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G-B : 43% des musulmans souhaiteraient que la loi islamique remplace la loi britannique

Sharia-law-UK-Muslims-poll-738852Lu sur Express.co du 2 décembre :

« 43% des adeptes de la religion musulmane vivant en Grande-Bretagne croient que certaines parties du système juridique islamique devraient remplacer la loi britannique tandis que seulement 22 pour cent des musulmans s’opposent à cette idée. 

Les chercheurs ont également trouvé des niveaux de croyance «profondément inquiétants» parmi les musulmans britanniques dans les théories du complot comme blâmer le gouvernement américain ou les «juifs» pour les attentats terroristes du 11 septembre contre l’Amérique.

Seulement 4% des musulmans pensent que Al-Qaïda et Ben Laden sont les instigateurs des attentats du 11 septembre 2001.

Les résultats ont été révélés hier soir dans l’une des plus grandes enquêtes d’opinion parmi les musulmans jamais effectué au Royaume-Uni.

Le Grand imâm d’al-Azhar (Le Caire) rejette toute réforme du « discours religieux » incitant à la haine

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Ahmed el Tayeb, directeur de l’université islamique d’al-Azhar, Le Caire, Egypte.

Nous avons écouté samedi dernier à Paris le général Ahmad Abou Maher expliquer (colloque au Palais Bourbon à l’initiative du député P.Folliot) que les ouvrages de droit musulman enseignés à l’université islamique d’Al Azhar contribuent à la radicalisation. D’autres voix s’élèvent en Egypte pour réclamer, à la suite du président Sissi (discours d’Al-Azhar du 28 décembre 2014), une réforme de l’enseignement islamique.

Interrogé début novembre, le Grand imâm d’Al-Azhar, Ahmed el Tayeb, diplômé de l’institution islamique ainsi que de la Sorbonne, a balayé d’un revers de main toute initiative visant à réviser le contenu de l’enseignement multiséculaire de ce temple de l’orthodoxie sunnite : « Les livres dont nous avons hérités sont innocents, et ont été maltraités par les ignorants et les indécents parmi nous »

Ces livres d’exégèse coranique, de hadith (faits et gestes de Mahomet rapportés) et de jurisprudence contiennent des prescriptions enjoignant de marquer les maisons des chrétiens, d’interdire la construction d’églises en terre d’islam, de tuer les apostats, etc.

Mais le Grand imâm de la plus prestigieuse université sunnite du monde préfère en faire l’apologie :Lire la suite

Alep: le point sur la progression de l’armée syrienne au 1er décembre

Bassam Tahhan a fait ses études au Séminaire Sainte-Anne des Pères Blancs, à Rayak, au Liban. Reçu major au baccalauréat en Syrie, puis major à la faculté de lettres de l’université d’Alep, il a obtenu le prix d’excellence Gulbenkian pour les universités du Proche-Orient. En 1972, il est nommé  maître-assistant à la faculté de lettres de l’université d’Alep. Il poursuit ses études doctorales en France à l’École normale supérieurerue d’Ulm, à Paris, où il a soutenu sa thèse en 1979 : Lectures sociocritiques de textes de Maupassant.

Passionné par l’interdisciplinarité, Bassam Tahhan est diplômé en sciences humaines : licence de philosophie, de lettres modernes (Sorbonne Paris III et IV), de littérature générale et comparée, de lettres arabes, de linguistique générale spécialisée (Sorbonne Paris III), de littérature française (Université d’Alep). En 1994, il devient titulaire de la chaire supérieure d’arabe créée pour la première fois en France. En vingt ans d’enseignement au lycée Louis-Le-Grand, le nombre d’élèves de CPGE du Maghreb et du Machrek a quadruplé.

Puis, il fut muté au lycée Henri-IV à Paris, afin de créer une filière d’enseignement d’arabe à option qu’il dirige jusqu’à aujourd’hui, tout en cumulant le poste de professeur de CPGE au lycée privé Sainte-Geneviève de Versailles.

 Bassam Tahhan fut le premier maître de conférences d’arabe à l’École polytechnique, en 1986. Il œuvra au développement de la langue arabe dans les CPGE pour introduire cette langue aux concours et dans les cursus des grandes écoles françaises. Il y a également introduit la civilisation, la géopolitique, la géostratégie et l’islamologie. Il a par ailleurs enseigné à l’École de Guerre (Collège interarmées de Défense) pendant deux ans (2004-2005) en tant que  directeur du séminaire de la géopolitique de l’Islam dans le monde.

« Je ferai pire qu’à Nice » : Fiché S, photo de Ben laden à son domicile, il est relaxé

Capture d’écran 2016-11-30 à 19.43.09Lu dans Lyon Mag du 30 novembre:

Ce mardi, un chauffeur-livreur âgé de 35 ans a été relaxé des faits d’apologie du terrorisme qui lui étaient reprochés.

L’individu, fiché S, avait menacé les salariés d’une entreprise en septembre dernier, leur promettant de prendre son camion et de « faire pire qu’à Nice ». Une référence à l’attentat du 14 juillet qu’il a justifié par la volonté de faire taire le dirigeant de l’entreprise qu’il jugeait trop autoritaire.

A son domicile, une photo de Ben Laden avait été retrouvée, ainsi que des articles relatifs au djihadisme selon le Progrès. Grâce à son avocate, le trentenaire n’a été condamné que pour outrage, il avait insulté les gendarmes lors de sa garde à vue. Il a donc écopé de 70 heures de TIG. »

Colloque sur l’islam au Palais Bourbon : intervention du Père Boulad sur « La fraternité Christiano-musulmane en Egypte »

bouladIntervention du Père jésuite Henri Boulad, directeur de Caritas Egypte, au colloque « origines du terrorisme islamiste » du 26 novembre 2016 au Palais Bourbon à Paris. Sa conférence porte sur les rapports entre chrétiens et musulmans dans l’Egypte contemporaine. Retrouvez toutes les interventions du colloque sur l’Observatoire de l’islamisation et cette chaine Youtube.

Des milliers d’habitants retenus jusqu’alors par les djihadistes sortent des quartiers est d’Alep

Agence SANA 29.11.2016

Alep/Une grande partie d’habitants assiégés par les réseaux terroristes takfiristes dans les quartiers est d’Alep, en est sortie.

Citant une source du gouvernorat, le correspondant de SANA à Alep a fait noter que des milliers de familles assiégées par les réseaux terroristes dans les quartiers est de la ville avaient pu en sortir.

La source a ajouté que l’armée arabe syrienne les avaient accueilli et transporté vers les lieux sûrs, alors que les parties concernées dans le gouvernorat œuvrent pour leur assurer les besoins nécessaires.

Lire aussi : L’armée syrienne s’empare de plusieurs quartiers dans la partie est de la ville d’Alep

Indonésie: scènes de flagellation devant une foule enthousiaste (AFP)

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Le bourreau officiel frappe une femme à coup de bâton pour avoir eu des relations sexuelles hors mariage à Banda Aceh, le 28 novembre 2016

Banda Aceh (Indonésie) (AFP) – Des scènes de flagellation ont eu lieu lundi devant une foule enthousiaste à Aceh, seule province d’Indonésie à appliquer la loi islamique, où cinq personnes ont été frappées à coups de bâton de rotin conformément à la charia. Lire la dépêche AFP

« La source du terrorisme est dans l’enseignement islamique officiel » alerte un général égyptien

Colloque « Origines du terrorisme islamique » à l’Assemblée Nationale, salle Colbert, du 26 novembre 2016, sous le patronage du député Philippe Folliot. 

Capture d’écran 2016-11-29 à 20.58.50Intervention du général Ahmad Abou Maher, responsable de la lutte contre l’extrémisme religieux dans le gouvernement égyptien du président Abdel Fattah al-Sissi. Il pointe la responsabilité d’al-Azhar, la prestigieuse université islamique, ainsi que des programmes scolaires officiels. Il brandit deux ouvrages programmés dans les collèges-lycées, qui prescrivent la haine des chrétiens : marquer leurs maisons, exiger des vêtements distincts, l’interdiction de construire des églises, la peine de mort contre les apostats…

L’Observatoire de l’islamisation (www.islamisation.fr) fut le seul média à couvrir ce colloque sensible, co organisé par l’Organisation Franco-égyptienne pour les droits de l »homme (OFEDH) et l’Union des Nords Africains Chrétiens de France (UNACF). En complément, regarder le passage d’Ahmad Abou Maher à la télévision égyptienne sur ce grave problème de l’enseignement de l’islam à l’école.

L’Egypte interviendrait militairement en Syrie contre les rebelles islamistes selon plusieurs sources

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Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, visite les pilotes le 18 février 2015 sur une base militaire

Après des manoeuvres militaires conjointes avec la Russie qui eurent lieu en octobre dernier sur le sol égyptien, après le soutien de la position russe quant à Alep au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Egypte serait entré en guerre aux côtés de Damas rapportent des médias orientaux.  Le site Debka, proche des milieux de renseignement de l’armée israélienne. dit détenir les informations selon lesquelles des dizaines de pilotes égyptiens ont été expédiés dans une base aérienne de l’armée à Hama pour aider le gouvernement syrien dans sa lutte contre les terroristes.

« Les pilotes égyptiens volent à bord des hélicoptères russes déployés dans la base aérienne de Hama. La plupart de ces pilotes ont été entraînés, fin 2015, pour apprendre comment piloter ces hélicoptères. » Lire l’article

Aussi, le journal libanais As-Safir croit savoir que des avions de chasse égyptiens sont arrivés sur la base aérienne de Hama (Syrie). Probable, car le mois dernier, des conseillers militaires égyptiens avaient participé à des exercices conjoints sur la base aérienne T-4 à l’est de Homs.

Engagé dans un combat interne contre les Frères Musulmans, le président Abdel Fattah Al-Sissi cherche dorénavant à déployer sa politique étrangère contre les groupes islamistes armés soutenus par l’Arabie Séoudite et l’Occident, dans un renversement d’alliances suscitant l’ire de Riyad. 

Les pierres d’achoppement ne manquent pas entre les deux géants orientaux : le rejet début novembre par Le Caire de la rétrocession à l’Arabie séoudite de Tiran et Snafir, deux îles situées sur la Mer Rouge sous contrôle égyptien, le refus de l’Egypte de participer à la coalition au Yémen, son refus d’appuyer les résolutions saoudiennes à l’ONU. On peut aussi ajouter le silence approbateur du Caire quant à la loi américaine Jasta autorisant des poursuites pour terrorisme contre l’Arabie…

 Riyad vient de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, un accord prévoyant l’approvisionnement de l’Égypte en produits pétroliers raffinés via le géant saoudien Aramco pendant 5 ans pour un montant de 23 milliards de dollars.

Tout cela mis en perspective, on comprend que le théâtre syrien est le révélateur de la nouvelle multipolarité géopolitique : l’axe Moscou-Le Caire-Damas-Téhéran versus l’axe Washington-Bruxelles-Riyad. Si l’administration Trump cesse prochainement de soutenir les rebelles salafistes dominant le Haut comité des négociations (HCN) , et si l’Armée syrienne termine la reconquête de la « Syrie utile », il est à prévoir un net décrochage de l’Arabie Séoudite dans son influence régionale. 

« Le nombre de mosquées salafistes a bondi de 170% entre 2010 et 2016 » : interview de Joachim Véliocas

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Analyste pour le think tank Wikistrat , et directeur de l’Observatoire de l’islamisation, Joachim Véliocas présente son nouveau livre à la rédaction de Riposte Laïque :

Riposte Laïque : Commençons par l’actualité. Vous avez été très actif, sur le site que vous animez, pour pointer du doigt les connivences d’Alain Juppé avec Tareq Oubrou et les Frères Musulmans. Pourquoi un tel acharnement contre lui, alors que d’autres ont la même attitude, comme l’a montré votre livre « Ces maires qui courtisent l’islamisme » ?Lire la suite