1612102235040093Tracfin, Rapport d’analyse 2015, p.17

L’attention de Tracfin est régulièrement attirée sur des associations non gouvernementales à but humanitaire ou culturel, soupçonnées de financer des réseaux terroristes. La plupart apportent officiellement une aide logistique aux populations situées en zone de conflit.

Ces associations présentent des caractéristiques communes :
• Elles sont de création récente, postérieure à 2011, année marquée par les premières manifestations des « printemps arabes » et le début de la guerre civile syrienne. Depuis, elles ont pu élargir leur champ d’action à d’autres zones géographiques, au Proche-
Orient, au Maghreb ou en Afrique sub-saharienne.
• Elles effectuent des actions variées : fourniture de médicaments, de matériel humanitaire (tentes, couvertures), de denrées alimentaires non périssables, voire envoi d’animaux vivants (ovins) pour la célébration de fêtes religieuses.
• Elles utilisent internet et les réseaux sociaux pour déployer des techniques de marketing innovantes et efficaces, et collecter des dons. Les contributeurs utilisent notamment des cartes pré-payées et des comptes PayPal.
• Si les montants unitaires des dons collectés auprès de ressortissants français ou européens restent modestes, leur cumul permet à ces associations de gérer des capitaux atteignant plusieurs millions d’euros.
• La gestion de la trésorerie de ces associations paraît peu cohérente avec les buts humanitaires affichés. Elles conservent des soldes bancaires élevés et tardent à les affecter aux besoins réels des populations déshéritées.
Certaines d’entre elles, ancrées dans l’humanitaire, bénéficient de financements publics.
• Elles présentent un fonctionnement financier opaque. Arguant de l’absence de système bancaire fiable en zone de guerre, les dirigeants de ces associations multiplient les retraits en espèces à hauteur de plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliers d’euros en cumulé. Les déclarations frontalières de capitaux à la sortie du territoire ne sont pas systématiquement effectuées, et l’utilisation des fonds en zone de conflit est difficilement vérifiable.
• Elles se soutiennent financièrement par des virements croisés, parfois entre associations de sensibilité différente. Ces soutiens financiers peuvent permettre à des associations fortement radicalisées de contrôler indirectement d’autres associations plus modérées.

Qu’il s’agisse de réseaux de collecteurs de fonds ou du détournement d’associations à visée humanitaire, les collectes de fonds s’opèrent de plus en plus à travers les plateformes de financement participatif recueillant des dons sur internet, et les sites de cagnottes en ligne (cf. partie 4 sur les risques émergents liés aux nouvelles technologies).

Sur RMC , les « GG » découvrent stupéfaits la réalité des villes islamisées

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Pour comprendre le rôle des mairies dans le processus, lire la seule enquête sur le sujet :

La situation à Alep au 8 décembre : cartographie détaillée

Cliquer pour zoomer ou ouvrir dans une grande fenêtre.

Après la libération du quartier de  Bab al-Nayrab, les forces pro gouvernementales ont purgé les quartiers de Salheen, al-Qasileh, et la gare de al-Madi, situés au sud de la citadelle d’Alep. Les forces Tigre ont joué un rôle déterminant dans la bataille. La nuit dernière, les forces du régime ont délogé les djihadistes des environs des environs de la citadelle d’Alep .

La situation est désespérée pour les islamistes, leur seul salut dépend d’un soutien armé de leurs alliés occidentaux, qui est moins qu’hypothétique étant donné leur situation désespérée.

Réaction de Joachim Véliocas à la fermeture de la mosquée d’Ecquevilly (Boulevard Voltaire)

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G-B : 43% des musulmans souhaiteraient que la loi islamique remplace la loi britannique

Sharia-law-UK-Muslims-poll-738852Lu sur Express.co du 2 décembre :

« 43% des adeptes de la religion musulmane vivant en Grande-Bretagne croient que certaines parties du système juridique islamique devraient remplacer la loi britannique tandis que seulement 22 pour cent des musulmans s’opposent à cette idée. 

Les chercheurs ont également trouvé des niveaux de croyance «profondément inquiétants» parmi les musulmans britanniques dans les théories du complot comme blâmer le gouvernement américain ou les «juifs» pour les attentats terroristes du 11 septembre contre l’Amérique.

Seulement 4% des musulmans pensent que Al-Qaïda et Ben Laden sont les instigateurs des attentats du 11 septembre 2001.

Les résultats ont été révélés hier soir dans l’une des plus grandes enquêtes d’opinion parmi les musulmans jamais effectué au Royaume-Uni.

Le Grand imâm d’al-Azhar (Le Caire) rejette toute réforme du « discours religieux » incitant à la haine

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Ahmed el Tayeb, directeur de l’université islamique d’al-Azhar, Le Caire, Egypte.

Nous avons écouté samedi dernier à Paris le général Ahmad Abou Maher expliquer (colloque au Palais Bourbon à l’initiative du député P.Folliot) que les ouvrages de droit musulman enseignés à l’université islamique d’Al Azhar contribuent à la radicalisation. D’autres voix s’élèvent en Egypte pour réclamer, à la suite du président Sissi (discours d’Al-Azhar du 28 décembre 2014), une réforme de l’enseignement islamique.

Interrogé début novembre, le Grand imâm d’Al-Azhar, Ahmed el Tayeb, diplômé de l’institution islamique ainsi que de la Sorbonne, a balayé d’un revers de main toute initiative visant à réviser le contenu de l’enseignement multiséculaire de ce temple de l’orthodoxie sunnite : « Les livres dont nous avons hérités sont innocents, et ont été maltraités par les ignorants et les indécents parmi nous »

Ces livres d’exégèse coranique, de hadith (faits et gestes de Mahomet rapportés) et de jurisprudence contiennent des prescriptions enjoignant de marquer les maisons des chrétiens, d’interdire la construction d’églises en terre d’islam, de tuer les apostats, etc.

Mais le Grand imâm de la plus prestigieuse université sunnite du monde préfère en faire l’apologie :Lire la suite

Alep: le point sur la progression de l’armée syrienne au 1er décembre

Bassam Tahhan a fait ses études au Séminaire Sainte-Anne des Pères Blancs, à Rayak, au Liban. Reçu major au baccalauréat en Syrie, puis major à la faculté de lettres de l’université d’Alep, il a obtenu le prix d’excellence Gulbenkian pour les universités du Proche-Orient. En 1972, il est nommé  maître-assistant à la faculté de lettres de l’université d’Alep. Il poursuit ses études doctorales en France à l’École normale supérieurerue d’Ulm, à Paris, où il a soutenu sa thèse en 1979 : Lectures sociocritiques de textes de Maupassant.

Passionné par l’interdisciplinarité, Bassam Tahhan est diplômé en sciences humaines : licence de philosophie, de lettres modernes (Sorbonne Paris III et IV), de littérature générale et comparée, de lettres arabes, de linguistique générale spécialisée (Sorbonne Paris III), de littérature française (Université d’Alep). En 1994, il devient titulaire de la chaire supérieure d’arabe créée pour la première fois en France. En vingt ans d’enseignement au lycée Louis-Le-Grand, le nombre d’élèves de CPGE du Maghreb et du Machrek a quadruplé.

Puis, il fut muté au lycée Henri-IV à Paris, afin de créer une filière d’enseignement d’arabe à option qu’il dirige jusqu’à aujourd’hui, tout en cumulant le poste de professeur de CPGE au lycée privé Sainte-Geneviève de Versailles.

 Bassam Tahhan fut le premier maître de conférences d’arabe à l’École polytechnique, en 1986. Il œuvra au développement de la langue arabe dans les CPGE pour introduire cette langue aux concours et dans les cursus des grandes écoles françaises. Il y a également introduit la civilisation, la géopolitique, la géostratégie et l’islamologie. Il a par ailleurs enseigné à l’École de Guerre (Collège interarmées de Défense) pendant deux ans (2004-2005) en tant que  directeur du séminaire de la géopolitique de l’Islam dans le monde.

« Je ferai pire qu’à Nice » : Fiché S, photo de Ben laden à son domicile, il est relaxé

Capture d’écran 2016-11-30 à 19.43.09Lu dans Lyon Mag du 30 novembre:

Ce mardi, un chauffeur-livreur âgé de 35 ans a été relaxé des faits d’apologie du terrorisme qui lui étaient reprochés.

L’individu, fiché S, avait menacé les salariés d’une entreprise en septembre dernier, leur promettant de prendre son camion et de « faire pire qu’à Nice ». Une référence à l’attentat du 14 juillet qu’il a justifié par la volonté de faire taire le dirigeant de l’entreprise qu’il jugeait trop autoritaire.

A son domicile, une photo de Ben Laden avait été retrouvée, ainsi que des articles relatifs au djihadisme selon le Progrès. Grâce à son avocate, le trentenaire n’a été condamné que pour outrage, il avait insulté les gendarmes lors de sa garde à vue. Il a donc écopé de 70 heures de TIG. »